ALLA BREVE
ALLITERATION
l'enseignement, paraissant de temps à autre comme virtuose dans les concerts du Conservatoire on ailleurs. A. était très estimé à Paris; il publia un assez grand nombre d' œuvres bien écrites pour le piano (préludes, études, marches, un concerto, une sonate, etc.).— Son frère, Napoléon Morhange A., né le 2 févr. 1836, à Paris, est aussi an excellent pianiste ; il a fait éditer quelques œuvres pour piano.
Alla brève (Mesure a. b., ou aussi alla cappeUa)fes\ une mesure à '/', OU plutôt à 2/2, dans laquelle on ne bal ou ne compte pas les noires, mais seulement les blanches : elle est indiquée
par un (^> La grande mesure a. b., indiquée
par le signe (^ ^ (anciennement (), signe
qui donnait à la brève la valeur de 3 rondes et qui indiquait pour la mesure la division en brèves) ou -/,, se compte également en blanches, mais avec quatre blanches par mesure. Cf. Brève.
Allacci (AUatius), Léo, né en 1 Ô86, de parents grecs, dans l'île de Ghios, m. à Rome le 19janv. 1669; vint, encore enfant, en Calabre, puisa Home où, après de sérieuses études, il fut nommé maître au collège grec et, en 1661, bibliothécaire du Vatican. A. a publié une œuvre d'archéologie musicale très importante pour l'histoire : Drammaturgia (1666), catalogue de tous les drames et opéras exécutés en Italie jusqu'à cette époque.
Allargando (ilal.), c-à-d. en élargissant (en ralentissant), employé à la place de ritardando (rallentando), surtout dans les passages où la sonorité doit en même temps augmenter (élargissement agogique).
Allegramente (ilal.), syn. de Allegro (moderato).
Allegretto (ital., abréy. : AUtto, dimin. de Allegro), modéré. Ait'; indication de mouvement très peu précise , il y a des a. dont l'allure se rapproche beaucoup de celle de l'allégro (p. ex. dans la sonate op. 14, n° 1, de Beethoven), tandis que d'autres ont tout à fait le caractère d'andante (dans la symphonie en la maj.).
Allegri, 1. Gregorio, né à Rome en 1584, originaire de La famille Gorregio, élève deGiov.-M. Nanini, chantre de la chapelle pontificale à partir de 1689, m. le ls févr. L658; est l'auteur du célèbre Miserere â m voix, que la Chapelle Sixtine chante pendant la semaine sainte. Cette œuvre, dont la copie éhiit autrefois interdite, fut un jour notée par Mozart pendant l'exécution, et, • lès lors, fréquemment éditée (entre autres par Burney et Choron). On connaît en outre d'A.: 2 livres de Concerti à 2-3 voix et 2 livres de motets à 2-6 voix, ainsi qu'un grand nombre d'oeuvres manuscrites reposant dans les archives de Santa-Maria in Valiclhi. e1 dans celles •I'' l.'i Chapelle pontificale. — M. Domenico, l'un des premiers compositeurs qui ail donné au chant un accompagnement instrumental indépendant, (-.-■À-i]. autre que l'unisson ; il fut maître de chapelle <\r Ste-Marie-Majeure à Rome, de 1610 à 1629. Quelques-unes de ses œuvres seulement, des motets, ont été conserfée8 jusqu'à aujourd'hui.
Allegro (ital., abrév. : AU0), Tune des plus anciennes indications de mouvement, signifie en réalité « gai », « joyeux », mais a pris, au cours des temps, le sens de « rapide », de telle sorte qu'on l'emploie aujourd'hui dans des associations de mots, comme par ex.: a. giojoso (gaijoyeux), a. irato (gai-colère). De même qu'adagio sert à désigner, d'une manière générale, un mouvement lent, de même le mot a. a prislasignificalion générale de partie rapide d'une œuvre. Ainsi le premier mouvement d'une symphonie s'appelle a., lors même qu'il serait indiqué vivace ou con fuoeo. Le superlatif allegrissimo est rare, il est à peu près synonyme de presto.
Alléluia (Allelujah, abrév. Aeuta), l'expression de joyeuses actions de grâce emprunté par l'église chrétienne à la musique du temple, chez les Hébreux (A. signifie en hébreu : « louez le Seigneur »). Dans les cantiques de louanges, ce mot est placé soit au commencement, soit à la, lin, soit encore entre les strophes. Si l'on en croit St- Augustin, l'A. était déjà introduit en Italie dans le courant du ve s. Lorsque le chant d'église commença à perdre son rythme précis, vivant, pour se figer, en quelque sorte, en « plain-chant », les longues périodes musicales sur chacune des voyelles et surtout sur la dernière syllabe de l'A. furent regardées comme des successions de notes désagréables et vides de sens ; aussi eut-on, dans le courant du ixe s. déjà, l'idée de disposer un texte sous les neumes qui forment la conclusion de l'A. (v. Séquence).
Allemande, c.-à-d. « danse allemande », l'une des parties essentielles de l'ancienne suite (cf. ce mot) française; sorte de prélude habilement travaillé, d'un mouvement modéré, commode, à 4/4 avec un levé d'une croche ou d'une doublecroche. C'est au début du siècle passé que les compositeurs allemands l'adoptèrent sous ce même nom et la cultivèrent par une sorte de patriotisme naïf. L'a. à 2/4, comme danse véritable, est de date plus récente ; une danse rapide à 3/4, connue surtout en Suisse et en Souabe, porte aussi le nom d'à.
Allen, Henry-Robinson, chanteur dramatique (basse) anglais, fort apprécié, né en 1809, W^ Cork, m. à Shepherds Bush le 27 nov. 1876, élève de la Royal Academy of Music.
Allentando (ital.), v. Rallentando.
Allihn, Heinrich-Max, né à Halle le 31 août 1841, archidiacre à Weissenfels (1876), puis pasteur et inspecteur d'écoles à Athenstedt, près Halberstadt (1885), révisa la 2e éd. (188S) du Lehrbuch der Orgelbaukunst, de ïœpfer, et écrivit quelques articles intéressants sur la construction de l'orgue, dans Y Instrumenlcn-l bauzeitung de P. de Witt.
Allitération, emploi fréquent, dans un vere ou une suite de vers, de consonnes analogues procédé usuel, de même que l'assonance (v. c( mot), dans l'ancienne versification. Ce procédi remis en usage dernièrement par Wagne (Anneau du Niebelung), a été imité par quel ques poètes contemporains, mais sans gran< succès.