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neux à travers la pupille, qui est trop resserrée pen dant le jour.

Les affections nerveuses, le séjour dans les mines et dans les cachots, peuvent aussi occasionner la nyctalopie.

Traitement. — Moyens légèrement antiphlogistiques et calmants ; usage de lunettes vertes ; exposition graduelle à une lumière rendue plus vive, relativement à la diminution de la sensibilité. Lorsque l’iris est trop irritable, on applique sur l’œil une faible dissolution aqueuse d’extrait de jusquiame ; si la nyctalopie présente quelques symptômes de périodicité , il faut recourir au quinquina et à ses préparations , comme nous l’avons dit pour l’héméralopie. Enfin, la nyctalopie symptomatique se traite par les moyens qui conviennent aux maladies qui lui ont donné naissance. S. Fürnari.

nymphéa \bot. et mat. méd .) , s. f. C’est un genre de plantes aquatiques qui a donné son nom à une famille naturelle, les Nymphacées , placée par Jussieu entre les Renonculacées et les Papavéracées. Le nom de ces plantes , si remarquables par leurs belles fleurs et leurs larges feuilles , leur vient de leur habitation au milieu des eaux douces. Ces plantes sont vivaces, et elles étalent à la surfaae des eaux leurs belles feuilles et leurs jolies fleurs, dont quelques-unes ont jusqu’à six et huit pouces de diamètre; leur couleur varie du blanc au jaune et au beau bleu d’azur; leur racine est une souche souterraine, horizontale et charnue , d’où naissent des feuilles cordiformes et arrondies portées sur de longs pédoncules, dont l’étendue varie suivant la profondeur des eaux. Les fleurs, portées également sur un long pédoncule uniflore, ont un calice coloré, pétaloïde, inséré ainsi que les étamines sur la partie inférieure et externe des parois de l’ovaire; les étamines sont nombreuses, et se changent, par des dégradations successives, en sépales. L’ovaire est globuleux et recouvert par les étamines et les sépales ; il se termine par un stigmate sessile, palmé et rayonné ; il présente plusieurs loges polyspermes. Le fruit est globuleux, charnu, et renferme un grand nombre de graines éparses dans la pulpe. Les espèces les plus remarquables sont les suivantes :

Le Nymphéa blanc, Nymphœa alla , nénuphar officinal , lis des étangs ; il est remarquable par ses belles Heurs blanches et ses larges feuilles, qui viennent s’épanouir à la surface de l’eau ; les racines, qui sont véritablement des tiges grosses comme le bras, sont aqueuses, spongieuses, tortueuses et jaunâtres; elles contiennent une quantité assez considérable de fécule; c’est, avec les semences, les seules parties usitées de la plante. Les feuilles, d’abord roulées, viennent ge développer à la surface des eaux durant l’été , puis se replient et rentrent sous l’eau pendant l’hiver. Les fleurs sortent de l’eau vers sept heures du matin et s’épanouissent à sa surface, puisse referment et se replongent vers quatre heures du soir. C’est à l’action de la lumière que l’on doit ces phénomènes, qui sont modifiés par l’action d’un ciel couvert etnébuleux. La racine du nymphéa blanc a une saveur d’abord mucilagineuse, mais qui laisse bientôt un goût amer et désagréable. Elle est composée, suivant M. Morin, d’amidon, de muqueux, d’une combinaison de tanin et d’acide gallique, d’une matière végéto-animale, de la résine, d’une matière

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grasse, de divers sels de chaux , d’acide tartrique , de sucre cristallisé, de muriate d’ammoniaque et de l’ulmiue.

Il est facile de voir, par cette composition, que le nénuphar était loin de remplir les conditions que l’on espérait obtenir par son usage, lorsqu’on l’administrait aux pieux cénobites pour amortir les désirs de l’amour. Desbois de Rochefort, qui l’a vu encore employé dans les couvents, dit que, loin de produire l’effet que l’on en attendait, il ne faisait souvent qu’accroitre encore l’excitation. C’est dans Pline et Dioscoride que l’on trouve les premières indications decetteplante comme anti-aphrodisiaque. Sans doute que son habitation au milieu des eaux est la principale cause qui lui a fait supposer les propriétés dont on l’a cru si longtemps douée , mais dont l’expérience a fait justice.

La racine du nymphéa sert d’aliments à plusieurs peuples . les Tartares en retirent une fécule très-alimentaire; et l’on n’a pas vu , disent Mérat et Delens, qui citent ce fait rapporté par Pallas, que cette alimentation nuisît à leur fécondité.

On a également attribué au nénuphar une propriété hypnotique qui n’est également rien moins que prouvée. Les graines , disait-on , jouissaient aussi de cette même propriété de provoquer le sommeil ; mais leur vertu, à cet égard, n’est pas mieux démontrée que celle de la racine. Cette racine, pilée et appliquée fraîche sur la peau, y détermine la vésication; coupée par tranches et appliquée sur la plante des pieds , elle aurait , selon Dethording, guéri des fièvres intermittentes. La racine s’emploie, à la dose de deux gros à une once, en décoction dans deux litres d’eau. On prépare aussi un sirop avec cette racine. Quoique Cullen ait dit que le nénuphar pouvait être rayé de la matière médicale , il est certain que cette plante n’est pas sans action ; elle eststimulante et légèrement amère, et l’on pourrait en retirer des avantages dans les cas où cette médication est indiquée. Les Turcs préparent avec les fleurs du nymphéa une eau distillée qu’ils emploient comme cosmétique.

Le Nymphéa jaune, N. lutea, nénuphar jaune, petit nénuphar; il croît aûssi dans nos contrées, mêlé au milieu des eaux avec le précédent ; ses fleurs sont jaunes, plus petites, et leur calice est divisé en cinq parties au lieu de quatre. On n’en fait point usage en médecine ; en Suède, sa racine pulvérisée est, dit-on, mêlée dans le pain, et les feuilles servent de fourrage pour les bestiaux.

Le Nymphéa lotos, N. lotus , est le fameux lotos des anciens qui croît dans les eaux du Nil, et dont on voit les belles fleurs surmonter la tête des dieux et des rois d’Egypte. Les racines servent en core d’aliment aux Egyptiens modernes , comme elles en ont servi aux anciens; on les mange fraîches ou sèches, crues ou cuites; elles ont, dit-on, dans ce dernier état, le goût de nos pommes de terre, et servent à la nourriture du petit peuple.

Le Nymphéa nelumbo, Nelumbum speciosum , nélumbo, fève d’Egypte, lis rose du Nil, est remarquable par ses belles fleurs roses odorantes ; il croissait autrefois dans le Nil , et aujourd’hui on ne le retrouve plus que dans l’Inde, à la Chine, en Perse, et dans les îles de la mer de l’Inde. Ses graines, qui ont la grosseur d’une noisette, contiennent une amande qui est mangée comme aliment. Delà lui est

venu son nom de fève d’Egypte ou fève Pontique. En Egypte, on en faisait du pain. On administre également dans l’Inde ses semences, mêlées au sucre, comme une substance nourrissante et de facile digestion dans la diarrhée et le marasme. La racine est employée comme adoucissante et diurétique.

J. -P. Beaude.

snrMPHES [anal.), s. f. p.On donne ce nom aux petites lèvres de la vulve; les anciens l’ont quelquefois employé comme synonyme de clitoris. (V. Vulve.)

WYMPEOM&MIE ( pathol . int.), s. f. (du grec nymphè , nouvelle mariée, et marna fureur, passion; passion des nouvelles mariées ; d’autres font provenir ce mot de nymphai , les nymphes ( annexes des organes externes de la génération), et de mania , passion, pour exprimer le siège des plaisirs que recherchent les femmes affectées de la nymphomanie). Quoi qu’il en soit, ce mot désigne un désir effréné., insatiable, des jouissances vénériennes ; il est exclusivement applicable aux femmes , et synonyme de fureur utérine , d’hysléromanie, d’andromanie (passion pour les hommes ) de quelques auteurs.

Il ne faut pas confondre la nymphomanie avec la manie érotique. Yoici comment Esquirol trace le tableau différentiel de ces deux sortes d’affection :

« L’érotomanie diffère essentiellement de la nymphomanie et du satyriasis (Y. ce mot). Dans celleci , le mal naü des organes reproducteurs dont l'irritation réagit sur le cerveau; dans l’érotomanie, l’amour est dans la tête. La nymphomane et le satyriasique sont victimes d’un désordre physique; l’érotomaniaque est le jouet de son imagination. L’érotomanie est à la nymphomanie et au satyriasis ce que les affections vives du cœur, mais chastes et honnêtes, sont au libertinage effréné : tandis que les propos les plus sales , les actions les plus honteuses , les plus humiliantes , décèlent la nympho* manie et le satyriasis , l’érotomaniaque ne désire , ne songe pas même aux faveurs qu’elle pourrait prétendre de l’objet de ses folles tendresses ; quelquefois même son amour a pour objet des êtres inanimés. » (Esquirol, Des maladies mentales, tom. xiv, p. 32; Paris, 1828.)

Ainsi, pour Esquirol, la nymphomanie serait toujours symptomatique d’une vive irritation de l’appareil génital. D’autres , au contraire , ont rangé cette affection dans la classe des vésanies ou aliénations mentales , et en ont placé le point de départ dans le cerveau. Eh bien ! comme ii arrive si souvent, quand deux opinions opposées sont en présence, ces deux manières de voir sont vraies. Ainsi , chez certaines femmes, la nymphomanie est idiopathique ou essentielle, c’est-à-dire qu’elle a son point de départ dans le cerveau ; chez d’autres, elle est symptomatique d’une affection, soit de la matrice, soit des organes génitaux externes.

La première forme se montre spécialement chez les femmes jeunes ou à l’âge de retour, d’une constitution nerveuse très-prononcée, ou d’un tempérament sanguin. La fréquentation de personnes d’un autre sexe, une continence forcée , un amour violent dédaigné ou contrarié, une imagination ardente excitée encore par des lectures érotiques, la contemplation d’imageslascives, telles sont les causes qui peuvent produire la nymphomanie essentielle.

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Quant à la seconde forme , elle se montre dans des cas de phlegmasies chroniques, de cancers et autres altérations organiques de l’utérus; le prurigo de la vulve ou l’affection des follicules vulvaires, si bien décrites par M. Robert, peuvent lui donner naissance. Enfin, l’excitation répétée des organes génitaux par la masturbation ou l’abus du coït peuvent amener les mêmes résultats.

On comprend que l’activité de ces différents ordres de causes est encore augmentée par une nourriture trop substantielle, le coucher trop longtemps prolongé dans un lit chaud etmou, l’usage fréquent de lavements irritants, etc.

Quelquefois la nymphomanie éclate subitement , surtout dans les cas où elle dépend d’une affection du cerveau , mais ordinairement elle survient peu à peu.

On ne s’attend sans doute pas à ce que nous déroulions ici le hideux tableau des transports auxquels se livrent les femmes atteintes de la fureur utérine. Imaginez tout ce que le désordre des sens peut offrir de plus révoltant, de plus obscène, etvous n’aurez qu’une idée encore imparfaite des égarements auxquels cette maladie entraîne les femmes les plus chastes autrefois et les plus réservées.

Ce n’est plus une ardeur dans les veines cachée,

C’est Vénus tout entière à sa proie attachée !

L’homme qu’elles poursuivent de leurs provocations veut-il s’y soustraire, elles se mettent en fureur, elles le mordent, le battent; cède-t-il, sa vigueur est impuissante à éteindre une ardeur aussi brûlante et que rien ne peut assouvir , et , comme la Messaline de Juvénal, lassata viris necdùm satiata récessif.

Quand la nature, par une crise favorable, ou l’art, par des moyens habilement combinés, ne parviennent pas à comprimer cette étrange maladie , la nymphomane tombe peu à peu dans un état de langueur, d’épuisement , et succombe dans le marasme. (Y. ce que nous avons dit, au mot Incontinence, du danger des abus vénériens. )

Personne n’a mieux que l’illustre P. Frank indiqué les différentes variétés de traitement que

réclame (a nymphomanie, suivant la différence des causes qui ont présidé à son développement. C’est donc d’après cet auteur que nous parlons ici. On combat, dit-il, l’irritation nerveuse par les délayants, les anti- aphrodisiaques, tels que la ciguë, l’eau distillée de bourgeons de saule ou de laurier-cerise. Les bains tièdes conviennent lorsque l’érétisme se joint à un excès de force ; les bains froids sont utiles dans le cas de faiblesse ; cependant on réussit quelquefois en faisant alterner les bains tièdes et les bains froids, sans égard pour la constitution des malades. La disposition inflammatoire doit être attaquée par la saignée, l’application des sangsues aux lombes , et les autres antiphlogistiques. Après avoir combattu les lésions vitales , et éliminé les causes de la maladie, on cherche à provoquer des crises artificielles par les urines, les selles, la peau , etc. Le mariage a guéri ou plutôt confirmé plus d’une guérison; mais il faut le différer chez les personnes épuisées par les excès vénériens ou dont les parties génitales sont enflammées. Dans le premier cas, on a besoin de réparer la constitution par les restaurants et les toniques ; dans le second, il faut apaiser l’état inflammatoire. Dans toutes les espèces de nymphomanie , les distractions sont indispensables ; on dirige les idées vers des objets capables de les fixer, comme la religion, les sciences, etc. La malade doit fuir la compagnie des hommes et se former une société de personnes du sexe les plus vertueuses. Les voyages, l’habitude de la campagne, la culture des champs ou d’un jardin, peuvent opérer une heureuse diversion. On a conseillé l’amputation du clitoris, mais cette opération n’est indiquée que dans certaines conditions spéciales de volume, de longueur, etc. E. Beaugband.

ntttmphotomie ( chir .) , s. f. C’est une opération qui consiste dans l’ablation d’une portion des petites lèvres, qui, quelquefois, sortent de la vulve. Cette opération est très-souvent employée en Orient, et surtout en Egypte , où les femmes ont un prolongement parfois excessif de ces organes. Quel-

Iques auteurs ont donné le nom de nymphotomie à l’ablation du clitoris, qui était souvent désigné sous le nom de mytnpha . J. B.

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obésité (physiol.), s. f. , obesitas, de obesus, j gras . C’est une accumulation de graisse dans le tissu cellulaire qui détermine un excessif embonpoint. Les mots embonpoint, corpulence, obésité , polysarcie, sont des synonymes à différents degrés de la même disposition: autant le premier état, dans des limites convenables, est compatible avec la santé, et même en est un des signes , autant l’extrême embonpoint est nuisible ; presque toujours il indique une perversion dans les fonctions de la nutrition, un défaut d’équilibre entre l’exhalation et l’assimilation.

> Au mot Nutrition , on a vu de quelle manière s’exerce cette fonction ; on a compris qu’il existe un roulement continuel entre les diverses molécules qui concourent à notre organisation ; que les unes sont assimilées, tandis que les autres sont reprises par la circulation pour être rejetées au dehors. Que l’équilibre cesse entre ces deux fonctions, que l’exhalation soit lente tandis que l’assimilation conserve son activité , vous avez alors une accumulation de graisse dans les cellules du tissu cellulaire; que le phénomène opposé se manifeste, que l’exhalation soit active et l’assimilation insuffisante , il se manifeste alors l’amaigrissement, qui peut aller jusqu’au marasme. (Y. ce mot.)

Il reste maintenant à se demander pourquoi ce défaut d’équilibre, entre les deux principales fonctions de la nutrition ou de la vie, se résout par une augmentation ou une diminution du tissu adipeux ou de la graisse dans l’économie ; pourquoi enfin tous les autres tissus ne participent-ils pas à cette augmentation ou à cette diminution de volume. C’est que la graisse paraît être chez les animaux une matière mise en réserve pour servir à la nutrition dans le cas d’insuffisance de l’alimentation : une alimentation abondante détermine une accumulation de graisse qui disparaît sous l’influence de l’abstinence. Les animaux hibernants , ceux qui passent l'hiver dans l’engourdissement , sortent au printemps très-maigres de leur tanière, tandis qu’ils y sont entrés tres-gras : pendant ce temps ils ont vécu , comme on le dit vulgairement , de leur grais>e; elle seule a suffi pour satisfaire aux phénomènes nutritifs, à la vérité languissants, qui ont eu lieu pendant ce long sommeil. ( Y. Graisse. )

Une alimentation substantielle dans la composi-

x. II.

tion de laquelle entrent les viandes, les céréales et les légumes faiineux, favorise chez l’homme, avec le repos, l’accumulation de la graisse; les bains tièdes , le massage, la tranquillité de l’âme, concourent aussi au même résultat. On a remarqué que les personnes qui exercent certaines professions sont plus disposées à l’embonpoint que d’autres : ainsi, les bouchers, les charcutiers , soit parce qu’ils ont un régime plus animalisé , soit, comme le pensent certains physiologistes, parce qu'ils sont habituellement dans une atmosphère chargée d’émanations animales. Nous ne croyons pas que cette dernière cause ait une grande valeur, car nous avons vu des garçons bouchers qui vivent dans les abattoirs, au milieu d’une atmosphère chargée constamment d’émanations animales, ne pas présenter cependant un embonpoint très marqué.

Il est prouvé par l’expérience qu’une alimentation animale abondante , jointe au peu d’exercice, contribue puissamment à accroît! e l’embonpoint. Bien que cette règle souffre quelque exception, c’est surtout chez les personnes qui ont une vie succulente et oisive que l’on voit la graisse se développer. L’on sait que les Turcs, chez lesquels l’excessif embonpoint des femmes est regardé comme une beauté, favorisent cet état par les bains, le massage, la vie oisive du harem et une alimentation presqu * continuelle. Les femmes d’Orient, chez lesquelles la vie intellectuelle est presque nulle, ne se procurent de distractions dans les harems qu’en mangeant presque constamment une multitude de friandises ; dans les visites qu’elles se font , leur politesse consiste à faire prendre une collation à leurs visiteuses.

En Chine, l’embonpoint et mêmel’obésité sont regardés chez l’homme élevé en dignité comme une des nécessités de son rang. Cette pensée du peuple, qui lui fait attacher uneidée de supériorité à l’homme dont les formes extérieures attestent, par leur ampleur , l’aisance de sa vie et la succulence de son alimentation, se retrouve même dans les classes inférieures de nos pays.

Dans certaines républiques de l’antiquité, l’obésité, loin d’être un honneur, était regardée comme un vice ; à Sparte , on battait le soldat qui , par un embonpoint trop prononcé, semblait préférer la mollesse d’une vie succulente au rude métier des

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armes. On comprend que chez des peuples guerriers la corpulence, qui gêne la liberté des mouvements, qui paralyse une partie de la force du corps, ait été regardée comme une grande imperfection. Aussi, Guillaume-le-Conquérant, dont l’embonpoint était excessif, se trouva-t-il insulté par cette plaisanterie de Philippe Ier, roi deFrance,qui, ayant appris qu’il s’était mis entre les mains des médecins pour se faire maigrir, demandait aux seigneurs de sa cour où le roi d’Angleterre ferait ses relevailles. La mort du Conquérant, à Mantes, empêcha peut-être qu’il ne vînt les faire à Paris avec ses dix mille lances en forme de luminaire , ainsi que les chroniqueurs disent qu’il l’avait facétieusement répondu.

L’obésité n’est pas toujours le résultat d’une alimentation surabondante ; quelquefois on la voit survenir chez des individus qui se nourrissent peu, mais qui se trouvent soumisà des circonstances débilitantes ; on a remarqué que certaines maladies de l’utérus et des ovaires , qu'e quelques affections du foie, souvent des altérations organiques de l’estomac, détermiuent cette infirmité. Chose bien remarquable, on a vu souvent aussi des affections qui paraissaient semblables aux précédentes, produire l’amaigrissement: ces effets opposés peuvent s’expliquer facilement par la nature de la perturbation produite par la cause pathologique. Toutes les fois que les maladies que nous venons d'indiquer laissent les fonctions digestives s’exécuter avec facilité, l’obésité peut se manifester , car l’assimilation a toujours lieu, et le mouvement nutritif d’élimination se trouve ralenti parla perturbation amenée par l’effet de la maladie. On a vu des prisonniers enfermés dans des cachots privésd’airetdelumière, contracter un embonpointtrès-prononcé, bien qu’ils ne fussent nourris qu’au pain et à l’eau. On cite l’exemple des hommes d’une garnison qui, enfermés dans des casemates souterraines pendant un assez long siège , engraissèrent d’une manière très-prononcée.

Dans ces divers cas, où l’obésité est déterminée par des causes pathologiques ou débilitantes , les individus n’ont pas la fraîcheur de teint que l’on remarque chez ceux dont la graisse est le résultat d’une nutrition riche et facile; ils ont ordinairement le teint pâle et plombé, leurs chairs ne sont pas fermes, et leur volume paraît plutôt de la bouffissure que de l’embonpoint. Le tissu cellulaire est abreuvé d’une graisse presque fluide qui augmente le volume du corps sans donner de la rotondité aux formes, la peau ést pâle et terne, le sang ne circule pas sous l’épiderme et ne donne pas cette coloration qui est le signe de la fraîcheur et de la santé ; c’est ce que l’on appelle, une mauvaise graisse , et ce qu’on regarde avec raison comme un symptôme fâcheux.

L’obésité peut devenir souvent si considérable, qu’indepcndammeut de ce qu’elle gêne les mouvements du corps, elle nuit à l exercice des fonctions. Ainsi, la graisse qui pénètre dans tous les organes, et qui surtout s’accumule dans l’abdomen où elle s’amasse eu paquets énormes dans l’épiploon, finit par remplir presque complètement cette cavité ; elle refoule le diaphragme en haut, et diminue l’espace réservé dans la poitrine pour le développement des poumons ; de la l’haleine courte et l’essoufflement rapidequi se prononcent aux moindres mouvements chez les personnes très-replètes. La gêne de la

circulation se trouve bientôt. le résultat d’une respiration incomplète, l’hématose se fait mal, le sang n’est pas aussi complètement débarrassé de l’excès de carbone qui le constitue sang veineux , il agit avec moins d’action sur le cerveau, et stimule moins énergiquement l’économie; de là aussi cette lenteur d’esprit qui souvent vient se joindre à la lenteur et aux difficultés de mouvements des personnes obèses,

Dans ces circonstances, il se forme même un cercle vicieux qui tend à augmenter encore l’action des causes qui produisent la sécrétion de la graisse. Le sang, moins dépouillé d’hydrogène et de carbone, indépendamment de son action débilita te générale, est plus propre à produire la graisse, qui est surtout composée de ces deux corps, et dans laquelle l’azote et l’oxygène sont en petite proportion.

Rarement l’obésité se manifeste chez les jeunes sujets. C’est ordinairement vers l’âge de quarante ans que chez l’homme et la femme l’embonpoint commence à se développer; c’est lorsque cesse cette nutrition si active de lu jeunesse, lorsque le corps a cessé de croître en hauteur et en épaisseur , lorsque les organes sont arrivés depuis longtemps à leur complet développement, lorsque l’activité du corps est moins grande , que l’appéiit vénérien a perdu de son énergie, lorsqu’enfiu se manifeste cette période de maturité, qui, n’est que le premier pas vers la décroissance, vers l’âge de retour; c’est dans ces circonslances que le corps prend un développement qui n’est plus le résultat de l’augmentation du volume des organes, mais qui résulte de l’accumulation de la graisse dans le tissu cellulaire, qui les environne et qui les pénètre.

Nous avons dit au mot Graisse quelles sont les parties dans lesquelles ce fluide s’amasse de préférence, et quelles sont celles qui en sont toujours dépourvues. L’embonpoint ordinairement persiste jusqu’au commencement de l’extrême vieillesse, et, à moins que des maladies ou des causes spéciales ne le fassent cesser, il ne disparaît qu’au commencement de la décrépitude.

L’obésitéet la polysarcie se sont présentées quelquefois chez de très-jeunes sujets. Les Éphémérides des curieux de la nature rapportent le cas d’un enfant qui vint au monde dans un état d’obésité trèsmarqué, et qui augmenta de volume au point qpe bientôt ses langes ne purent le contenir. Percy cite le cas d'un enfant de quatre ans qui fut présenté à la Faculté de médecine de Paris, et qui pesait 104 livres, et celui d’Edouard Bright, qui, à l’âge dedix ans , pesait 144 livres, à. vingt ans 356 livres, et, treize mois avant de mourir, 584 livres. Günz a publié l’observation d’une jeune fille qui pesait 492 livres.

Les femmes et les eunuques sont ordinairement plus gras que les hommes : on sait que l’on favorise l’engraissement des volailles et des bestiaux en les soumettant à la castration; ce procédé a même été employé pour les poissons. On cite le fameux pêcheur anglais Samuel Tull, qui, en 1642, eut le premier l’idée de châtrer les poissons ; il communiquait ainsi une finesse et une suavité à leur chair qui les faisaient rechercher.

Les graves inconvénients de l’obésité ont engagé de tout temps les individus qui en étaient affectés à faire des efforts pour se débarrasser de cette infirmité. Hippocrate , Asclépiade et Galien ont indi-

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qué des moyens de diminuer l’abondance de la I graisse. Ce dernier conseille les frictions rudes et énergiques sur la peau; c’est aussi ce moyen que : les éphores, à Sparte, contraignaient les citoyens à ' employer. Ils allaient même jusqu’à faire battre de verges ces individus , autant dans un but hygiénique que comme une punition , disent quelques auteurs. A Athènes et à Rome, certains individus faisaient profession d’engnaisser et d’amaigrir les ! esclaves; les dames grecques et romaines, dit-on, j avaient quelquefois, et en cachette, recours à leur talent. De nos jours ces moyens paraissent.complètement oubliés; les accidents qui nécessairement peuvent être la suite de ces traitements les ont fait sans doute tomber en désuétude. Qui ne se rappelle les inconvénients graves qui furent la suite des tentatives faites par de jeunes femmes pour se faire maigrir, alors que la mode exigeait qu’une femme comme il faut eût le visage pâle et le corps maigre et fluet? Combien de femmes, en se privant d’aliments , en buvant du vinaigre , se sont donné des infirmités qui leur faisaient regretter leur ancien embonpoint et leur ancienne santé! Heureuses encore lorsqu’une terminaison funestene venait pas les affranchir de tous regrets !

Les seuls moyens à employer contre l’obésité consistent dans une nourriture sobre et peu abondante , peu de viande riche en osmazôme, peu de légumes farineux et peu de pain; boire peu, et de l’eau seule ou faiblement teinte avec un peu de vin; avoir une vie active, faire un exercice continuel et toujours poussé jusqu’à la fatigue; dormir peu, car le sommeil et le séjour au lit sont une des causes qui favorisent le plus l’obésité. Un semblable régime, tout de rigueur et de privations, n’est pas toujours de nature à être suivi; il est peu de personnes qui aient une volonté assez ferme pour le mettre en pratique, il faut des circonstances particulières et être maître de son temps et de ses actions : aussi les anciens, qui s’occupaient plus que nous de l’éducation physique des individus, avaientils des hommes qu’ils chargeaient spécialement de l’éducation des guerriers et des athlètes, et qui avaient tout pouvoir sur eux . De nos jours, en Angleterre , il existe des hommes qui remplissent une fonction analogue, mais avec la volonté de ceux qui s’y soumettent: les entraîneurs, qui préparent les champions pour la lutte de la boxe ; ils ne les quittent pas un seul instant et leur prescrivent le régime qu’ils doivent suivre, ils dirigent toutes leurs actions pendant un temps dont la durée est de plusieurs semaines avant le combat, ainsi qu’on le faisait autrefois pour les anciens athlètes. Notre savant collaborateur , M. Royer-Collard, a lu, il y a peu de temps, à l’Académie de médecine, un mémoire sur ce sujet , dans lequel il montre tout le parti que l’on peut tirer du régime comme pouvant modifier les formes animales.

Bien qu’il soit démontré pour nous que l’on pourrait, chez l’homme, ainsi qu’on le fait chez les animaux, augmenter ou diminuer à volonté la quantité de graisse, cependant le genre de vie auquel il faudrait se soumettre et qui est si loin de nos habitudes, l’altération de la santé qui, dans quelques cas , pourrait être la suite de l’emploi de ces pratiques, la nécessité de continuer un régime qui peut devenir un véritable supplice, font que peu

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d’individus pensent à recourir à ces moyens. On aime mieux avoir recours à des médicaments ou à des substances qui toujours ont une action funeste, ainsi que nous l’avons dit du vinaigre, qui souvent, par son emploi , détermine des affections graves et chroniques de l’estomac, lesquelles, presque toujours, laissent pendant une partie de la vie des traces de leur action. L’abus des purgatifs détermine quelquefois des diarrhées chroniquesou desentérites qui ont des suites funestes. A l’embonpoint - . succède souvent une maigreur excessive, repoussanté, qui dure toute la vie; d'autres fois, après une maladie grave qui a mis la vie en danger et qui a flétri les charmes de la jeunesse, l’embonpoint revient après une guérison qui s’est fait attepdire de longues années.

Un amaigrissement trop rapide , même naturel, a souvent donné lieu à des accidents graves; ainsi, on a vu des diarrhées graisseuses que rien ne pouvait faire cesser, et qui allaient jusqu’à produire le marasme; d’autres fois, des hernies se sont produites par les ouvertures qui jusqu’alors avaient été remplies par la graisse ; et ces accidents sont peut-être ceux que l’on observe le plus fréquemment à la suite des amaigrissements subits. Une maladie aiguë, dés chagrins violents , déterminent souvent l’amaigrissement avec une rapidité qui étonne ceux qui en sont témoins. Qui ne sait d’ailleurs que l’accumulation de la graisse est sujette à de telles variations chez les animaux et surtout chez les oiseaux, que l’on dit qu’il suffit d’un brouillard pour engraisser les grives et leà alouettes, effet qui est produitpar l’action du froid et de l’humidité.

Certains auteurs ont pensé que l’obésité nuisait chez les femmes à la conception , et ils ont cité l’exemple de beaucoup de femmes très-grasses qui n’avaient pu avoir d’enfant : pour nous , nous croyons que l’on a pris dans ces cas l’effet pour la cause, et que l’obésité de la femme tenait, ainsi qu’on en voit de sifréquents exemples, à une maladie ou à une inertie de l’utérus et des ovaires, qui, plus que la graisse, était cause de leur stérilité. Percy rapporte le cas d’une femme monstrueuse par son obésité, qui avait cinq pieds deux pouces de circonférence à la taille, et qui cependant eut six enfants : cet exemple doit suffire pour montrer aux femmes grasses qui pourraient penser que leur stérilité tient à leur embonpoint , que ce n’est pas par l’a maigrissement qu’elles ranimeront leur fécondité.

Les eaux minérales ferrugineuses, salines et purgatives, ont aussi été recommandées contre l’obésité, et parmi ces dernières nous citerons celles de Marienbad; nous pensons qu’elles peuvent avoir quelque avantage, mais il faut en surveiller l’emploi si l’on veut éviter les inconvénients qui peuvent résulter de leur abus.

Nous ne parlerons pas des opérations chirurgicales que , dit-on , l’on faisait subir autrefois à certains individus pour les dégraisser, ni deces ventres ouverts pour en retirer l’épiploon, ou, comme on disait, la panne ; l’absurdité deces moyens en fait suffisamment justice. Nous ne pensons pas non plus que l’on ait souvent employé les incisions aux mamelles, conseillées par quelques anciensauteur^ pour en extraire la graisse. Dans le cas où ces or. gaues trop volumineux produisent une véritable gêne , c’est à des moyens de suspension et de

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eontension convenablement employés que le- personnes affectées doivent avoir recours, et un corset élastique bien fait nous paraît ce qu’il y a de préférable. J. -P. Beaude.

oblique (anat.), adj. et s. On donne ce nom à plusieurs muscles, en raison de leur position relativement à l’axe du corps ou à certains organes. Il existe deux muscles obliques de l’œil, le grand et le petit oblique, qui sont renfermés dans la cavité de l’orbi'e. (Y .Œil.) — Les muscles grand et petit oblique de la tête; le premier s’attache à T apophyse transverse de la première vertèbre, et au-dessous de la ligne courbe de l’occipital ; le second s’étend du sommet de l’apophyse épineuse de la seconde vertèbre, à l’apophyse transverse delapremière. Ces muscles servent à incliner la tête et à déterminer sa rotation. — A l’abdomen, il existe deux muscles obliques : Y oblique externe , ou grand oblique, qui s’attache supérieurement au bord inférieur des sept ou huit dernières côtes, et qui s’étend jusqu’à la crête de l’os desiles; Yoblique interne , ou petit oblique, qui est sbué au-dessous du précédent, et qui, des dernières côtes, va s’attacheràlacrê(eiliaque,àl’arcadecrurale et au pubis. Ces muscles , qui concourent à former les parois de l’abdomen sur le côté et en avant, ont pour fonction de fléchir le tronc. Le dernier fournit au cordon testiculaire un prolongement muscu leux qui forme le muscle crémaster. J. B.

oblitération (path.), s. f., obliteratio, de obliterare , effacer. On se sert de ce mot pour désigner l’adhérence et la fermeture d’un conduit ou d’un vaisseau par une cause pathologique.

observation ( littéral . méd.), s. f. On donne en médecine le nom d’observation à la narration exacte et circonstanciée d’un fait ou d’une maladie ; c’est sur des faits bien observés qu’est établie la science, et les doctrines médicales n’ont de valeur qu’autant qu’elles sont appuyées sur des observations. Pour bien observer, il faut un esprit droit, sain, incapable de se laisser prévenir ou entraîner par l’imagination. La rédaction d’une observation doit toujours être d’un style simple, clair, concis, et exempt de toute digression et d’ornements inutiles. Les écrits d’Hippocrate renferment à cet égard des modèles qui pourront servir d’exemple dans tous les temps. J. B.

obstétrique, s. f. Se dit de l’art des accouchements. (Y. ce mot.)

OBSTRUCTION ( méd .), s. f. Ce mot désignait autrefois très-souvent l’engorgement, suite de l’inflammation chronique d’un organe. Les maladies du foie et de la rate recevaient le nom d'obstruction de ces viscères. (Y. ces mots.)

obturateur {anat. et thérap .), s. m. On a donné le nom de trou obturateur au trou sous-pubien qui est au-devant de l’os iliaque ou du bassin. Ce trou est formé par les deux branches du pubis et l’ischion. Le ligament membraneux qui ferme ce trou a reçu le nom de ligament obturateur. En haut de ce ligament est une échancrure par laquelle passent des vaisseaux et des nerfs qui ont reçu les noms d 'artère et de veine obturatrices , et de nerfs obturateurs. L’artère obturatrice naît de l’artère hypogastrique; le nerf obturateur est formé par les deuxième et troisième paires de nerfs lombaires, r— Les muscles obturateurs sont au nombre de deux : l’un, Yinterne ,

s’attache à la partie interne du trou et diligament obturateur, et, par son autre extrémité, a se fixer par un tendon dans la cavité du grand tichanter; l’autre, Y externe, naît de la partie antériere du pubis, del’ischion etduligamentobturateur,<vas’attacher à la partie inférieure du grand trocl nter. Ces deux muscles sont rotateurs de la cuisse n dehors.

On donne aussi le nom d 'obturateurs les petits appareils en or ou en platine qui sont desnés à fermer les ouvertures accidentelles qui ont u se former à la suite des caries et des nécroses ni affectent la voûte du palais. Ces obturatei qui se maintiennent au moyen d’un mécanisée particulier, ont pour résultat de rendre la paroi possible, et d’empêcher les aliments de passer dtla bouche dans les fosses nasales.

occipital {anat.), s. m. L’occipi 1 est un des éléments qui concourent à former 1 boîte osseuse du crâne, dont il occupe les paies postérieure et inférieure. Il présente la forn: d’un losange recourbé sur lui-même; il sert àoger l’extrémité postérieure des hémisphères érébraux, mais surtout le cervelet. Sa portion mineure, dirigée en avant, présente le grand trou œipital que traverse la moelle épinière pour se ridre dans le canal vertébral. L’occipital s’articn ses bords postérieurs avec les pariétaux, p; se bords inférieurs avec les temporaux, et enti par son angle antérieur et inférieur avec le splnoïde. Sa face postérieure offre des saillies qu jouent un grand rôle dans le système crânioscopiue de Gall. Du reste, cette face donne insertion auxnuseles de la partie postérieure du cou et du dos.— ’our les lésions de cet organe. V. Crâne (fracturedu). E. B.

OCCIPÏTO-ATLOÏDIENNE {anat.), dj. C’est le nom donné à l’articulation de l’occipital vec l’atlas. (V. ce mot.)

occipito-axoîdien {anat.), s. adj. Nom donné à l’articulation de l’occipital ave l’axis, qui est la deuxième vertèbre cervicale : cetteirticulation a lieu par trois forts ligaments, dont eux partent de l'apophyse odontoïde de l’axis et vot se fixer à la partie interne des conelyles de l’occipal; le troisième est le ligament oecipito-axoïdie, situé à la partie postérieure. (V. Axis.)

oscipito fkontal {anat.), s. eudj. Muscle plat qui recouvre la partie supérieure c la tête depuis le front jusqu’à l’occipital; c’est ce muscle que sont dus les mouvements de la pea'du front et du cuir chevelu.

occiput {anat.), s. m. C’est le ner de la région postérieure et inférieure de la têtiformée par l’occipital; l’occiput est au-dessus dea nuque et forme le commencement de cette dernice région.

occlusion {path.), s. f. Mot qu est souvent synonyme d’oblitération; on dit l’o lusion des paupières, de la pupille, du vagin, et oculaire {anat.), adj. On dit le g»be oculaire comme synonyme du globe de l’œil ; T« nerfs optiques ont reçu le nom de nerfs oculair ; les dents canines ont aussi reçu le nom de dents>culaires ou plus souvent œillères. (V. OEil.)

oculistique {path.), s. f. C’est 1 partie de la médecine qui traite des maladies des yux ; ce mot est synonyme d’ophthalmologie.

OCULO-MU8CULAIRE (anat.), ad et s. Nom

GE

donne par Chaussier à p leurs nerfs qui se distribuent aux muscles de 1 il.

oUEuas ( physiol .), s. pl. (V. Olfaction.) ODONTADGIE {path.) s. f., du grec odous, odontos, dent, et algos, aleur. On désigne ainsi les douleurs de dents. Y. ents (maladies des).

qd o ntaic ique ( th p.), adj. On donne le nom d’odontalgiques à ur ènre d’élixirs destinés à arrêter le mal de dents. G élixirs, qu’il serait plus régulier d’appeler anti-ode plgiques, sont composés d’alcool dans lequel on fa macérer de la racine de pyrèthre, du bois de gayj de la muscade, etc. Il existe un assez grand nor re de ces préparations; voici la formule de celui I la Faziéignère, qui a joui d’une certaine réputa m : bois de gayac râpé, 30 grammes; muscade i racine de pyrèthre, de chaque 8 grammes ; girofi 4 grammes ; on fait macérer pendant huit jours ( s 190 grammes d’alcool à 26 degrés, on passe avec pression, et l’on ajoute: huile essentielle de roma , 20 gouttes; huile essentielle de bergamotte, 8 luttes; on filtre ensuite.

On prépare un élixir bea loup plus simple, qui est celui de l’abbé Ancelot , av [racine de pyrèthre pulvérisée, 30 grammes, que h fait macérer dans 250 grammes d’alcool de roma |. Ces diverses préparations,qui sont très-peu effi besdanslemalde dents, sont employées avec avant; b pour mêler a l’eau avec laquelle on se nettoie la b< khe; elles donnent de la force et du ton aux genciv j et procurent une excitation utile à la membrane juqueuse de la bouche.

L’eau de Botot , qui joui] blement d’une certaine réputation, et qui est emd tée aux mêmes usages, est composée de : semence l’anis, 32 grammes, girofle et cannelle, de chaqul grammes ; huile essentielle de menthe, 2 gramrs; faites macérer pendant six jours dans eau-Aie, un litre, filtrez, et ajoutez ensuite teinture d’a«re, 2 grammes. — J. B.

odokttite ( path .), si. On donne ce nom à l’inflammation de la pulpâentaire, qui cause des douleurs très-vives dans 1 dent affectée, et souvent à toutes les dents dï côté de la mâchoire. Y. Dents (maladies des).B odontoïde (, anat .), j. et s. ( odontoïdes , qui ressemble à une dent); c’A le nom donné à l’apophyse de la deuxième veJbre du cou. (V. Axis.)

ODONToiniEN (tmafladj. et s. C’est le nom de deux ligaments qui sqpendent de l’apophyse odontoïde à l’occipital; ihservent à l’articulation de la tête avec la colonne «rtébrale. (V. Axis.)

odontolithe [phêpl.) , s. f. On donne ce nom aux concrétions pierrlses qui se forment à la base des dents, et que l’onnomme vulgairement tartre. (V. Dents.)

ODONTOLOGIE, s. f. lu grec odous , odontos, dent, et de logos, discoui C’est la partie de la science qui traite des deutet le leurs maladies. ODORAT (j physiol. ), sm. (V. Olfaction .) œdémateux [path. |adj. Se dit d’une partie ou d’un organe affecté d'oéème.

t œ®ématie [path.), | f. C’est un synonyme d’œdème ; on dit indifférejnent de l’œdème ou de l’œdématie , une partie œlnateuse ou œdématiée, pour indiquer qu’elle est îectée d’œdème.

œdème ( path. ) , s. i. Au lieu de la vapeur

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ténue qui imbibe les mailles du tissu cellulaire, de la sérosité liquide peut s’infiltrer dans les cellules et constituer ainsi une hydropisie. Lorsque tout le tissu cellulaire est infiltré, la maladie prend le nom d’anasarque ; on la désigne sous le nom d’œdème lorsqu’elle est bornée à un organe ou à une partie du corps. Cette infiltration s’observe le plus souvent dans le tissu cellulaire sous-cutané ou intermusculaire, mais elle existe gussi quelquefois dans le tissu cellulaire sous-muqueux ou sous-séreux, et dans le tissu cellulaire qui forme le parenchyme de certains organes ; cette dernière variété de l’œdème se rencontre particulièrement dans le poumon et dans le cerveau. Dans ces différents cas , si l’on vient à rechercher par l’autopsie les lésions anatomiques, on découvre, en incisant les parties malades, que les mailles du tissu cellulaire, plus pâles que d’habitude, sont distendues par une sérosité de couleur ordinairement citrine, qui s’échappe par les incisions, et qui, une fois écoulée, permet de reconr naître le tissu cellulaire intact avec ses caractères anatomiques habituels. Quelquefois cette sérosité est un peu rougeâtre , et le tissu cellulaire est le siège d’une légère injection; mais jamais on ne trouve dans l’endroit où a eu lieu l’infiltration une altération grave du tissu cellulaire qui puisse faire reconnaître dans ce tissu même la cause de la maladie, qu’on retrouve souvent dans des lésions d’autres tissus ou organes plus ou moins éloignés. L’investigation anatomique nous fait donc déjà apprécier ce que nous apprend d’ailleurs l’histoire des causes et des symptômes de l’œdème : c’est que cette maladie n’est pas, le plus ordinairement, une maladie isolée, essentielle, mais qu’elle n’est qu’une conséquence, qu’un symptômed’une autre affection.

Les causes qui peuvent amener l’anasarque et l’œdème sont excessivement nombreuses : elles se rencontrent presque toutes d’ailleurs dans les conditions qui tendent à gêner le cours du sang ou à altérer ses qualités. L’obstacle apporté à la circulation est-il local, le désordre aussi est borné, l’œdème se produit ; la gêne existe-t-elle dans l’organe central de la circulation, l’œdème apparaît encore ; mais, se montrant d’abord aux extrémités, aux parties les plus déclives, il gagne bientôt de proche en proche, et arrive souvent jusqu’à constituer l’anasarque, qui n’est, comme nous l’avons déjà dit, que l’infiltration de tout le tissu cellulaire, que l’œdème généralisé. Dans les cas, enfin, où la cause existe dans les qualités du sang, l’anasarque est encore plus fréquente ; et si, dans le commencement de la maladie, on voit survenir de l’œdème seulement, celui-ci n’est véritablement que le premier degré de l’anasarque qui ne tarde pas à se prononcer.

Parmi les causes locales de l’œdème , nous de vons particulièrement noter la gêne de la circula tion veineuse par suite de la compression d une tumeur , d’une ligature. L’utérus, distendu par la grossesse, en comprimant les veines iliaques , détermine souvent chez les femmes enceintes l’œdème des extrémités inférieures : l’inflammation des veines des membres s’accompagne toujours d œdème , ainsi qu’on le voit dans la maladie désignée sous le nom d e phlegmalia alba dolens. L’état variqueux des veines détermine aussi souvent 1 infiltration du tissu cellulaire, qu’on voit encore survenir aux pieds à la suite d’une situation assise conservée pendant

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