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HAC

Los eaux de Gréoulx, qui sont sulfureuses, salines, sont principalement employées dans les affections rhumatismales chroniques , les sciatiques , les dartres, les suites de luxations , les entorses, les ankylosés incomplètes, les ulcères atoniques, les langueurs des organes digestifs. On en fait aussi usage dans l’hypocondrie, l'hystérie, la chlorose, lesmétrites chroniques, et les engorgements du corps et du coldu l’utérus; à la suite d’abus desplaisirs vénériens, dans les pollutions involontaires et les pertes séminales, dans les affections chroniques de la vessie. Ces eaux peuvent aussi être très-efficaces dans les affections lymphatiques et scrofuleuses, les engorgements glanduleux et articulaires. Les eaux

de Gréoulx sont toniques, stimulantes et résolutives; elles sont contre-indiquées dansles affections de poitrine et dansles maladies aiguës et inflammatoires.

La saison des eaux commence au mors de mai et finit au mois de septembre; la durée du traitement est de 20 à 30 jours; le nombre des malades qui fréquentent cët établissement, qui appartient à un particulier, était, de 1830 à 1830, d'environ 300 par année. 11 y a un médecin-inspecteur.

J. ’P. Pu AUDE.

GUSTATION (physiol.), s. f. (Y. Goût.)

GOTTUB.AE. ( anat .), adj. Se dit des choses qui ont rapport au gosier.

hachisch ou Haschisch (mat. méd.),s. m., mot arabe qui signifie herbe, comme qui dirait Yherbe par excellence. Le hachisch n’est autre chose que l’extrait du chanvre indien, cannabis indica urlicéesj. diœcie pentandris. L.

Cette substance n’est connue chez nous que de- j puis un certain nombre d’années, que, nos relations avec les Orientaux s’étant multipliées, nous avons pénétré plus avant dans leurs habitudes, et établi avec eux un système d’échanges d’idées et de produits plus considérable que par le passé. Cet extrait est employé par les Orientaux pour se procurer des rêves agréables, des hallucinations qui les transportent dans un monde différent; il est aussi aphrodisiaque. On a expérimenté cette substance en France, et les résultats ont confirmé de tout point les récits des voyageurs.

Ce que nous allons dire de cette plante sera en partie extrait de l’ouvrage de M. Aubert sur la peste. M. Aubert, qui a résidé pendant plusieurs années en Egypte, a étudié sur les lieux les propriétés du hachisch, et il en a le premier tenté l’introduction dans la matière médicale, en l’appliquant au traitement de la peste.

La plante dont on extrait le hachisch présente les caractères du chanvre; seulement elle est plus petite, s’élève à peine à deux ou trois pieds : sa tige n’est pas unique, mais rameuse depuis le pied; les branches sont alternes; on ne trouve pas sur la tige ces filaments que l’on rencontre sur le chanvre.

On n’emploie que les feuilles et les fleurs ; c’est avec elles que les Arabes préparent un extrait, un électuaire, des tablettes, des bonbons, ou bien ils les fument comme du tabac. Lorsqu’ils veulent les envoyer au loin, ils réduisent tout en poudre et en font des tablettes avec de l’eau. C’est cette poudre qui est employée dansles pipes et les narguilês.

Pour préparer l’extrait, ils prennent une certaine quantité de la plante, la mêlent avec de l’eau, puis

la font bouillir. Ils ajoutent du beurre et laissent le tout sur le feu jusqu’à complète évaporation. Ils passent ensuite le beurre, et le produit se présente sous une couleur verte, due sans doute à la dhlorophylle combinée à la matière grasse du beurre : c’est là ce que les Arabes appellent extrait.

J’ai cherché, dit M. Aubert, à saisir le principe de la plante par les moyens qui étaient en mon pouvoir à Alexandrie; je n’ai pu y parvenir complètement. J’en ai fait un extrait aqueux et un extrait aloooKque. Les effets que j’en ai éprouvés ont été peu de chose en comparaison de ceux que l’on obtient par les moyens arabes. C’est avecTextrait obtenu par le beurre que les Arabes préparent lélectuaire qui est le plus employé. Ils l’appellent Dawamesc. Ils prennent une certaine quantité d’extrait, et le coulent dans un mortier avec des pistaches, de la farine d’amandes douces et du sucre, puis aromatisent le tout avec des essences.

Cet électuaire a l’inconvénient de rancir assez promptement ; mais il est agréable au goût. L’extrait, qui est fort.désagréable, s’administre souvent dans du café.

11 existe un autre électuaire préparé avec les feuilles et les fleurs réduites en poudre et du miel. Ses effets sont très-violents. Ou prépare aussi des tablettes dans lesquelles l’extrait est mêlé avec du sucre; les effets sont ici moins actifs. 11 y en a en bonbons, en confitures, en rattelon, espèce de pâte fort agréable, faite avec des semences froides ; enfin il y a des électuaires aphrodisiaques, dans lesquels le hachisch est mêlé avec de la cannelle, du girofle, du gingembre, et peut-êtTe des cantharides. C’est un mélange de substances qui peut être très-nuisible , tandis que le hachisch simple en extrait ou en électuaire ne produit jamais de fâcheux effets.

La substance dont nous parlons se fume comme l’opium. Mais il paraît que les effets sont moins

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