ALCOCK
Geschichte der Oper (1845) ; Richard Wagner (1856); Raphaël und Mozart (1856) : Beethoven als dramatischer Tondichter (1859). Il se retira en 1866 à Berlin et collabora à la Neue Berliner Musik-Zeitung.
Albertini, 1. Giovacchino, né on 1751, m. en avr. 1811, à Varsovie, chef d'orchestre royal polonais vers 1784, compositeur d'opéras italiens très applaudi par ses contemporains; on donna de lui, à Hambourg, en 1785, avec grand succès: Circe ed Ulisse, à Rome, en 1786: Virginia. — 2. Michael, dit Momoletto, célèbre castrat de la cour de Cassel, au commencement du xvni0 s.; sa sœur Giovanna, surnommée « Romanina », était fêtée comme cantatrice, à la même cour.
Albicastro, Henrico (de son vrai nom Weissenburg), d'origine suisse, lit la guerre de succession d'Espagne (1701-1714) et publia une série d* œuvres de musique de chambre (sonates pour violon, les unes avec violoncelle et contrebasse, les autres, avec l'un des instruments seulement).
Albinoni, Tommaso, compositeur d'opéras italiens 1res fécond, né à Venise en 1674, m. dans la même ville en 1745, écrivit 49 opéras (la plupart pour sa ville natale) et un grand nombre d'œuvres instrumentales de valeur (sonates, symphonies, concertos, balletii [suites] pour inslr. à archet, etc.), J.-S. Bach a composé deux fugues {la maj. et fa min.) sur des thèmes d'A.
Alboni, Martjbtta, célèbre cantatrice (alto), née à Cesena (Romagnc), le 10 mars 1823, m. à Ville-d'Avray le 22 juin 1891 : élève doBertolotti et de Rossini, à Bologne, débuta en 1843 à Milan, dans le rôle d'Orsini de Lucrèce Borgia, de Donizetti, remporta d'immenses succès à Londres et à Paris en 1847, parcourut en triomphait -ire les deux Amériques (1853), et épousa l'année suivante le comte Pepoli. En 18(53, A. quitta le théâtre, en pleine possession de sa voix merveilleusement souple, chaude et sonore, et ne chanta plus que deux fois en public, en 1869, dans la petite Messe solennelle de Rossini et en 1871, à Paris, dans un concert donné par l'œuvre de la libération du territoire.
Albrecht, 1. Johann-Lorenz (Magist&r A.), né à Gôrmar près Mulhouse (Thuringe) le 8 janv. 1732. m. à Mulhouse même en 1773; s'occupa si sérieusement de musique, tout en faisant ses éludes philologiques, qu'il fut nommé en 1758, à la fois maître au gymnase H organiste de Ste-Marie, à Mulhouse. G'esl la publication de la Musica mechanica organoedi de J. Adlung et du Musikalisches Siebengestirn qui ont rendu A. célèbre; il n'en a pas' moins fourni cependant toute one série de travaux originaux: Grundliche Kinleitung in die Anfangsgrunden der Tonkunst (1761): Abhandlung iiber die Frage: oh die Musikbeim Gottesdienst zu dulden set oder nichi (1764); puis quelques articles dans les Kritische Beitrâge, de Marpurg, etc. A. avait été nommé juge dans la célèbre dispute entre Marpurg et Sorge. Il a en outre publié quelques compositions musicales (des cantates, une passion H drs éludes
de piano).— 2. Johann-Matth/Eus, né à Osterbehringen près Gotha lelormai 1701, organiste de l'église de Ste-Catherine, puis de celle des Carmes déchaussés, à Erancfort-s/M., où il mourut, en 1760. Ses concertos de piano dont on faisait grand cas n'ont pas été gravés.— 3. Eugen- Maria, né à St-Pétersbourg le 16 juin 1842, (son père, originaire de Breslau, fut pendant douze ans chef d'orchestre de l'opéra impérial russe) ; fut de 1857 à 1860 élève de David, au Conservatoire de Leipzig, de 1860 à 1867, premier violon à l'opéra italien de St-Pétersbourg,. de 1867 à 1872, chef de l'enseignement musical dans les établissements d'instruction militaires. En 1877, A. fut nommé inspecteur de la musique des théâtres impériaux de St-Pétersbourg I il fonda et présida une société de musique de chambre, enseigna le violon à plusieurs princes impériaux, etc. A. est un excellent violoniste et un musicien de mérite.
Albrechtsberger, Johann-Georg, né àKlosterneubourg près Vienne le 3 févr. 1736, m. le 7 mars 1809; excellent théoricien et compositeur, le maître de Beethoven, devint, après avoir occupé divers postes peu importants de petites villes. « regens chori » au couvent des Carmélites, à Vienne, organiste de la cour (1772) et enfin maître de chapelle de St-Etienne (1792). Quelques-unes de ses œuvres.seulementontété gravées (préludes d'orgue, fugues pour piano,, quatuor, quintette, sextette et octette à cordes, un quatuor avec piano, un Concerto léger pour piano, deux violons et basse), tandis que 26 Messes, 6 oratorios, 4 grandes symphonies, 42 quatuors à cordes, 38 quintettes, 28 trios à cordes, une quantité d'hymnes, d'offertoires, de graduels, etc., sont restés manuscrits. Mais les ouvrages théoriques d'A. sont ce qu'il a laissé de plus important : Grundliche Anweisung zur Komposition (1790 et 1818) éd. franc, par Choron (1814) sous le titre : Méthode élémentaire decomposition: Kvrzgefasste Méthode, den Generalbass zu erlernen (1792) ; Klavierschule fur Anfànger (1808), etc. Une édition complète de* œuvres d' A. a été publiée par I. von Seyl'ried..
Albrici, Vingenzo, né à Rome le 26 juin 1631, vers 1660 maître de chapelle de la reine Christine de Suède à Stralsund, puis maître de chapelle du prince électeur, à Dresde (1664),' organiste de l'église de St-Thomas, à Leipzig (1680),. et maître de chapelle à Prague où il mourut en 1696. Ses œuvres, autrefois fort estimées,, avaient été achetées pour la bibliothèque d« Dresde, mais furent détruites par le bombardement de 1760; quelques-unes seulement sont conservées, mais non gravées (un Te Deum « dix voix, le psaume 150, etc.).
Alcarotti, Giov.-Francesco, publia deux livres «le madrigaux à cinq et à six. voix (1567 et 1569).
Alcock, John-, né à Londres le 11 avr. 1715, élève de l'organiste aveugle Stanley, était etf 1731 déjà organiste de deux, églises à Londres,. lui nommé 'dus tard à Plymouth, à Reading et enfin organiste de la cathédrale à Lichfield où il mourut en 1806. En 1761, A. avait été promu l)^
ALDAY — ALKAN
mus. de l'université d'Oxford; il publia un grand nombre d'anthems, glees, psaumes, hymnes, etc., des études pour piano, des lieder, etc., et écrivit une nouvelle : The life of miss Fanny Brown. Son fils, portant exactement le même nom, a publié de 1773 à 1776, quelques anthems.
Alday, famille de musiciens français, originaire de Perpignan. Le père, né en 1737, mandoliniste virtuose, fut le maitre de ses fils : l'aîné, en 1763, à Paris, parut comme mandoliniste aussi, puis comme violoniste aux Concerts spirituels et publia une méthode de violon ; le cadet, né en 1764, élève de Viotti, se fixa à Edimbourg comme maître de musique et édita un assez grand nombre d'œuvrettes pour le violon. Aldovrandini , Giuseppe-Antonio-Vincenzo, né en 1665 environ, à Bologne, membre de l'Académie philharmonique et, en 1702, président de celle-ci (Principe dei filarmonici), écrivil (1696-1711) 15 opéras, 6 oratorios, des chants religieux avec violons et des sonates de chambre a tre (op. 5).
Aldrich, Henry, né à Londres en 1647, m. à Oxford le 19janv. 1710; entra en 1662 au collège de l'église du Christ, à Oxford, fut professeur de théologie et, en dernier lieu, doyen. A. ne fut pas seulement savant théologien et historien, il fut encore architecte et musicien ; il a écrit, outre ses travaux dans d'autres domaines : Les débuts de la musique grecque; Théorie de la construction de V orgue; Théorie des instruments modernes. Diverses compositions de lui se retouvent dans les recueils de l'époque (Boyce, Arnold, Page), d'autres sont conservées dans les églises d'Oxford.
Alembert, Jean le Rond d',le célèbre mathématicien qui donna une forme scientifique au système musical de Rameau, né à Paris le 16 )ov. 1717, m. en cette ville le 29 oct. 1784. belles de ses œuvres qui ont trait à la muùque sont les suivantes: Eléments de musii/ue théorique et pratique suivant les principes le M. Rameau (1752 et dès lors souvent rééjité ; édit. allemande de Marpurg en 1757) ; en >utre — dans les annales de l'Académie de îerlin — Untersuchungen uber die Kurve iner schwingenden Saite (1749 et 1750), Uber lie Schwingungen tonender Korper (1761 et s.) Jber die Fortpflanzungsgeschioindigkeit des Ions, etc.
Alessandri, Feltce, né à Rome en 1742, m. à Berlin en 1811, devint, après avoir fait des étues à Naples, chef d'orchestre à Turin; eut une ie assez agitée, successivement à Paris, Lonres, St-Pétersbourg et dans diverses villes itaennes; remplit, de 1789 cà 1792, les fonctions de ^cond chef d'orchestre à l'opéra de Berlin, u'il dut quitter à la suite d'une cabale dirigée mtre lui. Ses 26 opéras n'ont eu partout qu'un iccès éphémère ; son caractère semble avoir é peu digne d'éloges.
Alessandro Romano, surnommé délia Viola, îantre de la chapelle pontificale vers 1560, et us tard moine olivétain, a écrit des mots, des madrigaux et même, d'après Fétis,des
œuvres instrumentales (pour viole) ; seules, les compositions suivantes ont été conservées: Canzoni alla Neapolitana (deux livres, 1572 et 1575), le second livre de ses madrigaux (1577), un livre de motets à 5 voix (1579), et divers morceaux détachés, dans l'anthologie: Belle muselibri III, etc. (1555-1561).
Alexandre, Edouard, né en 1824, m. à Paris, le 9 mars 1888, facteur d'orgues, succéda à son père, comme directeur de la maison A. père et fils, à Paris. Il inventa, en 1874, 1' « orgue Alexandre » dont le système est presque identique à celui de l'orgue américain.
Alfarabi, ou mieux El Farabi (Alpharabius), ou encore simplement Farabi, d'après le nom de son lieu d'origine Farab ( aujourd'hui Otrar, sur le Sihoun) ; célèbre théoricien arabe, né en 900 environ après J.-C, m. vers 950. Son vrai nom est Abou Naszr Mohammed Ben Tarchan. A. connaissait à fond les œuvres des théoriciens grecs et s'efforça, sans y réussir toutefois, d'introduire le système musical des Grecs dans sa patrie. Il est vrai que, selon toute apparence, les Arabes n'avaient nullement besoin de recourir à un système étranger. Cf. Arabes et Perses.
Alfieri, abbé Pietro, moine de l'ordre des Camaldules, puis professeur de chant au collège anglais à Rome, né à Rome le 29 juin 1801, m. dans la même ville le 12 juin 1863 ; publia une méthode d'accompagnement polyphonique du plain-chant ( Accompagnamento coll'organo, etc., 1840) ; des conseils pour la restauration du chant grégorien (Ristablimento del canto, etc., 1843); une méthode de chant grégorien (Saggio slorico, etc., 1855); un Prodromo sidla res'taurazione, etc., 1857; des notices biographiques sur Bern. Bittoni, Jomelli et d'autres; plusieurs collections d'oeuvres des maîtres du xvie s. (Raccolta di musica sacra) parmi lesquelles il faut citer surtout la première édition des œuvres de Palestrina, dont parurent 7 forts volumes; enfin, une traduction italienne de la Théorie d'harmonie, de Catel (1840).
Algarotti, Francesgo, comte, né à Venise le 11 déc. 1712, m. à Pise le 3 mai 1764; un homme du monde d'une culture à la fois solide et variée, appelé par Frédéric-le-Grand, eu 1740, à Berlin, où il resta pendant neuf années comme chambellan et où il acquit ses titres de noblesse. En 1749, l'état de sa santé l'obligea à retourner en Italie; Frédéric-le-Grand lui fit élever un monument à Pise. A. a écrit entre autres : Saggio sopra V opéra in musica (1755, réédité plusieurs fois et traduit en français, anglais et allemand).
Aliquot. Système a., y. Blûthner.
Alkan, Charles-Henri- Valentin (Morhange.
dit A.), né à Paris le 30 nov. 1813, m. à Paris le 29 mars 1888; admis à l'âge de 6 nus comme élève du Conservatoire de Paris, remporta une, année et demie plus tard le premier prix de solfège et, à dix ans déjà, le premier prix de piano (élève de Zimmermann). En 1831, A. concourut pour le prix de Rome et obtint une mention; dès lors, il se voua à la composition et à