‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 15 sur 542 · AMATI — AMBROSIEN · texte numérisé non relu

AMATI — AMBROSIEN

Amati. 1. célèbre famille de luthiers (Crémone, wr el xvir s.), donl les instruments sonl encore, de nos jours, d'une valeur inestimable. Le plus ancien des A. qui fabriqua des violons,fu1 Andréa (1535-1611 env.); il fabriquait du reste encore des violes de diverses grandeurs. . Son frère cadet, Nicola, qui était son associé. construisil surtout, de 1568 à 1586, d'excellentes s de \ îoles. Antonio A. (né en 1550, m. en L635), fils aîné d'Andréa, fabriqua plus spécialement des violons (1589-1627), dont Les dimensions sont, à cette époque, encore fort variables;il fui associé quelque temps à son frère Geronimo sen. (né vers 1556, m. le 2 nov. 1630) <|ui ne L'égalail cependanl point en habileté et donl l«s violons sonl tous un peu grands. Le plus célèbre de tous fui Nicola A., fils de Geroaimo, né Le '■'> sept. 1596, m. le 12 avr. 1684,1e maître d'Andréa Guarneri et d'Antonio Stradivari. C'est moins le volume du son que sa qualité et sa pureté qui font l'excellence des violons Amati. Xicola A. eut pour successeur son fils Geronimo jun., né le 26 févr. 1649, m. le 21 fév. L740, dernier représentant de la famille, de beaucoup inférieur à son père. Peut-être Giuseppe A., luthier à Bologne, au commencement du xyii° 3., est-il encore un membre de la même famille1-? Ses violons et ses basses se distinguent, dit-on, parla beauté et la pureté de leur son. —2. Vincenzo (Amatus), Dr theol. et, vers 1 665, maître de chapelle de la cathédrale de Païenne, né à Gimmina (Sicile) le 6 janv. 1629, m. à Païenne le 29 juil. 1670; publia de la musique d'église et un opéra {L'Isauro, 1664). — 3. Antonio et Angelo, deux frères, facteurs d'orgues, à Pavie, aux environs de 1830.

Ambitus (laU. syn. de « étendue »; on parle de L'a. d'une mélodie (c.-à-d. de l'espace compris entre Le son Le plus grave et le son le plus aigu de celte mélodie), —on dit aussi :1a. d'un ton d'église, ce qui signifie l'espace de l'échelle musicale «pie parcourt ce ton: de la klaif de

/'/ ;'i i'l l, etc.

Ambon (lai), désignait, dans les anciennes églises chrétiennes une petite chaire, placée à L'entrée du chœur, sur les marches de laquelle (in gradibus ambonis) se chantail le graduel (Responsorium graduale ou simplement graduale).

Ambroise (St-A.), évêque de Milan à partir dr 374, né à Trêves eu 333, m. à Milan Le 4 avr. 391 : a fortemenl contribué au développement du chant dans l'église chrétienne, eil introduisant en Italie divers modes de ehanl Liturgique entre autres les antiennes el Les hymnes, telles qu'elles étaienl en usage dans les églises d'Orient (v. Ambrosien). Il est plus «pie probable que st-A. emprunta en même temps à l'Eglise grecque ses quatre ions d'église qui, plus tard, par Leur dédoublement en tonalités authentiques et plagales, parvinrent au non il ire de huit. Par contre, il ignora Bans doute complètement L'emploi des sept premières lettres de l'alphabet, pour désigner les sons (v. Lettres). On attribue à st-A. Lui-même un grand nombre d'hymnes. Le magnifique Te Deum laudamus est

connu sous le nom d'Hymne de St-A., il n'est toutefois pas impossible que celui-ci l'ait emprunté à l'Eglise grecque et se soit borné à en traduire le texte. — L'abbé Baunard a donné une Histoire de St- Ambroise (Paris, 1871).

Ambros, August- Wilhelm, historien musical, né à Myto, près Prague, le 17 nov. 1816, m. à Vienne le 28 juin 1876, neveu du célèbre musicographe R. Kiesewetter ; étudia à la fois le droit et la musique, et, quoique juge assesseur au tribunal de Prague (1850), déploya une grande activité comme critique musical et présenta au public un certain nombre de compositions originales. Sa renommée de musicographe date de l'apparition d'une étude : Die Gr enzen der Poésie und Musik (1856, 2e éd. 1872), réponse à Hanslick, qui venait de publier Yom Musihalisçh-SchÔnen ; c'est alors qu'A, entra en relations avec Liszt. L'éditeur Leuckart (Constantin Sander), à Breslau, le chargea, en 1860, d'écrire une Geschichte der Musik (Histoire de la musique), tâche à laquelle il voua le reste de sa vie et qu'il accomplit, en grande partie du moins, d'une manière remarquable ; malheureusement l'auteur mourut avant d'avoir achevé le 4me volume, qui embrasse l'époque de| Palestrina et les débuts de la musique modem [vol. I à IV, 1862-1878; 2e éd. du vol. I (révise^ d'une manière plus que douteuse par B. vo Sokolovskv) 1887,2e édit. du vol. II (revupa^ Dr H. Beimann) 1892]. Les vol. II et III sonl d'une grande valeur; l'un, traitant la musique du moyen âge, l'autre, celle de l'époque néer landaise ; O. Kade a publié un cinquième vo lume (1882), en se servant des matériaux amas ses par A., pour une collection d'exemple! musicaux se rapportant au vol. III ; W. Bàumke a dressé un index alphabétique de l'ouvrai entier (1882) ; enfin, W. Langhans (v. ce mot a continué l'œuvre, un peu superficiellemen jusqu'à nos jours. A. reçut, en vue des long voyages d'études qu'il dut faire pour réalise son œuvre, non seulement les congés néce* saires, mais des subventions de l'Académie d Vienne. En 1869, l'université de Prague [ nommait professeur extraordinaire de musiqu et le Conservatoire de la même ville l'élis membre du comité de direction et lui offrait chaire d'histoire de la musique. Trois ans pli tard (1872), A. était appelé à Vienne pour y rerl plir simultanément les fonctions d'employé f|,fc ministère de la justice, professeur du prince ritier Budolf et professeur au Conservatoii Comme compositeur, A. ne fut pas sans méri il a écrit de la musique d'église (Messe, St mater, etc.), des morceaux de piano en st; schumannien, un opéra national bohème : B\ tislaw a Jitha, des ouvertures, des lieder, «^ cependant, l'importance historique d'A. résilL tout entière dans ses travaux de musicograp, qui, s'ils ne sont point exempts d'erreurs, so en tous cas, dignes d'admiration. Citons enWj de lui, des Kulturhistorische Bilder aus d Musîkleben der Gepenvcart (1860).

Ambrosien, chant a., le chant d'église tel c St-Ambroise, évêque de Milan, l'introdu

i kk

Page 1