‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 97 sur 298 · PA R · texte numérisé non relu

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les vieux murs, dans les puits, aux endroits expo- ^ és à l’ombre. Sa racine est grêle et chevelue ; ses iiges charnues et cassantes sont rameuses, hautes d’environ un pied, cylindriques, rougeâtres, velues, ainsi que toutes les autres parties de la plante. Les ’euillessont alternes, pétiolées, ovales, et terminées « n pointe; les fleurs sont petites et réunies par groupes à l’aisselle des feuilles supérieures ; elles ont formées d’un calice tubuleux à quatre dents ,

■ le quatre étamines incluses, et d’un ovaire libre , su rmonté d’un stigmate pistiliforme . Le fruit est renfermé dans l’intérieur du calice, qui est persi?tant. ,

Cette plaute est fréquemment usitée comme émolliente , rafraîchissante et diurétique ; elle doit cette dernière propriété à la présence du nitrate de potasse , dout on a constaté l’existence dans toutes ses parties. Elle s’emploie en décoction à la dose d’une poigoée dans un litre d’eau ; le suc exprimé de la pariétaire se prend aussi à la dose d’une à deux onces dans les affections des voies urinaires, la gravelle , l’hydropisie , etc. Cette plante fait partie des espèces émollientes , et, cuite , on l’applique en cataplasmes ; sa décoction est usitée en fomentation et en lavement. Répandue sur les tas de blé, on dit que la pariétaire en chasse les eharençons : elle doit ses propriétés médicales au nitrate de potasse, ainsi qu’à la grande quantité de mucus végétal qu’elle contient. J. B.

pariétai. (anat.), s. m. ( parietalis , paries, muraille). Les pariétaux sont deux os plats quadrilatères , situés à la partie supérieure et latérale de la tête, qui concourent en grande partie à former le crâne. Ces os présentent deux faces, une extérieure, qui est en rapport avec les téguments , et l’autre interne, qui est en rapport avec la convexité du cerveau ; cette face est revêtue par la dure-mère , membrane qui enveloppe le cerveau. La partie antérieure des pariétaux s’articule avec le coronal, la partie postérieure avec l’occipital; par leur bord interne , les deux pariétaux s’articulent l’un avec l’autre ; le bord externe ou inférieur s’articule avec le temporal et le sphénoïde. Les pariétaux présentent vers leur milieu cette bosse saillante qui s’observe sur les côtés de la tête , et que l’on nomme bosse pariétale : elle correspond à un enfoncement situé à la partie interne de cet os, que l’on a nommé par opposition fosse pariétale. Les fonctions du pariétal sont de contribuer à former le crâne, cette enveloppe osseuse et résistante destinée à protéger Je cerveau. J. B.

paroi [anat.), s. f. [paries, mur, muraille). On donne ce nom à toutes les parties qui forment la clôture ou la limite d’une cavité. On dit les parois du crâne, de la poitrine, de l’abdomen, de l’estomac, etc.

PAttois (physiol.), s. f. C’est la voix articulée. (Y. Voix.)

parotibe [anat ] , s. f. C’est une des glandes saivaires. (V. Salivaires glandes.).

. Parotide [path.), s. f. Nom donné quelquefois è l’inflammation de la glande parotide, et à des tumeurs qui, dans des fièvres graves, se manifestent dans la région parotidienne , quoique souvent elles n’aient leur siège que dans le tissu cellulaire qui recouvre laglande. Ces tumeursont aussi été nommées oreillons; mais ce dernier nom a été principale-

ment réservé pour l’inflammation du tissu cellulaire qui recouvre la glande parotide. L’inflammation idiopathique de cette glande sera décrite aux maladies des glandes salivaires.

Les oreillons ne se manifestent pas nécessairement pendant le cours d’une maladie grave, souvent ils apparaissent spontanément et comme maladie essentielle; quelquefois on lésa vus régner d’une manière épidémique : ce sont principalement les enfants et ceux du sexe masculin, qui sont affectés de celte maladie , qui se développe sur un seul ou sur les deux côtés de la face ; elle est annoncée par un sentiment de gêne dans 1 articulation de la mâchoire; ensuite se mauitèste un gonflement assez volumineux, qui quelquefois s’étend au-delà de la région parotidienne, et envahit une partie du côté du col ; la peau conserve sa couleur , mais elle est chaude, tendue et douloureuse au toucher ; quelquefois la tuméfaction s’étend à la face, qui est gonflée, et d’un rouge hideux. Les symptômes, qui ont acquis promptement leur intensité, en deux jours ou plus, ne tardent pas à diminuer après avoir été stationnaires pendant le même temps , et ces tumeurs se terminent presque toujours par résolution , rarement par suppuration. Line terminaison qui est encore très-fréquente est celle qui a lieu par métastase , c’est-à-dire par déplacement ; souvent on voit ces tumeurs disparaître spontanément pour aller affecter le scrotum, les testicules, et quelquefois les grandes lèvres chez les jeunes filles.

Le traitement de cette affection consiste à faire boire des tisanes légèrement diaphoniques, telles que des infusions de fleurs de bourrache et de tilleul; à faire sur ces tumeurs des applications de cataplasmes émollients , ou simplement des fomenta-^ tions émollientes chaudes ; quelquefois , lorsque le gonflement est léger, il suffit de simples flanelles chaudes; il faut entretenir la liberté du ventre au moyen de lavements laxatifs. Si l’inflammation devenait plus grave , et s’il se manifestait des abcès , il faudrait employer des moyens appropriés à la nature et à l’importance de ces accidents. Ainsi, les saignées générales et locales, les bains, etc.

J. -P. Beaude. .

PAROTIDIEN , PAROTIDIENNE ( anal. ) , adj., qui a rapport à la parotide. La région parotidienne est celle qui est située sur les côtés du cou, derrière l’angle de la mâchoire, et au-dessous du conduit auditif.

paroxysme [path.), s. m. (du grec paroxys mos , irritation). Ce mot est synonyme d’accès.

part [méd. lég.),s. f. Sous ce nom, on désigne indistinctement l’accouchement et son produit, tel que le fœtus et ses enveloppes ; c’esf sous ce nom qu’en médecine légale on désigne tous les faits relatifs à l’accouchement , qui a aussi reçu le nom de parturition. Il y a suppression de part, lorsque la mère ou ceux qui l’entourent ont fait disparaître l’enfant au moment de sa naissance. Il y a exposition de part lorsque l’enfant a été exposé ou délaissé dans un lieu , soit fréquenté, soit solitaire; la peine est plus grave dans ce dernier cas. Il y a substitution de pari , lorsqu’au moment de l’accouchement on substitue un autre enfant à celui que la mère vient de mettre au monde. Enfin, il y a supposition départ, lorsqu’une femme simule un ac-

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eouchement, et présente un enfant comme ayant été le résultat de cet accouchement supposé Tous ces faits, qui sont punis par le code pénal, exercent souvent la sagacité des médecins légistes et des magistrats ; mais, nous devons le dire, la science possède les moyens de dévoiler ces délits et crimes, qui, le plus ordinairement, n’ont que la cupidité pour but. Entrer dans des développements à ce sujet nous entraînerait hors des limites que nous imposent l’étendue et la nature de ce Dictionnaire. J.-B.

paRTUBiTiON . s. f., c’est l'accouchement. (V. ce mot.)

paruhe (. chir ), s. f. (du grec para , auprès, et de oulon, gencive). On donne ce nom à de petits abcès qui se développent sur les gencives. (Y. ce mot.)

PAS-D'ANE [bot.). (V. Tussilage.) passer. âge [bot.]. ( V. Cresson alénois.) passif ( path .), adj., se dit d’un état ou d’une maladie qui a lieu par le relâchement ou la faiblesse des tissus. On dit une hémorrhagie passive , un anévrisme passif du cœur, pour indiquer l’opposition qui existe entre ces affections et les hémorrhagies et les anévrismes actifs , qui sont déterminés par une augmentation d’action dans l’énergie des organes affectés qui constitue une véritable irritation.

passion [physiol.), s. f. (Y. Psychologie .)

p assit (Eaux minérales de) ( thérap Passy, commune aujourd’hui dans les murs de Paris, possède des eaux ferrugineuses connues depuis 1650. Les sources sont situées au bas d’un coteau calcaire sur lequel est construite la ville 5 elles ont été distinguées en sources anciennes et en sources nouvelles. Les sources anciennes sont moins ferrugineuses et ne contiennent pas toutes les substances qui sont dans les sources nouvelles. Placées à la porte de Paris, les eaux de Passy ont excité depuis leur découverte l’attention des savants , et elles furent successivement examinées et analysées par Lémeryen 1701, Brouzet, Reneaume, Geoffroy en 1724, Boulduc en 1726, par Cadet, en 1755, Venel et Boyer, Demachy en 1756, Rouelle et Cadet en 1757, Raulin en 1775, Planche , Deyeux et Barruel en 1809, et Henry fils en 1832. De toutes ces analyses, il semble résulter que les eaux de Passy ont subi quelques modifications à diverses époques ; mais cependant on y a trouvé constamment le fer à l’état de sulfate , surtout dans les sources nouvelles.

Les sources sont au nombre de cinq ; deux sont dites les sources anciennes, et trois autres sont désignées sous les noms de sources nouvelles : on les distingue entre elles par leurs numéros ; une sixième source, qui avait été découverte et analysée en 1755, a été abandonnée, quoique, d’après les aualyses de Venel, Bayen, Rouelle et Cadet, elle contînt les mêmes principes que les autres sources.

L’analyse la plus récente et la plus exacte, faite par M. Henry en 1832, donne les résultats suivants :

Comme gaz, de l’azote et de l’acide carbonique en quantité indéterminée; les substances salines sont des sulfates de chaux, de magnésie, de soude et d’alumine, des traces de sulfates d’alumine et de potasse, du proto et du persulfate de fer, du soustrito-

sulfate de la même base , du carbonate de chaux en très-petite quantité, des chlorures de sodium et de magnésie, de la silice et de la matière organique en quantité indéterminée. La quantité de sulfate de chaux varie dans les diverses sources, par litre d’eau, de I gramme 5 , à 2 grammes 8 ; il en est de même des divers autres sels et des proportions de soustritosulfate de fer, qui s’élèvent de 29 milligrammes à 412 par litre.

Les eaux de Passy, qui sont prises en boissons, sont rarement bues dans l’état où les donne la source; elles sont ordinairement déposées dans de grandes jarres de grès, où, par l’action de l’air, elles laissent déposer une partie du fer qu’elles contiennent; les eaux, après cette opération, sont dites dépurées, et c’est ainsi qu’elles sont vendues à Paris dans les dépôts d’eaux minérales. La dose à laquelle on les administre est de un à six verres le matin , et pendant la promenade. On commence ordinairement par les eaux épurées, et l’on ne boit les eaux telles qu’elles sortent de la source que lorsque l’estomac s est habitué aux premières; sans cette précaution , on s’exposerait souvent à des accidents : car les eaux de Passy, prises à la source, ont quelquefois la propriété émétique, et, dans tous les cas, l’estomac s’en accommode assez mal lorsqu’on les prend en certaine quantité. Souvent aussi elles produisent un effet purgatif, ce qui est dû à la quantité assez notable de sulfates et de chlorures qu’elles contiennent.

Les eaux de Passy s’administrent dans tous les cas où l’on fait usage des eaux ferrugineuses , c’est-à-dire toutes les fois qu’il est nécessaire de donner une activité plus grande à l’économie ; elles sont donc toniques et stimulantes. Comme premier effet, elles favorisent l’hématose, rendent le sang plus riche en principe colorant, excitent les sécrétions, et favorisent le jeu des fonctions; aussi sont-elles employées avec avantage dans les pâles couleurs , les affections lymphatiques, les leucorrhées, les écoulements muqueux , l’aménorrhée et les dérangements de la menstruation, les convalescences des affections chroniques, l’atonie des organes digestifs. Elles conviennent également aux personnes d’un tempérament faible. Elles sont nuisibles aux personnes d’un tempérament sanguin ou disposées aux congestions apoplectiques, à celles qui sont affectées d’inflammation chronique conservant encore quelque chose du type aigu, aux personnes nerveuses et irritables , à celles qui sont menacées de phthisie pulmonaire, ou qui ont une affection aiguë des organes respiratoires , à celles qui sont menacées de maladies organiques du cœur ou des gros vaisseaux ; enfin , dans tous les cas où il y aurait danger d’accélérer la marche d’une maladie organique, ou de rappeler au type aigu une maladie chronique qui, sous cette nouvelle forme, pourrait présenter des chances fâcheuses.

L’établissement, qui est situé sur le quai de Passy, présente un beau jardin , disposé en amphithéâtre, dans lequel se promènent les buveurs, et d’où l’on peut contempler les belles plaines qui , de ce côté, environnent Paris. Les personnes pour lesquelles l’exercice sera recommandé feront bien, sur tout l’été, d’aller boire les eaux à la source même ; les promenades pour y arriver sont toutes Lèsagréables, et la salubrité de l’air ne fera qu’ajouter à l’action bienfaisante des eaux. J. -P. Beaude.

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pastèque [bot., hyg.) , s. f., melon d’eau, fruit du cucurbita citrullus vel auguria , L. ; famille des cucurbitacées, J. La pastèque est généralement de forme ovoïde, son volume égale celui d’un fort melon ; elle est marquée d’un ombilic assez prononcé; sa surface est divisée par des côtes peu saillantes, ou par des raies élégamment festonnées , de couleur vert foncé sur un fond plus clair; elle est quelquefois mouchetée de points blancs ou grisâtres. La pulpe varie du vert clair au rose tendre, ou du blanc au rouge; elle est très-succulente, et n’offre que peu ou pomtde cavité ceutra le, comme on en remarque dans les melons et potirons. Les graines varient du jaune au noir foncé ; elles établissent un caractère assez tranché entre cette espèce et les melons en général , dont les semences sont toujours de couleur moins foncée que la pulpe.

La profondeur des découpures des feuilles ne permet pas de confondre la pastèque avec le melon , lors même que le fruit n’est pas développé. On distingue deux variétés principales, qui sont : 1° la pastèque d’Italie ou de Provence, qui est ronde, trèsgrosse, à écorce verte, à chair rouge et à graines noires; 2° celle d’Amérique, qui est plus petite, ovoïde, à écorce rayée de jaune verdâtre, à chair blanche et à graines rouges.

Ce fruit, très-recherché dans les contrées méridionales de l’Europe, telles que le midi de la France, l’Italie et l’Espagne, comme substance alimentaire pour les hommes et les animaux, ne l’est pas moins en Afrique et en Amérique , où il est l’objet d’une culture assez importante. Lorsque la pastèque a atteint son maximum de maturité , sa chair est tellement fondante, qu’on peut, au moyen d’une ouverture assez petite, et par la simple succion, la vider entièrement. Sa pulpe est douce, transparente; elle étauche la soif, propriété bien précieuse dans les climats chauds. Les gens du peuple en font usage contre les fièvres ardentes ou inflammatoires ; à cet effet, ils prennent de préférence les variétés qui sont très-succulentes. Lorsqu’elles ont atteint leur maximum de mat urité , et qu’elles sont même gâtées, ils en extraient le jus qu’ils mêlent à de l'eau de rose et du sucre. Les Européens, ou mieux les habitants des contrées septentrionales , ne doivent en user que très-modérément , et s’assurer si elles ont atteint leur maturité ; dans le cas contraire, elles donnent souvent lieu à des coliques et d’autres accidents morbides.

Les pastèques étant généralement inodores et conservant une couleur vert foncé, même après leur maturité, ou est obligé d’avoir recours à divers indices pour la reconnaître; ils consistent dans le dessèchement presque complet du pédoncule, dans l’absence d’uae sorte de craquement qu’elles font entendre lorsqu’on les comprime avant qu’elles ne soient mûres. Codveechel.

pastii.x.e;j ( pharrn .) , s. f. p. On comprend sous ce norn, dans le langage ordinaire, des médicaments solides et à base de sucre, que les pharmacologistes ont classés en deux espèces distinctes qu’ils appellent pastilles et tablettes. Nous les réunirons toutes deux dans cet article.

Les pastilles s’obtiennent par les cuits du sucre dans une eau aromatique ou chargée des principes médicamenteux sol ubles que l’on veut y introduire .

Pour les préparer, on preud de très-beau sucre qu’on réduit en poudre modérément fine, en la passant au tamis de crin ; on fait avec cette poudre et un peu d’eau une pâte que l’on chauffe dans un poêlon à bec jusqu’à ce qu’elle soit convenablement liquéfiée, sans avoir cependant amené encore la dissolution complète du sucre; alors, au moyen du bec effilé dont le poêlon doit être pourvu, ainsi que d’un fil métallique qui règle l'émission du liquide, on le laisse écouler goutte à goutte, d’uue manière aussi égale que possible, sur un marbre ou sur des tables de fer-blanc. Chaque goutte, en se refroidissant, devient une pastille. Ou ajoute daus le poêlon, au moment de les couler, les huiles essentielles auxquelles les pastilles doivent souvent leur saveur agréable et leur propriété.

Il faut d’ailleurs ne meitre à la fois, dans le poêlon, qu’une petite quantité de matière, afin qu’elle puisse être coulée avant qu’il ne se manifeste un commencement de refroidissement, pour ne point être obligé de la chauffer une seconde fois.

C’est ainsi qu’on prépare les pastilles de menthe, de citron , de laclate de fer, etc.

Les tablettes s’obtiennent entièrement à l’état solide; on les pulvérise également, on choisit de très-beau sucre qu’on réduit eu poudre fine. Comme les substances médicamenteuses qui en forment la base sont ordinairement à froid, on les réunit au sucre en triturant , et on fait repasser ensemble les deux poudres au tamis pour rendre leur mélange plus intime.

D’un autre côté, on a mis de la gomme adraganthe entière en contact avec huit fois son poids d’eau ; on choisit ordinairement une eau distillée d’une odeur agréable, (elle que l’eau de rose ou de fleurs d’oranger, et lorsque la gomme est entièrement transformée en un mucilage épais, on la passe à travers un linge serré en exprimant fortement pour en séparer les impuretés qu’elle peut contenir. Alors on prend quantité suffisante de ce mucilage dans un mortier; on commence à y incorporer, au moyen du pilon, le sucre et les poudres préparés comme il a été dit plus haut, et lorsqu’on a formé ainsi une masse de consistance suffisante, on les place sur un marbre et on continue à y incorporer du mélange pulvérulent en les pétrissant entre les mains jusqu’à ce qu’on en ait formé une pâte très-ferme, qu’on étend au moyen d’un rouleau de bois en le saupoudrant de sucre de temps en temps pour éviter qu’elle ne s’attache au marbre, jusqu’à ce qu’on soit arrivé à une épaisseur donné par des baguettes plates que l’on pose à dessein de chaque côté ; alors, au moyen d’un emporte-pièce, on découpe dans cette masse des tablettes de la forme et de la grandeur voulues, que l’on pose avec précaution sur des châssis garnis de papiers sur lesquels elles commencent à sécher à l’air libre, pour être portées ensuite à l’étuve lorsque la température extérieure ne suffit pas.

Nous allons donner les formules des tablettes les plus usitées.

Tablettes de calomélas ou pastilles vermifuges. Pr. mercure doux divisé à la vapeur, 30 grammes; sucre en poudre, 330 grammes ; gomme adraganthe, 3 grammes ; eau, 25 grammes. Faites des tablettes de 6 décigrammes, qui contiendront chacune 5 centigrammes de mercure doux.

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