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Parce mero ; cœnato parum ; non ait tibi vauum Surgere post epulas , somnum fuge meridianum ;

Ne mictum retine, ne comprime fortiter anum ;

Curas toile graves ; irasci crede profanum :

Hæc bene si serves, tu longo tempore vives (l).

Fontenelle a été plus laconique encore et plus juste peut-être que l’école de Salerne, en limitant à deux seulement les conditions d’une longue vie , savoir : Un bon estomac et un mauvais cœur; et si l’on voulait du reste un axiôme plus complet et plus bref tout à la fois que ceux de Fontenelle et de Jean de Milan , on le trouverait dans ce principe fondamental de la macrobiotique : omnia mediocria ad vitam prolongandam.

, On conçoit que je prends ici l’hygiène dans son ncceplion la plus large, et que loin de la réduire à la détermination du régime alimentaire, on doit l’étendre aux lieux, à l’air, à la veille, au sommeil, à l’exercice, au repos, aux maladies, à la convalescence, aux passions de l’âme, aux travaux physiques , aux travaux intellectuels , etc.

Outre tous ces agents , il est sans contredit des qualités climatériques, continuelles et héréditaires, qui ont une influence immense sur la durée de la vie et sur lesquelles notre volonté est impuissante, mais en dehors de ces circonstances de race , de descendance et de climat, nous pouvons commander à toutes les autres, dans presque toutes les positions, c’est-à-dire, en résumé, que l’observation intelligente des règles hygiéniques est la première de toutes les conditions pour atteindre ou pour dépasser les limites normales de la vie, c’està-dire pour arriver à la longévité.

Landouzy , de Reims, Membre correspondant de l’Académie de médecine.

looch ( pharm .), s.m. (Y .Potion.)

lotion (hyg. et thêrap.), s. f., en latin lotio, action de laver. On donne ce nom à des lavages qui sont faits sur la peau ou sur des organes malades. Les lotions sont hygiéniques ou médicamenteuses. Les lotions hygiéniques sont faites avec de l’eau simple ou aiguisée par desliqueurs alcooliques ou aromatiques, telles que diverses eaux spiritueuses ou des vinaigres de toilette ; cq n’est qu’avec discrétion que l’on doit user de ces diverses préparations,surtout lorsque ces lotions sont faites sur des lieux où les membranes muqueuses sont à nues, car elles entretiennent quelquefois une irritation chronique dans ces organes. En général, dans les lotions de toilette et de propreté, il faut seulement aromati-

Cl) Ce que l’on peut traduire en français analogue et en style 4e Mathieu Lænsberg :

Si tu veux éviter de devenir malade,

Epargne le vin pur ; soupe légèrement ,

Fais après ton repas un peu de promenade;

Ne dors pas dans le jour. Observe strictement De ne pas retenir l’urine en la vessie,

Mène exempt de chagrins une paisible vie,

Redoute la colère et tout emportement....

Si tu suis mes conseils tu vivras longuement.

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ser l’eau ; l’addition d’une quantité trop considérable des liqueurs dont nous venons de parler ne peut offrir que des inconvénients.

En médecine, les lotions sont pratiquées le plus ordinairement avec des liquides émollients. Dans les ophthalmies, on pratique des lotions sur les yeux avec des collyres souvent excitants ; dans les affections syphilitiques , on emploie quelquefois des lotions pour laver les ulcérations ; dans les maladies de la peau, les lotions sont employées avec avantage et prolongent pour les parties malades, sur lesquelles on les applique, les effets des bains. Les lotions froides sont employées comme moyens réfrigérents et il en a été parlé aux mots Froid et Irrigation. On a donné par extension, ainsi que cela se pratique souvent en pharmacie, le nom de Lotion au médicament qui sert à les pratiquer; ainsi on dit, pour désigner ces médicamens, lotion mercurielle, lotions émollientes. J. R.

LOUISCHE ou LOUÏCHE. [Eau minérale de).

(V. au Supplément.)

LOUPE (; path . chir.) s. f., en latin, lupia. Les loupes sont des tumeurs circonscrites, indolentes, développées sous la peau et constituées par une matière plus ou moins consistante, renfermée dans une enveloppe spéciale ou dans les mailles du tissu cellulaire. Il ne faut pas perdre de vue ce caractère distinctif des loupes d’être situées superficiellement. On ne doit donc pas les confondre avec les différentes sortes de tumeurs et les kystes, renfermés dans les grandes cavités ou dans le sein des parenchymes.

Les loupes peuvent être revêtues d’une tunique propre ou kyste, ou bien, au contraire, en être dépourvues : ce kyste est une enveloppe membraneuse qui contient la matière de la loupe. Ce caractère sert de base à la division adoptée par les auteurs.

1» Les loupes non enkystées sont de deux sortes. On appelle lipomes , des tumeurs formées de la graisse un peu endurcie contenue dans le tissa cellulaire, dont les cellules se trouvent ainsi distendues. D’autres sont constituées par de la graisse altérée dans sa texture, mêlée avec une matière albumineuse analogue à du blanc d’œuf cuit. Cette graisse a perdu sa couleur jaune naturelle, elle est blanche, dure, semblable à du suif. La masse totale est d’une élasticité et d’une consistance assez notable : ce sont les stéatômes. Le stéatôme passe assez facilement à l’état cancéreux, et beaucoup d’auteurs le regardent comme le lipôme dégénéré.

Ces tumeurs se développent assez souvent sous la peau qui revêt la région du dos, plus rarement sous celle de la poitrine, quelquefois au cou et aux membres.

Autour du lipôme et du stéatôme est une couche un peu condensée de tissu cellulaire lamelleux, mais qui ne forme pas membrane. Ces tumeurs peuvent devenir énormes , on en a vu du poids de quinze à seize livres, et notez qu’elles sont formées de graisse, substance plus légère que les autres tissus de l’économie. On cite des exemples de loupes s’étendant depuis la nuqne jusqu’au milieu du dos et traversalement d’une

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épaule à l’autre. Une fois devenu stéatômateux, le lipô:ne ne croît plus aussi vite ; alors à volume égal, il a plus de poids qu’une autre loupe encore à l’état de lipôme. Ces tumeurs sont traversées par des nerfs qui ne s’y arrêtent pas, et les vaisseaux sanguins qui les alimentent sont très-petits, très-peu nombreux et nullement en rapport avec leur masse.

2° Les loupes enkystées diffèrent entre elles par la nature de la substance renfermée dans le kyste. Tantôt cette matière est blanche ou grisâtre, grurnelée, d’une consistance analogue à celle de la bouillie, et la tumeur prend le nom d 'athérôme; d’autres fois elle est jaunâtre, visqueuse, demilransparente semblable à du miel, et alors il s’agit de mélicêris. D’autres fois, les caractères de la matière contenue ne sontpas aussi nettement tranchés, et on y rencontre une humeur limpide, séreuse ou bien lactescente, ailleurs mêlée de sang, etc. Dans quelques cas, la substance de l’athérôme oudela mélicéris se trouve mêlée à des poils plus ou moins longs et de couleur variable.

Il existe dans l’épaisseur de la peau de petites poches ou follicules qui sécrètent une sorte d’huile destinée à rendre celte membrane plus onctueuse. Quand, par une cause quelconque, l’orifice de ces petites poches vient à s’oblitérer , la matière sécrétée s’y amasse, s’y concrète, prend la consistance du suif et peut donner lieu â des tumeurs quelquefois assez volumineuses, désignées sous le nom de tanne (Y. ce mot et cryptes), et qu’il ne faut pas confondre avec les athérômes. Certains auteurs ont, du reste, assigné la même origine aux alhérôjnes et aux mélicéris. Et en effet, il est assez remarquable que les loupes enkystées se montrent surtout dans les parties abondamment pourvues de follicules et de petites poches membraneuses, telles que le cuir chevelu, les paupières, la face, etc.

On ne connaît pas les causes sous l’influence desquelles les loupes peuvent se développer : dans certains cas, on a cru remarquer que des pressions Tépétées, celles des bretelles, par exemple, chez les portefaix, déterminaient l’apparition de tumeurs là où la pression avait eu lieu.

Les symptômes communs aux diverses espèces de loupes sont les suivants: tumeurs exactement circonscrites, plus ou moins volumineuses et arrondies, indolentes, sans changement de couleur à la peau, roulant sous le doigt et d’une grande mobilité; la peau n’est adhérente que quand la maladie a fait des progrès assez considérables et qu’il y a eu un peu de phlogose. Quant aux différences suivant l’espèce, le lipôme est ordinairement très-volumineux, et il marche quelquefois avec une grande rapidité. Il est mou, flasque, comme spongieux au toucher, et offre une surface bosselée , et comme formée de lobes séparés par des enfoncements qui rappel lem assez bien les anfractuosités du cerveau. Le sléafôme est plus ferme, plus résistant, peu compressible, et surtout peu élastique; d’un autre côté, la mélicéris est mou, très-élastique, offrant quelquefois une fluctuation obscure; l’athérôme est moins rénitent, plus pâteux, et reprend moins promptement sa forme primitive quand il a été

comprimé. Mais ce sont là des différences bien fugitives, et qu’il n’es t pas toujours possible d’apprécier, d’autant plus que la consistance de la matière contenue étant très-varia.ble, les caractères extérieurs varient en même temps Notons, au reste, que les loupes enkystées acquièrent bien rarement les dimensions du lipôme et du sléatôme.

Les loupes enkystées pourraient être confondues avec certains kystes séreux ou bourses muqueuses remplies de liquide (V. Kystes) , avec les ganglions (\ . ce mot), avec certains abcès froids. Mais les kystes dont nous parlons et les ganglions ont des sièges spéciaux, soit auprès des articulations, soit dans le trajet des tendons. Les abcès froids ne se montrent guère que chez des sujets scrofuleux, et la considération de l’état général du sujet aide beaucoup au diagnostic.

Les tumeurs enkystées, quand elles ne sont pas enlevées, finissent quelquefois par s’ouvrir à l’extérieur et donner lieu à une fistule purulente. Le lipôme et le stéatôme, comme nous l’avons dit, sont très-susceptibles de la dégénérescence cancéreuse. Le pronostic de ces dernières est donc beaucoup plus grave que celui des loupes enkystées.

Traitement. C’est vainement que l’on essayerait de faire fondre les tumeurs dont nous parlons au moyen des topiques résolutifs les plus vantés, tels que les mercuriaux, l’iode, l’hydrochlorate d’ammoniaque, etc. Tout au plus la compression pourrait-elle agir dans le cas de lipôme récent. Il faut donc en venir à la destruction du mal, et pour cela plusieurs moyens se présentent.

lo La pusillanimité de plusieurs malades qui redoutent l’action de l’instrument tranchant aobligé les chirurgiens d’avoir recours à la cautérisation pour ouvrir certaines loupes enkystées, dont on cherche à obtenir ensuite la cicatrisation en cautérisant à plusieurs reprises l’intérieur avec diverses substances, telles que le nitrate d’argent, le nitrate de mercure, etc., mais le moyen est très-long, très-douloureux; il expose à des phlegmasies trèsgraves de la partie malade : sous l’influence des cautérisations répétées nécessaires à la cicatrisation. Le kyste peut contracter la dégénération cancéreuse, comme Boyer en cite un exemple. Il ne faut donc y avoir recours que quand , rebelle aux raisons que nous venons d’exposer, le malade se refuse à tout autre moyen et que la loupe fait des progrès alarmants. Pour le lipôme ou le stéatôme il ne faudrait pas y songer.

2" Quand le lipôme offre une base étroite, une sorte de pédicule, ce qui arrive quelquefois, on peut étreindre celui-ci au moyen d’une ligature. Si cette ligature n’est pas assez serrée, il en résulte une douleur qui se prolonge pendant assez longtemps; mais si la constriction est forte, de manière à désorganiser le tissu , la douleur est très-vive, mais de peu de durée. La tumeur tombe en gangrène, se sépare, et il reste une plaie ronde ou ovalaire dont la cicatrisation ne se fait pas longtemps attendre. Ce moyen est assez bon et peu't être employé dans le cas indiqué (lipôme pédiculé).

3° Mais de tous les moyens le meilleur est sans

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