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d'individus qui l’ont respiré prétendent qu’il a produit chez eux le besoin de rire aux éclats, sans pouvoir y résister. D’autres , au contraire , ont éprouvé des douleurs de tête assez violentes pour que ce besoin ne se soit pas manifesté. Ce qu’il y a de certain , c’est qu’il agit fortement sur le système ner veux. Ce gaz fut découvert par Priestley en 17 72, deux ans avant que ce chimiste n’eût fait la découverte du gaz oxygène.

L’azote se combine avec l’oxygène en plusieurs proportions. Nous nous sommes déjà occupé du bioxyde (Y. Azote) et du protoxyde ; nous devons maintenant faire connaître les caractères des acides que ce corps forme avec l’oxygène. Ces acides sont au nombre de trois :

1° L’acide hyponitreux (hypoazoteux, azoteux), dont nous ne devons nous occuper que pour établir son existence ; 2° l’acide nitreux (azoteux, hyponitrique) ; 3° l’acide nitrique (azotique®

NITREUX (Acide) , s. m. ( acide azoteux, hyponiirique). C’est l’acide qui se dégage sous la forme de vapeurs rouge-orangé quand on verse de l’acide nitrique sur certains métaux : le cuivre, le fer, l’argent, par exemple. Ces vapeurs sont connues sous le nom de vapeurs rutilantes , qu’il ne faut pas confondre avec le gaz bioxyde d’azote ou gaz nitreux , qui ne devient orangé que lorsqu’il est en contact avec l’air, dont il absorbe l’oxygène à la température ordinaire. Cet acide peut être obtenu à l’état liquide, et même à l’état solide, à 20° — 0° thermomètre centigrade ; alors il est incolore. Il est liquide et jaune fauve à 10° — 0°. Il se colore en jaune orangé si on élève sa température à 15°-j-0° ; et si on le chauffe davantage, sa coloration devient plus foncée.

Agité avec de l’eau , il devient vert ou bleu , et laisse dégager des vapeurs rutilantes avec bouillonnement. Si la quantité d’eau est assez grande , il se décolore et est transformé en acide Ditrique. Il n’est pas employé en médecine ; néanmoins il pourrait agir comme un puissant escharotique.

On le prépare en chauffant dans une cornue de grès ou de verre lutée du nitrate de plomb bien desséché , et en recevant les vapeurs qui se dégagent dans une éprouvette bien sèche, entourée d’un mélange réfrigèrent fait avec du sel marin et de la glace pilée.

NITRIQUE (Acide) ( ehim .), s. m. {acide azotique, eau forte) . Il est liquide , transparent et incolore lorsqu’il est pur, mais il peut avoir une couleur légèrement jaunâtre lorsqu’il a été exposé à la lumière ou lorsqu’on se l’est procuré dans le commerce. C’est de tous les composés d’azote et d’oxygène le plus oxygéné. Il est toujours hydraté, et ne peut être privé d’eau sans se décomposer. Son odeur, quoique faible, se rapproche un peu de celle «mise dégage lorsqu’on met de l’eau forte affaiblie sur le cuivre. Il rougit fortement la teinture de tournesol , et tache la peau en jaune eitrin après quelque temps de contact. Cette coloration devient orangée par le contact de la potasse ou d’une dissolution de savon. Ce changement de couleur, opéré par la potasse ou l’eau de savon, est essentiel à connaître dans les cas d’empoisonnement par cet acide, qu’ïl soit volontaire, accidentel ou criminel. En effet, presque toujours on remarque sur les lèvres , les mains ou d’autres parties du corps , des taches

jaunes dont il est facile de reconnaître la cause en les humectant avec l’eau de savon ou la potasse, A l’aide de ce caractère, on est à même de pouvoir administrer le contre-poison.

L’acide nitrique est décomposé à froid par le cuivre , le fer , l’étain , etc. ; le contact de ces corps donne lieu à un dégagement de vapeurs rougeorangé. Le même phénomène a lieu si on le chauffe avec du charbon, du phosphore ou du soufre; c’est le seul acide incolore qui ait cette propriété.

On prépare l’acide nitrique en chauffant le nitrate de potasse ou celui de soude avec l’acide sulfurique, dans des appareils distillatoires. Le produit distillé , pour être pur , doit être soumis à l’action du nitrate d’argent qui en sépare tout le chlore qu’il pourrait renfermer.

Cet acide est employé en médecine comme caustique, surtout pour détruire les cors et les verrues. Mais il ne doit être appliqué que par le médecin, et avec beaucoup de précautions. La limonade nitrique, quoique très-diurétique , est, je crois , abandonnée maintenant. L’acide nitrique agit comme poison irritant : les symptômes de cet empoisonnement sont les mêmes que ceux qui se remarquent dans l’empoisonnement par les autres acides. Son traitement consiste à neutraliser l’acide parla magnésie délayée dans l’eau , ou par une dissolution de savon, et à favoriser l’expulsion des matières par le vomissement. Les symptômes inflammatoires doivent être combattus par l’emploi des antiphlogistiques énergiques et par les adoucissants.

O. Lesukur,

Chef des travaux chimique s à la faculté de médecine de Paris.

mitre (ehim.), s. m.; c’estle nitrate de potasse. {Y. Nitrate.)

noctambule (^AysfoL), s.m», c’estle synonyme de somnambule. (V. ce mot.).

NODOSITÉ . (V.Nodus.)

mosos {pat h.) , s. m., mot latin qui signifie noeud , par lequel on désigne de petites tumeurs qui se forment dans le trajet des tendons ou des aponévroses ; on a donné aussi ce nom aux petites concrétions tophacées qui se forment autour des articulations affectées de goutte. Ce mot est souvent remplacé par celui d e, nodosité, qui est plus francisé.

mœbi \[chir.), s. m. On donne en chirurgie le nom de nœud d’emballeur à un bandage employé pour comprimer l’artère temporale lorsqu elle a été ouverte , soit dans l’artériotomie , soit par accident.. On emploie pour faire ce bandage une bande d’environ cinq aunes , roulée à deux globes , dont le milieu est appliqué sur la tempe opposée au côté malade, et les chefs sont ramenés horizontalement en avant, de manière à se croiser sur le Lieu de la plaie, préalablement couverte d’agaric et de charpie , à la manière dont les emballeurs croisent les cordes qui entourent un ballot , ou comme on croise une ficelle autour d’un paquet ; les deux chefs ou globes de la bande se trouvent alors dirigés l’un vers le sommet de la tête , et l’autre vers le menton , perpendiculairement à la direction qu’ils avaient d’abord : puis , après avoir fait le tour de la tête dans cette nouvelle direction , les deux globes sont ramenés à la hauteur de la plaie, où un nouvel entrecroisement comme celui que nous avons^Iéjà tndi-

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