DOMINANTE
totalement abstraction des inégalités du clavier (touches blanches et noires) et supprime toute restriction dans l'usage des doigts les plus courts. Toutefois le virtuose seul peut tirer profit de ces libertés ; l'exécutant peu avancé aura tout avantage à borner l'emploi du pouce et de l'auriculaire aux touches blanches.— L'indication du d. des instr. à clavier se fait autrement en Angleterre que dans les autres pays, l'index passant dans ce pays pour le premier doigt et le pouce étant marqué par une +. La notation anglaise du d. correspond à l'ancienne notation allemande, telle qu'Amerbach la donne dans son ouvrage : Orgel-und Instr ument-Tabulatur (1571), avec cette seule différence que le pouce était indiqué dans celle-ci par un 0 (zéro) :
Pouce Index Majeur Annulaire Auriculaire 12 3 4 5
Angl. : -t- Amerb.: 0
Dolcan, (Dolkan, Dulcan, Dulzain, Dolce), nom que l'on donne parfois, dans l'orgue, à des jeux de flûtes douces (v. ce mot), dont les tuyaux sont plus larges à l'embouchure qu'à la lumière; le d. est de 4 ou de 8 pieds, avec faible pression d'air. Le Dolcissimo 8' est d'une intonation encore plus douce.
Dolce, (ital., abr. : dol), con dolcezza, doucement, avec douceur: dolcissimo, aussi doux que possible.
Dolcian, (Dulcian), 1. ancien nom du basson (au xvie et au xvnc s.). — 2. Dans l'orgue, jeu d'anches de 8 ou de 16 (basson) pieds.
Dolendo, (ital., ou aussi dolente), plaintif, lamentable.
Doles, Johann-Friedrich, né à Steinbach (Meiningen) le 21 avr. 1716, m. à Leipzig le 8 oct. 1797 ; élève de J.-S. Bach, fut nommé en 1744 cantor à Freiburg puis succéda, en 1756, à G. Harrer en qualité de cantor de l'école St-Thomas, à Leipzig. Il prit sa retraite en 1789, après avoir occupé ce poste d'honneur pendant trente-trois années consécutives. En tant que compositeur, D. se montre sous un aspect aimable et joyeux, son style est simple et de compréhension facile ; mais il est pour le moins étrange que D., l'élève et le successeur de J.-S. Bach, ait été jusqu'à plaider en faveur de la suppression de la fugue dans la musique d'église (v. la préface de sa cantate Ich homme vor dein Angesicht ,[1790], dédiée à Mozart et J.-G. Naumann). Des cantates, des chorals, des préludes de chorals et un traité, Anfangsgrûnde zum Singen, ont été imprimés, tandis que des Passions, des Messes, un Magnificat allemand, etc. sont restés manuscrits.
Dolore, (ital.), douleur ; con d., doloroso, douloureusement.
Dolzflôte (ail.), v. flûte douce,
Dom Bedos, v. Bedos de Celles.
Dominante, nom que l'on donne à la quinte de la gamme qui, dans les modes ecclésiastiques déjà, était considérée comme le son le plus important de la tonalité après la tonique
DOMINIGETI