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L’action de la lumière, ainsi qu’on doit le supposer, exerce une influence tonique et énergique sur le développement de la constitution ; aussi conseillet-on d’exposer au soleil et au grand air de la campagne ces jeunes enfants lymphatiques, à peau blanche et rosée, qui annoncent des dispositions aux scrofules ; seulement il faut avoir soin de leur couvrir la tète d’un large chapeau de paille, afin de préserver cette partie de l’action des rayons solaires , qui , sans cela , pourraient déterminer des taches de rousseur sur le visage , et quelquefois des accidents vers le cerveau (Y. Insolation).
Une lumière trop vive peut donner iieq à des affections graves de la vision. Tout le monde a entendu parler de ces amauroses qui ont été produites pour avoir fixé la lueur vive des éclairs, pour avoir regardé le soleil pendant quelques instants. Qui n’a même, après avoir essayé de jeter un regard sur le soleil, conservé pendant quelques instants l'image de cet astre, qui venait se peindre sur tous les objets que l’on regardait? Newton éprouva cet effet après avoir regardé plusieurs fois le soleil réfléchi par un miroir , et il fut obligé de s’enfermer plusieur jours dans l’obscurité, alindese débarrasser de cette image. On connaît également l’effet de l’action du soleil réfléchi sur les sables ou sur la neige ; on sait que l’hôpital des Quinze-Vingts fut fondé patsaint Louis pour les croisés qui avaient perdu ia vue dans les sables du désert. Les mêmes accidents se sont renouvelés pendant la dernière campagne d’Égypte de Napoléon. Les navigateurs qui ont exploré les régions polaires , les voyageurs qui ont franchi des chaînes de montagnes couvertes de neige, ont signalé l’action blessante de la lumière vive du soleil réfléchie par ces immenses nappes b'anches. Les yeux résistent difficilement à celte action : la rétine s’irrite , s’enflamme, et l’amaurose peut en être la suite. On peut se garantir de cet effet en se couvrant les yeux de verres colorés, ou d’un voile noir, comme firent les soldats de Xénophon en traversant les montagnes d’Arménie.
L’action vive du soleil produit souvent une rubéfaction vive à la peau, qui a reçu le nom de coup de soleil ; il en a été traité au mot Insolation. La soustraction des yeux , pendant un temps assez long , à l’action de la lumière , détermine une sensibilité exaltée de la rétine , et constitue une affection qui a reçu le nom de nyctalopie. (V. ce mot.) Les autres modifications de la vue , produites par l’action de la lumière , seront traitées au mot Vision. J. -P. Beaude.
métraegie ( méd. ) , s. f. (du gree métra, matrice, et alr/os , douleur). On donne ce nom aux douleurs qui ont leur siégé dans la matrice ( V. ce mot.)
métrïte ( mèd .) , s. f. C’est l’inflammation de la matrice. (Y. ce mot.)
métrorrmagie (méd.) , s. f. On donne ce nom à l’hémorrhagie de la matrice. (Y. ce mot.)
métrotomie (ac'cbuch.) , s. f. C’est un des noms donnés à l’opération césarienne. (V. Accouchement.)
meurtrissure (c/m\), S. f. (Y. Contusion.)
miasmatique ( hyg .), adj. , qui a rapport aux miasmes. ( V. ce mot. )
miasmes (hyg.), s. m. p. (du grec miasma, qui signifie souillure). Ou désigne sous ce nom dés émanations qui, mêlées à l’air, en altèrent la pureté. Les miasmes qui , toujours , sont des causes de maladie , émanent des corps organiques , soit végétaux ou animaux, qui sont tournis à la décomposition ou à une fermentation particulière. Aussi distingue-ton les miasmes selon l’une des deux origines que nous venons d’indiquer , et les effets qu’ils Dioduisent varient suivant ces causes.
Les miasmes végétaux qui se dégagent des marais et des lieux dans lesquels des plantes et des débris organiques ont été décomposés déterminent le plus souvent des fièvres intermittentes (V. ce mot), qui sont de véritables empoisonnements miasmatiques. Les marais Pontins , la régence d’Alger, la Sologne , il y a peu de temps encore toute couverte d’étangs, offrent l’exemple de ces fièvres, devenues endémiques par la permanence des causes qui les produisent. Les miasmes et les influences des marais agissent sur l’économie en produisant plusieurs autres affections : ainsi, la suette miliaire de Picardie, si bien observéeet décrite par M. Rayer, lors de l’épidémie de 1821 , dans le département de l’Oise, cetledont la Charente et la Dordogne ont été récemment le théâtre; la diphthérite, ou angine couenneuse,observéepar M. Bretonnau dans ia Touraine; les affections scrofuleuses que l’on remarque toujours dans les lieux humides, montrent d’une manière positive que si les miasmes végétaux agissent le plus ordinairement en produisant des affections intermittentes, ils déterminent souvent aussi d’autres maladies. C’est surtout sous l’influence de la chaleur que ces causes exercent leur action d’une manière plus active : ainsi, on voit les régions marécageuses, situées sous les tropiques, être d’une salubrité constante ; celles situées dans les régions tempérées ne le sont que dans les saisons où ia température est d une certaine élévation ; tandis que, dans les régions fro des , on observe rarement ces causes de maladies. La chaleur favorise le dégagement et ia dispersion des miasmes ; elle hâte la décomposition des substances qui leur donnent naissance, et, comme on vient de le voir, elle est le plus puissant auxiliaire qui puisse aider à leur action sur l’économie.
Les miasmes animaux ne se produisent pas dans les mêmes circonstances que les miasmes végétaux ; ce n’est point la décomposition des corps des animaux qui produit les miasmes les plus dangereux. Parent du Châtelet , dans son rapport sur l’écarrissage de Montfaucon , prétend que les substances animales en putréfaction sont d’une complète innocuité , et il cite l’exemple des écarrisseurs et des boyaudiers,qui, dit-il, furent épargnés par le choléra. L’expérience ne permet pas d’admettre les conséquences que Parent du Châtelet a tirées des faits qu’il dit avoir observés. Il est bien démontré que les émanations des substances animales en putréfaction contribuent au développement de certaines épidémies. Des auteurs modernes, surtout M. Paviset , croient que c’est cette cause qui favorise le développement de la peste que l’on observe en Orient, et dont l’Égypte est toujours le foyer. Les cadavres putréfiés des animaux baignés par les