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On peut y joindre utilement des cautérisations avec le nitrate d’argent : peut-être obtiendrait-on quelque succès des prises de calomel à la méthode de M. Biett, ou d’un mélange de poudre inerte et d’un chlorure sec. Mais pour que l’on retire quelque avantage des moyens employés, il ne faut pas perdre trop tôt patience ; souvent ce n’est qu’après plus d’une année d’efforts persévérants que l’on est parvenu à triompher de ce mal opiniâtre.
2° Polypes des' fosses nasales. — Les polypes sont des tumeurs de diverses natures, ordinairement pédiculées, et se développant dans les cavités que tapisse une membrane muqueuse. Les fosses nasales en sont très-souvent le siège, et les différentes sortes de polypes admises par les auteurs (Y., pour les détails , le mot Polype ) peuvent s’y développer, mais non avec la même fréquence. Les polypes muqueux y sont les plus communs ; viennent ensuite les polypes fibreux et sarcomateux.
Rien n’est plus obscur que les causes de cette affection ; assez souvent on l’a vue survenir à la suite de fluxions inflammatoires fréquemment répétées : les auteurs rapportent un assez bon nombre de cas dans lesquels le développement de la tumeur a été précédé de violences extérieures ( coups, chutes, etc.).
Les symptômes offrent des différences suivant le volume du polype, et on peut , à cet égard, signaler plusieurs phases. Dans les premiers temps, ils gênent peu les malades , rendent seulement la voix nasonnée ; plus volumineux, ils embarrassent la respiration et nuisent à l’olfaction ; enfin, quand ils sont très-gros, qu’ils remplissent les fosses nasales, de graves désordres ont lieu. Les os de laface sont refoulés en dehors et défigurent hideusement la physionomie ; des douleurs vives dans les parties voisines se déclarent, et le malade peut succomber aux accidents nombreux qu’entraîne cette maladie, à moins que l’art ne vienne à son secours.
Les opérations proposées contre les polypes sont très-nombreuses: l’extirpation , la cautérisation , V excision, la compression, sont aujourd’hui abandonnées. ÏJ1 arrachement jouit, au contraire, d’une vogue méritée ; il consiste à saisir avec des pinces à mors la masse polypeuse, puis, à l’aide de divers mouvements de torsion , de traction , de va-etvient, etc., à l’extraire en brisant son pédicule. La ligature est employée pour les tumeurs bien nettement pédiculées et situées peu profondément; le génie chirurgical s’est évertué, depuis Levret, à imaginer une multitude d’instruments plus ou moins compliqués pour pratiquer cette petite opération. Il n’est pas rare de recourir simultanément à plusieurs de ces procédés pour arriver à une guérison radicale ou sans danger. Ainsi, il arrive de lier le polype et de le couper au-dessous du nœud; ou bien de l’arracher et de détruire le reste du pédicule au moyen de caustiques légers; l’hémorrhagie est arrêtée par les astringents, etc. C’est au chirurgien qu’il appartient de décider ce qu’il est convenable de faire dans tel cas donné.
, 3° Des cor^s étrangers de diverses natures peuvent être introduits accidentellement dans les fosses nasales; c’est ce qui arrive souvent aux jeunes enfants, qui mettent dans leur nez des pois , des noyaux, etc. Il faut d’abord tâcher de faire sortir le corps en engageant le malade à se moucher fortement, ou en le
faisant éternuer à l’aide d’une poudre sternutatoire. Si ces moyens ne réussissent pas, on ira chercher le corps étranger avec une pince appropriée , ou bien, suivant le cas, on le refoulera en arrière et on le fera tomber dans le pharynx : dans ce dernier cas , il faut bien prendre garde qu’il ne tombe dans le larynx , ce qui serait plus grava que l’accident auquel on veut remédier ; pour l’éviter, on fera faire d’abord une grande aspiration au malade, puis on l’engagera à faire des efforis comme pour aller à la selle, pendant qu’on repousse le corps étranger; de la sorte, le larynx se trouve fermé et à l’abri de toute invasion de la part de celui-ci. On a vu des pois, retenus dans les narines, pousser de longues racines et exiger des efforts considérables d’extraction.
J. -P. Beaude.
NHAKTBmoBA (6o^.) , s. m. , feuillea scanaens. C’est une plante grimpante qui croît dans les Antilles et dans l’Amérique du Sud, et qui a donné son nom à une nouvelle famille que l’on nomme Nhandirobées et qui fait partie de la diœcie pentandrie de Linné. Les parties de la plante dont on fait usage sont les amandes des graines contenues dans un fruit à écorce dure que l’on nomme dans les AntWlesboîteàsavonnelte, à cause desaforme et de son volume; ce fruit se divise en trois loges qui contiennent chacune huit à dix semences larges de 30 à 35 millimètres, que l’on nomme noix de serpent. C’est dans ces noix que sont renfermées les amandes, qui ont une couleurjaunâtre, et qui, par l’expression , donnent une huile fixe qui sert à l’éclairage ; son amertume extrême l’empêche d’être employée comme aliment.
Ces amandes sont, dit-on, un contre-poison trespuissant contre la morsure des serpents et contre les empoisonnements produits par le manioc et le mancenillier. M. Drapier a publie, en 1820, des expériences dans lesquelles il dit avoir arrêté chez des animaux l’empoisonnement produit par la noix vomique et la ciguë, en leur faisant prendre des amandes de nhandiroba; il suffit de broyer ces amandes avec un peu d’eau au moment de les ingérer, et au bout de quelques heures les symptômes disparaissent. Le nhandiroba est aussi vermifuge; il a été employé également contre les fièvres intermittentes ; on prétend qu’il a des propriétés vomitives chez les animaux. Les noix de ce fruit ne conservent, dit-on, leurs propriétés que pendant deux années après leur récolte. J. B.
mcKEB (cAm.), s. m. C’est un métal blanc, attirable à l’aimant, presqueinfusible ànos feux de forge, qui fut découvert en 1754 par Cronstedt; il existe dans la nature combiné avec l’arsenic, dont on le sépare par la voie humide. Le nickel et ses composés ne sont pas employés en médecine; allié avec le cuivre, il forme le maillechort, métal blanc trèsemployé aujourd’hui.
iîîcoïïawe (bot.), s. f. (Y. Tabac.)
NiÉEEaBRONN ( Eaux minérales de) ( thérap .). Niéderbronn est une petite ville du département du Bas-Rhin, située à 9 lieues de Strasbourg et 4 lieues de Haguenau : sa population est de 2,500 habitants ; elle est située dans un vallon agréable et d’un site pittoresque, qui offre des promenades très-frequentées dans la saison des eaux. L’eau de Niéderbronn est saline et ferrugineuse; sa température est 17°5 centigrades ; elle est limpide en sortant de terre, mais