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LIN

la hauteur de douze ou quinze pieds. Ses fleurs sont d’une jolie couleur violacée qui sert de terme de comparaison pour les nuances semblables ; elles se groupent en thyrses dressés et conoïdes, et exhalent un parfum -délicieux. Ses fruits sont capsulaires et leur saveur est franchement amère; M. le professeur Cruveilhier a constaté leurs propriétés toniques et fébrifuges. Il en a fait préparer un extrait qu’il prescrit à la dose de quatre grammes continuée pendant deux ou trois jours. J. B.

limaçon. V. Colimaçon.

LIMAILLE DE FEK. V. Fer. ^

lxmojw [bot. et mad. méd .), s. m. (V. Citron .)

limonade ( pharm .), s. f. On donne ce nom à une boisson acide qui est préparée ordinairement avec le limon et qui a été décrite au mot citron. Par analogie, on a donné le nom de limonade à des tisanes préparées avec d’autres acides, ainsi on prépare une limonade avec l’acide tartrique, une autre avec l’acide sulfurique, on a même proposé d’en faire avec l’acide lactique; ces boissons sont ordinairement édulcorées avec le sucre : Voyez pour leur préparation les noms des diverses substances qui lui servent de base. On prépare une limonade purgative avec 40 ou 50 grammes de citrate de magnésie. J. B.

limonadiers (maladies des) (hyg ) s. m. p. On donne le nom de limonadiers à tous les individus qui sont occupés à la fabrication et au débit des boissons glacées, limonades, sorbets, des infusions de thé etde café, etc.; en un mot, atout ce qui est relatif au service des cafés, estaminets, etc. La condition de ces espèces d’ouvriers, appelés garçons de café, est d’être tantôt attachés à l'office ou aux fourneaux, tantôt obligés de vaquer au service fatigant de l'établissement ou de faire des courses en ville; ces occupations, presque toujours prolongées pendant une partie de la nuit, sont sujettesà diversinconvénients et font contracter des maladies parliculières à la profession des limonadiers. L’une des principales est le rhumatisme, qui attaque surtout les garçons qui sont chargés de la fabrication des glaces, des boissons glacées, soit qu’ils dirigent en même temps d’autres opérations qui réclam ent de la chaleur, soit que par suite d’un travail pénible, ils s’échauffent et se refroidissent alternativement. Lorsqueles transitions sont subites et répétées, elles exposent souvent à des maladies aiguës , telles que les phlegmasies de la poitrine, les angines, etc. Ainsi, plusieurs jeunes ouvriers qui étaient occupés chez un des premiers glaciers de Paris, furent pris d’angine trèsintense, de méningite et transportés à l’hôpital Necker, en 1840; sur cinq, deux succombèrent malgré des secours prompts et appropriés. Le médecin qui les avait soignés s’étant transporté dans la maison, apprit que ces très-jeunes garçons couchaient dans un rez-de-chaussée humide, non loin de la glacière, y entraient souvent pendant le jour au retour de courses fatigantes, etc., s’y couchaient quelquefois étant en sueur, etc. Le même médecin s’étant transporté au café Procope , l y apprit que, -malgré les précautions que prenaient I

les garçons glaciers de changer souvent de vêtements, de coucher dans une chambre saine, bien éloignée de l’atelier à fabriquer des glaces, les ouvriers atteints de rhumalismes ou de catarrhes étaient obligés de renoncer au métier.

Habituellement renfermés, dit Ramazzini, dans des endroits très-chauds, méphitisés par des miasmes de tout genre, les limonadiers sont exposés à des céphalalgies opiniâtres, à des nausées, à des difficultés de respirer et nous croyons pouvoir ajouter que la station prolongée à laquelle les oblige leur service les expose à contracter des varices, des hernies, l’enflure des jambes, etc.

Pour éviter les accidents dont ils sont menacés, les garçons de café, souvent en sueur, exposés aux vicissitudes atmosphériques, doivent changer souvent de vêlement, se couvrir de flanelle ou d’étoffes imperméables qui empêchent l’évaporation cutanée, éviter d’entrer dans la glacière quand ils sont en sueur, coucher loin de ce foyer froid et humide Les propriétaires de café devraient n’employer à la fabrication des glaces que des garçons robustes, dont l’accroissement est terminé; ne pas les obliger, en même temps, à faire des courses et le service du café, etc.; ceux, au contraire, qui stationnent dans les salons trèséchauffés, remplis de consommateurs, doivent souvent renouveler l’air des salles, en sortir de temps en temps pour respirer un air plus salubre, se frictionner la peau , se baigner souvent, éviter une trop longue station, ne pas prolonger la veille au-delà du terme de leurs occupations, etc D’un autre côté, la police sanitaire ne pourait-elle pas intervenir pour obliger les propriétaires de cafés à ne pas s’écarter de certaines règles hygiéniques par rapport à leurs garçons, à répartir la besogne selon l’âge, la force, l’habitude, etc., etc. Chevallier,

Professeur à l’école de pharmacie, membre du consejl de salubrité.

lin cultivé (bot. et mat. méd.) ( Lineum usitatissimum), s.m., famille des Linées.

Le fruit s’offre sous la forme d’une capsule globuleuse de la grosseur d’un pois, divisée intérieurement en dix cellules renfermant chacune une graine ou semence de forme ovoïde , comprimée à une extrémité, obtuse à l’autre, à bords aigus; la surface de ces graines est lisse, luisante, de couleur brun-rougeâtre, enduite d’une sorte de vernis sec, qui se gonfle dans l’eau; la partie interne ou parenchyme est grasse et douce au toucher.

Le lin, originaire de la Haute-Asie, est maintenant naturalisé en Europe; il est abondamment cultivé en Hollande, en Belgique et dans le nord delà France. Les anciens connaissaient celte précieuse plante et tissaient sa fibre ligneuse, mais ils ne faisaient aucun usage de son fruit.

La graine de lin contient environ un cinquième de son poids de mucilage sec, que l’on extrait par macération ou décoction ; on met cette propriété à profit pour préparer des tisanes, lotions ou lavements, dont l’usage est heureusement indiqué, lorsqu’il s’agit, comme dans les phlegmasies soit internes, soit externes, de modérer l’excès de la

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