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FLOTOW

Tritto; il a été, depuis 1826, bibliothécaire aux archives de cet institut. L'œuvre principale de Florimo est le Cenno storico sulla scuola musicale di Napoli (1869-1871, 2 vol. ; 2e éd. en 4 forts vol., sous le titre : La scuola musicale di Napoli e i suoi Conservatorii, histoire des conservatoires de Naples, de leurs professeurs et de leurs élèves); en outre, il a écrit: Riccardo Wagner ed i Wagneristi (1876), Trasporto délie ceneri di Bellini a Catana (F. lui-même a ramené de Paris à Gatane le corps de Bellini), Bellini, memorie e lettere (1885). Gomme compositeur, il a donné des œuvres de musique d'église et d'orchestre, des cantates, ainsi que quelques cahiers de chansons en dialecte napolitain, avec version italienne. Sa méthode de chant (Metode di canto) est adoptée dans les classes du Gonservatoire de Naples.

Flotow, Friedrich, Freiherr von, compositeur, né dans le domaine de Teutendorf (Meckle m bourg), le 27 avr. 1812, m. à Darmstadt le 24janv. 1883; il étudia la composition sous la direction de Reicha, à Paris, de 1827 à 1830, et rentra lorsqu'éclata la révolution de Juillet, en Mecklembourg. Il revint quelques années après à Paris, où ses premiers essais de musique scénique furent représentés sur de petites scènes (1836). Son premier succès réel date de 1839, lorsqu'il donna au théâtre de la Renaissance le Naufrage de la Méduse (avec Piloti et Grisar), qui devait être aussi représenté à Hambourg, mais disparut dans le grand incendie. F. le fit représenter en 1845, après l'avoir recomposé à nouveau, sous le titre Les Matelots. Les opéras qui suivirent sont : Der Forster (à Paris : L'Ame en peine, 1846 ; à Londres, en anglais, sous le titre Leoline) ; puis L'Esclave du Camoëns, que l'Opéra-Gomique joua en 1843. Ses meilleures œuvres sont cependant Alessandro Stradella (1844, à Hambourg) et Martha (1847, à Vienne). La révolution de Mars chassa de nouveau F. de Paris ; en 1850, il donna à l'Opéra de Berlin : Die Grossfurstin, qui n'a pas eu grand succès, et, en 1853, avec plus de bonheur : Indra, tandis que les opéras suivants sont tous tombés dans l'oubli : Rûbezahl (1854), Hilda (1855), Albin (Der Mu lier von Mer an, 1856). Le grand-duc de Mecklembourg nomma F., en 1866, intendant de la musique de la cour. En 1863, F. retournait à Paris et y donnait des opérettes : Veuve Camus (« Witwe Grapin », 1859) et Pianella (1860), ainsi que les opéras comiques : Zilda (1866), et L'Ombre (« Sein Schatten », 1870). Zilda n'eut aucun succès, mais L'Ombre fut une brillante revanche. En 1868, F. transporta son domicile dans un domaine près de Vienne, se trouvant pendant la saison tantôt à Vienne, tantôt à Paris ou en Italie. En fait de nouveautés de sa composition, l'Opéra de la cour de Vienne donna: Die Libelle (ballet, 1866); celui de Darmstadt : le ballet Tannhonig (1867) ; celui de Prague : Am Runenstein (1868, en collaboration avec Gênée). Il fit aussi des arrangements d'opéras antérieurs qui n'avaient pas été donnés : Naïda (1873) et 11 flor d'Harlem (1876).

FLUGEL — FLUTE

Ses dernières œuvres sont : L'Enchanteresse (en ital. «Aima l'incantatrice » 1878; en allemand « Die Hexe » : un arrangement de « Indra»), et Roseltana (posthume). La musique de Floto w est plus française qu'allemande, ses qualités réelles sont un rythme piquant et gracieux, et une mélodie simple et facile à saisir. Martha et Stradella sont devenus vraiment populaires. Outre ses opéras, F. a écrit quelques morceaux de musique de chambre et de petites œuvres vocales qui n'ont, il faut l'avouer, rien de remarquable.

Flùgel (ail.), piano à queue; v. piano.

Flûgel. 1. Gustav, organiste et compositeur, né à Xienburg s. Saale le 2 juil. 1812, suivit les cours du Gymnase de Bernburg et reçut les premières notions de piano et de théorie du cantor Thiele, dans le village voisin d'Altenbourg; il fut ensuite élève particulier de Fr. Schneider à Dessau, de 1827 à 1829, et suivit pendant une année encore les cours de l'école de musique que ce maître avait fondée. F. vécut successivement à Nienbourg, Bernbourg, Cothrii, Magdebourg, Schônebeck, et de 1840 à 1850 à Stettin; en 1850, il fut appelé comme maître de musique au Séminaire de Neuwied, où il reçut en 1856 le titre de directeur royal de musique. En 1859, il rentrait à Stettin comme cantor et organiste de l'église du Château. Parmi les compositions d'orgue de F., il faut citer particulièrement son recueil de préludes (112 préludes de chorals); en outre, il a écrit beaucoup de morceaux d'orgue, d'œuvres pour piano de tous genres (5 sonates), de chœurs religieux et profanes pour voix mixtes, pour voix d'hommes et. pour les écoles, de lieder, etc. — 2. Ernst-Paul, fils du précédent, né à Stettin le 31 août 1844, reçut la première éducation musicale de son père, puis de 1862 à 1863, à Berlin, comme élève de l'Institut royal de musique d'église »'t de la classe de composition de l'Académie; il prit aussi des leçons particulières de Bùlow, FI. Geyer et Kiel, puis vécut comme maître de musique à Treptow a. T. et à Greifswald. En 1867, il devint organiste et maître de chaut au Gymnase de Prenzlau; puis,enl879, cantor à la « Bernhardinkirche » de Breslau, où il fonda une société chorale, qui porte son nom. F. s'occupe aussi de critique musicale. Parmi ses œuvres publiées, citons le Psaume GXXI (op. 22), Mahometsgesang (op. 24), un trio pour piano et instr. à archet (op. 25), des morceaux pour piano, pour orgue et des lieder.

Flùgelhorn (ail.), nom que les Allemands donnent généralement au saxhorn (ou bugle) soprano en si bémol V. saxhorn et rugle. On QOmmeen Autriche Bass- Flùgelhorn l'instru- "l'nt «i u. l«s Allemands appellent Tenorhorn i>> />', autrement dit le saxhorn (v. ce mot) ténor "ii baryton en si bémol.

Flûte (ital. fiauto; ail. Flœle; angl. flûte). 1. L'un des plus anciens instr. à vent en bois, dans Lequel la production du son est obtenue an moyen d'une étroite colonne d'air se brisant contre un bisean (cf. Instruments a vent). Cet instrument a revêtu deux formes principales:

dans la première, comme dans les jeux de flûte de l'orgue, la colonne d'air, dirigée par une embouchure (bec) à travers une étroite fente, va se briser sur le bord supérieur de l'orifice pratiqué sur son passage, — c'est la f. a rec, /. droite, Plochflœte , Blochflœte (cf. Schwegel). Dans la seconde forme, seule en usage de nos jours, l'instrumentiste avance les lèvres en rapprochant les deux coins de la bouche, de façon à former une étroite colonne d'air qu'il dirige contre le bord, taillé en biseau, du trou rond qui tient lieu d'embouchure; cet orifice étant latéral, l'instrumentiste doit tenir sa f. de biais, — c'est la f. traversière, /*. allemande, Querflœte, fiauto traverso, german flûte. La f., sous sa forme actuelle, est d'origine allemande et le nom le plus ancien qu'on lui connaisse est celui de « Schweitzerpfeiff ». Les différents sons se produisent sur la f., construite en ut (non pas en ré), soit par le raccourcissement du tuyau résultant de l'ouverture des différents trous qui y sont pratiqués, soit par l'augmentation de la pression du souffle permettant (grâce aux harmoniques du tuyau) de faire sauter chaque son fondamental à l'octave ou à la double-octave supérieure. La f. moderne (système Boehm, v. ce nom) est pourvue de quatorze trous, fermés par des clefs (v. clef 3); son étendue comprend l'échelle chromatique complète de si*2 à ut6. Le mécanisme de la f. est celui, de tous les instruments d'orchestre, qui permet la plus grande agilité, l'exécution des plus grands sauts y est facile même dans le mouvement le plus rapide. Du xve au xvir3 s. on construisait en Allemangne des flûtes, comme tous les autres instruments du reste, de différentes dimensions (f. soprano, f. alto, f. basse); de nos jours on ne fait plus guère usage, à côté de la « grande » f., que de la « petite » f. accordée à l'octave supérieure de la première (fiauto piccolo, Pickelflœte). Quelques orchestres secondaires emploient encore, en France et en Belgique, le « flageolet » (v. ce mot, 1) ; les musiques militaires adoptent aussi parfois des modèles de petites flûtes accordées un demi-ton ou une tierce mineure plus haut que le modèle habituel, c.-à-d. en ré bémol (improprement dite en mi bémol) ou en mi bémol (improprement dite en fa). La « f. tierce » (en mi bémol [improprement dite en fa]) et la « f. quarte » (en fa [improprement dite en sol]),\ sonnant une tierce mineure et une quarte juste au-dessus de la grande f., sont tout à fait tombées en désuétude, de même que la « f. d'amour » accordée à la tierce mineure inférieure (en la). Quelques tentatives ont été faites récemment (Félix Weingartner) de remettre en usage la f. alto. Il faut noter surtout, parmi les méthodes et ouvrages destinés spécialement à l'enseignement de la flûte : Berbiguier, Grande méthode de la flûte (3 parties) ; Hugot et Wun-| derlich, Méthode complète de flûte (a paru aussi en allemand); J.-H. Altès, Méthode de flûte (2 parties), A.-B. Fûrstenau, Flœtenschule, op. 42. et Die Kunst des Flœtenspiels, op. 138; Fahrbach, Wiener Flœtenschule; Soussmann, Prah-

FOCO — FOIGNET

tische Flœtenschule, op. 54 (5 cahiers); Tulou, Flœtenschule, op. 100; W. Popp, Neue prdktische und vollstœndige Schule des Flœtenspiels ; Terschak, op. 131, un recueil d'excellentes études; Barge, Orchesterstudien fur Flœte (4 cahiers); enfin un grand nombre de morceaux d'étude et de concert, de Drouet, Doppler, Briccialdi, Bœhm, etc. Mentionnons en •outre les écrits sur la f., de Bœhm : Ueber den Fiœtenbau (1847) et Die Flœte und das Ftœtenspiel (s. date). Les ouvrages de Quantz, Tromlitz, Devienne, etc. n'ont plus qu'un intérêt historique.

2. Le nom de f. a été adopté dans l'orgue pour désigner collectivement tous les jeux à bouche, ouverts; mais on le rencontre aussi, avec des qualificatifs divers, comme désignation de certains jeux spéciaux, ex. : f. traversiez, f. douce, f. creuse, f. double, f. harmonique, f. octaviante, et en outre, chez les facteurs allemands : « Schweizerflœte », « Fernilœte », « Stillflœte », « Hellflœte », « Tubalfiœte », « Feldflœte », « Waldflœte », « Spielilœte », « Blockflœte », « Pyramidflœte », « Rohrflœte », etc. La plupart de ces jeux sont des jeux de 4' ou de 8'; lorsqu'ils sont de 2' ou 1', ils portent le nom de piccolo, doublette, etc, et •en allemand celui de « Pfeiffe » ( « Schweizerpfeiffe », « Feldpfeiffe », etc.). On construit également des jeux de flûte bouchés, de 4', 8', 16' •et 32'.

Foco (ital.), v. fuogo.

Fœrner, Christian, né à Wettin en 1610, m. ■dans la même ville en 1678; célèbre facteur d'orgues dont il existe encore un instrument à Halle s/S. (« Ulrichskirche ») et un à Weissenfels (« Augustusburg »). F. est l'inventeur de l'appareil dont on se sert pour déterminer la densité de l'air comprimé dans les magasins à air de l'orgue.

Fœrster. 1. Christophe, né à Bebra (Thuringe) le 30 nov. 1693, m. le 6 déc. 1745; pendant nombre d'années maître de chapelle de la cour ducale de Saxe, à Mersebourg, puis, en 1745, maître de chapelle à Rudolstadt, fut un compositeur fécond (symphonies, œuvres pour orgue, pour piano, cantates, etc.). — 2. Emanuel-Aloys, né à Neurath (Silésie autrichienne) en 1757, m. à Vienne le 19 nov. 1823, après avoir vécu longtemps comme maître de musique dans cette dernière ville ; a publié beaucoup de musique instrumentale (sonates pour piano, variations, quatuors pour instr. à archet, un quintette pour instr. à archet, un quatuor avec piano, un sextuor avec piano, un Notturno concertante pour instr. à archet et à vent), quelques lieder, une Huldigungskantate, etc. Il a écrit en outre Anleitung zum Generalbass (1805). — S. Joseph, né à Osojnitz (Bohême) le 22 févr. 1833; fut élève de l'école d'organistes de Prague (1850-1852), puis devint organiste de la « Klosterkirche » de Vysebrod. Il rentra en 1857 à Prague où il devint l'année suivante organiste de l'église St-Nicolas, puis en 1862 directeur du chœur de l'église de la Trinité, en 1866 directeur de celui de St-Adalbert, enfin, en 1887, de

celui du Dôme (St-Veit) également. Il est en outre professeur de théorie au Conservatoire et examinateur de l'enseignement musical dans les écoles secondaires. F. est un excellent connaisseur du choral et cultive avec zèle la musique polyphonique a cappella ; il a lui-même écrit plusieurs Messes et Requiem, ainsi que des œuvres pour orgue et un traité d'harmonie. — 4. Alban, né à Reichenbach dans le Voigtland le 23 oct. 1849, élève du Conservatoire de Dresde ; a été concertmeister à Carlsbad, Breslau, Stettin, devint en 1871 musicien de la cour et directeur de la Singakademie de Neustrelitz, en 1881 professeur au Conservatoire de Dresde et directeur de la Liedertafel, puis retourna à Neustrelitz en qualité de chef d'orchestre de la cour. 11 a composé des œuvres de musique de chambre, des morceaux instructifs pour piano, des lieder, des œuvres pour orchestre, ainsi que trois opéras (Das Flûstern, 1875, Die Mâdchen von Schilda, 1887 [tous deux représentés à Neustrelitz] et 'sLorle [Dresde, 1891]) — 5. Adolphe-M., compositeur américain, né à Pittsburgh (Pensylvanie) le 3 févr. 1854, élève du Conservatoire de Leipzig, vit à Pittsburgh.

Fœrtsch, Johann-Philipp, né à Wertheim (Franconie) le 14 mai 1652, m. conseiller de la cour à Eutin le 14 déc. 1732 ; étudia la médecine, mais embrassa peu après la carrière musicale. Il était en 1671 ténor de la Chapelle du Conseil à Hambourg, puis, en 1680, succéda à Theile comme maître de chapelle de la cour ducale de Schleswig, à Gottorp, place qu'il perdit bientôt à la suite d'événements politiques. Ce mécompte le fit revenir à la médecine et il fut nommé en 1694 médecin particulier de l'évêque d'Eutin. F. a écrit pendant sa carrière musicale douze opéras (1684-1690, pour Hambourg), des concertos pour piano, etc. Mattheson fait grand éloge de son talent dans le Musikalischer Patriot.

Fogliani, Ludovigo, théoricien de renom, né à Modène, m. dans la même ville vers 1539; a publié un ouvrage intitulé Musica theoretica (1529). C'est dans ce traité que, pour la première fois, la tierce majeure fut exprimée par le rapport 4 : 5 et que la différence entre le grand et le petit ton entier fut établie. F., non pas seulement Zarlino, a donc inauguré le système moderne de la détermination des intervalles, en reprenant les données de Didyme et de Ptolémée, et en leur attribuant une importance qu'elles ne pouvaient avoir dans l'antiquité. On trouve en outre quelques compositions de F. dans les Frottole publiées de 1504 à 1508, par Petrucci.

Foglietto (ital.), feuillet. Nom que l'on donne, en Italie, à la partie de violon dans laquelle sont notées, en petits caractères, les répliques des autres instruments ; cette partie peut donc servir de « conducteur ».

Foignet. 1. Charles-Gabriel, né à Lyon en 1750, m. à Paris en 1823, maître de chant et compositeur, écrivit de 1791 à 1799 vingt-cinq opéras-comiques, pour de petites scènes parisiennes. — Son fils : — 2. François, né à Paris en 1780. m. à Strasbourg le 22 juil. 1845, marcha

FOLVILLE — FONDAMENTAL

sur les traces de son père et écrivit de 1799 à 1819 onze opéras-comiques et féeries, dans lesquels il parut souvent lui-même comme chanteur.

Folville, Juliette, née à Liège le 6 janv. 1870, compositeur de talent, violoniste et pianiste (a donné l'opéra Atala, Lille 1892).

Fonctions tonales (de l'harmonie), nom que l'auteur de ce dictionnaire donne à l'ensemble des significations diverses que peut prendre un accord, dans le développement logique de la phrase musicale, suivant le rapport qu'il a avec la tonique établie. Après l'avoir tenté déjà dans sa Musihalische Lotjik (1873), Hugo Riemann est parvenu dans l'un de ses derniers ouvrages : Vereinfachte Harmonielehre oder Lehre von den lonalen Funhtionen der Harmonie (Londres, 1893, Augener et Cie) à déterminer les formations dissonantes et les cadences rompues les plus compliquées comme de simples modifications, plus ou moins grandes, des formes des trois seules harmonies essentielles: tonique (T), sous-dominante (S), dominante (D). Ces trois harmonies sont, en principe, des ac-

cords majeurs en majeur (T + , S+ , D + ), désaccords mineurs en mineur (°T, °S, °D) ; toutefois la sous-dominante en majeure peut être un ace. mineur (°S) et la dominante en mineur un ace. majeur (D+ ). Les formes dissonantes,, composées de plus de trois sons, des dominantes sont tout d'abord: S6,D?, Sv», DVI, (cf. les indications aux mots dissonance et clef harmonique) ; mais les formes de consonances feintes,, donnant à l'harmonie l'aspect d'une harmonie de mode opposé, sont plus importantes encore. On obtient ces dernières au moyen du remplacement soit de la quinte par la sixte (§), soit de la prime par la contre-seconde (harmonies parallèles : Tp, Sp, Dp, °Tp, °Sp, °Ep,et harmoniesde sensible : °S2> , °T2> , + D'^ , etc.), accords dont la notation dépend exclusivement de l'harmonie essentielle qu'ils doivent représenter et dont ils sont dérivés. Les harmonies chromatiques apparaissent tout d'abord comme dominantes d'harmonies naturelles qui les suivent immédiatement, elles sont désignées en conséquence ; par ex., dans l'enchaînement suivant,, les harmonies placées entre parenthèses :

D'autres abréviations viennent encore s'ajouter aux précédentes : l'indication de la dominante

de la dominante [^] et celle de la seconde sousdominante en mineur [0g]. Les élisions (suppression d'accords attendus), fréquentes après [en harmonies chromatiques, sont simplement indiquées par la désignation entre crochets de l'accord qui devrait servir de résolution; ainsi T (W) | [Tp] (S™ D") | [Sp] S™ D? | T représente en ut majeur l'enchaînement harmonique suivant (en basse chiffrée) :

Zt

Toute modulation apparaît sous la forme d'un accord ayant une double fonction tonale,

ainsi : T V = "S« - D« ^ \ T, représente en ut majeur l'enchalnemenl harmonique suivant : >" + V == °*ta * | si f + | si +, etc., etc. Cette façon d'indiquer les harmonies n'étant

nullement liée à l'idée d'une tonalité précise a des avantages tout particuliers pour la transposition.

Fondamental. 1. Echelle fondamentale.

(ail. Grundskata), nom que l'on donne à la succession des sons qui servent de base à un système musical et auprès desquels un certain nombre d'autres sons, également admis dans ce système, n'apparaissent que comme dérivés. L'é. f. de notre système musical occidentaleuropéen se compose d'une simple série desept sons, le huitième son (octave) n'étant en quelque sorte que la répétion du premier, dont il est dérivé et dont il porte le nom. Ces sept, sons portaient au début les noms des sept premières lettres de l'alphabet : A, B, G, D, E, F, G ; mais, par une étrange complication, les Allemands, qui ont conservé ce système de dénomination des sons, ont remplacé le B par un H,

Gf. LETTRES, B et ALTÉRATION 2. Notre é. f.r

comme celle de l'antiquité, comporte un demi ton alternativement après deux ou trois tons entiers :

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