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elle lie tarde pas à devenir d’une nuance louche et jaunâtre, qui tient au carbonate de chaux et de fer qu’elle abandonne par le dégagement de la petite proportion d’acide carbonique qui entre dans sa composition; elle laisse déposer une couche jaunâtre et ocracée. Cette eau a une saveur saline assez agréable, mais qui laisse un arrière-goût un peu fade; elle a une odeur faible que l’on a comparée à celle de l’argile humide, et ne dissout pas le savon.

Il existe deux sources qui sont situées.sur la promenade, et peu distantes l’une de l’autre. L’eau est reçue dans des bassins en pierre ; la quantité fournie est de plus de trois hectolitres par minutes. L’analyse faite par M. Robin en 1835 a donné les résultats suivants : gaz azote, 18 millilitres; acide carbonique, 0,10; chlorure de sodium, 3 grammes, 158; chlorure de calcium, 0,784 ; chlorure de magnésium , 0,224; sulfate de magnésie , 0,113 ; carbonate de chaux, 0,242; carbonate de fer, 0,0089 ; id. de magnésie, 0,006 ; id. de manganèse, des traces.

Les eaux de Niéderbronn s’administrent en boisson et en bains ; dans le dernier cas, on en élève la température en les faisant chauffer dans des chaudières de fonte de fer. Ces eaux , légèrement excitantes, sont surtout recommandées dans les affections du bas-ventre, qu’elles aient leurs causes dans une altération du tube digestif ou dans l’engorgement des autres organes contenus dans l’abdomen. C’est surtout lorsqu’il n’existe plus de tendance vers l’état inflammatoire, quê ces eaux sont plus efficaces; elles conviennent lorsqu’il y a atonie ou un état nerveux des organes malades. On les emploie aussi dans la leucorrhée , la chlorose, les catarrhes de vessie , les maladies de la peau , les scrofules et les affections nerveuses générales; dans les rhumatismes et les tumeurs des articulations. Elles sont encore indiquées dans les affections du cœur, les maladies des gros vaisseaux, et chez les individus pléthoriques. La quantité d’eau à prendre en boisson est de trois à quatre verres pendant la promenade du matin. Il n’y a pas d’établissement pour les bains, ils se prennent dans les chambres des hôtels. La saison des bains commence le 15 mai et finit le 30 septembre. La durée d’un traitement est d’au moins seize jours. J.-P. Beaude.

miborecx ( palh .) , adj. ( nidorus , de nidor ) qui signifie l’odeur forte d’une substance qui brûle. On donne en médecine ce nom aux substances qui ont une odeur de matière corrompue ou de matière animale brûlée : c’est une odeur produite par le dégagement d’un mélange de gaz hydrogène sulfuré et d’ammoniaque.

'iSiEXÆE [bol.), s.f. [nigella).On donne le nom de nielle , ou mieux de nigelle, à un genre de plantes de la famille des Renonculacées , section des Helléboracées, polygynie pentagynie , qui renferme plusieurs espèces, dont la plus commune dans nos climats est la nielle des blés, nigella arvensis. Cette plante, qui croît dans les moissons, a une jolie fleur d’un gris bleu tendre ; sa tige est haute de deux à trois pieds, son feuillage est fin et élégamment découpé. Les graines, noires, sont assez fortement excitantes ; elles ont la saveur du poivre, et , dans quelques localités , on les emploie pour remplacer ce condiment , ce qui a fait donner à la plante le nom de poivrette. Cette espèce est peu

employée en médecine; on en a fait usage quelquefois comme sternutatoire.

Deux autres espèces de nielle sont encore employées : l’une, la nigelle de Damas, JV. damascena, qui croît dans le midi de la France, où elle est connue sous les noms de patte d’araignée , de cheveux de Vénus. Elle est aussi cultivée dans les jardins, à cause de l’élégance de ses fleurs et de.son feuillage. Ses semences , d’une odeur aromatique qui rappelle celle de la fraise , ont été employées j en médecine comme fortifiantes, carminatives, diuj rétiques et emménagogues ; on les donnait en infusion vineuse dans les catarrhes, l’asthme , la céphalalgie, et pour rétablir la menstruation. L’autre, la N. sativa, estconnue enÉgypte sous le nom de liabe sodé , et elle est jetée sur le pain en poudre grossière pour lui donner un goût aromatique qui en favorise la digestion. Dans le Hanovre, on en met, dit-on, dans les ragoûts , et on lui donne le nom de toute-épice. Elle entre aussi dans la composition du sirop d’armoise. J. B.

mmx aibîtm ( chim .) , nom latin donné à l’oxyde de zinc obtenu par sublimation. (Y . Zinc.)

ktithate ou azotate [chim.], s. m., composé d’acide nitrique [azotique] et d’une base salifiable. Tous les composés de ce nom sont décomposés par la chaleur rouge et laissent pour résidu , tantôt l’oxyde, qui est uni à l’acide, tantôt le métal. Si la température est moins élevée , il peut rester dans le vase où la décomposition a lieu un hyponitrite. Tous les nitrates placés sur un charbon ardent en activent la combustion. Tous sont décomposés par l’acide sulfurique, qui en dégage de l’acide nitrique sous la forme de légères vapeurs blanches. Si, après les avoir humectés et mélangés avec du cuivre , on les traite par ce même acide, on obtient, au lieu de vapeurs blanches , des vapeurs rouge-orangé (acide nitreux).

Tons les nitrates sont solubles dans l’eau; cependant il faut eu excepter certains nitrates avec excès de base. Plusieurs de ces nitrates sont employés dans la pratique médicale. Ainsi, le nitrate de potasse est administré comme diurétique à la dose de 10 à 15 décigrammes. Le nitrate de mercure est employé comme caustique; il en est de même du nitrate d’argent. Le nitrate d’ammoniaque, qui n’est pas employé comme médicament , sert à préparer un gaz dont les effets sur l’économie animale sont assez curieux pour qu’il trouve sa place dans cet article ; je veux parler du protoxxjde d’azote , nommé aussi gaz hilariant ( oxydule d’azote).

Ce gaz est transparent, inodore, incolore; il a une légère saveur sucrée , appréciable surtout lorsqu’il est dissous dans l’eau. Il est le seul des corps gazeux qui partage avec l’oxygène la propriété de rallumer une bougie qui présente un point en ignition lorsqu’on la plonge dans son atmosphère. Les corps simples avides d’oxygène, tels que le sou-, fre , le phosphore ou le charbon, brûlent dans ce) gaz si leur température est élevée , en absorbant ! son oxygène. On le prépare en chauffant du nitrate d’ammoniaque dans une cornue , à laquelle on adapte un tube recourbé qui vient se rendre sous l’eau , ou mieux encore sous le mercure.

L’action du protoxyde d’azote sur l’économie animale est très-remarquable : un grand nombre

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