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calis, peut, dans quelques circonstances, servir à déceler la présence de ces substances , lorsqu’elles sont à l’état libre dans certaines sécrétions.
Les fruits du nerprun contiennent , outre la matière colorante dont on fait un si grand usage dans la peinture sous le nom de vert de vessie , un acide, de la gomme, du sucre , une matière azotée, et enfin une substance cristalline dont la présence a été décelée récemment par M. Fleury, et à laquelle il donna le nom de rhamnine. Elle s’offre sous la forme de flocons dans le suc et de grumeaux dans le sirop , quelque bien préparés qu’ils soient. Elle est très-abondante dans le marc d’où ôn l’extrait par l'ébullition dans l’eau ; elle se concrète en chou-fleur, et on la purifie en la traitant par l’alcool bouillant. T. Couverchee.
nervae (Baume). (Y. Nervin.)
nerveux (path. et anal .), adj., qui a rapport aux nerfs. Sous le nom de système nerveux, on désigne l’ensemble de tous les nerfs de l’économie. (V. Nerfs.) On donne le nom de symptômes nerveux, de phénomènes nerveux, de maladies nerveuses, aux affections qui ont pour cause une lésion ou un trouble apporté dans le système nerveux ou dans ses fonctions. Y. Nerfs, (maladies des)
nervin ( thérap . et pharm.), s. m. et adj. On donne le nom de médicaments nervius à des médicaments qui ont une action spéciale sur le système nerveux : ce nom est donné aussi à des substances stimulantes qui s’employent à l’extérieur en applications ou en frictions, etque l’on croyait propres à fortifier les nerfs . Le baume nervin ou nerval , qui s’emploie en frictions dans les entorses et qui est propre à fortifier le systèmemusculaire, est un mélange de plusieurs huiles essentielles et de graisses ; voici sa composition : axonge, deux onces; moelle de bœuf, quatre onces; huile concrète de muscade, quatre onces; huiles essentielles de thym, de girofle, de lavande, de sauge, de romarin, de menthe, chaque demi gros ; camphre, un gros; baume de Tolu, quatre gros; alcool rectifié, une once. On en fait usage aussi dans les douleurs rhumatismales. J. B.
neutk.es (Sels) (chim.). On donne le nom de sels neutres à ceux dans lesquels il n’y a ni excès d’acide ni excès de base ; plusieurs sels neutres sont employés comme purgatifs : tels sont les sulfates de soude, de magnésie, l’acétate de potasse et de soude, le chlorure de sodium, etc.
névralgie ( path .), s. f. On distingue sous ce nom une affection des nerfs que beaucoup d’auteurs ont cru être une inflammation des nerfs. Aujourd’hui on distingue la névralgie de la névrite; dans la première, il y a douleur violente dans le trajet des nerfs sans que l’on observe de lésion dans Ve tissu, et cesdouleurs sont souventintermittentes; il y a véritablement une lésion de la fonction, une exaltation delà sensibilité, sans lésions appréciables dans l’organisation. Dans la névrite, au contraire, il y a inflammation des nerfs et lésion de leur tissu. Les névralgies intermittentes cèdent à l’emploi du sulfate de quinine. V. Nerfs (maladies des). J. B.
NÉvaitiaiE (anat.), s. m. C’est une membrane celluleuse et résistante qui forme l’enveloppe des cordons nerveux. (V. Nerfs.)
névrieemmite (p afh.),s.î. C’est l’inflammation dunévrilème, maladie qui rentre dans la névrite.
névrite (path.), s. f. On donne ce nom à l’inflammation des nerfs. V. Nerfs (maladies des).
névroeogie ( anat .), s. f., du grec neuron , nerf, logos, discours. On désigne ainsi la partie de l’anatomie qui traite de la description des nerfs.
névrome (path.), s. m. Nom donné à des tumeurs qui se développent dans le tissu des nerfs. V. Nerfs.
névropathes. V. Hystérie.
névrose (méd.), s. f. On donne ce nom à des maladies qui ont leur siège dans le système nerveux, et qui ne se manifestent par aucune lésion matérielle appréciable ; la plupart des maladies dites nerveuses sont considérées par les médecins comme des névroses. V. Nerfs, (maladies des)
NÉVROTOMIE (chir.) , s. f. On a donné ce nom à l’opération qui consiste à couper un cordon nerveux pour faire cesser une douleur trop vive et trop rebelle dans certaines névralgies. Ce moyen est très rarement employé.
nez (anat. et path.), s. m., en latin nasus. Le nez est un organe pyramidal situé au milieu du visage, percé inférieurement de deux ouvertures nommées narines , qui donnent entrée à deux conduits, les fosses nasales , lesquels vont aboutir dans le pharynx, au-dessus du voile du palais. Quant aux fonctions, les fosses nasales servent d’annexes aux voies respiratoires par leur communication avec l’arrièregorge , et elles constituent l’organe de l’olfaction. (V. ce mot. )
Reprenons. 1° Le nez est situé au-dessous du front , au-dessus de la lèvre supérieure, entre les orbites et les joues, au-devant de la cavité des fosses nasales, auxquelles il forme une sorte d’auvent qui couvre leur partie antérieure. Malgré une foule de variétés , le nez présente en général la configuration d’une pyramide à trois pans , dont le sommet regarde en haut. Les deux plans latéraux offrent en bas un sillon courbe à concavité inférieure ; la face postérieure concave répond aux fosses nasales, elle est partagée en deux par leur cloison médiane. L’arête antérieure, ou dos du nez, se termine inférieurement par un angle arrondi qu’on appelle le lobe du nez; les deux bords latéraux se continuent avec les joues, dont ils sont séparés par un sillon plus ou moins profond. Le sommet ou racine du nez aboutit entre les deux yeux et sépare les sourcils. Enfin , la base est percée de deux ouvertures, les narines antérieures, qui sont isolées l’une de l’autre par la cloison des fosses nasales, et limitées en dehors par les extrémités libres des deux plans latéraux, appelées ailes du nez. Nous ne décrirons pas ici toutes les variétés de forme que peuvent offrir les nez, depuis l’aquiliu jusqu’au nez retroussé ou au nez camard : nous noterons seulement que ces différences de forme jouent un certain rôle dans la classification des races humaines. (Y. Races humaines.)
La charpente de l’organe qui nous occupe est constituée supérieurement par les os propres du nez et les apophyses montantes des os maxillaires supérieurs ; et inférieurement par des cartilages qui
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se continuent avec les os propres et concourent à former le lobe et les ailes, en circonscrivant ainsi les narines. Ces parties résistantes sont couvertes de muscles et d’une couche de tissu cellulaire plus ou moins riche en substance graisseuse. La peau qui sert d'enveloppe extérieure renferme une multitude de follicules sébacés, surtout au niveau des parties -latérales.
2° Les fosses nasales sont deux grandes cavités assez ordinairement symétriques , isolées l’une de l’autre par une cloison partie osseuse et partie cartilagineuse. Elles sont séparées de la cavité buccale par la voûte du palais, qui sert à former le plancher de leur paroi inférieure. La paroi supérieure est surtout constituée par l’ethmoïde et le corps jlu sphénoïde, et l’interne par la cloison. La paroi externe offre une configuration particulière qu’elle doit à trois lames osseuses se détachant de cette paroi, placées les unes au-dessus des autres, recourbées sur elles-mêmes en forme de volutes, et que l’on nomme cornets. En arrière , comme nous l’avons dit plus haut, les fosses nasales s’abouchent avec la cavité du pharynx, au moyen de deux ouvertures allongées de haut en bas et beaucoup plus grandes que les narines antérieures.
L’intérieur des fosses nasales est tapissé par une membrane muqueuse que l’on appelle membrane de Schneider , du nom de l’anatomiste qui l’a le premier décrite avec soin (1660), et d’autres fois membrane pituitaire . Elle s’adapte exactement à toutes les saillies que présentent les cornets, s’enfonce dans les différentes cavités , en formant ordinairement des replis valvulaires. Couverte d’un épithélium assez apparent, et munie de poils rudes et longs à l’entrée des narines , elle devient molle et pulpeuse dans les parties les plus profondes.
Les artères du nez proviennent de l’ophthalmique et de la faciale ; celles des fosses nasales dépendent égalemént de ces dernières, mais surtout de la maxillaire interne. Les veines suivent le trajet des artères, elles sont en général très-abondantes, ce qui explique la facilité des hémorrhagies nasales. Le facial ,1’ophthalmiquede Willis, le ganglion de Meckel, fournissent des nerfs au nez et aux fosses nasales ; il faut y joindre le nerf olfactif, qui se répand dans la membrane de Schneider, là surtout où elle est privée d’épithélium : c’est à ce nerf qu’on attribue la faculté de transmettre les sensations des odeurs. (V. Olfaction .)
Nez (Maladies du). Les maladies des organes dont nous venons de donner la description peuvent être partagées en deux sections : les maladies du nez et celles des fosses nasales.
§ I. Maladies du nez. — Le nez peut présenter plusieurs vices de conformation qui exigent des moyens de traitement. Ainsi, les ouvertures des narines peuvent être closes ou du moins fortement rétrécies ; cette lésion est ordinairement la suite d’un accident, tel qu’une brûlure, l’action d’un ulcère rongeant , etc. S’il y a occlusion , il faut ouvrir les narines avbc l’instrument tranchant, et, dans tous les cas , les maintenir écartées au moyen de corps dilatants, tels que l’éponge préparée, certaines racines, etc... L’absence du nez est un phénomène trèsrare , à moins que cette perte n’ait eu lieu par une blessure ou une maladie ; et, quand elle a lieu , on
doit se borner à faire usage d’un nez artificiel , à moins qu’on ne veuille avoir recours à uiie opération, la rhinoplasiie, dont nous parlerons plus loin. Très-souvent le nez est dévié : nous ne parlons pas de cette légère inclinaison à droite , qu’on attribue à l’habitude de se moucher de la main droite, mais de ces nez tortus et comme cassés, ce qui constitue une véritable difformité. On a essayé d’y remédiei ; au moyen d’un appareil spécial ; mais comme ce! appareil est très-gênant, et que le vice de conformation n’a d’autre inconvénient que d’altérer la régularité des traits, on peut, à moins qu’il ne s’agisse d’une jeune fille , laisser les. choses dans l’état où la nature les a mises. Quant aux gros nez , il faut également les respecter, et ne pas s’aviser, comme l’a fait un chirurgien étranger, de vouloir en retrancher une partie.
Les blessures du nez n’offrent rien de particulier, à moins qu’il ne s’agisse de ces cas dans lesquels une portion de l’organe a été séparée du tout dont elle faisait partie. Quand cela arrive , il faut ramasser le morceau détaché, le laver soigneusement avec de l’eau tiède , s’il a été souillé, et le réappliquer en le maintenant rapproché au moyen de bandelettes agglutinatives et de points de suture. Garengeot raconte l’histoire fort plaisante d’un soldat qui , se battant avec un ami , eut le nez si bien mordu par ce dernier, que le morceau fut emporté. Content de cet exploit , l’adversaire du soldat n’osa pousser sa fureur de cannibale jusqu’à dévorer ce malheureux nez; il le cracha par terre, le foula aux pieds, et s’enfuit. Le soldat, ne voulant pas abandonner sa vengeance et encore moins son nez, ramassa celui-ci, le jeta dans la boutique du chirurgien Galin , et courut après son ennemi. Galin, homme expérimenté , s’empressa de laver avec du vin chaud le nez qui lui était confié , et en attendit le légitime possesseur. Enfin . que vous dirai-je , le soldat revient , le fragment détaché est remis en place, maintenu avec un appareil, et il se recolle parfaitement... D’autres faits plus authentiques ont démontré la possibilité de ces sortes de greffes. Il convient donc d’agir comme nous l’avons dit en commençant.
Les fractures des os du nez exigent beaucoup de soins et d’attention de la part du chirurgien , afin que les pièces osseuses soient maintenues bien relevées, et que la consolidation se fasse sans trop de difformité. :
Des brûlures graves, des ulcérations de diverses natures, vénériennes , cancéreuses ou dartreuses, peuvent, malgré tous les soins appropriés, laisser à leur suite des pertes de substance très-considérables , voire même la perte de tout l’organe.
Ceci nous conduit directement à parler des restaurations du nez ou de la rhinoplastie. Cette opération consiste à refaire un nez détruit par un ! cause quelconque (blessure , brûlure , ulcère , gan-* grène, etc.), avec un lambeau de peau emprunté soit au bras, soit au front , soit aux côtés de la face. De là trois procédés principaux :
1° Les anciens, tels que Celse, Galien, etc., connaissaient l’art de restaurer les nez auxquels un accident quelconque avait fait éprouver une perte de substance. Leur méthode consistait à disséquer . de chaque côté de l’organe un lambeau quadrilatère qu’ils rapprochaient ensuite vers la ligne médiane.
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Cette manière d’agir a été reprise par les modernes et modifiée par eux : MM. Dieffenbach et Larrey l’ont surtout mise en usage. Mais elle n’est pas applicable à tous les cas , et l’espace que l’on peut recouvrir à l’aide des lambeaux latéraux n'étant pas très-considérable , il s’ensuit que la méthode de Celse n’est indiquée que dans les cas où la perte de substance n’est pas bien grande.
2° Plusieurs chirurgiens italiens du moyen âge et de la renaissance décrivirent un procédé entièrement nouveau , que les recherches et le travail spécial de Tagliacozzi ou Tagliacot ( ouvrage posthume publié en 1598) ont rendu célèbre.
La méthode italienne consiste à tailler sur le bras un lambeau de peau représentant le plus exactement possible la forme du nez que l’on veut reconstruire , mais tenant encore par sa base; puis , ayant rafraîchi les bords du nez détruit , on fait fléchir fortement le bras, de manière à lui faire toucher la face, et on accole la portion découpée , en appliquant la pointe entre les deux yeux, et les côtés sur le bord des narines. Un bandage maintient les parties dans cette position fatigante. Quand la réunion, favorisée par des points de suture, a eu lieu, on coupe la base du lambeau en la façonnant de manière à lui donner la forme de la pointe et des ailes du nez , on la sépare du bras qui redevient libre, et on réunit le reste flottant du nez artificiel à l’orifice des narines. Celles-ci sont , pendant assez longtemps , remplies d’une canule d’or ou d’argent, afin de leur faire prendre une forme rapprochée , autant que possible, de la forme normale. Benedetti, qui écrivait avant Tagliacot, a soin d’avertir que cette greffe résiste difficilement aux froids de l’hiver, et que le malade ne doit pas se moucher trop fortement , de peur que son nez ne lui reste dans la main. Cette méthode est aujourd’hui complètement abandonnée.
3° La mutilation du nez étant un supplice assez fréquemment usité dans les Indes , l’adresse et l’humanité des hommes qui s’occupent de l’art de guérir ont dû , comme toujours , venir en aide aux malheureuses victimes de la barbarie de leurs semblables. Larhinoplastie est donc pratiquée dans ces contrées de temps immémorial. Le procédé employé par les brahmes est, sans contredit , le plus simple et le meilleur. On dessine sur le front le modèle d’un nez dont la base touche aux cheveux et dont le sommet se confond avec la racine du nez mutilé. Ce patron est taillé et disséqué avec soin; puis, le renversant sur le visage et tordant le pédicule , on l’applique, au moyen de la suture, à la place de l’organe détruit. Quand la réunion a eu lieu , on coupe le pédicule tordu, afin de donner à la partie ainsi reconstruite une forme plus régulière. Nous ne parlerons pas des diverses modifications que MM. Graef de Berlin , Delpech, Lisfranc , Blandin, Dieffenbach, etc., etc., ont fait subir à cette méthode. Qu’il nous suffise de dire que c’est celle qui a été adoptée par les chirurgiens modernes qui ont cru devoir pratiquer la rhinoplaslie.
Que faut-il penser de la rhinoplastie ? A part certaines mutilations partielles qui peuvent être réparées facilement et sans danger, au moyen d’un petit lambeau pris dans le voisinage, il neconvient pas de pratiquer la rhinoplastie. Cette opération est
loin d’étre sans danger, eile n’a que trop souvent occasionné la mort. Les nez artificiels en argent, en fer blanc ou en càrton peint , peuvent être confectionnés avec tant d’habileté , qu’ils imitent à s’y méprendre l’organe qu’ils sont destinés à remplacer. Pour rendre l’application plus exacte et l’illusion plus parfaite, on peut les adapter avec des besicles , ou bien , pour cacher l’insertion inférieure , le sujet, si c’est un homme, laissera pousser ses moustaches. De cette manière, l’illusion est aussi complète que possible.
Différentes sortes de tumeurs peuvent avoir leur siège sur le nez ; elles exigent un traitement approprié à leur nature, sans rien offrir de spécial relativement à leur siège particulier.
§ IL Malaoibs oes fosses nasales. — L’inflammation de la muqueuse qui tapisse les fosses nasales a été traitée à part sous le nom de coryza ; nous y renvoyons donc le lecteur, et nous n’y reviendrons plus. Il en est de-même de l’hémorrhagie, dont l’histoire se trouve au mot Epistaxis. Enfin , nous avons parlé, à l’article Morve , des graves lésions dont les fosses nasales deviennent le siège pendant le cours de cette terrible maladie; il ne nous reste donc plus à parler ici que des ulcères des fosses nasales, ou ozènes , des polypes et des corps étrangers.
l° De l'ulcère. — Toutes les ulcérations de la membrane pituitaire ne sont pas des ozènes ; ce nom a été spécialement réservé aux solutions de continuité avec odeur fétide et écoulement peu abondant.
Les ulcères simples sont ordinairement occasionnés par une disposition scrofuleuse ou dartreuse, par des inflammations répétées , l’ablation d’un polype, la présence d’un corps étranger, etc. Ces ulcérations sont peu douloureuses, il y a plutôt du prurit que de la douleur proprement dite. Le suintement purulent qui se produit à leur surface se concrète sous forme de croûte , que le malade , excité par la démangeaison, arrache ordinairement avec les ongles, ce qui éternise la maladie et la rend plus rebelle. Pour guérir ces ulcérations on emploiera d’abord les émollients, soit en vapeurs, soit à l’état liquide , que l’on ferq renifler au malade, puis on aura recours aux lotions détersives plus ou moins astringentes ou toniques, suivant les cas.
Les ulcères vénériens (T. Syphilis ) réclament un traitement spécial. M. Bietta, dans les cas de ce genre , fait usage avec succès du calomel associé à la poudre de sucre candi, et respiré par prises , comme on fait de la poudre de tabac. Les affections cancéreuses et dartreuses, les caries, etc., exigent aussi des soins appropriés à la nature du mal.
L’ozèneou ulcère putride sans suppuration abondante a dés causes peu connues; on l’observe surtout chez les sujets qui ont , comme on le dit , le nez écrasé ; les scrofuleux y sont généralement assez sujets. Rien n’égale l’insupportable fétidité qu’exhalent les narinesfrappées dece genred’ulcère, et le nom d epunciis a été affecté aux personnes atteintes de cette désagréable infirmité. L’ozène est ordinairement très-rebelle. Des dérivatifs sur le tube digestif, des injections chlorurées , qui ont le double avantage d’agir comme désinfectant et comme cicatrisant , forment la base du traitement.
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