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penser, en raison du voisinage des griffons des sources, qu’elle provenaient d’une seule et même source.
L'eau de tous ces puits est à peu près à la même température, et présente. la même composition. Bien que ces sources aient la même origine et se rendent dans le même bassin, on distingue les différents puits sous les noms de source de César ou grand puits , de puits de la Croix, de Source nouvelle, qui est la pltis chaude et qui est à deux mètres du grand puits, de puits Carré ou tempéré, dont on fait usage en boisson. Dans les fouilles que l’on fit en 1832, pour la restauration de cet établissement, on retrouva les fondations de six puits que l’on regarda comme de construction romaine, et qui communiquaient entre eux. Le tremblement de terre de 1755, celui qui détruisit Lisbonne, fit écrouler les fondations du puits de César , et une source plus abondante et plus chaude se creusa, au pied de ce puits, un bassin plus large et plus profond. L’abbé Renaud, curé de Néris, dit qu’une semblable éruption eut lieu en 1759, et que, depuis cette époque, les eaux ont perdu de leur chaleur ; car on dit qu’autrefois leur température était de 64 degrés Réaumur ( 80 centigrades ) , tandis que maintenant leur température , d’après M. Deloncbamps , varie suivant les sourpes de 48° 25 , à 50° 50 centigrades. M. de Montluc , qui fut médecin inspecteur des eaux de Néris , dit que leur température est de 51° centigrades dans toutes les saisons.
Carrère, dans son catalogue raisonné des eaux minérales , indique la source du grand puits comme ayant, en 1742, la température de 54 degrés Réaumur, et de 41° en 1771; mais il existe de telles variations entre les températures indiquées pour ces sources parles divers expérimentateurs, que l’on est en doute sur la justesse de leurs observations. Cependant le fait avancé par le curé Renaud n’a rien que de rationnel , et nous pensons qu’il peut être admis.
Les eaux de Néris sont limpides, onctueuses ; elles sont sans odeur et sans saveur prononcée ; elles laissent à la source dégager de l’azote, que M. Robiquet a reconnu être mêlé de 2 à 3/00 d’acide carbonique. M. Berthier , qui a fait l’analyse de ces eaux, a reconnu qu’elles étaient composées de :
gram.
Bicarbonate de soude 0, 37
Sulfate de soude 0, 37
Chlorure de sodium 0, 20
Carbonate de chaux et silice 0, 17
Total — 1, 11 de sel sec.
A ces principes il faut ajouter la barégine, qui se rouve dans toutes les eaux thermales; matièreorganique azotée qui est si abondante dans certaines sources, et qui paraît se produire sous l’influence de l’air et de la lumière. Renfermée dans des bouteilles , l’eau de Néris se conserve bien etreste limpide; soumise à l’ébullition, cette eau laisse dégager de l’air qui contient jusqu’à 38 pourcent d’oxygène, proportion qui est plus considérable que celle que contient l’eau de pluie. La quantité d’eau fournie par les sources est de 1,000 mètres cubes en vingtquatre heures. "
Les eaux de Néris sont administrées en bains, en douches et en boisson. On a établi en 1830, dit
T. II
M . üclongchamp, des bains de vapeur au-dessus de la source, dont on a retiré d’excellents effets. La durée des bains varie depuis un quart d’heure jusqu’à plusieurs heures; la température à laquelle on les prend est de 35 à 43 degrés. Cette dernière température est celle des piscines. On boit depuis 3 à 4 verres jusqu’à 15 et plus, pendant la journée; les eaux se prennent soit dans le bain, soit dans le lit, soit, et ce qui est plus avantageux, pendant la promenade. On fait usage, ainsi que nous l’avons dit, de l’eau du puits de la Croix pour la boisson. La saison des eaux commence le 1 5 mai et finit le 15 octobre.
Les eaux de Néris sont principalement administrées dans les affections nerveuses, les névralgies, les gastralgies, l’hystérie et l’hypochondrie, la paralysie, dans les affections rhumatismales; on dit que les goutteux sont soulagés par l’emploi de ces eaux , mais on ne dit pas qu’ils guérissent. Les eaux de Néris sont aussi employées avec avantage dans les affections de la peau , dans les dérangements de la menstruation, dans la leucorrhée chronique et dans la convalescence des maladies. Elles sont sans efficacité dans les engorgements chroniques des viscères abdominaux, dans les maladies de la poitrine, et même nuisibles dans les congestions cérébrales.
icérox,! (mat. méd.) , s. m., nom donné à l’huile essentielle que l’on retire par distillation de a fleur d’oranger. Elle est employée pour aromatiler certaines substances; les parfumeurs en font surtout usage. (V. Orange.)
EsrERPEUw ou ï'JOiR.PRU'Sî (bot., mat. m.éd .), s. m.; fruit du rliamnus cathar licus , famille des Rhamnées, J. Il s’offre sous la forme d’une petite baie pisiforme d’abord verte , puis noire , renfermant quatre semences ou nucules ovales. La pulpe verdâtre qui les entoure a une saveur amère assez désagréable et une odeur nauséeuse. Elle passe au rouge violacé lors de la maturation , qui s’effectue ordinairement en septembre ou octobre.
Les baies de nerprun sont purgatives ; les gens de la campagne mettent souvent cette propriété à profit, et, à cet effet, ils se bornent à en avaler vingt ou vingt-cinq , et quelquefois plus. Malheureusement , leur action sous cette forme n’est pas toujours constante ; aussi ce genre de purgation détermine t-il souvent des accidents , et notamment des superpurgations. On doit préférer pour l’usage médical le sirop ou le rob de nerprun ; encore n’administre-t-on généralement ces préparations pharmaceutiques qu’aux individus robustes , ou lorsqu’il s’agit, comme dans les cas d’hydropisie et de paralysie, d’opérer une forte révulsion. On fait généralement suivre leur usage de boissons mucilagineuses , pour éviter les suites d’une réaction trop vive.
L’énergie de ces préparations en a fait introduire l’usage dans la médecine vétérinaire : on les administre principalement aux chiens et aux chevaux , mais le plus souvent aux premiers ; car on a remarqué que ceux-ci étaient purgés plus facilement et plus efficacement par les substances qui agissent sur les voies urinaires.
La facilité avec laquelle le suc de nerprun passe , soit au rouge, soit au vert, par les acides ou les