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sont l’intermittence des douleurs, qui sont rarement continuelles dans les névralgies, et l’absence de la fièvre qui accompagne ordinairement les inflammations. Lorsque l’organe peut être palpé, la pression manuelle, en ne constatant aucune tumeur , peut faire distinguer la névralgie des symptômes dépendant d’une dégénérescence cancéreuse ; sans ce signe différentiel, il pourrait être quelquefois difficile de distinguer une gastralgie d’un cancer à l’estomac encore peu avancé.

Parmi les causes des névroses en général , les unes prédisposent seulement à la maladie , les autres la produisent; les premières sont : le sexe féminin , le tempérament nerveux , l’hérédité ; l’enfance pour les convulsions, l’âge adulte au contraire pour les spasmes , les douleurs et les affections mentales : la vieillesse est l’époque de la vie la moins favorable à la production des névroses. Ces causes sont quelquefois assez fortes pour produire seules la maladie ; d’autres fois elles y disposent seulement l’organisme, une cause accidentelle vient déterminer l’affection : ces causes occasionnelles ou efficientes sont nombreuses. Les principales sont : une vive émotion morale causée par la joie, la frayeur ou la colère , des chagrins prolongés qui sont si souvent la cause des affections mentales, l’épuisement suite d’un travail trop prolongé, des veilles , des excès érotiques ou la masturbation. On a vu des névroses survenir à la suite de l’influence électrique du tonnerre , d’autres se déclarer par imitation chez des personnes qui avaient eu sous les yeux le spectacle d’un malade atteint d’une affection de ce genre. Chez les femmes, la grossesse est souvent la cause d’une névrose momentanée ; chez les enfants , la dentition , la présence des vers dans le canal intestinal, provoque de même souvent des accidents nerveux. Les névralgies sont assez souvent la suite d’un coup ou d’un refroidissement ; enfin, dans certains cas , on doit chercher la cause de la maladie dans la suppression d’un flux habituel, d’un exutoire , d’un ulcère ou d’une affection cutanée chronique.

Les névroses sont ordinairement des maladies longues , chroniques ; elles revêtent souvent une apparence de gravité qui peut effrayer des personnes inexpérimentées ; mais, en général , elles ne sont pas dangereuses pour la vie des malades ; néanmoins , outre la douleur et la gêne qu’elles apportent dans l’exercice de certaines fonctions , par leur persistance continue elles peuvent produire, à la longue, des altérations organiques capables de causer la mort.

Le traitement des névroses est ordinairement fort difficile , à cause de la variété des formes qu’elles revêtent , et à cause du peu de certitude d’action des moyens thérapeutiques qu’on leur oppose : le grand nombre de médicaments qu’on a proposés contre ces affections indiquent assez le peu de confiance qu’on doit avoir dans leur emploi. Nous ne nous étendrons pas sur la médication convenable dans les différents cas; les bornes de cet article s’y opposent : nous dirons seulement en général que, dans les névroses, les saignées générales et locales réussissent rarement, et qu’on doit s’en abstenir à moins d’indication spéciale ; qu’on se trouve bien de l’emploi des différents anti-spasmodiques donnés sous toutes les formes ; que dans

certains cas on emploie avec succès des moyens perturbateurs, des vomitifs, le quinquina, des bains froids donnés de surprise, en plougeant tout-à-coup le corps dans l’eau et en l’en retirant de suite pour le replonger de nouveau ; Dupuytren vantait beau-i coup ces sortes de bains dans la chorée ou danseï de Saint-Guy. Quand il y a dans les accès nerveux une véritable intermittence, on parvient à les> faire cesser par l’emploi du sulfate de quinine ; ce remède réussit surtout pour les névralgies inter-' mittentes. Dans certaines circonstances il faut, pour guérir les névroses, chercher à déplacer l’influx nerveux fixé sur un point, en l’appelant et le| fixant autre part ; c’est ainsi que réussissent les distractions , les voyages , une fort-3, commotion morale, et souvent même la pratique du magnétisme animal. Quel que soit d’ailleurs le traitement employé, on doit toujours faire grande attention aux règles hygiéniques qui , bien suivies , suffisent quelquefois seules pour amener la guérison des névroses rebelles. Néanmoins, malgré ces différents moyens, les maladies nerveuses résistent souvent à toute thérapeutique. A peine peut-on adoucir quelques accidents. La maladie prend droit de domicile dans l’organisme, et, quoiqu’on fasse, elle ne cède pas la place, au grand désespoir du médecin et du malade.

Hardy,

Doct. en médecine., médecin des hôpitaux

wérïqm [bot.), s. m. (y. Laurier-Rose .)

néris (Eaux minérales de) (^rop.).Néris est un bourg de l’ancienne province du Bourbonnais, qui fait aujourd’hui partie du département de l’Ailier ; ce bourg, qui renferme environ 800 habitants, a été bâti sur les ruines d’une ancienne ville romaine que les antiquaires désignent sous le nom de Ne rus, Nerea, Nereensis vicus ; quelques uns pensent que c’est la Gergovia Boiorum indiquée par César ; Quoiqu’il en soit, dès la plus haute antiquité Néris avait des bains thermaux que l’on désignait sous le nom A'Aquœ Neri. En 1820, lorsque l’on fit les fouilles pour construire le nouvel établissement qui existe aujourd’hui, on découvrit les ruines et les fondations des anciennes piscines et des bains de vapeur ( laconium ) des anciens thermes. Des débris de colonnes de marbre, des bas-reliefs, des instruments et des figures de bronze trouvés dans les fouilles faites à diverses époques, attestant l’importance et la richessede cet établissement, décoré avec tout le luxe romain, et que plusieurs restaurations successives, dont on trouva les traces, ne purent sauver des ravages du temps et surtout des dévastations des Barbares.

Néris est situé à 320 kilomètres de Paris, 72 kilomètres de Moulins, 56 kilomètres de Clermont, et 4 kilomètres de Montlucon, sur la grande route de Paris à Nîmes ; le site est agréable, les environs sont pittoresques, l’air est doux, et la température plus agréable que dans la plupart des établissements thermaux qui sont situés dans des gorges et des lieux élevés. Près de l’établissement est une belle promenade au centre de laquelle on voit un cirque romain, reste de l’opulente cité sur laquelle est aujourd’hui construit le bourg.

Les eaux de Néris sortent du sol dans des puits qui sont très-voisins les uns des autres, ce qui a fait

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