‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 152 sur 542 · FUX · texte numérisé non relu

FUX

der HÔlle bestûrmte Himmelshirche (Berlin 1730, avec le nom de l'auteur en entier).

Fumagalli, Adolfo, né à Inzago (Milan) le 19 oct. 1828, m. à Florence déjà le 3 mai 1856, élève d'Angeloni au Conservatoire de Milan, fit sensation à partir de 1848 en Italie, en France et en Belgique, comme pianiste élégant. Il fut pendant un certain temps apprécié comme compositeur de fantaisies d'opéras, de morceaux de salon, de danses, etc. (Concerto fantastique: Les Clochettes [avec orchestre]).

Fumi, Vingeslao, compositeur et directeur italien, né à Montepulciano (Toscane) le 20 oct. 1823, m. à Florence le 20 nov. 1880 ; élève de Giorgetti, à Florence, fonctionna comme chef d'orchestre d'opéra dans divers théâtre italiens, ainsi qu'à Constantinople, Rio de Janeiro, Montevideo et Buenos-Ayres. Dans cette der- | nière ville, il donna un opéra de sa compo- | sition : Atala. (1862). Pendant les dernières années de sa vie, il vécut à Florence, écrivit plusieurs œuvres pour orchestre, et a laissé une collection de chants populaires de tous les peuples et de tous les temps.

Funèbre (ital.), funèbre.

Furia (ital.), furie, impétuosité; furibondo, furioso = violent, furieux.

Furiant, danse bohème rapide, aux accents très marqués et dont la mesure change (chez

I" Dvorak et d'autres) ; Tùrk (dans sa méthode de piano, 1789), l'appelle Furie.

Fuoco (ital.), foco, feu; con fuoco, fuocoso, avec feu.

Furlanetto, Bonaventura, surnommé Musin, né à Venise, le 27 mai 1738, m. dans la même ville le 6 avr. 1817; devint de bonne heure maître de chant et directeur des représentations de « l'Ospedale délia Pieta » (conservatoire où n'étaient admises que des jeunes filles). Il fit sensation tant comme directeur que comme organiste et compositeur de Messes, etc., poules productions des élèves (l'orchestre était aussi composé uniquement de jeunes filles), ien qu'ayant postulé sans succès la place 'organiste de l'église St-Marc, il fut nommé en 794 provisoirement, et, en 1797, définitivement econd maître de chapelle de cette église, puis )remier maître de chapelle, succédant à Beroni. Enfin, en 1811, il devint maître de contreoint et de fugue à l'Institut philharmonique, es œuvres, presque toutes écrites pour l'église, îous le montrent comme un contrapontiste de aleur, mais sont restées manuscrites.

Furlana, v. Forlana.

Furno, Giovanni, né à Capoue le 1er janv. 748, m. à Naples le 20 juin 1837 ; fit son éducaon musicale au Conservatoire « di Sant'Onoio » (Naples) et fut, pendant nombre d'anées, professeur de composition aux Conserva- )ires napolitains « Sant'Onofrio » et « délia ieta », ainsi que, depuis 1808, au « Real Coligio di Musica » auquel les deux institutions récédentes furent réunies. On compte parmi îs élèves : Mercadante, Bellini, Costa, Lauro ossi, les frères Ricci, etc.

Furore (ital.), fureur.

Fùrstenau. 1. Kaspar, né à Munster (Westphalie) le 26 févr. 1772, m. à Oldenbourg, où il était virtuose de la chambre, le 11 mai 1819; était un excellent flûtiste. — 2. Anton-Bernhard, fils du précédent, né à Munster le 20 oct. 1792, m. comme musicien, de la chambre, à Dresde, le 18 nov. 1852; a été le digne héritier de son père, comme flûtiste et compositeur pour son instrument. — 3. Moritz, fils du précédent, né à Dresde le 26 juil. 1824, m. dans la même ville le 25 mars 1889; devint en 1842 membre de la chapelle de la cour de Dresde (fut aussi un flûtiste remarquable), en 1852 conservateur de la Bibliothèque musicale privée du roi, en 1858 professeur de flûte au Conservatoire de Dresde. F. avait de grandes connaissances sur l'histoire de la musique; il a écrit : Beitrdge zur Geschichte der Konùjlich sœchsischen musikalischen Kapelle (1849);Zm* Geschichte der Musik und des Theaters am Hof zu Dresden (1861-1862, 2 vol.) ; Die Fabrikation musikalischer Instrumente ira sœchsischen Vogtland (1876, avec Th. Berthold), ainsi qu'un grand nombre de dissertations dans des journaux musicaux, dans les « Mittheilungen » de la Société royale d'antiquités de Saxe, dans le « Musikalisches Konversationslexicon » de Mendel, etc. F. a aussi collaboré à « l'Allgem. deutsche Biographie » de Liliencron.

Fûrstner, Adolf, né à Berlin le 2 janv. 1835, a fondé en 1868, à Berlin, la maison d'édition qui porte son nom. Il a notablement augmenté son fonds en 1872, par l'acquisition de la maison d'édition C.-F. Meser, à Dresde (Rienzi, Vaisseau fantôme, Tannhâuser de Wagner).

Fusa

ou aussi, chez les théoriciens

allemands, Fusel = croche (v. ce mot et proportionnelle).

Fux, Johann-Joseph, né à Hirtenfeld, près St-Marein, en Styrie, en 1660, m. le 14 févr. 1741; devint en 1698 organiste du « Schottenstift » à Vienne, en 1698 compositeur de la cour impériale, en 1704 maître de chapelle du Dôme de St-Etienne, en 1713 vice-maître de chapelle et, en 1715, premier maître de chapelle de la cour (succédant à Ziani). Il fut, en outre, de 1713 à 1715, maître de chapelle de l'impératrice Amélie. F. a écrit un grand nombre d'œuvres de musique d'église (50 Messes, 3 Requiem, 57 vêpres et psaumes, etc.), de plus 10 oratorios, 18 opéras, 29 suites, etc.; cependant, il n'en fut imprimé qu'une petite partie : l'opéra de circonstance Elisa, Concentus musico-instrumentalis (à 7 voix), une Missa canonica (véritable chef-d'œuvre de contrepoint), 38 sonates à trois parties (pas encore retrouvées jusqu'à présent) et, avant tout, son chef-d'œuvre théorique, Gradus ad Parnassum (en latin, 1725; en allemand par Mitzler, 1742; en italien par Manfredi, 1761: en français par Denis, 1773; en anglais par Preston, 1791), qui sert encore aujourd'hui de règle à plus d'un professeur de contrepoint, et qui cependant était déjà vieilli lorsqu'il parut, car il prend, non pas les tonalités modernes, mais bien les modes ecclésiasti-

FZ — GABRIELI

ques comme base de son système. L. v. Kôchel a publié (1872) une biographie détaillée de F., ainsi qu'un catalogue thématique de ses œuvres.

Fz (forzato), ffz (forzatissimo), identique à sf, sff (v. sforzato), signifiant un fort accent, s'applique toujours à une seule note, à un seul accord sur lequel il est placé.

G est le nom que les Allemands et les Anglais •donnent au septième son de l'échelle fondamentale (v. ce mot) de notre système musical ; il •correspond au sol des Français, des Italiens, etc. Le G est un des signes dont on se sert comme <-lef (claves signatœ), c.-à-d. comme indication de la hauteur relative des notes placées sur la portée. Cette clef, qui porte le nom de clef de sol (ail. G-Schlussel, Violinschlussel) donne à la note placée sur la même ligne qu'elle la valeur d'un sol:i (cf. a et clef). Elle avait primitivement la forme d'un g ou g, et n'a pris que graduellement son aspect actuel :

-fr&

ai 4 j

Pour ce qui concerne les noms composés de solmisation du G, v. Muances. — En tant qu'abréviation, g. signifie « gauche »; m. g. = « main gauche ».

Gabrieli, nom de deux compositeurs et organistes italiens des plus éininents : 1. Andréa, né à Venise, dans le quartier de Canareggio (d'où son nom de G. dà Ganareio), vers 1510, m. dans la même ville en 1586; élève d'Adrien Willaert, le fondateur de l'Ecole vénitienne, fut nommé en 1536 chantre de la chapelle de St-Marc, puis succéda en 1566 à Claudio Merulo en qualité de second organiste de la même église. Les plus remarquables parmi ses élèves sont : son neveu, Giovanni G. (v. plus loin), et Hans-Leo Hassler. On a conservé un très grand nombre de ses œuvres: Sacrœ cantiones, à 5 voix (1565, 2" éd. 1584) ; Cantiones ecclesiasticœ, à 4 voix (1576 : 2P éd. 1589) ; Cantiones sacrœ, de 6 à 16 voix (1578); Messes à 6 voix (1570); deux livres de madrigaux de 5 à 6 voix (1572 ; 1587-1588) ; trois livns de madrigaux de 3 à 6 voix (1575, 15S-2, lôx:i) ; deux livres de madrigaux à 6 voix (1574, L580;2*éd. 1586); Psalmi pœnitentiales 6 vocum i L583); Canzoni allafranceseper Vorgano (1571 el 1605) ; -ouates à 5 parties (1586). Giov. G. a publié eu ouïr.- un grand nombre d'oeuvres d.- son oncle, des morceaux d'orgue dans ïtUonazioni cforgano (1593) et Ricercari per Cor gano (1595, 8 vol.; ; des morceaux de chanl dans les Canti concerti de 6 à 16 voix <1587; cf. Giovanni G.). Enfin, on trouve des morceaux détachés dans Les recueils de P. Phalène : Harmonia céleste (1593), Sgmphonia aniiclica (1:7.14), Mu sien divina (1505); un sonnet lans Corona di dodeci sonettt(1586) de Zucca-

rini; et, dans les Gemme musicali (1587) de Gardane, les chants de fête qu'il composa pour double chœur (1574), pour la réception du roi de France, Henri III. — 2. Giovanni, né à Venise en 1557, élève et neveu du précédent, succéda en 1585 à Claudio Merulo comme premier organiste de l'église St-Marc, et mourut le 12 août 1612 (son poste fut confié à partir de ce jour à Savii) ou le 12 août 1613 ( comme l'indique sa pierre tombale). Son élève le plus célèbre fut Henri Schûtz. On a conservé les éditions originales des œuvres suivantes : Madrigali a 6 voci o istromenti (1585) ; Madrigali e ricercari a 4 voci (1587) ; Ecclesiasticœ cantiones 4-6 vocum (1589) ; Sacrœ symphoniœ (de 6 à 16 parties, pour des voix ou des instruments, 1597 ; 2° éd., ? ) ; Symphoniœ sacrœ lib. 11, 6-19 vocum (1615) ; Canzoni e sonate a 3-22 voc. (1615). Son édition des Canti concerti (di Andréa e di Giovanni G.), etc., contient dix morceaux de sa composition; de même les Intonazioni et les Ricercari per Vorgano (1593, 1595), mentionnées parmi les œuvres d'André G., renferment nombre de morceaux de Giovanni G. Presque toutes les anthologies de l'époque, depuis le Secondo libro de madrigali a 5 voci, etc. (1565), jusque vers 1620, contiennent aussi des morceaux détachés. L'un de ses amis publia, après sa mort, un recueil de motets dont une partie était de Giovanni G., et l'autre de Hassler (de 6 à 19 voix ; 1615). Giovanni G. écrivait très volontiers pour deux oM trois chœurs indépendants (chori spezzati) et parvenait de la sorte à des effets grandioses; celte idée, que Willaert avait eue auparavant déjà, avait sa source toute naturelle dans le fait que l'église St-Marc a deux orgues placées, l'un vis-à-vis de l'autre, sur des galeries suffisamment spacieuses pour que des chœurs y puissent prendre place. Cf. Karl von Winterfeld, Johannes G. und sein Zeilalter (1834, 2 vol., plus un recueil de musique). Quelques œuvres détachées ont été réimprimées, ■ des morceaux d'orgue d'Andréa et de Giov. G.i dans 1' «Histoire de la musique instrumentale il au xvie s.», de Wasielewski, des œuvres vo-jj cales dans les anthologies de Proske, MosskwaJI Gommer, etc. — 3. Domenico (Menghino dei\ Violoncello), né à Bologne vers 1640, m. dans la[| même ville vers 1690 ; violoncelliste remarquable, a écrit neuf opéras pour les scènes de Bologne et de Venise (1683-1688). Plusieurs autres! œuvres de sa composition parurent après sa

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