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l’eau jusqu’au quart environ de la hauteur du flacon au point désigné par A. La quantité d’eau devra être plus considérable lorsque l’on aura peu de matière à examiner, car il est toujours convenable que l’appareil soit plein aux trois quarts lorsque le liquide à examiner a été introduit , afin d’éviter une trop grande perte par l’hydrogène qui resterait dans la capacité du flacon. Les deux tubulures sont fermées par des bouchons donnant passage chacun à un tube de six à sept millimètres de diamètre. Le tube B , qui sert de tube de sûreté, est surmonté d’un entonnoir; il sert à introduire les liquides dans l’appareil. Le tube C, recourbé sur lui-même, est effilé ; il donne passage au gaz hydrogène et sert de bec à l’appareil.

Lorsque l’on veut faire fonctionner l’appareil , il suffit d introduire de l’acide sulfurique au degré de concentration que l’on jugera convenable par le tube B ; l’acide réagit promptement sur le zinc , et l’hydrogène se dégage. Lorsque le dégagement a été assez prolongé pour que l’on suppose que tout l’air du flacon a été chassé par l’hydrogène , et il est facile d’accélérer cette partie de l’opération en soulevant l’extrémité inférieure du tube B au-dessus du liquide , car l’air aura deux issues pour s’échapper : celle du tube C, étroite à la xérité, et celle du tube B, plus large, et qui, placée à la partie inférieure du vase, donnera plus facilement accès à l’air intérieur, qui, en raison de son poids, doit occuper prin-* cipalemeut cette partie du flacon.

Lorsque l’on croira que tout l’air s’est dégagé , on replongera le tube B dans le liquide, afin de fermer cette issue à l’hydrogène, et après avoir jeté une serviette sur le flacon pour empêcher la projection des fragments du vase en cas d’explosion , on allumera le gaz sortant du tube C , et l’on vérifiera s’il ne contient pas d’arsenic provenant de l’acide sulfqrique ou du zinc employés. Pour obtenir ce résultat, il faudra exposer une capsu!e ou un fragment de porcelaine blanche à la flamme de l’appareil, et constater s’il ne s’y forme pas des taches brunes produites par le depot du métal. Cette opération est moins simple que l’on pourrait d’abord le penser, et nous y reviendrons tout-à l’heure.

Après que l'on aura constaté qu’il ne se manifeste pas d’arsenic par le fait de la combustion du gaz, on devra alors introduire par le tube B le liquide à examiner; si ce liquide contient de l’arsenic, des taches brunes miroitantes apparaîtront bientôt, et en telles proportions qu’un demi-milligramme d’acide arsenieux suffit pour donner des taches très-n ombieuses ; un fait que nous croyons avoir constaté le premier, et que nous avons publié en novembre 1840, dans le Journal des Connaissances médicales, c’est que l’acide arsenique donne, en proportions égales, des taches plus abondantes que l’acide arsenieux , ce qui s'explique parce qu’il est plus facilement décomposable.

Pour obtenir facilement des taches, il faut que la flamme soit courte de deux à trois lignes environ , il faut ne point présenter la porcelaine à la partie ex térieuredu dard, mais il faut qu’elle le coupe environ par la moitié. Laflamme, comme on ie sait, est comp< sée de deux parties, une extérieure que l’on nomme flamme d’oxydan’on, et une autre intérieure qui est la flamme de réduction ; nous avons représenté ces deux parties de la flamme en D, en aug-

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