‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 155 sur 542 · GALLET — GALUPPI · texte numérisé non relu

GALLET — GALUPPI

à Vienne, il prit en 1829, pour son propre compte, l'entreprise du théâtre de « Kaerntnerthor », mais fut bientôt complètement ruiné. Il entra de nouveau en relations avec Barbaja, à Xaples, soit comme compositeur, soit comme directeur. G. a écrit environ cinquante ballets et une quantité de morceaux de piano de demicaractère.

Gallet. François, ( Franciscus Galletius), contrapontiste de la seconde moitié du xvie s.. né à Mons (Hainaut), vécut à Douai. On connaît de lui : Sacrœ cantiones 5, 6 et plurium vocum (1586), et Hymni communes Sanctorum, accompagnés de quelques faux-bourdons (1596).

Galli-Marié, Célkstine, célèbre cantatrice, née à Paris en nov. 1840, tille et élève du ténor Marié de l'Isle, débuta à Strasbourg en 1859. Deux ans plus tard, elle chantait à Rouen, puis. €n 1862, entrait à l'Opéra-Comique, à Paris. Après y avoir créé un grand nombre de rôles, parmi lesquels Mignon (1866), elle quitta l'Opéra-Comique en 1872, pour faire des tournées en province et en Belgique. Elle y rentra cependant trois ans plus lard, pour y créer Carmen (1875) et quelques autres rôles, fit de nouvelles tournées en province et en Italie, reparut à l'Opéra-Gomique en 1884-1885, se fit entendre à Londres en 1886 et y remporta un succès considérable, mais abandonna alors définitivement la scène. G. a laissé son nom aux rôles analogues à ceux qu'elle a créés, autrement dit à l'emploi qu'elle remplissait au théâtre.

Galliard, Jkan-Ernest, né à Celle en 1687, fils d'un barbier français, élève d'Agostino Steffani, à Hanovre, partit eu 1706 pour Londres où il devint musicien de la chambre (hautboïste) du prince Georges de Danemark, succéda ensuite à Giov.-Balt. Draghi comme maître de chapelle de la reine Catherine d'Angleterre et mourut au commencement de 1749. G. a composé des opéras, des pantomimes, de la mu- Bique «le Bcène pour divers drames, des cantates, des morceaux pour flûte, pour violoncelle. l'« Hymne matinal d'Adam et Eve » (Milton), un Te deum, un Jubilate, des anthems, etc. Il a traduit en anglais, sous le titre Observations on the florid sangs (1742), les « Opinioni de'; cantori autichi e modérai» de Tosi;en outre, il serait d'après Hawkins l'auteur de deux traités anonymes: A comjxirison belween the French and Italian music and opéras (1709, trad. du français, de l'abbé Raguenet), et A critical discourse upon opéras in England.

Galliculus,.Jou\NNKs, contrapontiste et théoricien de Leipzig, de 1590 à 1550 environ, a écrit un petit traité: lsatjofje de compositione cantus (15a0; ■><»>• et 3»« éd. sous le titre : Libelde compositione cantus, 1538 et 1546:

V- éd. bous Le même titre que la première^ 1548, arec des exemples notés en gravure sur bois). Lea anthologies de Graphaeus ( Novum et insigne opus musicum, 1537), de Petrejus Psalmi selecti, \.,l. j. [588) et de Rhaw (Harmoniae selectae,etc. I.~>:i8.et Yesperarum precumofficia, etc., L540) contiennent des motets, des psaumes, etc.de ('<.

Gallus. 1. Jacobus, (de son vrai nom Jakob R.endl, ou Handl, ou BLehnel, etc.), né à Krain vers 1550, m. à Prague le 18 juil. 1591 ; l'un des plus illustres contemporains allemands de Palestrina et d'Orlandus Lassus, fut maître de chapelle de l'évêque d'Olmùtz et plus tard maître de chapelle de la cour impériale, à Prague. L'empereur Rodolphe II lui accorda un privilège de dix années, pour la publication de ses œuvres. On connaît de lui : Missae selectiones (1580, de cinq à huit voix, quatre vol.) ; Musicum opus harmoniarum (lre partie, 1586 ; 2me et 3me parties, 1587 ; 4me partie, 1590); Moralia 5, 6 et 8 vocibus concinnata (1586) ; Epicedion harmonicum... Caspari Abb. Zabrdovicensis (1589) ; Harmoniae variae 4 vocum (1591); Harmoniarum moralium [4 voc] (1589-1590, 3 parties) ; Sacrœ cantiones de praecipuis festis 4-8 et plurium vocum (1597) : Motettae quae praestant omnes (1610). En outre, le « Florilegium Porteuse » de Bodenschatz renferme dix-neuf morceaux de G. Les recueils de Proske (« Musica divina »), Schœberlein, Zahn, Becker, Rochlitz, etc. contiennent des réimpressions et des transcriptions de quelques œuvres du même auteur . — 2. Johannes (nommé souvent, en français, Jean le Cogq, Maître Jean, Mestre Jehan, etc.), contrapontiste néerlandais, maître de chapelle du duc Ercole, de Ferrare, m. avant 1543 ; les anthologies de l'époque renferment un grand nombre de ses œuvres et Scotto a imprimé un volume de motets de sa composition (1543). On a identifié à tort, pendant longtemps, G. et Gero (v. ce nom). — 3. v. Mederitsch.

Galop, (galoppade), danse tournée moderne, d'allure rapide et sautillante, à 2/4, dont voici le rythme et les pas (d = droit, g = gauche) :

Galoubet, sorte de petite flûte en usage dans la Provence. Cf. tambourin.

Galuppi, BALDAssARE,dit Buranello, né dans l'île de Burano, près Venise, le 6 oct. 1706, m. à Venise le 3 janv. 1784, l'un des compositeurs les plus originaux de son temps dans le domaine de l'opéra comique, fils d'un barbier grand amateur de musique, travailla à Venise sous la direction de Lotti et acquit rapidement une grande renommée. Il fit représenter, de 1722 à 1772, soixante-quatorze opéras de sa composition, la plupart à Venise, quelques autres à Vienne, St-Pétersbourg et Londres. G. remplit de 1762 à 1764 les fonctions de maître de chapelle de l'église St-Marc et de directeur du Conservatoire « degl' Incurabili *; il accepta en 1765 le poste de maître de chapelle de la cour impériale, à St-Pétersbourg, mais rentra à Venise au bout de trois années déjà. En plus de ses opéras, G. a composé de nombreuses œuvres de musique d'église, toute une série d'oratorios et six sonates pour clavecin (Pauer en a publié trois; l'une d'elles, en

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