GLU
loge, contenant beaucoup d’ovules. Le fruit est une capsule biloculaire, contenant un grand nombre de graines, et s'ouvrant en deux valves. Les graines sont fort petites. Toutes les plantes de cette famille sont très-amères, toniques et fébrifuges. On les administre avec succès dans les affections scrofuleuses et scorbutiques; dans les gastralgies et les maladies atoniques des organes digestifs. J. B.
gengivite ( path .), s. f. On donne ce nom à l’inflammation des gencives. (V. ce mot.)
GENTIASïm, S.m„ OU GEBJTIAMÉXNE, s. f.
(mat. méd.). On donne ce nom à un principe extrait de la gentiane et que pendant quelque temps on avait cru le principe actif de cette racine. Ce corps, qui cristallise en belles aiguilles jaunes, est sans action sur l'économie animale.
GÉRANIACÉES OU GÉRAKTIÉES (bot.), S. f.
p. C’est une famille de plantes dicotylédonées polypétales, à étamines hypogynes, qui a pour caractères : feuilles simples ou composées, alternes, avec ou sans stipules ; fleurs axillaires ou terminales ; calice à 5 sépales, souvent inégaux et soudés par leur base ; corolle à 3 pétales libres ou légèrement cohérentes en bas, et en général tordues avant leur épanouissement ; 5 à 10 étamines, rarement?, libres ou monadelphes, anthère biloculaire; style an sommet de chaque ovaire. Le fruit est composé de 3 à 5 coques, closes ou s’ouvrant par leur côté interne ; souvent c’est une capsule à 5 loges polyspermes, s’ouvrant en 3 valves. Les graines ont un tégument propre, quelquefois charnu ou crustacé extérieurement, et un embryon immédiatement recouvert par le tégument propre ou placé dans un endosperme charnu.
Celte famille, avec l’ancien genre géranium de Linné, ne renferme que peu de plantes elle ne présente aussi que peu de végétaux, ayant une action très- marquée sur l’économie; la plupart sont astringentes. Les plantes principales sont le géranium colombium, ou pied-de-pigeon, employé au Chili pour apaiser les douleurs de> dents et raffermir les gencives ; le géranium hirtum (Pélargonium), dont on mange les tubercules qui poussent des racines ; le géranium maculatum des État-Unis, employé comme astringent interne ; le géranium robertia^ num ou herbe à Robert. (V. Géranium.) J. B.
germe ( physiol .), s. m. (V. Ooologie.)
germe (Faux), s. m. (V. Fausse couche.)
glairine (hist. nat.), s. f. Nom donné par Auglada à une matière organisée, azotée, qui se rencontre dans les eaux minérales sulfureuses; Lonchamps lui a donné le nom de barégine parce qu’elle se trouve spécialement dans l’eau de Batège.s. (Y. ce mot.)
* glucosïîrie (pat/i., int.), s.f., du grec glulcos , doux, sucré et ouron urine, c’est-à-dire urine sucrée. Ce mot est synonyme de diabètes , et parait devoir être assez généralement adopté. 11 a pour but d’exprimer le caractère de l’urine dans cette maladie, caractère qui est pathognomonique du diabétès. Quant au terme diabètes lui-même, dont se servaient les anciens Grecs, il est dérivé du verbe diabaïnô, je passe à travers, et exprime que les boissons ingérées passaient par les reins avec
la même facilité que l’eau traverse un tuyau ou un syphon. Ce changement dans la dénomination de la maladie, et ce terme emprunté à la composition chimique de l’urine, indiquent très-bien les tendances chémiatriques de notre époque. C’est qu’en effet le diabétès fait partie des affections qui ont eu, depuis quelques années, le privilège d’exercer la sagacité des chémiatres. Déjà, vers la fin du siècle dernier, Hollo, médecin anglais fort distingué, annonça que le diabétès était une maladie de l’estomac, dans laquelle le suc gastrique vicié devenait capable de saccharifier les substances végétales, qui, ainsi transformées en sucre, passent dans les urines [on diab. mellil. Lond. 17t}7). Cette explication fut modifiée de diverses manières par plusieurs observateurs, jusqu’à M. Bouchardat, qui admit dans l’estomac des diabétiques l’existence d’un principe exerçant sur l’amidon une action toute semblable à celle de la diastase et le transformant en sucre. Ce principe est, suivant M. Bouchardat, une substance neutre, azotée, telle que le gluten, la fibrineetl’albumine, dans certaines conditions d’altération ; or, ajoutet-il, ces principes se trouvent précisément dans l’estomac des diabétiques. Mais, demand ra-t-on, pourquoi ces substances se trouvent-elles plutôt dans l’estomac de certains individus que de certains autres? Est-ce que les conditions organiques et vitales dans lesquelles se trouve leur estomac n’y sont pour rien, et si ces conditions déterminent précisément les altérations des principes dont il s’agit, de manière à leur donner la vertu saccharifiante, M. Bouchardat n’a-t-il pas pris l’effet pour la cause? Il convient du reste, avec une entière bonne foi, que sa théorie chimique n’est pas complète, et que pour expliquer la production du principe en question, il faut encore l’intervention d’une autre explication , qui s’adresse plus haut et qu’il qualifie franchement d’hypothèse. Dans cette doclrine le rôle de la thérapeutique est de favoriser le moins possible la formation du sucre en refusant au malade les substances amylacées. La chimie a donné, entre les mains de M. Bouchardat, tout ce que l’on pouvait raisonnablement en attendre. Elle nous a dit quelles étaient les substances qui pouvaient le plus facilement se transformer en sucre, et qu’il fallait par conséquent rejeter de l'alimentation du malade- L’expérience a d’ailleurs démontré directement que l’intensité de la soif et l’abondance du sucre dans les urines étaient en rapport constant avec la quantité de matières amylacées ingérées.
Plus récemment M. Mialhe, qui poursuit l’étude des phénomènes chimiques de l’économie avec un zèle, qui l’entraîne parfois un peu trop loin, M. Mialhe vient de proposer une nouvelle théorie du diabétès. Voici cette théorie ; les substance? alimentaires hydrocarbonées, telles que le sucre de raisin, la gomme d’amidon ou dextrine, ne peuvent être assimilées qu’après avoir été transformées par les alcalis du sang ou de nouveaux produits, au nombre desquels figure un produit doué d’un pouvoir oxigénant excessivement énergique. Or, chez les diabétiques, cette décomposition n’a pas lieu parce que les malades ne suent pas et que toutes les sécrétions cutanées étant acides, il s’ensuit que ces sécrétions se trouvant supprimées, l'acide.
GRE
GRE
qui aurait dû être éliminé par la peau reste à neutraliser dans le sangles alcalis sur lesquels repose le soin de favoriser l’assimilation du sucre. Défaut de transpiration, et, comme conséquence, absence dans le sang d’alcalis libres, telle est, suivant l’auteur, la véritable étiologie du diabète. Mais objectera-t-on à M. Mi allie ce défaut de transpiration d’où provient il? Est-ce d’une altération chimique ou vitale de la peau? Si c’est une altération chimique, dites donc, si vous le pouvez, en quoi elle consiste?... Si, comme la physiologie le veut, c’est un acte vital, voilà encore la chimie reléguée au sesond plan, et le phénomène chimir que devient tout simplement un effet. Mais il est une autre objection bien plus sérieuse que l’on peut adresser à M. Mialhe. Si le diabétès dépend réellement d’un défaut de transpiration, d’un défaut d'élimination des substances acides, tous les individus qui ne transpirent pas, et ces cas ne sont pas rares, devraient être diabétiques. Les sujets atteints d’ichthyose, ceux qui ont des lésions graves de la moelle épinière, etc., et dont la peau est complètement sèche, devraient offrir les accidents de la glucoseric, et il 11‘en est rien. Enlin tout consiste-t-il donc dans la saccharification de l’amidon? Et cette surabondance de la sécrétion rénale, d’où provient-elle? n’est-il pas bien probable que c’est elle qui éteint celle de la peau , et qu’ici encore on prend l’el'fetpour la cause? Mais, dira-t-on, peut-être, il faut bien que la théorie de M. Mialhe soit bonne puisque, à l’aide du traitement qu’il en a déduit, il a pu guérir quelques sujets affectés de diabétès. 11 y a ici quelque chose de fort curieux, c’est que des méthodes curatives fort différentes, fondées sur des théories essentiellement opposées, ont fourni des succès entre les mains de leurs auteurs. M. Thénard et Dupuy tren ont guéri, M. Bouchardat a guéri, une foule d’autres ont guéri ; et ce qui est bien plus prodigieux encore, c’est que M. Germero Fecteggiano a guéri un malade avec de l’acide chlorhydrique, traitement qui, dans l’hypothèse de M. Mialhe, aurait dù aggraver la maladie. Les voies de la thérapeutique sont comme celles de la Providence, impénétrables.
Au total, sans nier le moins du monde les réactions chimiques dont a parlé M. Bouchardat, nous dirons que ces réactions sont l’effet d’une cause inconnue dans son essence, et que cette cause, comme celle de la plupart des maladies, est nécessairement organique ou vitale. (V. Diabète.)
E. Beaugband.
COMME ÉiÉBES. V. Élémi.
coivzbxe Y. Laque.
go i'G3 (i ehir .), s. f. On donne ce nom à un ciseau courbe sur le plat. La gouge est un instrument employé pour extraire les séquestres. (Y. Ciseau.)
GREriAOiMS ( chim .), s. f. C’est un principe cristallisable blanc que l’on extrait de la racine de grenadier, et qui ne diffère en rien de la mannite.
greffe animale (physiol.), s. f. (Y. Néoplastie.)
grenouhee (hist. nat.), s. f. C’est un reptile batracien fort commun dans les marais de l’Europe et que tout le monde connaît ; le frai de grenouille
était employé autrefois comme rafraîchissant et on lui donnait le nom despréniole (V. Frai, au Suppl.)
La chair de grenouille, donton mange seulement les cuisses, est un aliment léger, sain et agréable. Le bouillon de grenouille est employé comme adoucissant, rafraîchissant; on en fait usage dans les affections aiguës de l’estomac et dans les maladies de poitrine. J. B.
grÉouls (Eaux minérales de). Gréoulx est un village de 1500 habitants, département des Basses- Alpes, près la rivière de Yerdon, à deuxlieuesde Manosque, à huit de Digne e-td’Aix, et à douzede Marseille. Sa situation à mi-côte est pittoresque; les sites des environs sont agréables; les routes pour y arriver sontcommodes et faciles. On y a bâti un établissement qui laisse peu de choses à désirer. Les jardins sont vastes et ombragés; les baignoires sont en marbre blanc; des douches et des étuves y ont été convenablement disposées pour le service des baigneurs. Les bains de Gréoulx paraissent remonter jusqu’à l’antiquité; on yr a trouvédes débris d’inscriptions romaines qui permettent de penser qu’ils étaient fréquentés dès le deuxième siècle de l’ère chrétienne.
Pendant longtemps, il n’a existé qu’une source à Gréoulx, et qui fut vendue en 1600 par une dame de Glandèves, moyennant la rente annuelle d’une paire de poulets : depuis on en a découvert une autre, peu abondanle, dite la Source nouvelle, qui ne donne qu’environ 600 litres d’eau par 24 heures.
L’eau de Gréoulx, et surtout celle de la Source ancienne, est claire, limpide ; elle répand une odeur d’hydrogène sulfuré ; sa saveur est légèrement salée quand elle est refroidie. Cette eau est douce et onctueuse au toucher, aussi laisse-t-elle déposer une quantité notable de matière floconneuse ou glairine; sa température est 38°, 75; cependantelle varie quelquefois, car au mois d’avril 18i6 M. Freycinet nel’a trouvée que de-]4",9; lasource nouvelle a une température de 20 à 23», 7.
Voici l’analyse de l’eau des deux sources. L’ancienne a été analysée en 1812 par M. Lauceau ;: la nouvelle en 1836 par MM. Boullay et O. Henry, pour un litre d’eau :