DEL VALLE DE PAZ — DEMI-TON
fait Bes •'■Unies musicales â l'Académie de musique de Valenciennes puis au Conservatoire de Paris, ou il remporta tous les premiers prix. Il a succédé eu UHÎ4 à Franchomme, comme professeur de violoncelle au Conservatoire de Paris (entre autres élèves: Abbiate, Schidenbelm, Hasselmans, etc.). D. esl chevalier de la Légion d'honneur el officier de l'Instruction publique.
Del Valle de Paz, Edgar, pianiste, né à Alexandrie le 18 oct 1861, élève de Cesi et de Serrâoà tapies; s'est établi à Florence, comme professeur de musique el compositeur (morceaux de piano, suites d'orchestre, etc.), après avoir ta il plusieurs tournées de concerts en Italie et en Egypte. Il y a créé en 1896 un organe musical, La Nuova musica, qu'il rédige avec une réelle compétence.
Delprat, Charles, né en 1803, m. à Pau (Pyrénées), en févr. 18X8, professeur de chant à Pari-, élève «le Ponchard l'aîné, a écrit : L'art d" chant et l 'école actuelle {2e éd. 1879), Le Conservatoire de musique de Paris et la commission du ministère des beaux-arts (1872; ;Je éd. 1885, sous le titre : La question vocale).
Démancher, signifie, dans la terminologie du jeu des instr. à archet, changer de position (t. ce mot), lorsque la main gauche quitte le manche pour Be mouvoir librement au-dessus de la louche, dans sa partie la plus rapprochée du chevalet
Demantius, I Ihristoph, né à Reichenberg en
1567, cantor â Zittan en 1597, puis àFreiberg
(Saxe) en 1604, ou il mourut le 20 avr. 1643. lia
laissé un grand oombre d'œuvres, les unes re-
ligieuses : Passion nach St-Johannes (à six
voix; 1631); Trias precum vespertinarum (des
nificat, psaumes, etc. de quatre à sjxyoix;
Corona harmonica (motets à six voix;
1610): Triades Sioniœ (introïts, Messes et pro-
lecinq à huit voix: 1619); les autres pro-
fanes : Weltliche Lieder (1595); Timpanum mi-
litare (chants de guerre et de victoire, à six
voix; 1600); Convivalium concentuum farrago
(canzonette el villanelles allemandes, à six voix;
deux recueils de Xeue teutsche Lieder
(1615 : 72 auserlesene liebliche Polnischer und
Teutscher .\n Tânze(axec el sans texte; 1601):
Convwiorum deliciœ , neue liebliche Intraden wnd Ausszuge nebst kiinstlichen Gaillarvnd frôhlichen polnischen lânzen (1609); Threnodiœ (chants funèbres; 1611 et L620); Fascicules chorodiarum (danses polonaises et allemandes el gaillardes à quatre el cinq voix, vocaliier et msirumentaliter ; 1613); Isagoge ">'hs '"" ■ ou Kurze Ardeitivng, recht
und leicht singen zu lernen, nebst Erklarung
hischen Wortlein, so bei n Musi-
cis im Gebrauch sind i 1605).
Demelius, Christian, aé a Schlettau prés
Annaberg (Saxe) le lw avr. 1643, m. â Nord-
ii. où il était cantor de la \ ille, le l"r dov.
1711; auteur de motets, d'airs (1700) el d'un
inium musicum (théorie élémentaire de
la musique; 9. date).
Demeur, Annb-àhsi m (née Gharton, épousa
en 1847 le flûtiste D.), cantatrice scénique et cantatrice de concert distinguée (soprano), née à Saujon (Charente) le 5 mars 1827, élève de Bizot à Bordeaux, où elle débuta en 1848. Elle chanta ensuite à Toulouse et à Bruxelles (1849), puis à Londres, dans une troupe française d'opéra-comique. Plus tard, elle passa à l'Opéra italien et chanta en 1853, avec grand succès, à St-Pétersbourg, à Vienne, en Amérique et à Paris (dans Béatrice et Bénèdict et Les Troyens à Carthage [Didon] de Berlioz). Elle se fit entendre pour la dernière fois en 1870, dans le rôle de Gassandre, de la Prise de Troie de Berlioz.
Demi (ail. Halb), employé comme préfixe, signifie souvent (comme le latin serai ou le grec hemi dans la terminologie du xvie s. au xvni* s., par ex. : semidiapente = quinte diminuée) non pas la moitié plus petit, mais simplement de moindres dimensions. Ainsi un demi-violon ou un demi-violoncelle sont des instruments à l'usage des enfants, plus petits que ceux de grandeur normale, mais dépassant de beaucoup la moitié de ces derniers. C'est dans ce même sens qu'il faut interpréter le terme de Halbbass ou Halbviolon (demi-basse) que les Allemands employaient autrefois pour désigner un instrument, non pas à l'usage des enfants, mais tenant lieu, dans les petits orchestres, de violoncelle et de contrebasse à la fois. — Un orgue qui ne possède aucun jeu de 16' s'appelle demiorgue (halbe Or gel) , c.-à-d. orgue incomplet, car on sait que tout orgue véritable comporte au moins un 16' au pédalier; le quart d'orgue (Viertelorgel), instrument sans jeu de 8', était une vraie monstruosité, aujourd'hui tout à fait disparue. On donne le nom de demi-jeux, dans l'orgue, aux jeux qui ne parlent que sur une moitié, grave ou aiguë, du clavier : le hautbois et le basson, par ex., qui se complètent réciproquement dans la plupart des orgues. — K. von Schafhàutl a encore adopté le terme de demiinstrument (Halbinstrument) pour tout instr. de cuivre dont le son le plus grave de la série harmonique ne parle pas, par suite du petit diamètre de son tuyau.
Demi-soupir (ail. Achtelpause), silence dont la durée correspond à celle de la croche : *1 . On se servait anciennement du signe | , et l'an trouve en outre au xvie et au xvir3 s. le signe | . correspondant à la fusa (v. croche).
Demi-ton (ail. Halbton), le plus petit intervalle mélodique ou harmonique dont fasse usage notre système musical actuel; on sait en effet que les sons enharmoniques sont identifiés et que le changement enharmonique n'a pratiquement d'autre valeur que celle d'une liaison, d'un son tenu. On distingue le d. diatonique et le d. chromatique. Le d. diatonique ne se rencontre qu'entre deux sons situés sur des degrés différents, mais contigus de l'échelle fondamentale, par ex. :
DEMOL — DEPRES
Le d. chromatique est formé par deux sons qui, quoique différents, reposent sur un même degré de l'échelle fondamentale, ex. :
ri — v~^r\
m ba
in — Hf~
— 1 — Vf—
4f-p-Pf—
tzp "pzd
Nous donnerons à une troisième espèce de demi-ton :
le nom de d. enharmonique (tierce doublement diminuée), car son existence suppose le changement enharmonique d'une des notes de l'intervalle, ex. :
, au lieu de
Quant aux rapports acoustiques des différentes espèces de d., cf. la table au mot rapports.
Demol (de Mol). 1. Pierre, né à Bruxelles Je 7 nov. 1825, élève du Conservatoire de Bruxelles, grand prix de Borne en 1855. D. fut nommé violoncelle-solo au théâtre de Besançon et professeur à l'école de musique de la même ville. Deux cantates de sa composition ont été exécutées : Les premiers Martyrs (prix de Rome) et Herculanum; D. n'a, semble-t-il, rien publié. — 2. François-Marie, neveu du précédent, né à Bruxelles le 3 mars 1844, m. à Ostende, où il était directeur de l'Académie de musique, le 3 nov. 1883. Elève du Conservatoire de Bruxelles, il y obtint le premier prix de contrepoint et de fugue et le premier prix d'orgue. Il fut d'abord organiste du couvent des béguines à Bruxelles, puis, sur la recommandation de Fétis, organiste de l'église St-Charles à Marseille. De 1872 à 1875, il dirigea les concerts populaires de cette ville et fut nommé en 1875 professeur d'harmonie au Conservatoire. L'année suivante déjà, il rentra à Bruxelles où il devint chef d'orchestre du Théâtre national. Comme compositeur, D. ne s'est fait connaître que par des œuvres de petites dimensions. Son frère — 3. Willem, né à Bruxelles le 1er mars 1846, m. à Marseille le 7 sept. 1874, était un compositeur plein d'avenir. A l'âge de 17 ans, it était déjà organiste de St-Roch à Bruxelles ; il obtint en 1871 le grand prix de Rome, avec sa cantate Columbus' droom. D'autres cantates, ainsi que des mélodies (toutes sur des poèmes flamands) ont été exécutées avec succès.
Demunck (de Munck). 1. François, célèbre violoncelliste virtuose, né à Bruxelles le 6 oct. 1815, m. dans la même ville le 28 févr. 1854 ; fils d'un professeur de musique, élève de Platel au Conservatoire de Bruxelles, obtint en 1834, en même temps qu'Alexandre Batta, le 1er prix de violoncelle. En 1835 déjà, il fut nommé moniteur et la même année, après la mort de Platel,
premier professeur de violoncelle au Conservatoire. Mais une vie de libertinage menaça aubout de peu d'années son talent et ruina sa santé. Il fit en 1845 une longue tournée de concerts en Allemagne, avec une cantatrice, accepta en 1848 un poste de violoncelliste au Théâtre royal de Londres et vécut de nouveau à Bruxelles depuis 1853, dans un état de plus en plus lamentable. D. n'a fait graver qu'un op. 1 : Fantaisie et variations sur des thèmes russes. — 2 Ernest, fils du précédent, né à Bruxelles le 21 déc. 1840, élève de son père et de Servais, se fit entendre comme virtuose en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, puis s'établit à Londres. En 1868, il alla se fixer à Paris, où il fit partie du quatuor Maurin, puis, deux ans plus tard, fut appelé à Weimar, comme violoncellesolo de la chapelle de la cour. Il a accepté en 1893 le poste de professeur de violoncelle à l'Académie royale de musique, à Londres. D. souffrit pendant plusieurs années d'une affection nerveuse de la main et dut cesser de jouer, mais il réussit à se guérir et reprit ses occupations. Il a épousé, en 1879, Carlotta Patti.
Dengremont, Maurice, violoniste virtuose, né à Rlo-de-Janeïro le 19 mars 1866, m. à Buenos-Ayres en sept. 1893, se fit entendre déjà comme enfant prodige et vécut longtemps à Paris.
Denner, Johann-Christoph, né àLeipzigle 13 août 1655, m. à Nuremberg le 20 avr. 1707 ; fils d'un fabricant de cors qui de Leipzig alla s'établir à Nuremberg. D. devint très habile dans l'art de la fabrication des instr. à vent en bois; ses essais d'amélioration de l'ancien chalumeau français l'amenèrent à inventer, vers 1700, la clarinette, qui devint rapidement l'un des principaux instruments de l'orchestre. Les ateliers de construction d'instr. à vent, fondés par D., ont été dirigés après sa mort par ses fils et sont parvenus à une très grande renommée.
Deppe, Ludwig, né à Alverdissen (Lippe) le 7 nov. 1828, m. aux bains de Pyrmont le 5 sept. 1890; élève de Marxen à Hambourg (1849) puis de Lobe à Leipzig, s'établit en 1857 à Hambourg, où il fonda une « académie de chant » (société chorale) qu'il conduisit jusqu'en 1868. Il organisa des concerts dans cette même ville et fit entendre ses œuvres. A partir de 1874, D. vécut à Berlin et y fut nommé, en 1886, chef d'orchestre de la cour; mais il abandonna bientôt ses fonctions. Cf. Amy Fay, Music Study in Germany (« D. comme professeur»). Ce fut D. qui dirigea jusqu'à sa mort les festivals de musique de Silésie, fondés en 1876 par le comte Hochberg.
Deprès (de Près), Josquin (nommé aussi : Deprés, Despres, Bepret, Deprez, Dupré ou en général simplement Josquin [diminutif de Joseph], en latin Josquinus ou Jodocus (Glarean), en italien, mais à tort, Jacobo ; son nom de famille était aussi fréquemment traduit en latin : a Prato, a Pratis, Pratensis, ou en italien : del Prato), le plus célèbre de tous les contrapontistes néerlandais, appelé par ses contemporains le « prince de la musique » et dont la
DEPROSSE
gloire se perpétua,inallérée,jusqu'aujoiiroùde Qouvelles tendances musicales, un nouveau style s'imposèreni au point de rendre incompréhensibles les œuvres d'une époque antérieure. La pluparl des œuvres de D. ne sont plus connues aujourd'hui que des historiens de la mu- Bique, el encore très peu d'entre eux: sont-ils capables de se reporter en imagination à des temps lointains, dans lesquels la conception de l'art était si différente de la nôtre, et par conséquent de saisir toute l'importance d'un tel maître. Cependant on ne peut douter que le mouvement musical historisanl, auquel nous assistons aujourd'hui, ait pour résultat de remettre au jour un grand nombre d'oeuvres de D. et de les taire revivre, dans toute leur beauté, par le seul vrai moyen : L'exécution vocale. D. partage le sort de maint autre artiste très célèbre, dont la destinée nous est presque totalement inconnue. De même que pour Homère, les villes et les contrées se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour; mais les recherches les plus récentes permettent d'avancer, non sans quelque certitude, que D. naquit dans le Hainaut. Ce que nous ne saurions affirmer par contre, c'est qu'il soit né justement à Coudé, ainsi que Fétis croit pouvoir l'admettre, parce qu'il y est mort (27 août 1521 ) propriétaire d'immeuble et prévôt du chapitre de la cathédrale; c'est là une preuve plus que téméraire. 1). est né vers 1450 environ; pas avant, car J. Tinctoris ne le nomme pas encore dans son traité de contrepoint (écrit en 1477), ni après, puisqu'il fut chantre de la Chapelle sixlinr sous le pape Sixte IV (1471-1484). D'autres recherches, ainsi que des renseignements épars prouvent que D. fut enfant de chœur puis préposé de chœur à St-Quentin, que peut-rire il occupa pendant quelque temps le poste de maître de chapelle de la cathédrale de Cambrai (où d'aucuns prétendent, non sans quelque apparence de vérité, qu'il naquit). De plus, on est d'accord sur le fait que D. aurait été l'élève d'( feeghem qui, d'après le témoignage de Tinctoris, fut vers 1476 « premier chantre • de la cour de Louis XI, à Paris. Il est bien certain que tous ces faits ont précédé le séjour de D. à Rome. Quanta sa prétendue situation à Florence, rien n'est encore prouvé; maisil B'esl peut-être trouvé à Ferrare en même temps qu'Isaac, vers L488 (v. Monatshefte fur M.-G. A \ //. 24), attendant qu'une situation lui fût offerte. Un élève de D., Petit-Adrian Cocli- 1 rapporté dans son Compendium musicce 1532) toute la doctrine de son maître : Régula contrapuncti secundum doctrinam Josquini 'L Pratis. I •< - œuvres de D. qui nous sont parvenues, sont les suivantes: 32 Messes pour la pluparl imprimées (trois livres de 5, Cet 6 Mesmprimés sous le titre Misse Josquin, par Petrucci, en 1502 1514 , 1515 el L516, puis réunis.t réédités en 1526 par .imita, â Rome; quelques-unes de a - Messes ftgurenl aussi dans le Liber XV missarum d'A. Antiquus [1516] et dans le Liber X V missarum de Petrejus; par contre les Missœ Mil d,. Graphaeus L589] renferment plusieurs Messes qui a'avaienl pas
DE RESZKE
paru dans les recueils de Petrucci : Fange lingua, Da pacem [cf. Bauldewijn] et Sub tuum prœsidium). Les archives de la Chapelle pontificale à Rome, la bibliothèque de Munich et celle de Cambrai possèdent des Messes manuscrites. Petrucci a publié des parties détachées de Messes, dans ses Fragmenta missarum ; cf. aussi Glarean, Dodekachordon, S. Heyden, De arte canendi, etc. Des motets de Josquin ont été publiés par Petrucci, dans YOdhecaton (1501-1505) et dans les livres I, m, IV et V des motets à cinq voix (1503-1505), par Konrad Peutinger dans le Liber selectarum cantionum (1520) et par une quantité d'autres éditeurs d'anthologies, au xvie s. Pierre Attaignant (1533-1539 et 1549), Tylman Susato (1544), Le Roy et Ballard (1555) ont aussi publié des éditions [spéciales de motets de Josquin. Enfin Ton a conservé toute une série de chansons françaises, parues soit en éditions spéciales chez Tylman Susato (1545), Attaignant (1549) et Du Chemin (1553), soit dans des anthologies des mêmes et de quelques autres éditeurs (dans YOdhecaton, entre autres). Des fragments de Messes, des motets, des chansons, etc. ont été réédités, en notation moderne, dans la Collectio operum musicorum Batavorum de Commers, clans les ouvrages historiques de Forkel, Rurney, Hawkins, Busby, Kiesewetter, Ambros, dans Sammlung etc. de Rochlitz, dans la Collection etc. de Choron, dans la Bibliothek fur Kirchenmusik (1844), etc.
Deprosse, Anton, compositeur, né à Munich le 18 mai 1838, m. à Berlin le 23 juin 1878; fut jusqu'en 1855 élève de l'Ecole royale de musique, à Munich, puis élève particulier de Stunz et de Herzog. Il fut nommé en 1861 professeur de piano à l'Ecole royale de musique, mais quitta ce poste en 1864 déjà, vécut un certain temps à Francfort s/M., puis à Gotha où il professa dans un institut de musique qui fut fermé en 1868. Il rentra à Munich en 1871, mais alla se fixer quatre ans plus tard à Rerlin. L'œuvre la plus connue et la plus remarquable de D. est un oratorio, Die Salbung Davids; il a publié en outre surtout des lieder et des morceaux d( piano (op. 17, études romantiques). Quelques opéras du même auteur sont restés manuscrits
De Reszké. 1. Jean, né à Varsovie le 14 janv 1852, célèbre ténor lyrique, débuta à Londres en 1875, comme baryton. Il entra en 1876 ar Théâtre-Italien, à Paris, fit ensuite des tournées, puis rentra au Théâtre-Italien en 1883 créa l'année suivante le rôle de Jean (ténor dans Hérodiade et fut engagé à l'Opéra. I quitta l'Opéra en 1889 et fit dès lors de nom breuses tournées à l'étranger. — 2. Edouard frère du précédent, né à Varsovie le 23 déc 1855, chanteur scénique (basse) de grand taleni fit ses premiers débuts en Italie, puis fit parti de 1876 à 1878 du Théâtre-Italien, à Paris. I chanta ensuite à Londres, Milan, Turin, Gênée Lisbonne, puis rentra à Paris au Théâtre-Italiei d'abord et, à partir du 13 avr. 1885, à l'Opén où il débuta dans le rôle de Méphistophélès d Faust. D. a quitté l'Opéra la même année quMm
DERING
DESTRANGES
son frère, pour faire des tournées à l'étranger. — 3. Joséphine, sœur des précédents, fit partie jusqu'en 1884, comme chanteuse légère, du personnel de diverses scènes, à Paris, Madrid, Lisbonne et Londres. Elle épousa alors un noble varsovien, de Kronenburg, et mourut à Varsovie en 1891.
Dering, v. Deering.
Des (ail.) = re'i? ,* deses = rèvv- Desaugiers, Marc-Antoine, né à Fréjus en 1742, m. à Paris le 10 sept. 1793 ; acquit par luimême une forte éducation musicale, arriva à Paris en 1774 et se fit connaître d'abord par une traduction française de l'ouvrage de Mancini, sur le chant figuré (1776). Il fit aussi rem'ésenter sur diverses scènes parisiennes (Opéra, Théâtre-Italien, Feydeau, etc.) de petits opéras dont le naturel et la simplicité firent le succès. D. s'enthousiasma pour la révolution et fêta l'assaut de la Bastille, dans une cantate intitulée Hiérodrame. Il était l'ami de Gluck et de Sacchini et composa un Requiem, pour les funérailles de ce dernier.
Deshayes, Prosper-Didier, né vers 1760, a
écrit pour les théâtres de Paris des vaudevilles
3t des ballets-divertissements. Il est aussi l'au-
eur de deux oratorios (Les Macchabées; Le
sacrifice de Jephtè), d'une sjTnphonie et de
jlusieurs œuvres instrumentales de moindres
limensions.
Desmarets, Henri, né à Paris en 1662, m. le 7
ept. 1741 ; musicien de la chambre de Louis
HV. Il épousa en secret la fille d'un haut fonc-
ionnaire et, sur la plainte du père, fut con-
amné à mort pour enlèvement et séduction.
lais il réussit à s'enfuir en Espagne et y devint
îaître de chapelle de Philippe V; il ne put sup-
orter longtemps le climat et échangea plus
ird ce poste contre celui d'intendant de la mu-
ique du duc de Lorraine, à Lunéville. A la
lite de la révision de son procès, en 1722, son
îariage fut déclaré valable, mais D. n'en resta
as moins à Lunéville. Ses opéras eurent un
ïmps de grande vogue. Un certain nombre de
otets de D. ont paru sous le nom de Goupil-
3r, le maître de chapelle de Versailles.
Des Prés, v. Deprès.
Dessau, Bernhard, violoniste, né à Ham- >urg le 1er mars 1861, fut élevé à La Haye, ais étudia ensuite avec Schradieck (Ham- >urg et Leipzig), Joachim et Wieniawski. Il t successivement concertmeister à Gôrlitz, ind,Kônigsberg, Briinn, Prague et Rotterdam, il est en même temps professeur au Consertoire.
Dessauer, Josef, né à Prague le 28 mai 1798,
à Mœdling près Vienne le 8 juil. 1876; élève
Tomaczek et de Dionys Weber, composi-
r favori de lieder, a écrit aussi des ouvertu-
f, des quatuors à cordes, des morceaux de
no et plusieurs opéras ; Lidwina (1836), Ein
uch in Saint-Cyr (1838), Paquila (1851),
niingo (1860) et Oberon (non représenté).
[Dessoff, Félix-Otto, né à Leipzig le 14janv.
5, m. à Francfort s/M. le 28 oct, 1892 ; élève
Conservatoire de Leipzig, spécialement de
ipéti
Moschelès, Hauptmanu et Rietz, fut, de 1854 à 1860, chef d'orchestre des théâtres de Chemnitz, Altenbourg, Dusseldorf, Aix-la-Chapelle, Magdebourg et, de 1860 à 1875, chef d'orchestre de l'Opéra impérial, professeur au Conservatoire de la Société des Amis de la musique et directeur des Concerts philharmoniques,à Vienne. D. fut nommé en 1875 chef d'orchestre de la cour à Carlsruhe et en 1881 premier chef au Théâtre municipal de Francfort s/M. Il a publié quelques œuvres de musique de chambre (sonate pour piano, quatuor et quintette pour instr. à archet et piano, etc.).
Dessus, terme vieilli pour désigner la partie supérieure d'un ensemble de voix ou d'instruments. Premier d. = premier soprano; second d. = second soprano ; d. de viole == violon, etc.
Destouches, 1. André-Cardinal, compositeur d'opéras, né à Paris en 1672, m. dans la même ville en 1749; fut, de 1713 à 1731, surintendant de la musique du roi et inspecteur général de l'Opéra, Son opéra Issé, écrit alors qu'il ne possédait aucune notion de théorie musicale, n'en resta pas moins son plus grand succès ; plus tard, il lit certaines études, mais les idées lui manquant, ses succès diminuèrent de plus en plus. Louis XIV l'estimait fort, malgré tout, et il le déclarait le seul qui pût lui faire oublier Lully. — 2. Franz-Seraph, compositeur d'opéras, né à Munich le 21 janv. 1772, m. dans la même ville le 10 déc.1844; élève de J.Haydn à Vienne, en 1787, fut nommé successivement directeur de musique à Erlangen (1797), deuxième concertmeister (en même temps que Krantz) à Weimar (1799), premier concertmeister et maître de musique au gymnase de la même ville (1804-1808), professeur de théorie musicale à Landshut (1810), chef d'orchestre à Hambourg (1826). Il vécut retiré à Munich, à partir de 1842. D. a composé un opéra, Die Thomasnacht (1791, poème de son frère Joseph) ; une opérette, Bas Missverstdndniss (Weimar, 1805); un opéracomique, sa dernière œuvre, Der Teufel und der Schneider (poème de son neveu, Ulrich von D.) ; beaucoup de musique de scène (pour Tell, Macbeth, Jungfrau von Orléans, Wallensteins Tod, Turandot, Braut von Messina de Schiller; Wanda de Werner; Hussiten vor Naumburg de Kotzebue), etc. Ont été gravés : quelques sonates, des fantaisies, des variations, un concerto, etc. pour piano, un trio,etc.
Destra (ital.) = droite (main).
Destranges, Louis-Augustin-Etienne Rouillé — D., né à Nantes le 29 mars 1863, se lança tout jeune dans la bataille artistique et collabora à une foule de jeunes revues. Fervent wagnérien, il a fait beaucoup pour la propagation du wagnérisme en France et soutient les théories qui lui sont chères dans Y Ouest- Artiste, importante revue de musique française, dont il est, depuis 1890, le rédacteur en chef. D. collabora à plusieurs revues musicales : Guide musical, Monde artiste, Gazette musicale de la Suisse romande, etc. Il a raconté dans le Monde artiste une entrevue qu'il eut en 1890 à Gênes avec Verdi et qui fit grand bruit, à cause des