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TOME II

mentant les dimensions, afin de faire saisir les différences; c’est dans le sens de la ligne ponctuée et à l’endroit où elle coupe le dard, à la naissance delà flamme de réduction, que doit être placée la capsule.

Ces précautions sont indispensables ; car, placée au sommet de la flamme de réduction , la porcelaine ne recevrait que de l’acide arsenieux, qui serait en grande partie volatilisé ou qui ne donnerait que des traces blanches dont il serait difficile de saisir le caractère.

Lorsque la flamme est trop longue , ce qui provient d un dégagement trop rapide du gaz hydrogène , les taches se forment difficilement , surtout lorsqu’il existe peu d’arsenic dans le liquide; il est facile, avec l’appareil que nous indiquons, de régler la flamme en introduisant par le tube droit, soit de l’acide sulfurique quand la flamme est trop faible , soit de l’eau distillée afin de modérer l’action de l’acide sur le zinc si la flamme est trop forte.

Lorsque l’on opère sur des liquides contenant des matières animales, il se manifeste quelquefois, pendant l’opération, une mousse très-abondante qui s’engage dans les tubes et qui gêne l’opération. Cet inconvénient ne se rencontre que lorsque les matières animales n’ont pas été complètement carbonisées , et il est facile de l’éviter, surtout en employant pour cette carbonisation le nitrate de potasse.

Les taches obtenues , il s’agit alors de constater si elles sont réèllement produites par l’arsenic. Pour obtenir cette preuve, on reçoit dans une petite capsule de porcelaine un nombre plus ou moins considérable de taches, 'puis on les traite par quelques gouttes d’acide nitrique pur, que l’on porte à l’ébullition : si les taches sont formées par l'arsenic, il se forme de l’acide arsénique que l’on reconnaît à un résidu blanc qui a lieu après l’évaporation , et , en touchant ce résidu avec une goutte de nitrate d’argent ammoniacal , on obtient une tache rouge brique. Il est important de mettre de l’acide nitrique en excès, caron obtiendrait sans cela de l’acide arsenieux, qui ne donne, par le même réactif, qu'une tache jaune.

Les taches d’antimoine produites par l’appareil de Marsh peuvent être confondues jusqu’à un certain point avec les taches arsenicales, mais elles sont d’une couleur plus foncée, presque noires et tirant sur le bleu ; elles ne se volatilisent pas aussi facilement par l’action de laflamme d’oxydation que les taches d’arsenic; enfin, traitées par l’acide nitrique, elles donnent de l’acide antimonieux insoluble dans l’eau et soluble dans l’acide chlorhydrique. Un courant d’hydrogène sulfuré produit dans cette solution un pi écipité brun de kermès , qui apparaît surle-champ.

11 parait plus difficile de reconnaître des taches arsenicales lorsque ce métal est mêlé avec l’antimoine : ce fait peut se rencontrer, si l’on examine l’estomac d’un sujet qui aura été empoisonné avec l’acide arsenieux , et auquel on aura administré l’émétique pour provoquer le vomissement. Le moyen de reconnaître les deux métaux a été indiqué par M. Oi fila ;.il consiste à traiter les taches par l’acide nitrique, comme dans le cas précédent : on obtient alors un mélange d’acide antimonieux et d’acide arsenique ; on dissout par l’eau distillée, qui enlève l’acide arsenique et laisse l’acide antimonieux insolubie, puis on traite chacun de ces deux corps par les réac*

MAR

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