HIL
grain.
Chlorure de sodium 3,928
lodure de sodium 0,098
Bromure de sodium 0,032
Carbonate de soude 0,506
— de chaux 0,054
Sulfate de soude 0,048
Carbonate de magnésie 0,026
Peroxide de fer représentant du
carbonate de protoxide 0,006
Silice 0,013
Matière organique, analogue à l’acide crénique traces.
Cette eau est saline et iodo-bromurée ; c’est le caractère de la plupart des eaux, qui passent probablement sur des bancs de sel gemme; elle contient, ainsi qu’on le voit, de l’hydrogène carboné ; ce qui explique le prétendu miracle dont parlent les moines du onzième siècle, qui disaient qu’une flamme sortit de la source au moment où elle fut découverte; on sait combien l’hydrogène carboné est combustible.
Versée dans un verre, cette eau, pétille et laisse dégager de petites bulles de gaz ; son goût est presque semblable f) celui du bouillon salé, avec une odeur et un arrière-goût de brome. Elle excite, dit-on, l’appétit, provoque la sécrétion des urines et détermine quelques purgations.
L’eau de la source Adélaïde s’administre principalement dans les affections lymphatiques et scrofuleuses , dans les engorgements chroniques, les tumeurs indolentes, les indurations glanduleuses ; on les ordonne aussi dans les maladies de la vessie, les engouements des viscères abdominaux, de l’utérus, les blennorrhées chroniques, les flueurs blanches, les catarrhes, l’asthme, l’hypochondrie, l hydropisie, la chlorose. Elles sont contre-indiquées chez les individus sanguins et pléthoriques et dans les maladies aiguës.
Ces eaux se conservent très-bien en bouteille, et l’on en expédie même jusqu’à Paris. La dose est de 1 verre par jour jusqu’à 4. On conseille aussi de la faire chauffer au bain-marie.
J. P. Beaude.
hélix ( anat .), s. m. Nom du repli circulaire qui entoure le pavillon de l’oreille chez l’homme. (V. Oreille.)
HELLÉBORE BLANC (bot.), S. m. (V. Fmi-
trine .)
kelbsintes ( zool. ), s. m. p., du grec elmins, vers; nom donné par Duméril aux vers intes.inaux. (V. Vers.)
mémo sp asie (thérap.), s. f. de aima, sang, et spad, j’attire. Moyen imaginé par M. Junod pour attirer le sang sur de larges surfaces de la peau, au moyen de grandes ventouses, qui renferment un membre entier : c’est un puissant dérivatif. (V. Ventouse .)
her.be aux cuillers. (V. Cochléaria.)
herbe aux hémorrhoibes. (V. Ficaire.)
HERBE DE STaROCH. (V. Année.)
hilarant ( chim .), adj., de hilaris, gai, qui rend gai. On a donné le nom de gaz hilarant au protoxide d’azote.
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HXPPm1 trique! s. f. hippialria. On donne ce nom à la médecine vétérinaire.
hirqbïBEIXe (Nidsd’) {mat. méd.),V. Alcyon ,
boïhboiîh,G (Eau minérale de) ( the'rap .). Homhourg est une ville d'Allemagne, capitale et résidence des princes de Hesse ; elle est située à trois lieues de Francfort, dans un pays riche et plantureux, que I on nomme le paradis de l'Allemagne : des antiquités romaines, le château des anciens landgrawe de Hesse et des promenades délicieuses dans la ville et aux alentours, font de cette résidence un séjour agréable. Darmstadt est seulement à 4 heures de trajet de Homhourg. A une lieue de cette dernière ville, il existe un village français. Friederihsdorf, fondé lors de la révocation de l’édit de Nantes, où se sont conservés dans toute leur pureté la langue et les usages français. Autour de Homhourg existent de nombreux villages qui offrent des lieux de promenades intéressants et très-pittoresques.
Les bains de Hombourg sont aujourd’hui fréquentés par la société la plus élégante; on y trouve tout le luxe et les plaisirs qui attirent les étrangers, et notamment ces établissements de jeux que leur immoralité à fait chasser de notre pays. On y afflue de tous les points de l’Allemagne, de la ltussie, de l’Angleterre, de la France et de 1 Italie ; c’est le rendez-vous des riches oisifs et des femmes élégantes, qui veulent obtenir des succès.
Les eaux de Hombourg jouissent d’une grande activité et sont efficaces dans beaucoup de cas ; elles sont salines, bromurées et ferrugineuses; les sources jaillissent dans un vallon qui s’étend dans la direction du nord-ouest au sud-est, au pied de la colline sur laquelle est bâtie la petite ville de Hombourg. La nature du sol est formée par la terre tourbeuse de la prairie, puis par une couche mince de gravier, au-dessous de laquelle on trouve une couche d’argile jusqu’à la profondeur d’environt 48 mètres ; enfin vient ensuite une couche de fragment de quartz, épaisse de 60 à 70 centimètres. C’est de cette couche que s’élève l’eau minérale; au-dessous est une nouvelle couche imperméable d’argile plastique qui descend jusqu’à une profondeur de plus de 113 mètres.
Les sources de Hombourg sont connues de toute antiquité, elles étaient; d’abord des fontaines salines qui servaient à l’extraction du sel de cuisine. Cette industrie ayant cessé d’être fructueuse, les sources furent abandonnées vers 1740. Ce fut en 181 1, pendant l’occupation française, dit le directeur Victor Stœber.qui a publié une notice fort interressante sur Hombourg et à qui nous avons emprunté une partie de ces détails, que le chirurgienmajor des chasseurs à cheval de la garde impériale, cantonné à Hombourg, eut l’idée de faire prendre à ses malades des bains de l’eau salée de la source ; jusqu’alors ces bains n’avaient point été employés pour les malades. En 1823 et 1824 il fut fait des essais d'établissement qui n’eurent point de succès malgré des dépenses considérables. Enfin ce n’est que de 1833 que date la créa ion d’un établissement de bains réguliers et l’emploi méthodique des eaux. Depuis cette époque ces eaux ont pris successivement une importance considérable, d’énormes dépenses ont été faites, et au-
jourd hui c’est un des établissements les plus fréquentés de l’Allemagne.
Les sources qui d’abord n’étaient qu’au nombre de deux ont été portées par des sondages successifs jusqu’à cinq; de ces sources quatre sont employées en boissons, et une n’est usitée qu’en bains à cause de son odeur désagréable; elles varient presque toutes dans leur composition, quoique les mêmes principes s’y rencontrent presque tous, en proportions diverses.
Ces diverses sources sont :
1° La source Elisabeth ( Carbrunnes ). C’est une des anciennes sources, ce fut la première utilisée : elle donne 1 1,600 litres par 24 heures, et laisse dégager une quantité très-notable d’acide carbonique, qui agite sa--surface. Cette eau est claire, et laisse dégager dans le verre une quantité considérable de petites bulles formées par le gaz qui, lorsqu’il s’est dégagé, laisse se dépo-er dans l’eau un sédiment terreux ocracé , formé par l’oxide de fer et les carbonates insolubles, qui n’étaient tenus en dissolution dans l’eau que par un excès d’acide carbonique. La saveur de l’eau est piquante, salée et faiblement amère; sa température est de 10,6 centigr.; sa pesanteur spécifique à 10 degrés est de 1,0115. L’acide carbonique parait fortement combiné à l’eau, car une fois les premières portions dégagées, celles qui restent se séparent très-dificilement, et on en retrouve encore après deux et trois années de conservation de l’eau dans les cruches qui la renferment.
2° La source de Y Empereur (Sprudet) ■ Elle fut découverte en 1842, à la suite d’un sondage entrepris jusqu’à la profondeur de 115 mètres ; elle est abondante et dégage une quantité considérable de gaz acide carbonique , qui lui dunne l’aspect constant d’un liquide en ébullition, d où lui vient son nom de Sprudel (chaudron); l’eau est limpide, semée de bulles qui se dégagent; elle est d’une saveur piquante, fortement sallée et un peu ferrugineuse à la fin. Sa température est de 11 degrés cent g., sa pesanteur spécifique de 1,0155.
3° La source des Bains [Bade quelle) est analogue à la précédente; elle contient moins d'acide carbonique, sa saveur qui est désagréable par le fait du bromure de magnésie qu’elle contient, est cause que l’on ne l’employé pas en boisson, elle sert spécialement, ainsi que l’indique son nom, aux bains.
4° La source nouvelle ou Ferrugineuse fut obtenue par un sondage entrepris par MM. Blanc, dans la vue de découvrir une source thermale. A 87 mètres, après avoir traversé une couche d’argile de couleur jaunâtre, on vit jaillir une source que l’on reconnut être fortement ferrugineuse. Cette eau est limpide chargée de bulles de gaz d’une saveur piquante, ferrugineuse, et bien moins salée au goût que l’eau de la source Elisabeth qnoiqrfé la proportion des substances salines soient à-peuprès les mêmes que celles des autres sources ; conservée dans des vases fermés, elle dépose moins vite et moins abondamment que Veau deS autres sources; sa température est de 10 degrés centig., sa pesanteur spécifique de 1,01089.
5° La source acidulé ou de Louis. Elle tut, diton, découverte en 1809, par des enfants : comme elle était placée sur le bord d’un petit ruisseau , on le détourna et on encadra la source. En 1824, on