‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 105 sur 542 · CZERNY · texte numérisé non relu

CZERNY

mot]; ail. Hackbrett). Ancêtre du piano, qui n'est en somme qu'un c. frappé au moyen d'un clavier. Le mot c, sour sa forme italienne cembalo, fut adapté aux instruments à clavier et à cordes pincées (ail. Kielflugel) et resta fort eu usage jusque vers la fin du siècle passé. On ne retrouve plus aujourd'hui le c. que dans les chapelles tziganes (Zimbalon) ; il a une. étendue de quatre octaves chromatiques de mi1 à mïh. — 4. Dans l'orgue, Cymbale, Cymbal, Zimbal, jeu mixte de très petites dimensions, analogue à> Yacuta (v. ce mot).

Cymbelstern (ail.), amusette que l'on trouve dans certaines orgues anciennes : la façade, est ornée d'une étoile à laquelle sont suspendues de petites cloches (v. gymbalum) et qui, mise eu mouvement par un courant d'air que régit un registre spécial, produit un effet de sonnerie, sans aucune valeur artistique.

Czakan, canne-flûte très répandue en Bohême

Czardas, danse hongroise, se composant le plus souvent d'une introduction (lassu) mélancolique ou pathétique et de la véritable c (appelée aussi fris ou friska) en mesure binaire (2./4, 4/4) et pleine d'une agitation sauvage.

Czartoryska, Marceline, née princesse Ra dziwill, née à Vienne en 1826, m. en son châ teau près de Gracovie le 8 juin 1894, pianiste de grand talent, avait été élève de Gzerny et de Chopin et vécut longtemps à Paris, à partir de

Czernohorsky, Bohuslaw. né à Nimbourg (Bohême) vers 1690, m. au cours d'un voyag en Italie en 1740. Il entra dans l'ordre des Mi-j norites, fut «regens chori» del'église St- Antoine à Padoue, devint plus tard (vers 1715) organiste) de l'église du couvent d'Assise (où Tartini fui son élève) et enfin, vers 1735, maître de chapelle de l'église St-Jacob, à Prague. Gluck fut sor élève dans cette dernière ville. G. était un com positeur remarquable de musique d'église malheureusement la plus grande partie de se <envres furent détruites en 1754, lors de l'incen die du couvent des Minorités.

Czerny, KARL,né à Vienne le 20 févr, 1791, nq dans la même ville le 15 juil. 1857 ; fils et élèv d'un excellent pianiste et pédagogue, Wexze C., fut pendant un certain temps aussi l'élève d Beethoven et développa si rapidement ses fs cultes pédagogiques, qu'à l'âge de quinze an il était déjà un maître recherché. Si l'on except quelques voyages très courts à Leipzig, Pari; Londres, etc., G. vécut toute sa vie à Vienn comme professeur de piano ; les succès de so enseignement étaient très remarquables : Lis* Dœhler, Thalberg, Mme de Belleville-Our Jaell, etc. sont ses élèves. Le nombre des oui vide G. dépasse le millier et l'on trouve para elles beaucoup de musique d'église (Messe offertoires, etc.), des œuvres pour orchestre de la musique de chambre. Mais les ouvrag destinés à l'enseignement du piano y sont plus nombreux et peuvent seuls prétendre une importance durable, ce sont surtout :lt achttaktige Uebungen, op. 821 ; Vorschule d Fingerfertigheit. op. 636; Schule cler Gelàufi

GZERSKY

DAMGKE

keit (Ecole de la vélocité), op. 299 ; Schide der Fingerfertigkeit (L'art de délier les doigts), op. 740; 40 tàgliche Studien, op. 837; Schule des Virtuosen (La Virtuosité), op. 365: Schule der linken Hand, op. 399; loccata en ut maj., op. 92; Schule des Leç/ato und Staccato, op. 335; Schule der Yerzierungen, op. 355 ; Schide des Fugenspiels, op. 400. Les études de G. servent principalement à développer la vélocité et la manière même dont elles sont en général écrites force positivement à les jouer vite (changements d'harmonie très espacés; figuration na-

turelle, coulante ; difficultés de compréhension ou d'interprétation systématiquement écartées).

Czersky, v. Tschirch.

Gzerveny, v. Cerveny.

Cziak, v. Schak.

Czibulka, Alphonse, né à Scepes-Vàrallya (Hongrie) le 14 mai 1842, m. à Vienne le 27 oct. 1894, chef de musique de l'armée autrichienne, fut un fécond compositeur de danses. Il est aussi l'auteur d'une opérette : Pfingsten in Florent (1884).

z^zx:

D est le nom du quatrième son de l'échelle fondamentale (v. ce mot) des Allemands et des Anglais; il correspond au ré des Français, des Italiens, etc. Le d de la quatrième octave (ré4) comptait à partir du xme s. au nombre des claves signatœ (clefs), mais n'était presque jamais employé comme tel. Cependant on trouve dans ,es tablatures du xvie s., dont la partie supéieure est notée sur une portée, la clef dd em- Dloyée simultanément avec la clef gg, ex :

^ Pour ce qui concerne le

-î 't */- nom de solmisation du D, * v. Muances. — Gomme abréiation, la lettre d. signifie droite, deœtra, desra et par conséquent m. d. ou d. m. = main Iroite ; ou encore l'italien da ou dal, qu'il est lu reste préférable de ne pas abréger (d.c. = a capo ; d.s. z=z dal segno). Placé en tête des >arties d'oeuvres vocales, D (discantus, dessus) st synonyme de C (cantus) et S (sopranus, uperius).

Da (ital.), de ; da capo, v. capo.

Daase, Rudolf, né à Berlin le 21 févr. 1822, lève d'A. -W. Bach., A.-B. Marxet E. Wilsing, écut à Berlin comme directeur de sociétés et laître de musique. Il est l'auteur de nombreux lorceaux d'orchestre, chœurs d'hommes, dans, marches et morceaux de salon. Dachs, Josef, né à Ratisbonne le 80 sept. $5, arriva en 1844 à Vienne où il fut l'élève p Halm et de Gzerny. Il est aujourd'hui l'un des ofesseurs de piano très estimés du Conservaire de Vienne.

Dactylion (grec), sorte de chiroplaste (v. ce

ot) construit en 1835 par Henri Herz ; comme

utes les tentatives du même genre, le d. fut

en vite mis de côté et oublié.

Dal (ital.), pour da il = de le, du.

Dalayrac, Nicolas (d'Alayrac), né à Muret

aute-Garonne) le 13 juin 1753, m. à Paris le

nov. 1809 ; auteur, très en vogue à la fin du

cle dernier, de comédies musicales. D. fut

ne fécondité extraordinaire, grâce à la faci-

lité avec laquelle il travaillait : 61 opéras en vingt-huit ans (1781-1809).

Dalberg,JoHANN-FRiEDRicH-HuGO,Beichsfreiherr von, né à Aschaffenbourg le 17 mai 1752, m. dans la même ville le 26 juil. 1812; capitulaire du dôme de Trêves et de celui de Worms, était excellent pianiste, compositeur respectable et musicographe sérieux. Il a composé de la musique de chambre, des sonates, des variations, deux cantates d'après Klopstock (Eva's Klage;Der Sterbende Christ an seine Seele) etc. et écrit toute une série d'ouvrages musicaux : Blick eines Tonkûnstlers in die Musik der Geister (1777), Vom Erkennenund Erftnden (1791), Untersuchungen ûber den Ursprùng der Harmonie (1801), Die Aeolsharfe, ein allegorischer Traum (1801), Ueber griechische Instrumentalmusik und ihre Wirkung ; il publia en outre la traduction allemande de l'ouvrage de Jones : Ueber die Musik der Inder (1802).

Dalcroze, v. Jaques-Dalgroze.

Dali, Roderik, le dernier « harpiste errant » de l'Ecosse, vivait encore en 1740 à Athol près Blair, et parcourait le pays, allant de château en château. Cf. rardes.

Dalla (ital.), pour da la, de la

Dall'Argine, v, Argine.

Dalvimare, Martin-Pierre, célèbre harpiste virtuose et compositeur pour son instrument, né à Dreux (Eure-et-Loire) en 1770, ne s'occupa d'abord de musique qu'en amateur, mais fut obligé par la révolution de 1789 d'en faire son gagne-pain. Il fut nommé en 1806 harpiste de la cour impériale, mais abandonna ses fonctions en 1812 déjà, à la suite d'un héritage qui l'avait placé de nouveau dans une brillante situation de fortune. Il vivait encore en 1837. Ses œuvres comprennent : des sonates pour harpe et violon, des duos pour deux harpes, pour harpe et piano, pour harpe et cor, des variations, etc.

Damcke, Berthold, né à Hanovre le 6 févr. 1812, m. à Paris le 15 févr. 1875; élève d'Aloys Schmitt et F. Ries à Francfort-s/M., fut nommé

DAMENISATION — DANGLA

en 1837 directeur de la Société philharmonique ei de la Société de chant et d'opéra, à Potsdam, el organisa de grands concerts (1839-1840) avec ces sociétés réunies. D. partit en 1845 pour St-Pétersbourg, où il se créa une situation des plus avantageuses comme professeur; dix ans plus tard, il s'établit à Bruxelles puis, en 1859, :i Taris. D. était un fervent adorateur de Berlioz et l'un de ses amis les plus intimes (l'un de ses exécuteurs testamentaires). Ses compositions témoignent d'une certaine routine, mais de peu d'originalité (oratorios, chœurs, morceaux de piano, etc.). Il employa les dernières années de sa vie â La révision des partitions d'opéras de Gluck, pour l'édition publiée par MIle Pelletan.

Damenisation, v. Bobisations.

Damm. 1. Friedrich, né à Dresde le 7 mars L8S1, élève de Jul. Otto, Krœgen et Reichel, séjourna longtemps en Amérique et vit aujourd'hui à Dresde, comme professeur de piano. Il a écril ane quantité de morceaux brillants pour le piano; «les œuvres d'un genre plus sérieux sont restées manuscrites. — 2. Gustav, v. Stein-

i,i: l'.UER.

Damoreau. Laure-Ginthie, née Montalant, célèbre cantatrice scénique française, née à Paris le 6 févr. 1801, m. dans la même ville le 35 févr. 1863; élève du Conservatoire, chanta d'abord à L'I >péra Italien sous le nom de Mademoiselle Cran, puis à Londres en 1822 et de nouveau à Paris. De 1826 à 1835, elle fut l'une drs étoiles de l'Opéra (Rossini écrivit pour elle plusieurs grands rôles); elle passa ensuite à L'Opéra-Comique, où elle resta jusqu'en 1843, et c'est pour elle qu'Auber, entre autres, écrivit son Domino unir. Retirée de la scène, elle se lit entendre au concert pendant plusieurs années encore, en Belgique, en Hollande, à St-Pétersbourgel même en Amérique. D. avait été nommée en 1834 professeur de chant au Con- Bervatoire de l 'a ris; elle publia alors une Mèthode de chant el «les romances de sa composition. Bille se retira eu 1856 à Chantilly.

Dàmpter (ail.) = sourdine (v. ce mot).

Damrosch. Lbopold, né à Posen le 22 oct. L833, m. :i New-York Le 15 févr. 1885; étudia la médecine :'t Berlin et fut promu en 1854 Dr me,!., mais se voua ensuite à la musique, contre la volonté de ses parents. Ceux-ci lui ayant retiré tout secours pécuniaire, il se mit à donner des concerts, comme violoniste, dans de petites villes; il fui ensuite «lire, 'leur ie musique de divers théâtres de second ou de troisième ordre, jusqu'au jour où il obtinl un poste fixe et une situation assurée dans la chapelle de la cour, à Weimar. Il entra alors en relations personnelles avec Liszt, Bulow, Tausig, Cornélius, Lassen • i Raff. h. épousa è Weimar une cantatrice :

HeLENJ V. Mi imiu i;... Nommé en 1858 chef

d'orchestre de la Société philharmonique de Breslau, il quitta ce poste au boul «le deux ans déjà, pour faire des tournées de concert avec l'.uL.w et Tausig; toutefois il conserva son domicile à Breslau, où il arrangea des auditions de musique de chambre et créa en 1863 I' « l >rchesterverein •, aujourd'hui bien connu, n

fonda également une société chorale, dirigea la société de musique classique et fut pendant deux ans chef d'orchestre du théâtre municipal; entre temps, il se faisait entendre comme soliste à Leipzig, à Hambourg, etc. En 1871, la société chorale « Arion » de New- York l'appela à sa tête ; c'est alors que, tout en élevant considérablement le niveau artistique de cette société, il put déployer tout son talent d'organisateur. Il fonda en 1873 1' « Oratorio Society », avec laquelle il donna les œuvres chorales les plus importantes de Haendel à Liszt, puis en 1878 la « New- York Symphony Society », deux institutions de haute importance pour la vie musicale de New-York. Ses Concerts symphoniques de « Steinway Hall » prirent la place des concerts de l'orchestre Thomas, qui avaient cessé en 1877. L'université de Golumbia lui conféra le titre de Dr mus. hono- 1 ris causa. Liszt lui a dédié l'un de ses poèmes symphoniques : « Triomphe funèbre du Tasse ». D. s'est fait connaître, lui aussi, comme compositeur : douze recueils de mélodies, plusieurs œuvres pour violon (concerto en ré min., sérénades,romances, impromptus), une ouverture de fête, quelques œuvres vocales avec orches-| tre {Brautgesang, pour voix d'hommes ; Ruth und Noemi, idylle biblique pour soli et chœurs; Sulamith, id.; Siegfrieds Schicert, solo de té nor), des duos, etc. Il dirigea en 1881 le premier grand festival de musique de New- York. iT 1884, il créa dans la même ville une entreprise^ d'opéra allemand, dont, après sa mort, son fil Walter a pris la direction.

Danbé, Jules, né à Gaen (Calvados) le 16 nov 1840, entra très jeune au Conservatoire de Pa ris, où il eut pour maîtres Girard (violon) e Savard (solfège, harmonie), puis fit partie de orchestres du Théâtre-Lyrique, de l'Opéra-Go mique et de l'Opéra. Il fonda en 1871 les « Gon certs D. » au Grand-Hôtel et s'y fit à tel poin remarquer, que la direction de l'orchestre di Théâtre-Lyrique (Gaîté) lui fut offerte par Vi zentini, en 1876. L'année suivante déjà il pass: à l'Opéra-Gomique, où il fut nommé premie chef d'orchestre en remplacement de Lamo reux. Il a fait en outre partie, pendant plus d vingt ans, de la Société des concerts du Conseï vatoire et dirige en été l'orchestre du casin d'Argelès-Chazost. D. a publié un certain noir bre de compositions originales et d'arrangé ments pour le violon, entre autres : une méthod de violon, douze grandes études, des fantaisie: des divertissements.

Danckerts, v. Dankers

Dancla, Jean -Baptiste -Charles, né à Bî gnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), le 19 dé 1818; élève de Baillot (violon), Halévy et Beri au Conservatoire de Paris, entra en 1834 déj comme second violon-solo, dans l'orchestre c l'Opéra-Comique. Il se créa rapidement une r putation, surtout dans les concerts de la « S< ci été des concerts », et fut nommé en 1857 pr fesseur de violon au Conservatoire. Ses séanc de musique de chambre jouissaient d'une exa lente renommée ; il avait pour partenaires s<

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