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HYP

renouvela cet encadrement; mais on y comprit plusieurs sources d’eau douce, ce qui empêcha que cette eau ne put être utilisée. En 1843 on a fait un nouveau sondage jusqu’à 47 mètres, d’où jaillit une nouvelle source fort abondante, et qui donna plus de 109 mètres cubes, en 24 heures, d’une eau limpide, pétillante; mais qui ne peut plus servir de boisson agréable, comme l’eau primitivement découverte: celle ci ressemble beaucoup par sa saveur à l’eau de la source Elisabeth quoique moins forte.

Nous allons donner pour un litre d’eau l’analyse des principales sources de Hombourg, dont la composition est presque identique, ainsi qu’on peut le constater dans le tableau suivant; toutes ces analyses ont été faites par Liébig, à l’exception de celle de la source des bains, faite par M. Mathias.

SUBSTANCES contenues dans les eaux;

Source

Elisabeth.

Source

l’Empe-

Souree

des

Source

ferrugi-

neuse

litres.

litres

litres

litres.

Acide carbonique . . .

■ gram.

nrtfm.

f*ram.

gram.

Chlorure sodique. . .

Sulfate sodique. . . .

— calcique. . . .

Chlorure magnésique.

— calcique . .

— potassique. .

Carbonate calcique . .

— magnésique.

— ferreux. . .

Silice

Alumine

traces.

Iode

traces.

Bromure sodique .

traces.

— magnésique .

Chlorure ammonique.

traces.

Chlorure lithique . . .

Carbonate manganeux.

Acide crénique et apo-

crénique

Matière organique . .

Total des substances fixes. 114,59648! 18,75156

Les eaux de Hombourg sont toniques, stimulantes et résolutives ; elles produisent aussi l’effet diurétique et purgalif; elles ont une action énergique sur l’économie animale; on les administre dans les affections chroniques des organes digestifs, dans les engorgements anciens des viscères , dans les langueurs d’estomac , dans les affections vermineuses, pour rétablir le cours des llux hémorrhoïdaux, dans les engorgements du foie, de la rate dans les calculs biliaires : on en fait également usage dans l’aménorrhée, la chlorose, la leucoc rliée , la stérilité ; dans les catarrhes de la vessie, la gravelle , la blennorrhée et la blennorrhagie chronique, dans les catarrhes pulmonaires chroniques, l’asthme, la paralysie, l’hystérie, l’hypocliondrie, la goutte, le rhumatisme; mais c’est surtout dans les affections scrofuleuses et rachitiques que ces eaux sont avantageuses. On les a également indiquées dans la syphilis ancienne et les maladies de la peau et dans les engorgements glanduleux ; on fait usage des eaux en boissons, bains et douches. L’eau se boit par verre, le matin, de 2 à 8 et même davantage , à la source Elisabeth, et de 2 à 4 à la source de l'Empereur; on favorise l’action des eaux par l’exercice de la promenade; il est important de ne point gorger les malades, de commencer par de petites doses et

de n’augmenter progressivement que lorsque l’eau est bien supportée. Les bains se prennent à une température assez douce; ils doivent être pris plutôt frais que chaud ; on commence d'abord par les prendre à 32 centigr. et l’on descend successivement jusqu’à 25. Les bains d’eau mère des salines sont employés depuis longtemps à Hombourg et on en obtient de bons résultats; M. Muller les indiquait dans sa notice dès 1830. C’est donc à tort qu’on les a présentés comme nouveaux il y a peu de temps, à l’Académie de médecine de Paris, en demandant que des expériences fussent faites à ce sujet.

Les eaux Hombourg sont contre-indiquées^ dans les affections aiguës et inflammatoires, et surtout dans la phthisie pulmonaire dont elles ne font qu’accélérer la marche. J. P. Beaüde.

homogèhe, adj., du grec omos, semblable, et genos, genre. Se dit des corps similaires, de même nature et de même espèce.

H0ït de chifiv. e {thérap.),s.m. Nom donné à un bandage dans lequel les tours de bandes s’entrecroisent en forme de 8,; c’est celui que l’on applique après la saignéedu bras, du pied : ce bandage peut aussi s’appliquer autour de l’articulation du genou.

HYDROSUDOP ATHEE, HYDROSUSOTHÊE/i= PIE, HYDaoPATHis ( méd .), s. f. On désigne sous ces noms une méthode de traitement qui consiste à employer l’eau froide comme moyen de provoquer la sueur. (Y. Transpiration.)

hygiène publique, s. f. C’est l’hygiène qui s’applique aux grandes réunions d’hommes ; aux villes, aux États. C’est la médecine politique; il en est traité dans l’Introduction d© ce dictionnaire.

HYOSCIAMIÎJE {mat. méd.), s. f. C’est le principe actif de la jusquiame (Y. ce mot.)

* hyperémie ( path .). L’hypérémie doit se disti guer de l’inflammation, ce n’en n’esl qu’un des premiers degrés, qui souvent n’est pas franchi; c’est une véritable congestion. Quelques auteurs distinguent l'hypérémie en slénique ou par irritation, et en asténique ou par défaut de tonicité des vaisseaux ; on admet aussi une hypérémie mécanique ou par obstacle au cours du sang, et une hypérémie cadavérique, qui se produit après la mort par la stase de sang, dans les parties déclives du cadavre. (Y. Congestion.) ’J. B.

hypnotique ( thérap .}, adj. et s., du grec upnoticos de upnoô , j’endors. Se dit des médicaments qui provoquent le sommeil sans produire d’effets narcotiques.

hypospadias ( chir .), du grec upo, au-dessous, et de spao, j’attire. On donne ce nom à u» vice de conformation de la verge, dans lequel le méat urinaire, au lieu de s’ouvrir à l’extrémité du gland, s’ouvre au-dessous de la verge: l’hypospadias peut occuper toutes les positions à la partie inférieure de cet organe : quelquefois il est situé près du scrotum. Dans tous 1> s cas, il est une infirmité très-incommode, une cause d’impuissance dans l’acte de la génération, surtout lorsqu’i est situé à une certaine distance de l’extrémité de la verge. (Voy. Hermaphrodisme.) J. B.

IF

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