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GARLANDE — GASPARINI

(1610) et acquit une très grande renommée ; ses héritiers continuèrent la maison d'éditions sous le nom de G., jusqu'en 1650.

Garlande. 1. Jean de (Johannes Garlandia, ou de Gallandia, ou aussi Gherlandus, Golandrinus), théoricien français, vers 1210 à 1283; a écrit un traité sur la musique proportionnelle, reproduit, en deux versions, dans les «Script. I» de Coussemaker. Un lexique de G. contient d'intéressants renseignements sur les instruments anciens; cf. Documents inédits de ihistoire de France, p. 611. — 2. Musicographe du xin - xive s. (Galandia) , dont un traité sur le Cantas planus a été également reproduit par de Coussemaker («Script. I»).

Garnier, François-Joseph, célèbre hautboïste, dé à Lauris (Vaucluse), m. dans la même localité en 1825; élève de Sallantin, fut nommé, en 1778 second, en 1786 premier hautboïste de l'orchestre de l'Opéra, à Paris. Il a publié des concertos pour hautbois, des morceaux concertants pour deux hautbois, pour flûte, hautbois et basson, des duos pour hautbois et violon, ainsi qu'une excellente méthode de hautbois, qui a même eu les honneurs de la traduction (éd. ail. par P. Wieprecht).

Garrett, George-Mursell, né à Winchester en juin 1834 ,• élève d'Elvey et de Wesley, fut successivement organiste de la cathédrale de Ma<lras,aux Indes (1854-1856), puis de «St-Johns Collège », à Cambridge (1857). Il reçut cette même année le grade de bachelier, dix ans plus tard celui de Dr mus. En 1875, G. succéda à Hopkins comme organiste de l'Université, puis il fut nommé, en 1878, Maçjister artium pr 'opter mérita, membre de la commission d'examens, ftc. G. est un compositeur de mérite; il a écrit une cantate, The Shunammite (1882), mais surtout de la musique d'église et des morceaux pour orgue.

Gaspar van Werbecke, né à Oudenaarde (aujoud'hui Audenarde, dans la Flandre orientale) vos 1440; fut maître de chant à la cour des Sforza, à Milan, jusqu'en 1490, puis rentra dans sa patrie. G. était un contrapontiste estimé, dont les œuvres nous sont en grande partie parvenues, dans les publications de Petrucci: cinq Messes, Misse Gaspar, à quatre \.»i\ (1509), des parties de Messes dans les Fragmenta missarum (1509), une Messe dans les Missae <i>crr.si>ri>t„ (1508), des motets dans le quatrième livre de motets (1505), dans les Motetti /renia ire (1502), dans le deuxième livre de motets à cinq voix (1505), enfin des lamentations dans le deuxième livre de lamenlationa (1506). La bibliothèque de la Chapelle pontificale renferme en outre des Messes ma- Quscrites de I >.

Gaspari, Gabtano, né à Bologne le 14 mare 1807, m. dans 1;, nu-me ville le 31 mars 1881: entra en 1820 au « Liceo musicale », comme él< ve de Benedetto Donelli, et lit sous la direction de <••• maître des progrès si rapides, qu'il obtint, en 1837, le premier prix de composition et fut nommé, l'année suivante, ■ maître d'honneur • de l'Académie. II remplit pendant huit

ans les fonctions de chef d'orchestre de la ville de Cento, puis fut nommé, en 1836, maître de chapelle de la cathédrale, à Imola ; cependant il abandonna bientôt cette situation pour suppléer, sur sa propre demande, son ancien maître Donelli dans son enseignement. La mort de Donelli, survenue en 1839, brisa toutes ses espérances et l'obligea à accepter, dans de misérables conditions, une place de professeur de chant au Lycée (1840). Ce ne fut que longtemps après que G. parvint à vaincre l'envie, la jalousie des académiciens et à se créer une situation honorable. En 1855, il fut nomméconservateur de la bibliothèque du Lycée (l'une des bibliothèques musicales les plus riches du monde entier), en 1857, maître de chapelle de l'église San Petronio. G. devint dans la suitel'une des premières autorités musicales de l'Italie. Il fut appelé, en 1866, à faire partie de la commission royale pour les recherches sur l'histoire de la Romagne, et c'est à lui qu'incomba la tâche de rassembler les matériaux sur les musiciens bolonais. Il abandonna dès. lors son poste de maître de chapelle et renonça à la composition ( il avait écrit un grand nombre d'oeuvres religieuses d'un style très élevé), pour se vouer entièrement à ses recherches historiques et bibliographiques. Les résultats de ces travaux ont été consignés dans le Catalogo délia biblioteca del Liceo musicale di Bologna, dont le premier volume (contenant des matériaux de grande importance), publiépar le successeur de G., Federico Parisini, parut en 1890, Quant aux études de G. sur les musiciens de Bologne du xive au xvne s., elles ont paru dans les comptes rendus annuels de la commission sus -nommée (1867-1879; et tirage à part).

Gasparini. 1. Francesgo (Guasparini), né à Camajore, prèsLucca, le 5 mars 1668, m. à Rome en avr. 1737 ; élève de Corelli et de Pasquini, à Rome, devint maître de musique àl'« Ospedale délia Pietà », à Venise, puis fut nommé, en 1735, maître de chapelle de St-Jean de Latrany mais eut dès le début, à cause de son grand âge, un suppléant. G. était très estimé de ses contemporains, tant comme compositeur scénique que comme auteur de musique religieuse ; il a écrit, de 1702 à 1730, une quarantaine d'opéras pour Venise, Rome et Vienne, un oratorio (Moïse), une quantité de Messes, depsaumes, de motets, de cantates, ainsi qu'un, traité de basse chiffrée : L'armonico pratico al cembalo (1683; 7me éd. 1802), qui resta en. usage en Italie jusque vers le milieu de notre siècle. Il faut mentionner tout particulièrement, parmi les élèves de G., Benedetto Marcello.

— 2. Michel-Angelo, né à Lucca, fut élève de Lotti et fonda à Venise une école de chant d'où sortit entre autres Faustina Hasse-Bordoni. G. était lui-même un chanteur de grand talent (altiste) et écrivit plusieurs opéras pour les théâtres de Venise. Il mourut vers 1732.

— 3. Quirino, maître de chapelle de la cour à Turin, de 1749 à 1770, fut à la fois violoncelliste et compositeur. Il a écrit un Stabat mater ',

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