‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 266 sur 298 · LAB · texte numérisé non relu

LAB

kaiktça ( nat.med .). V. Caiença.

Kalium ( chim .). V. Potassium.

kÉratocéle (palh-), s. f. du grec héros cornée, et hélé hernie, hernie de la cornée; on donne ce nom à de petites tumeurs formées par l’humeur aqueuse qui distend soit les lames superficielles de la cornée, les lames profondes ayant été détruites; soit la membrane de l’humeur aqueuse lorsqu’une ulcération a détruit dans un point toute l’épaisseur de la cornée. La kératocèle s’observe quelquefois à la suite de l’opération de la cataracte par extraction. J. B.

KÉR.ATOTOME OU CÉBATOTOME ( chir . ) , S. m.

On donne ce nom à des instruments destinés à in-

ciser la cornée transparente; ce sont des petits couteaux droits à lame mince, courte et très-tranchante.

KÉRATOTOMIE OU CÉRATOTOMIE ( chir. )r s. f. On désigne ainsi l’opération qui a pour résultat d’inciser la cornée transparente.

kiniqee (acide) (chim.), s. m. On donne ce nom à un extrait du quinquina. (Y. ce mot.)

kwas (hyg.). On désigne sous ce nom une boisson ou espèce de bière d’un usage habituel en Russie, et qui est préparée par la fermentation de la farine de seigle dans l’eau; on le dit assez agréable et très-salutaire.

labassère (Eau minérale de). Labassère est une source sulfureuse froide, à 12 millimètres de Bagnères-de-Bigorre, et au pied du Mont Aigu, la source, qui est située près de la rive gauche des Loussonet, est seulement couverte d’une petite construction en chaume ; elle a été isolée des infiltrations des eaux des torrents qui descendent de la montagne par des travaux exécutés il y a environ 25 ans. Cet eau a été étudiée par divers chimistes et notamment par Vauquelin, Rozière et Bonlay; ils reconnurent qu’elle contient de l’azote, un peu d’acide carbonique, de l’hydrochlorate de soude, du carbonate de soude, du sulfure de sodium , de la matière organique analogue à la barégine, et de la silice. M. Fontan évalue à 045 par litre la quantité de sulfure de sodium, et la classe parmi les plus fortes des Pyrénées ; elle vient, dit-il, immédiatement après la source forte de Luchon.

La température de la source de Labassère est de 12 degrés 5 centig. Cet eau est claire et limpide, son odeur est faible et son goût n’est point désagréable; elle conserve à l’air sa limpidité , et son principe sulfureux s’altère moins facilement que dans la plupart des autres sources des Pyrénées; aussi les eaux de Labassère se transportentelles facilement. Les eaux ne se boivent pas à la source près de laquelle il n’exi-te aucun établissement; on les boit à Bagnères-de-Bigorre, et on en expédie même jusqu’à Paris. Ces eaux, qui sont

de très- facile digestion et qui n’excitent que fort peu les organes digestifs, s’administrent dans la plupart des cas où l’on fait usage des eaux Bonnes, de celles de Cauteretz et de Bagnères de Luchon. J. B.

labiées (bot.), s. f. pl. On donne ce nom aune famille de plantes dicotylédones monopétales à étamines hypogynes très-répandues et qui a pour caractères : tiges carrées, feuilles simples et opposées, fleurs groupées aux aisselles des feuilles et formant par leur réunion des épis ou des grappes rameuses, calice monosépale tubuleux, à cinq dents inégales; corolle monopétale, tubuleuse et irrégulière, partagée en deux lèvres, quatre étamines didynames, dont les deux plus courtes avortent quelquefois; l’ovaire appliqué sur un disque hypogyne est profondément quadrilatère et déprimé à son centre, d’où naît un style simple surmonté d’un stigmate bifide; le fruit se compose de 4 graines monospermes renfermées dans l’intérieur du calice.

Toutes les plantes de cette famille sont aromatiques et possèdent une huile essentielle, excitante et fortement odorante; elles croissent principalement dans les contrées de l’Europe méridionale ; elles servent à un grand nombre d’usages et sont employées en médecine, en parfumerie, et comme condiment avec les substances alimenta res; en médecine, on emploie la mélisse, la sauge, l’hysope, le romarin , la menthe ; en parfumerie, la lava de et la plupart de celles indiquées ci-dessus; comme

LAI

condiments, la sarriette, le basilic. Quelques-unes sont usitées comme sternutatoires, telles que le béloine, la marube et la marjolaine.

La germendrèe , la chamédrys , sont employées comme toniques et fébrifuges. Les plantes de cette famille, qui doit son nom aux espèces de lèvres formées par les fleurs, ne sont ordinairement administrées qu'en poudre ou en infusion. Leur principe aromatique se disperserait complètement si on les soumettait à l’ébullition pendant un certain tepips. J. B.

Ï.ACTESCENT ( bot .), adj Se dit des plantes qui contiennent un suc laiteux. — En pathologie on dit qu’un liquide, que l’urine, par exemple, est lactescente, lorsqu’ils présentent une couleur blanche opaline.

lactifere ( anat .), adj., de lac, lait, et ferre, porter, se dit des vaisseaux de la glande mammaire, qui conduisent le lait au dehors.

lactine f pharm.),s . f. Quelques chimistes ont donné ce nom au sucre de lait.

lactomètre. (V. Galactomètre.)

lactucarium [pharm.), s. m., de lactuca, Jaitue. C’est le nom donné au suc extrait par incision des laitues cultivées; il diffère de la thridace par le mode employé pour sa dessiccation; il jouit de propriétés analogues. V. Tliridace.

ladrerie ( path .), s. f. C’est un synonyme d’éléphantiasis. (V. ce mot.)

lait famande, (V . Emulsion.)

LAIT DE CHAUX. (Y. Chaux.)

lait de poule ( pharm .), s m. On donne ce nom à une sorte d’émulsion préparée avec un jaune d’œuf, du sucre, de l’eau de fleur d’oranger et de l’eau chaude, que l’on administre souvent dans les rhumes , on les bronchites chroniques ; ce médicament est calmant et agréable. Il est important en le préparant de ne point se servir d’eau trop chaude, afin de ne point coaguler le jaune d’œuf. J. B.

lait de soufre (chim.), s. m. Liqueur blanche et opaline , produite par la précipitation du soufre d’un sulfhydrate par un acide.

lait virginal [hyg.), s. m. On donne ce nom à un cosmétique que Ton prépare avec une solution de benjoin et de baume du Pérou dans l’alcool ; on laisse tomber quelques goût es de cette solution alcoolique dans de l’eau, jusqu’à ce qu elle soit complètement blanche par le fait de la précipitation des sommes résines que nous venons d’indiquer, dissoutes dans l’alcool. On croyait autrefois que cette préparation entretenait la fraîcheur de la peau et la rendait plus blanche; mais cette préparation au contraire a l’inconvénient d’irriter la peau et de dessécher l’épiderme.

On prépare aujourd'hui un lait virginal avecune émuls’on faite avec 52 grammes d’amandes douces, 8 grammes d’amandes amères et 160 grammes d’eau de rose; on ajoute au mélange 12décigrammesde fleur de benjoin; cette préparation, qui est un cosmétique agréable, ne présente aucun des in-

LAV

convénients de celle que nous avons indiquée précédemment. J. B.

lampe desûreté. (V. Mines et mineurs .)

LANGUE de chien. (Y. Cynoglosse.)

laque ou Lacque (Gomme) {mat. me'd.), s.f. Cet article a été omis par l’effet d’un double renvoi à son nom propre et au mot insecte. C’est une résine qui suinte de divers végétaux de l’Inde, et spécialement du ficus religiosa , et du ficus indica par les piqûres d’un insecte du genre cochenille. Le coccus Lacca. La Laque ou gomme-laque se trouve dans le commerce à divers états, sous celui de laque en bâton , de laque en grains et de laque en plaque, suivant que cette résine est encore adhérente aux branches de l’arbre, en est séparée ou bien g été coulée en plaque mince, i ar le fait de la fusion C’est une résine roussâtre , d’une odeur assez agréable lorsqu’on la chauffe, demi-transparente , soluble dans l’alcool par l’action de la chaleur, peu soluble à fr. id ; elle est tonique et astringente; on en fait peu d’usage en médecine, elle est très-employée dans les arts ; elle entre dans la composition de la cire à cacheter. J. B.

lavande {hoh)\ s. f. Larendula-spica. Spicaspic. C’est une plante de la famille des Labiées J. Didynamie Gymnospermie L. , qui croît dans les régions de l’Europe tempérée, et qui a donné son nom au genre Laeendula. C’est surtout dans nos contrées méridionales, en Provence, en Espagne, en Italie, que cetle espèce est abondante; elle est même plus commune que la Lavande vulgaire, avec laquelle on la confond quelquefois et dont elle ne diffère que par ses feuilles linéaires, son calice cotonneux et ses bractées ovales. Cette plante, qui est fortement aromatique , contient une huile essentielle que l’on extrait pour les besoins de la parfumerie et de la médecine. Elle contient également un espèce de camphre, huile volatile concrète que l’on a nommée céreusine, et qui, quelquefois, va jusqu’au quart du poids de la plante desséchée. La lavande est tonique et stimulante, on la prend en infusion à la d.ise de un à deux gros; l’huile essentielle s’emploie pour aromatiser certains médicaments et en frictions contre la paralysie. Eu Provence, on frotte un papier brouillard de celte huile et on l’applique sur la tète des enfants pour détruire les poux. L’infusion de cette plante est administrée dans les langueurs d’estomac, les catarrhes chroniques , les flatuosités intérieures , les flueurs blanches, les gonorrhées chroniques, les hémorragies passives. L’eau distillée de lavande s’administre dans les cas que nous venons de citer, à la dose d’une à deux onces dans une potion. L’eaude-vie de lavande est un cosmétique Irès-usité dans la toilette des danus, elle est tonique et fortifiante. Le vinaigre de lavande est moins usité et est plus excitant. L’huile essentielle de lavande et son eau distillée entrent dans un assez grand nombre de médicaments composés et de recettes de parfumerie.

Lavande vulgaire, Lavendulaveraou T.atifnlia. Cette plante est cultivée dans les jardins Nous avons indiqué les principaux caractères qui la font différer de 1 espèce précédente, dont elle partage les

Page 1