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dant l’été, sortir des sources assez nombreuses sur le gravier abandonné parles eaux. L’eau d’Hauterive est si ferrugineuse, qu’elle laisse un abondant dépôt de sesqui-oxide de fer hydraté sur les parois du ruisseau qui déverse les eaux de la source dans la rivière.
Voici l’analyse de cette eau, faite en 1843 à Vichy, par Ml\l. Sallard et Saladin, pour un litre
d’eau :
grains.
Acide carbonique libre B, 1473
Bicarbonate de soude 5,4688
— de chaux 0,2700
— de magnésie 0,0801
— de fer 0,0360
Muriate de soude 0,4750
Sulfate de soude 0,3850
Silice 0,0600
Les eaux d’Hauterive, dit Desbrets, ont des propriétés analogues à celles de la fontaine desCélestins à Vichy, et on peut en faire précéder l’emploi lorsque l’on pense que l’eau de cette dernière source serait trop active. Elles sont surtout conseillées dans les digestions lentes et difficiles, dans les cas de dyspepsie, dans les gastralgies et les affections chroniques des organes digestifs , dans les engorgements chroniques du foie et de la rate, dans les calculs biliaires, la jaunisse, les maladies des reins, desvoies urinaires, la gravelle, la pierre, les affections rhumatismales et goutteuses, les maladies lymphatiques et scrofuleuses ; enfin, certaines affections du système nerveux, telles que la chorée, les névralgies, les céphalalgies. Les eaux d'Hauterive ne se prennent qu’en boisson ; il n’existe point sur les lieux d’établissement pouvant recevoir les malades; ces derniers séjournent à Vichy. Il existe à Hauterive un médecin-inspecteur chargé de surveiller la source; l’eau expédiée dans les bouteilles se conserve parfaitement bien.
J. -P. Beaude.
heilbrunn. (Eau minéraled’) (thérap .). Heilbrunn est un petit village de l’Oberland bavarois, situé à 8 milles de Munich et près d’un couvent autrefois fameux de bénédictins, à qui appartenait cette source, qui fut détruite, dit-on, vers le milieu du dixième siècle par les Hongrois; restaurée cent ans plus tard, ses eaux eurent une grande réputation, fondée en partie sur une superstition répandue par les moines, qui attribuèrent à un miracle la découverte nouvelle de la source. En 1659, Adélaïde, ferpme de l’électeur Ferdinand prit les eaux d’Heilbrunn pour remédier à sa stérilité, et le succès qu’elle en obtint mit ces eaux en grande réputation. La souyce prit même son nom Adelheiclsquelle.
Ces eaux ont été examinées plusieurs fois par les chimistes. Vogel de Munich, en 1825, les soumit à l’analyse et il trouva qu’elle contenaient de l’iode. Fuchs les examina plus tard, et confirma les résultats obtenus par Vogel. Cette analyse fut répétée par Barruel, qui y trouva les mêmes substances, plus une matière analogue à l’acide crénique.
Voici l’analyse de Barruel pour un litre d’eau :
litre.
Hydrogène carboné 0,925
Acide carbonique 0,005