EL FARABI
ELTERLEIN
outre une collection d'anciens morceaux de de piano, de compositeurs néerlandais.
El Farabi, v. Alfarabi.
Elias Salomonis, prêtre de St-Astère (Périgord) vers 1274, est l'auteur d'un traité : Scientia artis musicœ, qui a été reproduit par Gerbert (Script. III). Il contient, entr'autres, des préceptes pour l'exécution de l'organum (Ghap. 30), ainsi que des conseils étranges pour l'emploi des clefs et qui n'ont, du reste, pas été mis en pratique.
Ella, John, né à Thirsk (York) le 19 déc. 1802, m. à Londres le 2 oct. 1888, violoniste et chef d'orchestre de mérite, élève de Fémy pour le violon ; fut depuis 1822 membre de l'orchestre du Théâtre royal, puis plus tard aussi de celui des « Concerts of ancient music » et de la « Philharmonie Society », à Londres. En 1826, il étudia encore l'harmonie auprès d'Attwood et, en 1845, seulement, le contrepoint et la composition auprès de Fétis, à Paris. Revenu à Londres, il fonda en 1845 la « Musical Union » (matinées de musique de chambre) qui exista jusqu'au moment où E. se retira, en 1880. Il avait en outre fondé en 1850 des « Musical winterevenings » (soirées de musique de chambre) qu'il abandonna cependant déjà en 1859. C'est dans ces concerts que E. introduisit les « programmes analytiques » (avec remarques sur la facture des œuvres exécutées, ainsi que sur la carrière et l'œuvre des compositeurs, etc.) qui ont été si souvent imités. En 1855, E. avait été nommé lecteur de musique à la « London Institution » ; quelques-unes de ses conférences ont été publiées. Il a aussi écrit, de temps à autres, des articles musicaux pour des journaux de Londres, publié une notice biographique sur Meyerbeer et des Musical sketches abroad and at home (1869; 3e éd. 1878).
Eller, Louis, excellent violoniste, né à Gratz en 1819, m. à Pau (Pyrénées) le 12 juil. 1862, a publié des études et des fantaisies pour violon.
Ellerton, John-Lodge, compositeur amateur extraordinairement fécond, né à Cheshire le 11 janv. 1807, m. à Londres le 3janv. 1873; a écrit 7 opéras italiens, 1 allemand et 3 anglais, puis 1 oratorio (Le Paradis perdu), 6 Messes, 5 symphonies, 4 ouvertures de concert, 44 quatuors à cordes, 3 quintettes, 11 trios, 13 sonates, 61 glees, 6 anthems, 17 motets, 83 -morceaux Dour deux voix. C'est assurément une production étonnante pour un amateur qui, du reste, n'avait étudié le contrepoint que pendant deux ans, à Rome.
Ellis, Alexander - John, (de son vrai nom Sfiarpe), acousticien de mérite, né à Hoxton le 14 juin 1814, m. à Kensington le 28 oct. 1890, étudia d'abord la jurisprudence, mais se tourna bientôt vers l'acoustique (1843) et étudia la musique auprès de Donaldson, à Edimbourg. Sur l'instigation de Max Mûller, en 1863, il se plongea dans la lecture du traité de Helmholtz : « Lehre von den Tonempfmdungen », dont il tonna en 1875 une traduction anglaise (2e éd. 1885). En 1868 déjà, il traduisait en anglais le
Geist der mathematischen Analvsis » de
Ohm, et donnait en 1876-1877, dans les comptesrendus des séances de la « Musical Association », une édition refondue de « Ueber die Grenzen der Tonwahrnehmung » de Preyer.
Toutes ces publications contiennent, dans des remarques et additions, les précieux résultats de ses propres recherches^ Les suppléments au livre d'Helmholtz parurent d'abord séparément, dans les publications de la « Royal Society » : On the conditions of a perfect musical scala on instruments with fixed tones (.1864) ; On the physical conditions and relations of musical chords (1864) ; On the tempérament of instruments with fixed tones (1864) et On musical duodenes [Theory of conslructing instruments with fixed tones in just or practically just intonation] (1874). On peut citer en outre, parmi ses travaux personnels pour la « Musical Association » : The basis of music (1877), Pronunciation for singer s (1877) et Speech and song (1878). Mais ce qui fit le plus sensation, ce furent ses travaux sur l'histoire de la détermination de la hauteur des sons (History of musical pieth, dans les comptes-rendus de séances de la « Society of Arts » [1877, 1880 et 1881], aussi séparément [1880-81 jet, en extraits, comme appendice à la 2e édition de sa traduction de l'ouvrage d'Helmholtz), pour lesquels une médaille d'argent lui fut décernée. Notons enfin: Tonometrical observations on some existing non harmonie scales (« Royal Society » 1884) et On the musical scales of various nations (« Society of Arts », 1885).
Elsner, Joseph-Xaver, né à Grottkau (Silésie) le 29 juin 1769, m. à Varsovie le 18 avr. 1854 ; entra en 1791, après avoir étudié la médecine, comme violoniste, dans l'orchestre du théâtre de Brûnn, devint en 1792 chef d'orchestre du théâtre de Lemberg, et, en 1799, de celui de Varsovie, où il fonda en 1815 une école d'organistes. C'est de cette école qu'est issu, en 1821, le Conservatoire de Varsovie dont il fut le directeur. Les troubles de 1830 amenèrent la fermeture de l'établissement qui fut rouvert en 1834, avec Soliva comme directeur et qui florit encore à présent. E. a beaucoup composé (19 opéras, plusieurs ballets, des drames à deux personnages, de la musique de scène, des symphonies, des concertos, des cantates, de la musique d'église, etc.) ; cependant ses œuvres n'ont pas réussi à éveiller un intérêt général et durable. On a encore de sa plume deux dissertations sur les qualités de la langue polonaise, au point de vue de la composition musicale.
Elster, Daniel, né en Thuringe en 1800, m. à Wittingen, près de Baden (Suisse), le 19 déc. 1857 ; vivait vers 1835 à Schleusingen et, plus tard, à Baden comme maître de musique et directeur de sociétés. E. a écrit une Vollstândige Volksgesangschule (3 parties), un traité de musique élémentaire et a publié des recueils de chœurs d'hommes. Il a composé aussi lui-même divers chœurs (Psaume c, pour voix d'hommes).
Elterlein, Ernst von, pseudonyme de Ernst
ELVEY — ENGEL
Gottschald, aé à Ellerlein (Saxe) le 19 oct. 1836, juriste, auteur d'une analyse esthétique
populaire des sonates pour piano de Beethoven i. ix.V/ ; :;•• éd. 1883).
Elvey. Stephen, aé à Cantorbéry le 'Il juin 1805, m. 1.' »'• oct. L860; il était, en 1880, organiste <lu • New Collège « d'Oxford, se présenta ,n is:ii ;iu baccalauréat, devint en 1838 docteur en musiqueel tut. depuis 18i0, directeur de musique de l'Université. Il ne composa que quelques lieder et de la musique d'église.— Son frère et son élève George-Job, né le 27 mars 1810, lut nommé en L835, organiste de la chapelle St-George, à Windsor. Il devint à son tour, en 1888, bachelier, en 1840 docteur en musique. La reine l'anoblit en 1871. E. a également écrit, de la musique d'église (anthems, hymnes, etc.).
Elwart. Antoine-Amable-Elte, né à Paris le 1S nov. 1808, m. en cette ville le 14 oct. 1877; devint à l'âge de dix ans enfant de chœur à St-Euatache, et fut mis par son père en apprentissage chez un fabricant de caisses; mais il s'en luit de chez ce dernier et entra comme violoniste dans un théâtre de faubourg. Admis en 18:20 au (Conservatoire, il travailla avec Pétis et Le Sueur. En 1828, il créait avec plusieurs camarades les « Concerts d'émulation », dans la petite salle du Conservatoire. En 1834, il obtenait le prix de Rome, quoiqu'il lut déjà depuis deux ans répétiteur de la classe de composition de Reicha. A son retour d'Italie, E. reprit d'abord sa place de répétiteur, puis fut nommé professeur titulaire, en 1840, d'une deuxième classe d'harmonie qui venait d'être fondée par Cherubini. Après trente années de professorat (Th. Gouvy, A. Grisar, Weckerlin etc. sont de ses élèves), il lit valoir ses droits à la retraite. L. a écrit une quantité de grandes œuvres: des Messes, des oratorios, un Te Deum, des cantates, i\c< scènes lyriques, une symphonie avec chœur: Le déluge, plusieurs opéras dont un seul (Les Catalans) fut représenté, à Rouen. Mais il occupe une place bien plus importante comme théoricien et musicographe. Il a écrit: Duprez, sa vie artistique, avec une biographie authentique de son maître A. Choron (1838); Théorie musicale (Solfège progressif, etc. 1840) : Feuille harmonique (Traité des accords, ls'ili: Le chanteur accompagnateur se chiffrée, ornements, pédale, etc. 1844); Traité du contrepoint et de lu fugue; Essai su,- la transposition; Etudes élémentaires de musique (V&Û5) \ L'art de chanter en chœur; Vari déjouer impromptu de Valtoviola ; Solfège du jeune âge; L>- contrepoint et la fugue appliques au style idéal; Lutrin et Orphéon (ouvrage théorique et pratique sur l'étude du chant); Histoire de la société des Concerts du Conseï oatoire (1860 : 2« éd. 1863; : Manuel des aspirants aux grades de chef ri de ><>>>s-chef
de mtuiqi": dans l'armée, française (1862);
d'instrumentation (1864) : His-
■ris populaires | L864). De 1806 à
1870, il entreprit une édition complète de ses
propres œuvres, qui cependani ne dépassa pas
le volume III.
Emery, Stephan-A., né à Paris, Oxford C. (état du Maine de l'Amérique du Nord) le h oct. 1841, élève du Conservatoire de Leipzig, vit à Boston où il est très estimé comme maître de musique; il est aussi compositeur.
Emmerich, Robert, compositeur, né à Hanau, où son père était conseiller de justice, le 23 joil. 1836, m. à Baden-Baden le 11 juil. 1891. Il étudia le droit à Bonn; mais en même temps il travaillait sérieusement la musique auprès de Dietrich. Entré en 1859 au service militaire, il ne prit son congé qu'en 1873, après avoir obtenu le grade de capitaine, pour se vouer entièrement à la musique. De 1873 à 1878, il vécut à Darmstadt et y fit représenter plusieurs opéras : Der Schioedensee, Van Dyck et Ascanio; il écrivit aussi deux symphonies, une cantate : Huldigung dem Genius der Tone, des lieder, etc. De 1878 à 1879, il était chef d'orchestre au théâtre de Magdebourg; dès lors il vécut à Stuttgart où il dirigea, depuis 1889, le nouveau « Singverein ».
Encke, Hetnrich, né à Neustadt (Bavière) en 1811, m. à Leipzig le 31 déc. 1859; fut un excellent pianiste, élève de Hummel, et composa beaucoup de morceaux instructifs pour piano. Il est aussi l'auteur d'arrangements à quatre mains d'œuvres classiques.
Enckhausen, Heinrich-Friedrich, né à Celle le 28 août 1799 m. à Hanovre le 15 janv. 1855, comme pianiste de la cour et organiste du Palais. Elève d'Aloys Schmitt, il a publié d'instructifs morceaux pour piano, ainsi que des œuvres pour orchestre, de la musique d'église, un opéra : Der Savoyarde (1832) et un excellent livre de chorals avec basse chiffrée (2° éd. avec les 4 voix complètement écrites).
Energico (ital.), énergique (vigoureux, résolu).
Engel, 1. Johann-Jakob, né à Parchim (Mecklembourg) le 11 sept. 1741, m. dans la même ville le 28 juin 1802; professeur de gymnase à Berlin, plus tard précepteur du prince royal (Frédéric-Guillaume II), puis, après l'avènement au pouvoir de ce dernier, directeur de théâtre, poste qu'il abandonna du reste au bout de peu de temps. Il a écrit un ouvrage : Ueber die mtisikalische Mahlerey, an den hônïglichen Kapellmeister Herrn Reichardt (1780), et ses œuvres complètes contiennent encore divers essais ayant trait à la musique. — 2. David-Hermann, né à Neuruppin le 22 janv. 1816, m. à Mersebourg le 3 mai 1877; excellent organiste et compositeur, élève de Fr. Schneider à Dessau et de A. Hess à Breslau, vécut d'abord comme maître de musique à Berlin, puis fut appelé en \H\K\ à Merseburg, comme organiste du dôme et I maître au Gymnase du dôme. E. a composé des j morceaux d'orgue, des psaumes, un oratorio :l Winfried, etc., il a écrit : Beitrag zur Ge-i schichle des Orgelbauwesens (1855) ; Ueber Chorï a,,d instruhtive Chormusik; Der Schulgesang\ (1870). — 3. Gustav-Eduard, excellent maître de cliant et musicographe spirituel, né à Kœnigsberg le 29 oct. 1823, m. à Berlin le 19 juil. 1895: étudia la philologie, entendit à Berlin les coure
ENGELSBERG
de science musicale de Marx, lit partie, comme chanteur, de la « Singakademie » et du « Domchor », et, à partir de 1848, se voua entièrement à la musique, spécialement à l'enseignement du chant. Il avait cependant déjà fait son année d'essai, comme maître au Gymnase du « Graue Kloster ». En 1862, il entra à l'Académie Kullak comme maître de chant, et, en 1844, à l'Académie royale de musique où il reçut immédiatement le titre de « professeur ». Parmi ses élèves, on compte Krolop, Bulss, etc. Outre divers écrits philosophiques, il a fait paraître : Sàngerbrevier (exercices quotidiens de chant, 1860); Uebersetzungen und Yortragsbezeichnungen pour les albums de chant classique publiés par Gumprecht ; Die Yokaltheorie von Helmholtz und die Kofpstimme (1867); Das mathematische Harmonium (1881) et une très ingénieuse Aesthetik der Tonkunst (1884). En 1853, il avait été appelé à faire la chronique musicale pour la « Spenersche Zeitung », en 1861 pour la « Vossische Zeitung » et avait acquis de l'autorité, dans la critique berlinoise. — 4. Karl, historiographe musical de mérite, né à Thiedenwiese, près de Hanovre, le 6 juil. 1818, m. à Kensington (Londres) le 17 nov. 1882; son éducation musicale lui fut donnée par l'organiste Enckhausen, à Hanovre, et par Hummel et Lobe, à Weimar. Il se fixa en premier lieu à Hambourg, puis à Varsovie et à Berlin, et alla s'établir enfin, en 1846, en Angleterre. Il choisit d'abord Manchester, puis, en 1850, Londres où il déploya une grande activité littéraire et devint une autorité reconnue de tous, dans le domaine de l'histoire des instruments de musique et de la musique des peuples extra-européens. Il a | publié : The music of the most ancient nations (1864; 2e éd. 1870); An introduction to the study \of national music (1866) ; A descriptive catalogue of the musical instruments in the South \Kensington Muséum (1874); Catalogue of the \special exhibition of ancient musical instruments (2e éd. 1873); Musical myths and f'acts ! '1876; 2 vol.); The littérature of national mupc (1879); The pianisfs handbook (1853); et \Refiections on church-music, for churchyaoers (1856). E. était collaborateur attitré du h < Musical Times » et d'autres journaux spél l'iaux.
, Engelsberg, E.-S., pseudonyme du conseiller I ministériel, Dr. Ed. Schœn, à Vienne (né à ; !)eutsch-Jasnick en Silésie en 1825, m. à Vienne le 27 mai 1870) qui s'est fait connaître sous ce I nom par des quatuors humoristiques pour t oix d'hommes {Narrenquadrille, Heini von >leger, etc.).
Engfùhrung (ail.), strette. V. ce mot.
Englebert d'Admont, abbé, savant bénédicn, m. à Admont en 1331, est l'auteur d'un traité :
te musica, reproduit par Gerbert (Script. II) jt qui est intéressant pour l'histoire de la mujique du moyen âge.
Englisch Horn (ail.), cor anglais. V. cor 3.
Enharmonie (gr.), rapport de deux sons qui, | après l'accord rigoureusement mathématique
parfois aussi d'après la notation, sont diffé-