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ILE

ILÏ

de regarder, ainsi qu’on l'a fait pendant longtemps, comme une bénédiction d’avoir dans une famille un idiot ou un imbécile , cependant rien ne pourrait excuser l’abandon dans lequel on laisserait ces infortunés. Ceux que leur état de profonde dégradation rend insusceptibles de toute modification seront surveillés avec soin, et quant aux autres, on s’efforcera d’élendre, par tous les moyens d’une éducation patiente et surtout par les procédés de l’imitation, le peu de ressource qu’on pourra découvrir en eux. H. Landouzy.

Professeur àPécoIe de médecine de Reims.

if {bot.), s. m. (V. au Supplément.)

iléo-cœcal fanat.J, adj., qui appartient à l’iléon et au cæcum. On donne ce nom à la valvule du cæcum qui sépare le gros intestin des intestins grêles. (Y. Intestins.)

iléo-colique fanat.J , adj. qui appartient à l’iléon et au colon. C’est le nom d’une artère qui se rend aux intestins. (V. Colique.)

iléo-lombaire fanat.J, adj., qui appartient à l’os des iles ou iléon, et à la région lombaire. C’est le nom d’une artère qui naît de l’artère hypogastrique au niveau de la base du sacrum et qui remonte derrière le muscle psoas où elle se divise en deux branches qui se distribuent aux parties voisines. Il existe un ligament iléo-lombaire qui unit l’os des iles à la base de la colonne vertébrale; ce ligament s’étend de l’apophyse transverse de la cinquième vertèbre lombaire à la crête postérieure et supérieure de l’os des iles.

iléon fanat.J, s. m. On donne ce nom à la troisième et plus longue partie des intestins grêles. (Y Intestin.) On donne aussi le nom d’iléon à l’os des iles.

îles fanatj, s. m. pi. On donne ce nom à un os très-irrégulier et qui en très-grande partie forme le bassin. Cet os qui a aussi reçu le nom d’os innominé, d’os iliaque et tout récemment, par Chaussier, celui d’os coxal, est un os pair situé sur la partie latérale et antérieure du bassin, qui, postérieurement, s’articule avec le sacrum et latéralement avec là tête du fémur; c’est par lui que le poids de la partie supérieure du corps se transmeta l’inférieur, aussi cet os joue-t-il un rôle important dans la station. Dans 1 enfance, cet os n’est pas d’une seule pièce, il est formé de trois parties parfaitement séparées et unies par une substance cartilagineuse ; ces os, à qui on a donné des noms particuliers, établissent une division de l’os des iles que l’on conserve dans le langage anatomique, lors même que leur soudure a fait disparaître toute trace de séparation. La plus antérieure de ces divisions est le pw&is, formé de deux branches recourbées dans un angle plus aigu chez la femme que chez l’homme, ce qui donne un écartement plus grand à l’espace que 1 on a nommé arcade pubienne, et qui est formée parla réunion de cet os avec celui du côté opposé ; e point par lequel ces deux os s’unissent est la symphise des pubis, elle forme cette saillie osseuse

que l’on sent à la partie moyenne et inférieure de l’abdomen ; la réunion des deux pubis forme la paroi antérieure du bassin , et l’échancrure qui résulte du sinus de l’angle des deux branches de chaque os concourt à former le trou obturateur ou sous-pubien. L’ischion est la partie la plus inférieure de l’os des iles et la continuation descendante des pubis; c’est sur sa tubérosité inférieure que repose le corps dans la position assise; Yilion ou ilium est la partie la plus supérieure de l’os : elle est plate, mince, évasé, et forme à sa partie interne, avec celle du côté opposée, la partie supérieure de l’excavation du bassin; c’est sur elles que repose en partie le poids des organes contenus dans l’abdomen ; son bord supérieur est libre et arrondi et donne attache à la plupart des muscles qui concourent à former les parois de l’abdomen et à quelques muscles de la cuisse; la face externe de cet os donnesurtout attache aux puissanls muscles fessiers. La partie postérieure de Pilion s’articule par la face interne avec le sacrum et unit ainsi la colonne vertébrale avec le bassin. Au point de jonction des trois divisions dont nous venons de parler, et à la face externe de l’os des iles est la cavité cotyloïde, qui reçoit la têle ou la partie supérieure de l’os de la cuisse, le fémur, et qui concourt à former l’articulation coxo-fémorale. (V. ce mot.) L’os des iles reçoit de nombreuses attaches de muscles, de tendons et de ligaments. Par sa situation, il est le point de jonction entre les parties supérieure et inférieure du corps; il est le point d’appui des mouvements du tronc et des extrémités inférieures; de plus cet os joue un rôle important dans l’accouchement; nous n’entrerons pas ici dans ces détails que l’on trouvera aux mots Accouchement, Bassin et Locomotion.

îles fanat.J, s. m. Les anciens anatomistes ont souvent désigné sous ce nom les flancs ou les parties latérales et inférieures du bas-ventre; les iles étaient bornés par les hanches ou bord supérieur de l’os des iles. (V. Abdomen.)

J. P. Beaude.

iléus (mêd.J, s. m. C’est une maladie caractérisée par une douleur violente et profonde de l’abdomen souvent accompagnée de vomissement et de constipation avec dépression et dureté du ventre. (V. Colique.)

JIilAQUS fanat.J, adj. (iliacus , de ilia les flancs). On donne ce nom à plusieurs organes ou portion d’organes qui sont en rapport avec les portions qui ont été aussi nommées régions iliaques. L’os ilia que est l’os que nous avons décrit sous le nom d’os des iles. Les fosses iliaques sont deux enfoncements que l’on remarque à la partie interne et externe de la portion supérieure de cet os. Le crête iliaque est le bord supérieur de l’os des iles. Les épines iliaques sont des éminences qui se remarquent à la partie antérieure et postérieure du bord que nous venons d’indiquer. Le muscle iliaque est logé dans la fosse iliaque interne ; il s’élend du bassin à la partie supérieure delà cuisse et il s’attache au fémur à l’éminence nommé petit trochan-

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ter, par un tendon qui lui est commun avec le muscle psoas ; il est rotateur de la cuisse en déhors.

Les artères iliaques sont d’abord les iliaques primitives, qui résultent de la bifurcation de l’aorte au niveau de la quatrième vertèbre lombaire 5 elles descendent en s’écartant l’une de l’autre jusqu’à la symphyse sacro-iliaque où elles se divisent de nouveau en deux gros troncs, l’une Y iliaque externe qui prend le nom d’artère crurale ou fémorale, lorsqu’elle passe sous l’arcade de ce nom ( v. crural), et l’autre Yiliaque interne ou hypogastrique, qui se distribue aux organes du bassin et aux parties voisines ; celte artère s’enfonce dans l’excavation du bassin et se divise en un grand nombre de branches que l’on a divisées en postérieures qui sont les artères ilio-lombaires, sacré latérale et fessière; en antérieures qui sont les artères ombilicales, vésicales et obturatrices ; en internes qui sont les hémorrhoïdales moyennes , les utérine et vaginale, chez la femme ; en inférieures, qui sont les artères ischiatiques et honteuse interne.

Les veines iliaques et hypogastriques suivent les mêmes divisions que les artères. J. B.

ni&QtJE, passion ( path .), s. f. On a donné ce nom à l’iléus. (Y. Coliques.)

SÏ.IO-FÉMOS1A2.E ( anat .), s. f., nom donné à l’articulation de la cuisse avec le bassin. (V. Coxofémorale (articulation).

iXiiosr (anat.), s. m. C’est la partie supérieure et la plus grande de l’os des iles. (Y. ce mot.)

xiiiuox (anat.), s. m. (7. llion.)

xXiXiUSIOst. (V. Hallucination.) imbécillité (path.), s. f. (V. Idiotie.)

imbïeksxobï (thérap.), s. f., action de plonger un corps dans l’eau. (V. Bains, Affusion, Douches.)

imperforation , s. f., (imperforatio, de in négatif et d e perforare percer; qui n’est pas percé). Il arrive souvent qu’à leur naissance, les enfants apportent un vice de conformation qui consiste dans le défaut d’ouverture à l’un des conduits naturels du corps, tels que la bouche, l’anus, etc. C’est ce qu’on appelle imperforaüon.

Généralement, les auteurs distinguent l’imperforation de l’occlusion : cette dernière est accidentelle et acquise depuis la naissance, et survient dans l’une des circonstances que nous allons énumérer dans un instant.

Deux grandes théories sont aujourd’hui en présence pour expliquer les diverses monstruosités, et les imperforations congénitales en particulier. La première, née en France, mais développée et grandie en Allemagne, est connue sous le nom de théorie de l’arrêt de développement. Suivant celte doctrine, toutes les cavités qui chez l’être parfait doivent communiquer avec l’extérieur sont fermées pendant les premiers temps de la vie intrautérine ou embryonnaire ; ce 11’est que plus tard et par les progrès de l’organisation que , chez le

fœtus, ces cavités sont ouvertes : que cette évolution ne s’accomplisse pas, que le développement n’ait pas lieu, soit arrêté, l’orifice restera bouché comme il l’était chez l’embryon. Dans ces derniers temps on a vivement contesté la vérité de cette théorie ; on a dit que les choses ne se passaient pas dans la formation de l’être, comme Meckel et les Allemands l’avaient prétendu, que dès les premiers temps de son existence, l’embryon offrait la structure qu’il devait avoir un jour; que les organes qui apparaissaient à diverses époques de son évolution se montraient avec les caractères qui les distinguent chez le fœtus à terme. Ainsi, poui le cas actuel, les non-ouvertures de certaines cavités sont des occlusions, des oblitérations tout accidentelles : ils disent que l’embryon est susceptible d’une foule de maladies, plus peut-être que l’adulte, à cause de la ténuité et delà fragilité de sa structure; que des adhérences, suites (^ulcérations , ou autrement, peuvent s’établir entre les bords des orifices naturels, et que la cicatrice qui en résulte constitue ce que les auteurs de la théorie allemande appellent mal à propos imperforation.

Tels sont les éléments du grand procès aujourd’hui en litige; mais en attendant la solution de cette importante question, nous croyons pouvoir réunir sous un même titre les im perforations ou les occlusions, soit congénitales, soit acquises par suite d’accidents, comme il arrive quand les deux orifices dénudés par une ulcération viennent à adhérer et à se souder intimement.

Les imperforations peuvent être complètes, c’est-àdire, que toute communication est exactement interceptée avec l’extérieur, ou incomplètes quand l’obstruction n’est que partielle. Les symptômes doivent varier suivant la localité ; mais le plus souvent on voit une ligne, un sillon, qui dénote la place et les dimensions que devait occuper l’orifice imperforé. Quant au traitement, il consiste, dans tous les cas, à rétablir, par une opération chirurgicale, l’ouverture anormalement fermée. Pour les détails, nous renvoyons aux mots suivants; pour l’occlusion des paupières, de l’iris, du nez et des oreilles, du vagin et de l’utérus, voyez ces mots : pour l’imperforation de la bouche, voyez Lèvres (maladies des), pour celle de l’anus, voyez Rectum. Beaugrand,

Docteur en médecine.

ÏBÏÏFEK.FO&É (path.), adj. (V. Imperforaüon.)

iMEÉTiaiMEXJX (path.), adj., qui tient de la nature de l’impétigo.

ihixtioo (path.), s. m. (V. Mélitagre.)

imprégnation ( physiol .), s. f. On désigne en physiologie par ce mot, l’action par laquelle le germe est vivifié dans l’acte de la génération. (V. ce mot.)

impubère (physiol. ), s. m. et adj., qui n’a pas encore atteint l’âge de puberté. (V. ce mot.)

impuissance, s. f. On désigne généralement sous ce nom l’inaptitude de l’homme ou de la femme à exercer l’acte vénérien, réservant plus particuliôment le nom de stérilité aux cas dans lesquels il y a inaptitude à la génération quoique l’acte vénérien paraisse s’accomplir normalement. On a aussi

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