NOI
qué leur fait reprendre la direction horizontale autour de la tête qu’ils avaient avant en passant sur le front et sur l’occiput. La succession et la superposition des nœuds qui résultent de ces entrecroisements forment une compression assez forte sur la plaie pour arrêter une hémorrhagie. Les bouts ou les chefs de la bande sont ensuite fixés avec des épingles. Trois nœuds produisent une compression suffisante.
On donne le nom de nœud du chirurgien à un nœud dans lequel on passe deux fois le fil dans la même anse; mais ce nœud , qui est sujet à se relâcher, est peu employé aujourd’hui : il est encore usité cependant par quelques chirurgiens , comme premier nœud dans la ligature des grosses artères; il offre l’avantage de se relâcher moins promptement que le nœud simple, peudant que l’on passe le fil dans l’anse pour pratiquer le second nœud de la ligature. J. B.
noirprum. (V. Nerprun.)
NOISETTE (bot.) , s. f. C’est le fruit du noisetier ou coudrier, CoryIus(L.), famille des Amentacées (J.), Cupulifèrcs de Rich.
Botaniquement parlant, c’est la noix proprement dite , c’est-à-dire un péricarpe sec , enveloppé en partie d’un involucre , et qui ne s’ouvre pas lors de la maturité. Sa forme est , suivant les espèces , ronde ou ovoïde, presque toujours déprimée vers la base, et aiguë au sommet. L’enveloppe ou péricarpe externe est sec et osseux. L’amande qu’il enveloppe est bilobée , émulsive lorsqu’elle est récente , huileuse lorsqu’elle est sèche, d’une saveur douce , quelquefois amère. Réduite en farine , elle forme une poudre connue en parfumerie sous le nom inexact de pâte d’amande. Si on soumet cette farine à la presse, elle fournit une huile d’une saveur douce qui , dans certains cas, peut remplacer l’huile d’olives , et dont on préconise l’usage pour faire croître les cheveux ; c’est à ce titre qu’elle entre dans la composition de X huile de macassar. Si elle jouit sous ce rapport de quelques propriétés, elle les doit évidemment à son extrême fluidité.
noix (bot.), s. f., fruit du noyer roya.\;(juglans regia, L.), famille des Térébinthacées (J.)
Ce fruit est formé d’une première enveloppe ou péricarpe lisse, charnue, d’une saveur âpre : c’est le brou (putamen) ; d’un endocarpe osseux à sillons réticulés , qui renferme une amande divisée en quatre lobes bien tranchés , réunis par couples , et enveloppés d’une membrane mince dont la saveur est très-amère.
La noix commune est originaire de la Perse ; l’arbre qui la fournit y existe encore dans son état sauvage, et y forme des forêts presque entières. Ce fruit était connu des Romains ; il y a même lieu de croire qu’ils possédaient notre grosse variété. Pline attribue aux diverses parties qui composent la noix des propriétés dont l’efficacité est trop contestable pour que nous croyions devoir les mentionner ici ; elles sont d’ailleurs en contradiction avec leurs principes constituants.
Chacune des parties qui composent ce fruit si utile contient des principes particuliers et jouit conséquemment de propriétés différentes. Le brou ou partie charnue contient une matière colorante