I 1 8 RÈGLES POUR L? S SCRUPULEUX
point certains de la rente du sentiment opposé, ils ne s'exposent pas à un plus grand périt de rendre nuis les sacre mens, et d'en être coupables, qu'en suivant simplement ce qui est plus probable.
Il est permis , même à l'article de la mort , de suivre une opinion probable préférablement à une autre plus probable. (Mathieu Stoz.)
Règles pour les scrupuleux. Dans les ehoses morales, on ne doit pas chercher une certitude absolue. Ainsi le scrupuleux appuyé sur ce principe doit tenir pour certain qii'il peut, en sûreté de conscience, agir contre ses scrupules, s'il a pour les combattre, l'opinion probable des docteurs.
Tout homme peut s'attacher à un mo-
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Ûf gravement probable, sans se mettre en peine d'un motif opposé qui serait également ou plus probable.
Lorsqu'il s'agit de former le dernier jugement pratique, .on pçut licitement suivre le sentiment que l'autorité et la raison rendent suffisamment probable, et laisser l'opinion contraire également ou même plus probable. Celui qui sur deux motifs d'une égale probabilité doute proprement et positivement, s'il poche mortellement, peut déposer ce doute, et le changer en un jugement probable, au moyen duquel il juge raisonnablement qu'il ne fait pas un péché mortel, d'où il s'ensuit qu'il n'est pas obligé à s'en confessser. ( Nicolas Mmkza. )
, Sacrilège. On demande si un homme qui a fait à Pâques une communion indigne, et s'est ainsi rendu coupable du corps et du sang de Jésus-Christ, est obligéjde communier une seconde fois.
120 SIMONIE ET CONFIDBNCE.
Je réponds qu'il est plus probable qu'il n'y est pas obligé. La raison en est qu'un tel homme a rempli toutes les obligations qui lui étaient imposées parles conciles de Latran et de Trente.
Mais, dira-t-on, le concile de Latran ne décide-t-il pas qu'il faut recevoir Jésus- Christ avec révérence? Or, quelle révérence y a-t-il dans celui qui le reçoit avec une telle irrévérence, que Jésus-Christ indigné détourne de dessus lui son visage , suivant la supposition de notre espèce. Je réponds que ce concile conseille cette révérence intérieure, mais ne la prescrit pas.
C'est satisfaire à l'ordonnance du pontife qui prescrit de communier, que de faire une communion sacrilège, selon l'opinion ' du cardinal de Lugo, par la raison qu'une communion sacrilège est une communion proprement dite. {Georges Gobât.)
Simonie et Confidence. Ce n'est pas une simonie de donner quelque chose à un