‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 99 sur 542 · CORSI — GOULE · texte numérisé non relu

CORSI — GOULE

Corsi. Jacopo, gentilhomme florentin vivant vers 1600, l'un Mes hommes dont le nom reste étroitemenl uni à L'histoire des débuts de l'opéra ,\. ce mol i, amateur enthousiaste et éclairé. Son palais, comme celui de son ami, le comte Bardi, .'•tait le lieu de rendez-vous des Peri,Gaecini,Galilée, etc., les créateurs du nouveau style musical.

Corteccia. Praugbsco-Bernardo di , né à Arezzo, m. à Florence, oti il «'-tait maître de chapelle de la COUr »'t chanoine de l'église S. Lorenzo, h' ~< juin 1571. Parmi ses œuvres, des madrigaux (!•» lii re, 1544), des cantiques, et de la musique de fête pour le mariage de Gosme I de Médicis dous sont parvenus imprimés; un hymnœriu/m es! resté manuscrit: quantitéd'autrea choses sont égarées.

Cossmann, Bernhabd, violoncelliste de premier ordre, né à Dessan 1»' 17 mai 18*22, élève de Drechsler dans sa ville natale, puis de Théodore liûller (1S:'>7-1S40, à Brunswick) et de Humilier (1840, à I >ivsde). Il entra en 1840 dans l'orchestre des Italiens à Paris, puis en 1847 dans celui du ( i.wandhaus à Leipzig, où il suivit les cours «le composition de M. Hauptmann. En 1849, il était à Londres, en 1850 à Weimar (sous la direction de Liszt), en 1866 à Moscou comme professeur de violoncelle au conservatoire, de 187<) à 1878 à Baden-Baden sans situation officielle. 11 est depuis lors professeur de violoncelle au < Sonservatoire Hoch, à Francfort s. M. C. est non seulement un virtuose, mais un bon violoncelliste de quatuor.

Costa, 1. M lem.LE, remarquable compositeur d'opéras, oé à Naples le 4 février 1810, m. à Brighton le29avr. tss'i; élève de son père Pasquale G., de son grand-père, Tritto, et de Zingarelli, remporta ses premiers succès de compositeur sur les théâtres de Naples. Il fut appelé en Angleterre en 1829, par Zingarelli, dans le but de diriger à un l'estival de Birmingham une grande œuvre de son maître (le psaume Super fin,,, ina Babylonis), mais an dernier moment il dut remplacer un ténor absent. A partir de cette époque, l'Angleterre devint sa seconde patrie; il tut depuis L830 chef d'orchestre de théâtre à Londres et écrivil lui-même plusieurs opé- Maleh Adhel; Don Carlo): en ix',ô. il accepta la direction des concerts de la Société philharmonique; en ls',s celle de la Sacred Harmonie Society. Il dirigea régulièrement, à partir de 1849, 1— festivals de Birmingham et, à partir de 1858, les festivals Haendel. G. céda à Richard Wagner la direction des concerts philharmoniques de 1854. Il fui fait chevalier en 1869 et oomméen 1871, directeur, compositeur <•! chef d'orchestre de ■ Her Majesty's Opéra ». écril plusieurs oratorios pour différents festii >n demi-frère — 2. Carlo, né ;-i

Napl< i ii 1836, m. dans la même ville .mi janv. 1888, fui professeur de théorie musicale au < !on- >< i\ atoire de Naples.

Cotta, Johann, né à Ruhla (Thuringe) le 24 mai 1794, m. à Wiilrrsir.it près Weimar, où il «'•'•'"t pasteur, le 18 mars 1868; auteur d'un1 chant allemand devenu très populaire:* Was Isl *\r- Deutschen Vaterland f ••

GûttO (GOTTON ; COTTONIUS), JOHANNES, mu-

sicographe, vécut à la fin du xie et au commencement du xiie s. Son traité, Epistola Johannis ad Fulgentium, contient d'importantes notices sur les débuts de la notation musicale, de l'organum, de la solmisation, etc. (reproduit dans Gerbert, Scriptores II).

Cottrau, Guillaume-Louis, né à Paris le 9 août 1797, m. à Naples, où il avait vécu depuis 1806, le 31 oct. 1847, compositeur populaire de canzonette napolitaines (Liszt fit usage de plusieurs d'entre elles dans Yenezia e Nafwli). Ses fils, Théodore (né à Naples le 27 nov. 1827) et Giulio (né à Naples en 1886) parvinrent à une grande popularité dans ce même domaine. Théodore est l'auteur de Santa Lucia et de Addio mia bella Napoti ; Giulio remporta ses plus grands succès avec un opéra, Griselda (Turin, 1878).

Coucy, Regnault, châtelain de, troubadour du xne s., fit la troisième croisade sous la conduite de Richard Gœur-de-Lion et mourut en 1192. En expirant, il ordonna à ses frères d'armes de porter son cœur à la dame de ses pensées; mais le mari jaloux saisit l'étrange envoi, fit griller le cœur et le servit à son épouse, qui mourut de chagrin lorsqu'elle apprit plus tard ce qu'elle avait mangé. Telle est du moins la légende du « Châtelain de G. et dame de Faiel. » Un certain nombre de chansons (24) de G., conservées à la Bibliothèque Nationale à Paris, sont parmi les plus anciens monuments de la musique occidentale. Elles ont été rééditées en 1830 par Francisque Michel ; les textes sont soigneusement revus d'après les différents manuscrits et les mélodies reproduites simplement dans la notation originale.

Coulé, 1. Terme servant à désigner dans l'ancienne musique française de clavecin (par ex. dans les œuvres de Rameau, 1731), l'appoggiature longue (seconde supérieure) qu'exige le signe <*; le c. est donc identique à la chute ou à ' l'accent supérieur. La tierce coulée, autrefois très répandue, était un ornement analogue mais exécuté du grave à l'aigu et nom comme suit:

ou: exécution:

^EÉ-ME^bl

ÇS-tLË=J

2. (ail. Schleifer). Ornement consistant dans \i succession rapide d'une série diatonique de deux ou plusieurs sons, allant dans la règle du grave à l'aigu et précédant la note principale.) Le c. est maintenant toujours noté en entier, eu petites notes. Ex. :

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