JOU
ichorxcx [path.). adj., qui tient de la nature de l’ichor ( V. ce mot. )
ICTÈRE BLEU ( path. ). V. Cyanose.
IDIOTISME [path.). V. Idiotie.
IP [bot. et pat. méd.) s. m. Toxus baccata L. C’est un arbre de la famille des conifères J. diociée monadelphie L. qui croît dans toutes les contrées de l’Europe, et surtout dans le nord, sur les montagnes. Tout le monde connaît cet arbre au feuillage vert-sombre, qui, après avoir fait longtemps l’ornement des jardins, où par la taille il recevait diverses formes, est aujourd’hui relégué dans les cimetières. Suivant les anciens , l’if jouissait de propriétés délétères très-manifestes; il suffisait de dormir sous son ombre pour être pris de céphalalgie violente. Les feuilles de l’if paraissent être un poison violent pour les moutons et les chevaux, tandis que les chèvres paraissent les manger sans danger. Les effets de l’if comme poison ne sont pas toujours constants, car les professeurs d’Alfort ont constaté que l’énergie toxique de ses feuilles variait suivant les époques de l’année auxquelles on les cueillait. Dans la Hesse, dit-on, on est parvenu à faire manger des feuilles d’if à des chevaux, en les mêlant en quantité successivement plus considérable au foin qui leur était donné pour nourriture. Les feuilles d’if jetées sur l’eau dormante ont la propriété, disent quelques auteurs, d’enivrer les poissons que l’on peut ensuite prendre avec la main. Le suc des feuilles d’if paraît être très-vénéneux , et l'on cite plusieurs cas d’empoisonnement par son ingestion; Strabon dit que les anciens Gaulois empoisonnaient leurs flèches en les trempant dans ce suc. Les fruits de l’ifquel’on regardaitcommeun poison nesontpoint vénéneux; Perey dit en avoir vu manger à des enfants et en avoir mangé lui-même une certaine quantité sans en être incommodé. Une diarrhée assez abondante fut le seul résultat qu’il remarqua à la suite de l’ingestion abondante de ce fruit chez les enfants qui en firent mage. 11 fit même préparer un sirop avec les baies d’if qu’il donnait contre la toux, les coliques, les douleurs hémorrhoïdales , la gravelle, à la dose d’une cuillerée à bouche de temps en temps.
L’extrait des feuilles d’if et la poudre de ces mêmes feuilles ont été employés comme médicament contre le rhumatisme, la fièvre quarte, le rachitisme, les scrofules, et surtout contre la morsure des serpents; mais nous les croyons peu efficaces dans ce dernier cas La dose de l’extrait aqueux ou vineux était de 2 à 12 grains ; la poudre s’administrait jusqu’à 2 gros par jour. Ce médicament paraît être très-infidèle , et il a même
donné lieu quelquefois à des accidents d’empoisonnement: aussi est-il tout-à-fait abandonné aujourd’hui. Dans le cas d’accidents causés par l’injection des feuilles ou du suc d’if, on doit déterminer le vomissement le plus rapidement possible de façon à faire évacuer toutes les matières contenues dans l’estomac et ensuite ordonner les boissons adoucissantes et mucilagineuses.
L’if, analysé par M. Peretti, de Rome, adonné pour résultat de la chlorophylle, du tannin, de l’acide gallique, du malate de chaux, de la résine, du mucilage, de l’huile volatile amère, une substance amère non cristallisable, une matière colorante jaune et du sucre. J. P. Beaude.
incontinence D'URINE [path.) . On donne ce nom à la perte de la faculté de retenir l’urine dans la cavité delà vessie; cette maladie n’est que le symptôme qui indique une lésion grave de vessie, ordinairement la paralysie de cet organe. V. Vessie (Maladie de la).
interlobulaire ( anat .}, adj. qui est situé entre les lobes d’un organe; ce nom a été donné à la sissure de Silvius parce qu’elle sépare les lobes du cerveau.
iris [bot.), s. f. On donne ce nom a un genre de plante qui sert de type à la famille des iridées J, triandrie monogynie L; cette plante croît dans toutes les contrées tempérées de l’Europe; Yiris de Florence qui nous est envoyé de la Provence présente une racine blanche, grosse comme le pouce, qui est douée d’une odeur de violette remarquable; elle n’est utilisée en médecine que pour faire des pois à cautères; la poudre est employée en parfumerie. — L ‘iris germanique a la racine plus grosse, grise en dehors et blanche, d’une saveur âcre et d’une odeur vireuse à l’état frais; on la dit purgative et diurétique. L’iris fétide a été employée comme antispasmodique. L’iris faux acore est plus purgative que les espèces précédentes.
ivoire (anat-), s. m. En anatomie on donne ce nom à la substance osseuse qui forme la partie interne de la couronne et la racine des dents.— Dans le commerce on donne ce nom à la substance blanche et composée en grande partie de phosphate calcaire qui forme les défenses de l’éléphant. En chirurgie on s’en sert après l’avoir ramollie par les acides pour en faire des sondes, des pessaires, etc. J. B.
JOUBARBE DES VIGNES ( bot. ) V. Orpin.