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i’a fournie, de couleur 'jaune verdâtre ou jaune pâle.

L’huile d’olive étant beaucoup plus chère que les autres, il arrive souvent qu’on la mêle avec celle de pavot ou d’œillette , qui est aussi assez douce et sans odeur. Il suffit, pour reconnaître le mélange, d’en mettre dans une fiole èt d’agiter ; si l'huile est pure, elle ne forme pas chapelet comme on dit vulgairement; si, au contraire, elle est mélangée, elle se couvre d’un ou de plüsiëurs cercles de bulles d’air. Mais ce moyen est insuffisant lorsqu’il s’agit de déterminer la présence d’une petite quantité d’huile étrangère. Plusieurs procédés ont été proposés, et tous sont fondés sur la propriété qu’a l’huile d’olive de se congeler assez facilement ; mais comme il n’est pas toujours facile de la soumettre à une basse température pour s’assurer de sa pureté , M. Poutet a proposé, comme réactif, le protonitrate de mercure liquide. Le procédé d’examen consiste à mêler daus une fiole huit grammes de ce sel à quatre-vingt-seize grammes d’huile d’olive, et à agiter : si l’huile d’olive est pure, elle se congèle en totalité, après quelques heures de repos ; si, au contraire, elle est mélangée à des huiles de graines, telles que celles de colza ou d’œillette, celles-ci surnagent ; un tiers de ces huiles la rend tout-à-fait incongelable. Plus récemment encore, M. Félix Boudet a indiqué un procédé non moins sûr, et qui consiste dans l’emploi de l’acide hyponitrique étendu de trois parties d’acide nitrique : douze parties de ce mélange solidifient complètement, en cinq quarts d’heure, cent parties d’huile d’olive pure ; un centième d’huile blanche retarde la congélation de quarante minutes ; un dixième la retarde beaucoup plus ; enfin, l’huile d’œillette pure reste toujours liquide.

Ces procédés d’essais, bien que de laboratoire , sont néanmoins d’un usage plus facile que celui, fort ingénieux cependant, que l’on doit à M. Rousseau, et qui est fondé sur la non-conductibilité électrique de l’huile d’olive.

Suivant M. Braconnot de Nancy , cent parties d’huile d’olive sont composées de soixante-douze parties à' oléine ou élaïne, et de vingt-huit de stéarine. On sait que la première est le principe liquide des huiles ou matières grasses, et l’autre le principe solide.

L’huile d’olive est très-peu soluble dans l’alcool lorsqu’elle est fraîche ou récente , car, ainsi que l’a prouvé Planche, mille parties d’alcool n’en dissolvent que trois d’huile. Il n’en est pas de même lorsqu’elle est rance ou oxygénée par l’air; aussi peuton , lorsque la rancidité n’est pas très-intense, améliorer singulièrement cette huile en la faisant chauffer avec un peu d’alcool et la brassant ensuite dans l’eau. Cette opération, pour être profitable , doit être faite avec intelligence.

L’huile d’olive est employée en médecine comme rafraîchissante et émolliente; quelquefois même elle purge assez légèrement. Elle entre dans plusieurs préparations, soit magistrales, soit officinales, comme dissolvant des principes, et notamment de ceux fixes ou volatils des fleurs de rose, de camoimille, de mélilot, de millepertuis, de sureau , des feuilles d’absinthe, de rose, de belladone, de ciguë, de jusquiame, de mandragore, de morelle, de nicotiane et de stramonium : elle constitue, dans ce cas,

les huiles simples. Lorsqu’elle sert de dissolvant à diverses substances résineuses ou balsamiques , ses préparations prennent le nom d’huiles composées, exemple : le baume tranquille, le baume vert de Metz, le baume de Geneviève ou onguent de térébenthine, camphre du Codex. Couvekchei.

olivette ( pharm .), s. f. C’eSt un dés noms donné à l’huile déœillette tirée des semences du pavot. Y. ce mot.

ombeixifères (bot.), s. f. p. On donne ce nom à une famille de plantes dont les fleurs sont disposées en ombelle ou en parasol. Cette famille est divisée en deux ordres, celui des araliacées et celui des ombellifères proprement dites. Les caractères de ces dernières sont d’avoir une semence nue au lieu d’être enfermée dans un péricarpe comme les arabes, un calice sans division et à cinq dents, les fleurs disposées en ombellules, réunies ordinairement en ombelle, et ayant cinq pétales, cinq étamines, deux styles, deux stigmates. Le fruit, partagé en deux semences, est posé sur un axe central filiforme, souvent aussi partagé en deux. La famille des ombellifères est une des plus importantes en botanique, et fournitungrandnombred’espèces quisontemployées comme aliment et comme médicament. J. B.

ombilic ( anat .), s. m. On donne ce nom à une dépression ou enfoncement qui est situé au milieu de l’abdomen, et que l’on nomme vulgairement nombril. L’ombilic est le résultat de la cicatrisation du point d’insertion du cordon ombilical, lors de sa chute, qui a lieu quelques jours après la naissance.

oiaBiiiCAi, ( anat .), adj., qui a rapport à l’ombilic. On donne le nom d'anneau ombilical à l’ouverture aponévrotique qui donne passage au cordon ombilical chez le fœtus et qui se ferme chez l’adulte. Cette ouverture, qui quelquefois persiste chez l’adulte, peut donner passage à une hernie. — Le cordon ombilical existe chez le fœtus, et il établit la communication de la mère à l’enfant, par l’intermédiaire du placenta. Il est formé de la veine ombilicale, qui porte le sang de la mère à l’enfant, des deux artères ombilicales qui rapportent le sang de l’enfant à la mère , de la vésicule ombilicale , de l’ouraque, etc., dont il sera parlé au mot Ovoloqie. J. B.

omnivore [physiol.), adj. Se dit des animaux qui se nourrissent avec des aliments pris indifféremment dans le règne végétal ou animal.

omoplate [anat.) , s. m. L’omoplate est un os plat, triangulaire, situé à la partie postérieure, supérieure et externe de la poitrine, où il concourt à former ce qu’on nomme l’épaule. Sa face antérieure, légèrement concave, et nommée fosse sous- scapulaire, est remplie par un muscle qui porte le même nom et repose sur la partie postérieure et externe de la cage osseuse du thorax. La postérieure est partagée en deux portions inégales par une crête osseuse, saillante, ou épine de l’omoplate, qui vient se terminer au-dessus de l’angle externe de l’os, en formant une avance connue sous le nom d’apophyse acromion, laquelle s’unit avec la clavicule. Des deux portions de la face postérieure, la supérieure est la plus petite, c’est la fosse sus-épineuse ; l’autre, qui s’étend jusqu’à l’angle inférieur, est la fosse sous-épineuse ; chacune loge un muscle portant

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le même nom. Le bord supérieur, qui est le plus petit , présente en dehors et en avant une saillie avancée , que sa configuration a fait appeler bec coracoïdien ( korax , corbeau). L’angle externe) très-épais , offre une cavité articulaire , dé formé ovale, destinée à loger la tête de l’humérus. — Les bords de l’omoplate servent d’insertion à plusieurs muscles du tronc et du bras.

Omoplate (fracture de 1’). Cet os étant recouvert, et , en quelque sorte , matelassé par des muscles assez épais , ses fractures doivent être, et sont eii effet, assez rares; elles peuvent arriver dans son corps ou dans ses appendices. Les fractures du corps sont les moins communes elles sont déterminées par des violences extérieures très - considérables qui amènent des désordres plus ou moins graves, et qui exigent beaucoup d’attention de la part du chirurgien, surtout si l’os a été brisé en éclats, Parmi les appendices, l’acromion est de tous celui qui, en raison de sa situation superficielle , est le plus souvent fracturé. Une cause beaucoup moins puissante pouvant produire cet accident, la gravité est aussi bien moindre ; et quand il n’y a pas de complication, le traitement consiste à maintenir le bras immobile, le coude étant un peu soulevé. Quant aux autres parties ( et spécialement le bec coracoïdien) , leur fracture est toujours compliquée de contusions violentes , quelquefois même de déchirures, et ici les accidents concomitants sont réellement la maladie principale et dont le chirurgien doit s’occuper avant tout.

Omoplate (résection de 1’). Une carie, une nécrose, peuvent exiger que l’on emporte une portion plus ou moins étendue de l’omoplate; cette opération est pratiquée au moyen d’un sécateur ou d’une scie à chaiuette. E. B.

oktabiisotb ( hyg .), s. m., dérivé du nom d’Onan , personnage qu’on suppose , d’après la Bible , s’être livré à l’acte blâmable de solliciter l’émission de la semence par des attouchements sur luimême. Ce mot est synonyme de masturbation , terme qui signifie l’action de se souiller avec la main.

Ainsi, par onanisme , il faut entendre la recherche des plaisirs vénériens par des moyens autres que le rapprochement des sexes ; les femmes aussi bien que les hommes peuvent se livrer à l’onanisme.

Depuis l’époque où j’ai publié mon livre sur l’onanisme et les autres abus vénériens considérés dans leurs rapports avec la santé (1 vol. in-8), j’ai été appelé à donner mes soins à un nombre considérable de masturbateurs : j’ai reçu des aveux, des confidences extraordinaires, presque incroyables , et cependant rien n’est venu modifier les idées, les ippinions principales qu’on trouve dans mon ouvrage.

; P*118 que jamais je pense que Y onanisme est une des causes les plus actives parmi celles qui sont le plus nuisibles à l’homme ; qu’il n’y en a pas peutêtre qui aient détérioré plus de constitutions , développé plus d’infirmités , causé plus de maladies , engendré plus de maux de toute sorte. J’avais démontré , par l’influence physiologique des organes génitaux sur le reste de l’organisme , que cela devait être ; j’avais démontré , par des faits nombreux, que cela est : et cependant combien de choses

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m’étaient encore ignorées! Quelques auteurs ont prétendu qu’on avait exagéré les maux produits par les excès vénériens, : cette opinion venait de leur position; ils n’avaient pas vu assez. Quant à moi qui les ai combattus, ma conviction, loin de se modifier par l’expérience , n’y a que puisé de nouvelles forces. La seule chose vraie , c’est que les hommes se présentent aux excès avec des conditions très-différentes ; ce qui , serait .tout au plus usage pour l!un, est un excès, énorme pour l’autre. Ne jugez donc pas du danger de la chose d’après des observations faites sur un petit nombre de personnes; vous seriez inévitablement conduits , ou à exagérer le mal, ou à le nier. Pour juger sérieusement , il faut voir sur une grande échelle , et c’est parce que j’ai été en position de le faire, que je persiste à regarder les excès vénériens, et plus particulièrement Tonanisme , comme un des plus affreux fléaux de l’humanité.

Chez les masturbateurs, les organes génitaux sont le foyer de symptômes divers et le point de départ d’une foule de maladies. Les symptômes ne se montrent d’abord que pendant l’acte ou pendant les heures qui le suivent; puis ils se prolongent davantage, les intermissions deviennent moins franches, moins complètes ; enfin, le moment vient où le mal est tout - à - fait continu , seulement il présente des exaspérations chaque fois qu’un abus a lieu. Mais il arrive qu’un des désordres dont l’appareil reproducteur est le foyer prend un caractère plus déterminé , acquiert une sorte d’indépendance ; alors c’est une maladie véritablè, qui chez les uns est une phthisie, chez d’autres une myélite, une épilepsie, une amaurose, etc. Nous avons donc à examiner deux choses : d’abold quels sont les malaises, les symptômes, les incommodités qui sont le résultat journalier des èxcès vénériens, qui naissent, qui vivent par eux et disparaissent avec eux; et ensuite , quelles sont les maladies proprement dites que peuvent engendrer ces excès.

L’amaigrissement est un des effets les plus constants de l’onanisme ; cependant il est des masturbateurs qui conservent plus ou moins d’embonpoint. Au surplus, quand la détérioration n’est pas trop profonde, quand il ne s’est pas développé de maladies graves sous l’influence de l’onanisme , on voit assez généralement, quand cette habitude existe , l’embonpoint revenir avec assez de rapidité.

D’ordinaire les forces suivent l’embonpoint et diminuent ou reviennent en même temps que lui. L’affaiblissement, si la masturbation continue d’agir, peut aller jusqu’au degré le plus effrayant. Généralement les forces reparaissent avec assez de rapidité quand le masturbateur se réforme. Toutefois , on en voit qui conservent pendant toute leur vie une débilité profonde qui les rend inhabiles à une foule de travaux. Le visage , au lieu de présenter le ton vermeil qui atteste une circulation active, est pâle, sans fraîcheur, et d’une teinte terreuse, plombée, livide; les lèvres se décolorent, les paupières se gonflent ; un cercle bleuâtre entoure les yeux ; les chairs s’amollissent, des sueurs abondantes ont lieu pour le moindre mouvement, ou bien encore elles mouillent, pendant le sommeil, le front, la poitrine et la paume des mains. Enfin, une fièvre lente, une véritable fièvre hectique, vient comme

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