FRO
fleurs b’ANTIMOZeîe (; cliim .)', s. f. p. C’est l’acide antimonieux précipité par sublimation. (V. Antimoine.)
fleur. s d’Arseiuic (c him.) . G’est l’acide arsénieux sublimé. (V. Arsenic.)
fleurs be benjoin ( chitn .). G’est l’acide benzoïque, obtenu par sublimation. (V. Benjoin.)
fleurs be bismuth ( chim .). Ce sont des efflorescences d’oxide de bismuth, que l’on trouve à la surface des minéraux qui renferment en même temps ce métal à l’état natif.
fleurs forangir (pkrw.). V. Orange.
FLEURS BE SEL AMMONIAC [chim] . G’est le chlorure d’ammoniaque sublimé. (Y. Ammoniaque ■)
fleurs be soufre ( chim .). C’est le : soufre sublimé recueilli en très-petits cristaux. (Y. Soufre.)
fleurs be zimg ( chim .). C’est l’oxide de zing produit par la combustion de ce métal. (Y. Zinc.)
fluor [cliim.), s. m. C’estun corps simple dont on admet l’existence par analogie, car l’on n’est pas encore parvenu à l’isoler ; il forme la base de l’acide fluorique ou fluorhydrique, et se combine avec d’autres corps pour former des fluorures.
formique (Acide). ( chim .), s. f. C’est l’acide que secrétent les fourmis. (Y. cet article au mot Insecte.)
foulure ( chir .), s.f. (V. Entorse et Diastasie.)
fourmi {hist.nat.), S. f. (V. Insecte.)
fourmillement (pathol.),, s. m. (V. Formication.)
frai [mat. mcd.). On donne ce nom aux produits de la génération des poissons et de quelques reptiles. Le frai de Grenouille était autrefois employé comme émollient, à cause de ses propriétés mucilagineuses ; il est aujourd’hui tout-à-fait inusité.
frénésie. (V. Phrénésie.)
fromage ( hyg .), s. m. C’estun aliment préparé avec la crème et le caséum extrait du lait. La pluspart des bestiaux fournissent leur lait pour la préparation du fromage; mais dans nos contrées, ce sont surtout la vache, la chèvre, et la brebis , dont le lait est employé à cette préparation. Les fromages peuvent être divisés en deux grandes classes, les fromages récents et les fromages fermentés; ces derniers sont même utilisés à divers degrés de fermentation, suivant les habitudes des localités où on les prépare. Les fromages frais ou récents ne diffèrent de la crème ou du caséum que parles assaisonnements, le sel ou les eaux distiiléesaromatiques que l’on y ajoute.
Les fromages fermentés sont ceux qui présentent la plus grande variété, soit en raison de la qualité du lait employé pour les préparer et des assaisonnements qui y sont ajoutés, soit en raison du de-
gré plus ou moins avancé de fermentation auquel le fromage est réputé fait et. est, livré à ^consommation. La fermentation qui se développe dans le fromage est une fermentation alcaline, l’ammoniaque fait la base des gaz qui se dégagent, et des sels qui se forment dans le fromage; il se produit du carbonate et du chlorhydrate d’ammoniaque;quelques auteurs considèrent même le fromage comme un caséate d’ammoniaque. Beaucoup de fromagesne se consomment que lorsque la fermentation est complètement arrêtée et que le fromage est sec tels sont les fromages de Gruyère, de Hollande et de Chester, etc. ; dans d’autres, au contraire, c’est lorsque la fermentation commence comme dans ceux du Mont-d’Or, près Lyon; d’autres fois c’est lorsquelle est en pleine activité, comme dans le fromage de Marolles, de Brie, etc. Il en est dont on ne fait usage que lorsqu’ils ont subi une décomposition particulière, comme cela a lieu pour les fromages de Roquefort et de Géromé.
Au point de vue gastronomique, les fromages présentent de grandes variétés', et sont très- diversement appréciés par les gourmets ; ils s’élèvent depuis la vulgarité la plus triviale jusqu'’à la recherche la plus exquise, et rien n’est moins comparable que ce même produit, suivant ses provenances et suivant ses qualités.
Aux yeux de l’hygiène il n’existe, ainsi que nous l’avons déjà dit, que deux natures de fromages, suivant qu’ils ont été soumis ou non à la fermentation ; car cette opération en change complètement la nature. Les fromages non fermentés participent aux propriétés des aliments tirés du lait, c’est le caséum mêlé d’une plus ou moins grande proportion de la matière butyreuse qui forme la crème; cet aliment est doux et rafraîchissant, de digestion facile lorsqu’il n’est pas pris avec excès et que les individus supportent très-bien le laitage; il convient aux estomacs irrités, et est utile dans la convalescence des affections inflammatoires.
Lorsqu’il a été fermenté, le fromage contracte des propriétés alcalescentes qui en font un aliment excitant et fortement animalisé; les sels ammoniacaux y dominent, et surtout ceux qui sont avec excès de la base alcaline, lorsque la fermentation a été très-avancée. Dans ce cas, le fromage est un aliment qui convient aux individus d’un tempérament lymphatique : on l’ordonne même aux scrofuleux; il convient aux individus qui habitent les lieux bas et humides, le bord de la mer, des rivières et des lacs. Cette nécessité des aliments excitants dans ces dernières conditions explique pourquoi les peuplades d’Esquimaux se nourrissent de poissons fermentés, qui sont remplacés par les poissons fumés dans les contrées plus- civilisées mais non moins humides de la Hollande ; tant il est vrai que partout l’observation a porté l’homme à approprier sa nourriture et ses usages aux besoins hygiéniques des contrées qu’il habite.
Le fromage convient aussi aux estomacs paresseux et qui ne digèrent que sous l’influence de condiments excitants, ce qui explique pourquoi le fromage, qui est toujours servi à la fin du repas, est regardé par tant de personnes, et surtout par les vieillards, comme un excellent digestif.
-11 se développe quelquefois dans le fromage des principes particuliers qui ont donné lieu à des ac-
cidents : sont-ce des productions cryptogamiques analogues à ces champignons que l’on observe si souvent dans les substances alimentaires altérées, ou bien des principes particuliers développés sous l’influence de la réaction produite par la fermentation? Les chimistes n’ont point encore résolu cette question; mais nous devons dire que ces accidents, qui, jusqu’à ce jour, n’ont été caractérisés que par des vomissements et des coliques, sont assez rares pour que l’on puisse ne pas s’en préoccuper ; seulement il est bon d’en être prévenu afin de ne pas attribuera d’autres causes des accidents semblables, s’ils venaient à se produire.
L’abus du fromage, comme celui de tous les aliments excitants, doit être évité; il donne quelquefois lieu à certaines excitations des organes digestifs, quelquefois même à des affections de la peau : aussi doit-il être proscrit dans le régime adoucissant et antiphlogistique,
J. -P. Beaude.
fulminantes (Amorces). V. Poudre fulminante.
fucus [bot.), s. m, (V. Varec.) umigation (tliérap.), s. f., fumigatio, de
fumus, fumée. On donne ce nom à l’administration de substances médicamenteuses à l’état de vapeur, soit sur une partie extérieure du corps, soit dans une cavité, l’oreille, les fosses nasales, etc. Les fumigations sont sèches ou aqueuses; elles sont générales ou partielles : beaucoup de substances peuvent être employées en fumigation; c’est un mode d’administration des substances médicamenteuses, qui est surtout usité dans les affections de la peau, certaines phlégmasies chroniques de la membranne muqueuse, des fosses nasales, de l’oreille, quelquefois de l’œil. Les fumigations de tabac introduites dans le rectum sont employées dans l’asphyxie par submersion. Il a été question des bains de vapeur et des fumigations au mots Bain et Vapeur.
Pour les fumigations désinfectantes V. Miasme et Méphitisme. J. B.
FUSÉE [cliir.\, s. f. On donne ce nom à des trajets plus ou moins long que parcourt le pus dans des abcès lorsqu’il s’infiltre loin du lieu qui fut son siège primitif. Les fusées purulentes s’ob- ' servent souvent aux membres et les gaines des fendons, les prolongements du tissu cellulaire, sont dans ces cas les moyens les plus ordinaires de la transmission du pus. J. B.
galactC'IWÈtre (hyg ), s. m., du grec gala, . lait, et métron, mesure. On donne ce nom ou simplement celui de lactomètre, à des instruments dectinésà mesurer la densité du lait. 11 y a diverses sortes de galactomètres: les uns, et ce sont les plus anciens, sont simplement des aréomètres munis de tiges très-sensibles et qui par leur plus ou moins d’enfoncement dans le liquide en accusent la densité. D’autres sont des éprouvettes dans lesquelles on laisse reposer le lait: l’épaisseur de la couche crémeuse qui surnage, indique 1rs qualités plus ou moins nutritives du lait. Enfin dans ces derniers temps on a proposé un nouvel instrument auquel on donna le nom de galacloscope , et qui consistait à juger de la quantité de crème et de caséum du lait par l’absorption des rayons lumineux que l’on faisait passer à travers ce liquide; cet instrument était formé par un tube rempli de lait à travers lequel on cherchait à distinguer la flamme d’une bougie; l’épaisseur plus ou moins considérable delà couche de lait, que l’on faisait varier à volonté, indiquait le plus ou moins d’opacité du liquide. Cet instrument, proposé par M. le docteur Donné, fut revendiqué par M. Dien. Il paraît qu’il était de l’invention de M. Quetelet, qui l’avait imaginé dans un tout autre but, celui de résoudre un problème astronomique, relatif à l’intensité lumineuse des étoiles.
galactoscofe (hyg.) ^ s. m. (V. Galaclomètre.)
ga1iACtus.se (path.)y s. f. Urine laiteuse;
c’est l’uri chyleuse des auteurs. Y. Reins (Maladie des).
galipot (mat. méd.), S. m. C’est la térébenthine impure, privée de son huile essentielle par l’évaporation naturelle. (V. Térébenthine )
gangl^forme ( anat.), adj. Se dit d’un organe quia la forme d’un ganglion. (V. ce mot.)
GANGLIONITE (path.), s. f. C’est l’inflammation du ganglion. On désigne aussi cette maladie sous le nom d’adénite. V- Glandes (Ma’adies des).
GAkglioktaire (anat.), adj. Se dit des nerfs qui présentent des ganglions dans leur trajet. Les nerfs du grand sympathique, qui offrent ce caractère, forment ce que l’on désigne sous le nom de système ganglionaire. (V. Nerfs.)
GASTRiLoquE (physiol.), s. m. (V. Ventriloque.)
cayacine (mat. méd.) , s. f. Nom donné à la résine de gayac lorsqu’elle est pure. (V . Gayac.)
gemtïanée (bot.), s. m. p. On donne ce nom à une famille de végétaux dicotylédonés monopétales à étamines hypogynes, composée de plantes herbacées et d’arbrisseaux à fleurs opposées, entières, glabres, et à feuilles solitaires et terminales, axillaires ou réunis en épis simples. Le calice est monosépale, souvent persistant à 5 divisions, corolle monopétale, régulière, ordinairement à 5 lobes imbriqués, étamines en même nombre que les divisions de la corolle; ovaire à une seule