‹ Dictionnaire de morale jésuitiqueChapitre 25 sur 37 · LÈZE- MAJESTÉ ET RÉGICIDE · texte numérisé non relu

LÈZE- MAJESTÉ ET RÉGICIDE

à son régime, oblique ou indirect; car il peut leur commander en qualité de pas* teur comme à ses ouailles, et non pas seulement les prier et les exhorter (ce que peut également tout particulier) d'employer toute leur puissance et toutes les forces de leur empire pour procurer le s.ilut des âmes, raffermissement du royaume de Jésus-Christ * et la propagation de l'évangile; commandement du pontife auquel sont tenus les princes d'obéir, comme à la parole de Jésus-Christ. Que s'ils y résistent , il est en droit de les punir à titre de rebelles, et s'ils font quelque entreprise contre l'intérêt de l'église , ou la gloire de Jésus-Christ, il peut les priver de leur empire et de leur royaume, donner leurs états à un autre prince, et dégager leurs sujets de l'obéissance qu'ils lui doivent, et du serment qu'ils lui ont fait, afin que par-là se vérifie cette parole du Seigneur au prophète Jérémiç: Je mets présentement mes paroles dans votre bou-

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che. Je vous établis aujourd'hui sur tes tintions et sur les royaumes, four arracher et pour détruire, f.our perdreet four dissiper, four édifier et pour planter. [Alphonse Salmeron.)

Ce fut le pontife Joïada qui établit roi Joad, et qui le couronna dans le temple.

Ce fut lui qui ordonna qu'on chassât Athalie du temple et qu'on la mît à mort. Par là vous voyez que c'est au souverain-* pontife qu'il appartient de connaître des causes des rois, et de les juger. Or, tout ce que les prêtres pouvaient dans les ombres de la loi, ils le peuvent à bien plus forte raison dans la vérité du Nouveau-Testament, lequel leur donne sur les corps et sur les choses qui en dépendent une puissance qui de sa nature se rapporte à l'esprit. C'est ce que témoigne Jésus- Christ lorsque, pour le salut d'un seul homme, il fait périr deux mille pourceaux, qu'il chasse du temple les ven-»

deurs et les acheteurs, et renverse leurs

ô6 LfeZË-IftAJÈâTÉ Bf RÉGICIDÊ.

comptoirs* Paul, en rertu du même pou* voir, livre à Satatt Fifldestueui de Gorin* the poor m or tl fief sa chair, afin que l'esprit sèit sauvé. Il exerça le même châtiment sur Alexandre et Hymenée, afin qu'ils apprissent à ne plus blasphémer.

II dit même aux Corinthiens : Que vouiez - vous que je fasse ? aimez - vous mieux que je vous aille voir ta verge à la main? Et cependant ces apôtres n'araiant appris que ces paroles : Les pécfUs seront remis à ceux à qui vous les remettrez.

Pierre prononça urt arrêt de mort contre Anadie et Saphir*. C'est ainsi que Pévêque de Kôrtie, successeur de Pierre, peut maintenant , pour l'utilité de sës ouailles, Ôter la Vie du corps par sa parole (quand les autres rdrttèdés lui manquent), pourvu qu'il ri'jf emploie que sa parole, et nôn le ministère extérieur de sa main ; qu'il èsi ërt droit de ie servir des princes catholiques pour faire la guerre aux héréfi-

LkZB-MÀJpSTfc £T RÉGICIDE. «7

ques et sçhismatiques, et les mettre à raqrt. Car en lui ordonnant de paître ses brebis, Jésus-Christ lui a donné le pou~ voir d'écarter les loups et de les tuer, s'ils attaquent les brebis. Bien plus, si le bélier, chef du troupeau, se trouvant infecté, gâte par sa contagion les autres brebis, et les frappe de ses cornes, il est permis au pasteur dç le déposer de la principauté qu'il a sur le troupeau,

(ÀiphonseSalmeron.) Jacques Çlément, dominicain, né à Sorbonne, petit village de l'Àutumois, é-> tudiait la théologie dans un collège de son ordre, lorsqu'instruit par les théologiens auxquels il. s'était adressé, qu'il est perV mis de tuer un tyran, il blessa profonde** nient le roi Henri III dans le bas-ventre, avec un couteau empoisonné, qu'il tenait caché dans sa main. Coup de hardiesse é~ datant, action mémorable! Frappés d'un

événement si extraordinaire , les courti-»

sans se jettent sur Clément, le renversent,

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