‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 42 sur 298 · M'AS · texte numérisé non relu

M'AS

tifs et les moyens que nous avons indiqués ci -dessus.

On peut encore reconnaître les deux métaux en décomposant le gaz par la chaleur à son passage dans le tube, avec les nouveaux appareils dont nous parlerons plus tard ; il se forme dans ce cas deux anneaux distants l’un de l’autre, et produits par la réduction de chacun des métaux : l’anneau formé par l’antimoine est plus près du foyer, celui formé par l’arsenic, qui est plus volatil , est situé en avant.

L’appareil de Marsh est d’une telle sensibilité, qu’il faut employer des réactifs d’une extrême pureté. L’acide nitrique, dont on fait usage pour traiter les taches arsenicales ou les produits toxiques dont on veut détruire la matière animale , doit avoir été distillé sur le nitrate d’argent, être incolore et présenter 41° de concentration à l’aréomètre de Beaumé. Pour constater la pureté de l’acide sulfurique , on fait passer un courant de gaz hydrogène sulfuré à travers la masse du liquide, et s’il contient de l’acide arsenieux , dont la distillation ne le débarrasse pas toujours, ainsi que l’admettait Vogel , il se produit un précipité jaune serin qui indique la présence d’un sulfure de ce métal.

Des discussions nombreuses ont été soulevées dans le sein des académies et dans la presse médicale au sujet des résultats obtenus par l’appareil de Marsh : MM. Danger et Flandin annoncèrent avoir obtenu des taches présentant l’aspect des taches arsenicales et quelquefois leur réaction , soit avec de la chair musculaire soumise à l’ébullition , soit avec le sulfite d’ammoniaque, uue huile volatile et un peu de phosphore; ils dirent n’avoir jamais reconnu l'existence de Parsenic normal dans le corps humain ; enfin ils proposèrent un nouvel appareil dans lequel l’arsenic contenu dans le gaz hydrogène de l’appareil de Marsh se trouve recueilli à l’état d’acide arsenieux et à l’état métallique, dans un tube ouvert.

M. Chevallier et M. Figuier proposèrent de décomposer le gaz hydrogène arsénié par l’action de la chaleur, en soumettant le tube dans lequel il passe à une forte chaleur: ce tube n’est que la prolongation de celui que nous avons indiqué en C. M. Orfila modifia lui-même son appareil en prolongeant le même tube, le courbant et le mettant à l’endroit de la courbure de l’amiante , sur laquelle , par l’action de la chaleur d’une lampe à l’esprit devin, doit se déposer Parsenic. Enfin, l’Académie des Sciences a proposé un appareil qui est un flacon à deux tubulures comme celui que nous avons indiqué , et dont le tube C , très prolongé, est composé de plusieurs pièces. Sa partie verticale est plus élevée que dans notre figure , et présente un renflement en forme de boule pour empêcher l’ascension du liquide qui pourrait être entraîné dans le tube par le dégagement du gaz. La partie horizontale de ce même tube est composée de plusieurs pièces: une plus large, longue de 3 décimètres, contient de l’amiante destinée à arrêter l’humidité ; u^e autre vient eusui'e, elle est enveloppée d’une lame métallique mince , qui est destinée à recevoir l’action lu feu. Ce tube présente deux à trois millimètres de diamètre intérieur; c’est dans cet intérieur que doit se déposer l’arsenic métallique soes forme d’anneau. L’appareil de M. Orfila détermine également la formation de cet anneau , en même temps qu’il permet, que l’on puis*se recueillir

des taches colorées par d'extrémité du tube . MM. Danger et Flandin disentque 1/64 de milligramme d’arsenic a pu être apprécié par leur appareil.

Les matières animales qui sont supposées contenir de I’arsenie à la suite de l’empoisonnement peuvent être décomposées et détruites par divers moyens, soit par l’acide sulfurique, soit par l’acide nitrique ou par le nitrate de potasse. L’acide sulfurique et te nitrate de potasse sont les plus avantageux de ces moyens ; ils transforment l’acide arsenieux qui a servi à l’empoisonnement, en acide arsenique qui est plus facilement décomposable , et manifeste sa présence d’une manière plus évidente.

Aujourd’hui l’opinion s’est fixée d’une manièredéfinitive sur Futilité de l’appareil de Marsh dans les expertises médico-légales , et il est démontré pour tout homme impartial que M. Orfila, par ses travaux sur ce sujet, a rendu les services les plus réels et les plus incontestables. La commission de l’Institut, par l’organe de son rapporteur, a déclaré que l’existence des taches seules produites par la combustion du gaz ne suffisait pas pour conclure qu’il existait de l’arsenic dans tes matières soumises aux recherches ; que ces taches peuvent se produire avec des sulfates, des phosphates et des matières organiques; que l’or, pouvait encore les déterminer par plusieurs autres moyens que ceux indiqués par MM. Danger et Flandin. Elle regarde ces taches comme du charbon déposé par les matières animales dont l’acide phosphorique, entraîné par le gaz, a empêché la combustion, lesquelles, dans aucun cas, ne peuvent cependant donner les réactions chimiques des vraies taches arsenicales. Enfin, elle considère l’appareil de Marsh comme le moyen le plus efficace pour démontrer la présence des plus petites portions d’arsenic introduites dans le but d’un empoisonnement; mais elle pense que toujours l’on doit recueillir l’arsenic à l’état métallique. J. -P. Beaude. ,

BIAERÏBE [bot.), s. m. Le marri ibe blanc, marrubienne milgare, famille de labiées, est une plante d’une saveur amère, d’une odeur forte, employée contre la chlorose et l’hystérie : en poudre, a la dose de 4 à 8 gr.; le double en infusion, et 15 à 25 centigr. en extrait.

B2AK.TEAU (anat.) , s. m., nom donné a cause de sa forme à un des osselets de ia caisse du tympan ; il est situé à la partie externe de cette cavité et touche à ia membrane du tympan. Cet os est mu par deux muscles qui ont reçu le nom de muscles interne et antérieur du marteau. (Y. Audition.)

MAB.TXA& ( mat. méd. ) , adj. On donne en médecine le nom de préparation martiale à tous les médicaments dans lesquels le fer entre comme base; ce mot est synonyme de ferrugineux. (Y. Fer.)

massage (hyg. et thérap.) , s. m. (du grec masséin , frotter).Le massage est une opération qui consiste à presser, pétrir et frotter les diverses parties du corps afin d’en accroître la souplesse, d’y augmenter la vitalité et d’en favoriser la nutrition. Cette pratique , qui est originaire de l’Orient , s’est peu à peu propagée dans une grande partie de l’Europe; en France, aujourd'hui, elle forme l’accessoire des bains russes et des bains égyptiens , qui sont des bains de vapeur accompagnés de diverses pratiques qui tirent leur origine des contrées dont ces bains ont conservé les noms.

Page 1