DESVIGNES
jugements portés par le maître italien sur certains compositeurs français. D. a publié un important ouvrage sur Le Théâtre à Nantes depuis ses origines jusqu'à nos jours, ainsi que de nombreux travaux de critique musicale, parmi Lesquels nous citerons :Le Chant delà Cloche (de Vincent d'Indy), Collot à" Herbois à Nantes, Du- jours à Bayreuth, Notes de voyages, L'œuvre théâtral de Meyerbeer, Samson et Daltla (de Saint-Saëns), Souvenirs de Bayreuth, Tannhœuser, L'évolution musicale chez Verdi, Proserpine (de Saint-Saëns), Les interprètes musicaux du Faust de Goethe, F. Halévy, sa vie et ses œuvres, Le Rêve d'A. Bruneau, Les œuvres lyriques de César Franck, I ■'. rvaal de V. d'Indy, Les femmes de Wagner.
Desvignes, Victor-François, né à Trêves le 5 juin 1805, m. à Metz le 30 déc. 1853;, fut pendant de Longues années chef d'orchestre des théâtres d'opérette de différentes villes de prorince, en France. 11 fonda en 1835, à Metz, un conservatoire qui parvint rapidement à une renommée telle que L'Etat en lit l'acquisition en l*il et L'érigea en succursale du Conservatoire de Paris. 1). a publié de la musique de chambre ainsi que de la musique religieuse vocale; un grand nombre d'œuvres importantes, parmi lesquelles deux opéras, sont restées manuscrits.
Deswert (de Swbrt), Jules, violoncelliste très remarquable, né ù Louvain le 15 août 1843, m. d Ostende Le 24 févr. 1891, élève de Servais, à Bruxelles. Après s'être créé une grande réputation par de nombreuses tournées de concerts, il fut engagé en 1865 â Dusseldorf, comme chef d'orchestre suppléant, et trois ans plus tarda Weimar, comme premier violoncelliste de la chapelle de La cour. En 1869, D. fut appelé à Berlin en qualité de violoncelle-solo et concertmeister de la chapelle royale et de professeur à L'Académie royale de musique; mais il abandonna toutes ses fonctions en 1873, entreprit de nouvelles tournées de concerts, puis transféra son domicile à Wiesbaden. Enfin, en 1888, D. rat nommé simultanément directeur de l'Ecole de musique d'Ostende et professeur aux Conservatoires de Gand et de Bruges. D. a composé trois concertos de violoncelle, un grand nombre <li- petits morceaux et d'arrangements pour piano et violoncelle, ainsi (prune symphonie intitulée Nordseefahrt. Deux opéras du même ont été représentés : Die Albigenser (Wiesbaden, 1878; avec succès) et Graf Hammerstein (Mayence, 1884).
Détaché, dans Le jeu des Lnstr. à archet, syn. de stocca/o.GRAND D. = rtaccato Large,à grands c.ups d'archet; d. bec — staccato bref, court, à petits coups «l'archet.
Determinato (ital.), déterminé, résolu.
Détoner, c-à-d. Laisser baisser le Bon, après L'attaque; L'un des défauts Les plus fréquents chez les chanteurs peu exercés. Ce défaut résulte généralement d'une certaine pauaturelle, il est alors facile à corriger; moins facile par contre, lorsqu'il résulte d'un manque d se d'oreille. Le Fait que Les
— DEZEDE
chœurs a cappella baissent facilement, autrement, dit qu'ils se terminent plus bas qu'ils n'ont commencé, provient en général de ce que les choristes ont détonné. On a cherché récemment à en rendre responsable la multiplicité des rapports acoustiques des sons,mais il y aurait dans ce cas tout autant de raison pour que le chœur monte; or, ce fait est excessivement rare et provient en général des efforts exagérés de quelques chanteurs pour maintenir le diapason primitif.
Dettmer, Wilhelm, chanteur scénique (basse) distingué, né à Breinum près Hildesheim le 2& juin 1808; fils d'un paysan, il suivit les cours: du gymnase de Hildesheim et du séminaire] d'instituteurs d'Alfeld, mais il s'enfuit un bea jour et s'associa à une troupe de comédiens errants. Après avoir rempli pendant longtemps des fonctions subalternes à Hanovre, Bruns wick, Breslau et Gassel, il surgit tout à coup Dresde, en 1842, chanteur de premier ordre. 1. n'en travailla pas moins encore auprès dd Mieksch. Lorsque D. quitta Dresde pour s<| fixer à Francfort s/M., on lui fit une pensioi à Vie." Il se retira de la scène en 1874. D. étai remarquable aussi bien dans les rôles comi ques que dans les rôles sérieux.
Deuterus (Authentus d.), v. ecclésiasti (modes).
Deutz, V, MAGNUS.
Développement, nom que l'on donne, dan les formes de la haute composition musicale, la partie qui suit l'exposition (v. ce mot) dei thèmes et dans laquelle thèmes et motifs soi librement travaillés, morcelés ou amplifiés, e{ un mot combinés de façons toujours nouvelle On trouve en particulier dans la sonate, la fora la plus importante de la musique instrumenta moderne, le d. immédiatement après la reprii (répétition des thèmes), c.-à-d. au milieu du mo veinent en question, entre l'exposition et le de nier retour des thèmes. Cf. Divertissement i
DuRCHFÙHRUNG.
Devienne, François, né à Joinville (Haut Marne) le 31 janv. 1759, m. à l'asile d'aliénés Gharenton le 5 sept. 1803; virtuose sur la fli et le basson, membre de la musique des G? des suisses, à Paris, entra en 1788 dans l'orch< tre du Théâtre de Monsieur et fut nommé pi tard professeur au Conservatoire. Il fut mis bénéfice de la pension de retraite, lors des formes de 1802. D. a écrit onze opéras etopér; comiques, une quantité de morceaux conc tants pour instruments à vent et orchestre, ( concertos de flûte et de basson, des quatm trios,sonates pour instr.à vent et instr. à arc! douze suites pour 8 resp. 12 instr. à vent et i grande méthode de flûte (1795).
Dextra (lat.), droite (main).
Dezède (ou aussi Desaides), né à Lyon v 1740, m. à Paris en 1792, compositeur fran d'opéras -comiques autrefois très aimés, donna à Paris, à partir de 1772, dix-huit ou\ ges d'un à trois actes, dont une partie fut m*' représentée à l'étranger. Quatre opéras d* n'ont pas été montés et sont restés manusci
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