‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 153 sur 542 · GADE · texte numérisé non relu

GADE

mort : Cantate a voce sola (1691) ; Vexillum pacis (motets pour alto solo avec ace. instrumental, 1695) ; Balletti, gighe, correnti e sarabande a due violini e violonceUo con basso continuo (2e éd. 1703). — 4. Catterina (Gabrielli), chanteuse légère distinguée, née à Rome le 12 nov. 1730, m. dans la même ville en avr. 1796; fille d'un cuisinier du prince G. dont elle prit le nom, en témoignage de reconnaissance, lorsqu'elle fut devenue célèbre. Elève du P. Garcia (lo S-pagnoletto) et de Porpora, elle débuta en 1747 à Lucca, dans « Sofonisbe » de Galuppi, puis se fit remarquer sur diverses scènes italiennes. Engagée à Vienne de 1715 à 1765, elle passa ensuite à Parme, puis à St-Pétersbourg <1768), à Venise (1777), à Milan (1780). G. se retira de la scène en 1781, et vécut dès lors à Rome. — 5.Francesca (Gabrielli), dite la Ferrarese ou la Gabriellina pour la distinguer de la précédente, née à Ferrare en 1755, m. à Venise en 1795 ; élève de Sacchini à Venise, débuta à Florence, puis chanta à Naples et à Londres .(1786, en même temps que la Mara) les rôles de « prima donna bufï'a ». — 6. Nigolo, Conte (Gabrielli), né à Naples le 21 févr. 1814, m. à Paris ■le 14 juin 1891 ; élève de Zingarelli et de Donizetti, compositeur fécond, mais sans valeur, d'opéras (22) et de ballets (60), vécut, à partir de 1854, à Paris. Ses ouvrages furent représentés tantôt à Naples, tantôt à Paris, Lyon, Vienne ■(en Autriche), etc.

Gabrielli, v. Gabrieli, 4-6.

Gabrielski. 1. Johann- Wilhelm, né à Berlin le 27 mai 1791, m. dans la même ville le 18 sept. 1846 ; flûtiste virtuose de grand talent, entra en 1814 dans l'orchestre du théâtre municipal de Stettin, puis fut nommé en 1816 musicien de la chambre royale, à Berlin. Il fit de grandes tournées de concerts, et laissa un certain nombre de jmorceauK pour flûte seule ou avec d'autres instruments. Son frère —2. Julius, né à Berlin le 4 déc. 1806, m. dans la même ville le 26 mai 1888, était également un flûtiste remarquable, et son fils — 3. Adolf, a fait partie, comme premier flûtiste, de la chapelle royale, à Berlin.

Gade, Niels-Wilhelm, né à Copenhague le 22 févr. (non pas octobre) 1817, m dans la Imême ville le 21 déc. 1890, le plus grand com- Ipositeur danois, était fils d'un luthier et grandit Isans recevoir d'enseignement théorique proprement dit, mais en travaillant beaucoup par luimême ; il ne reçut que des leçons de violon (Wexschall) dont il parvint à jouer fort bien, de guitare et de piano. Plus tard deux maîtres, Weyse et Berggreen, surent favoriser l'éclosion le son remarquable talent. Admis dans la chaoelle royale, G. put étudier de auditu les partidons des maîtres classiques et devint de cette façon tout empirique un maître de l'orchestraion. Ce fut son ouverture, Echos d'Ossian (op. I) qui, primée dans un concours ouvert en 1841 bar la Société de musique de Copenhague (jurés : Fr. Schneider et Spohr), attira pour la première fois sur lui les regards du monde musihal. La pension que lui servit alors la cassette royale lui permit de se rendre dans un centre

dont l'atmosphère musicale était des plus vivifiantes, grâce à la présence de grands maîtres de l'art; il arrivait en 1843 à Leipzig, où Mendelssohn avait su lui assurer un excellent accueil, en exécutant peu auparavant son ouverture d'Ossian et sa première symphonie (ut mineur). G. se lia bien vite d'amitié avec Mendelssohn et Schumann et, sans rien perdre de sa propre personnalité, emprunta à l'un comme à l'autre les formules du romantisme. Après un court séjour en Italie, le jeune compositeur rentra à Leipzig en 1844 et fut chargé, en l'absence de Mendelssohn , de la direction des concerts du Gewandhaus ; l'année suivante, 1845-1846, il resta même attaché à l'institution dirigée par Mendelssohn, en qualité de second chef ; puis, après la mort de ce dernier (4 nov. 1847), fut nommé premier chef d'orchestre. G. ne conserva cependant pas longtemps ce poste, car au printemps 1848 déjà, lorsqu'éclata la guerre du Schleswig-Holstein, il se hâta de regagner sa ville natale où il prit, au bout de peu de temps, la direction des concerts de la Société de musique, et reçut un poste d'organiste. Les concerts de la Société de musique prirent dès lors un développement tel qu'on dut en organiser, comme au Conservatoire de Paris, une double série (chaque programme étant joué dans deux concerts). G. remplit en outre, en 1861, par intérim, après la mort de Glseser, les fonctions de maître de chapelle de la cour de Danemark. Il reçut le titre de « professeur » et fut créé DT phil. hon. c. par l'Université de Copenhague, lors du quatre centième anniversaire de sa fondation ; il déploya jusqu'à sa mort une incessante activité comme compositeur, professeur et chef d'orchestre. G. fut le principal représentant du romantisme parmi les compositeurs Scandinaves, mais son scandinavisme ne consiste qu'en un coloris intéressant, en un souttle poétique étrange; les particularités harmoniques , mélodiques et rythmiques de la musique populaire du Nord ne s'étalent point en ses œuvres d'une façon criarde. Les œuvres de G. consistent en : huit symphonies (I ut min. op. 5, II mi maj. op. 10, III la min. op. 15, IV si bémol maj. op. 20, V ré min. op. 25 [avec piano], VI sol min. op. 32, VII fa maj. op. 45, VIII si min. op. 47) ; cinq ouvertures (Echos d'Ossian op. 1,1m Hochland op. 7, en ut maj. op. 14, Hamlet op. 37, Michel Ange op. 39) ; Novelettes pour orchestre, op. 53 ; un quintette, un sextuor et un octet te pour instr. à archet; deux concertos de violon ; un trio avec piano (fa majeur) et des Novelettes pour trio ; trois sonates pour violon (la maj.,re min., si bémol maj.) ; quelques morceaux pour piano seul (une sonate, Aquarelles, Volkstœn^e, Nordische Tonbilder, etc.) ; huit cantates (Comala op. 12, Frûhlingsphantasie op. 23, Erlkonigs Tochter op. 30, Die Frûhlingsbotschaft op. 35, Die heilige Nacht op. 40, Die Kreuzfahrer op. 50, Calanus, Sion, Psyché) ; des lieder (allemands, Scandinaves, etc.) ; des chœurs avec ace. d'orchestre (Beim Sonnenuntergang) ; des chœurs pour voix d'hommes et pour voix mix-

GADSBY

Page 1