‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 158 sur 542 · GASPARO DA SALO · texte numérisé non relu

GASPARO DA SALO

GASTOLDI

des motets, des trios pour instr. à archet.

Gasparo da Salo, dont le nom de famille est Bertalotti, né en 1542 environ, m. àBresciale 14 avr. 1609, originaire de Salo, au bord du lac de Garde, célèbre luthier, fabriqua surtout d'excellentes violes, basses de viole et contrebasses de viole (précurseurs de notre contrebasse). Ses violons, dont il n'existe plus qu'un petit nombre (entr'autres celui du célèbre Ole Bull), sont très estimés. L'instrument favori du grand contrebassiste Dragonetti était une contrebasse de viole de G., qu'il avait fait transformer en contrebasse véritable. Fétis (art. « Dragonetti ») nomme par erreur G. le maître d'André Amati, or on sait que celui-ci travailla de 1546 à 1577.

Gassenhauer, (ail.), désignait au xvie s., en Allemagne, certaines chansons populaires, ou pour le moins d'allure populaire, analogues aux « villanelle » italiennes (Gassenhawerlin). Le mot G. a dégénéré en prenant de nos jours le sens de « rengaine ».

Gassier, Edouard, excellent baryton d'opéracomique, élève du Conservatoire de Paris, débuta en 1845, à l'Opéra-Gomique, et chanta ensuite principalement en Italie. Il épousa, en 1848, une cantatrice espagnole, Josefa Fernandez, et remporta avec elle de vrais triomphes à Madrid, Barcelone et Séville (1849-1852). Plus tard, ils furent engagés tous deux au Théâtre italien, à Paris (1854), puis à Londres et à Moscou. G. perdit sa femme à Madrid, le 8 oct. 1866, et mourut lui-même à la Havane, le 18 déc. 1871.

Gassmann, Florian-Léopold , né à Brûx (Bohème) le 3 mai 1729, m. à Vienne le 21 janv. 1774 ; s'enfuit à l'âge de douze ans de la maison paternelle, où on le destinait à la carrière commerciale, et partit comme harpiste d'une troupe de musiciens ambulants, pour Bologne, où il prit pendant deux ans des leçons du Père Martini. Après avoir occupé, durant nombre d'années, un poste chez le comte Leonardi Veneri, à Venise, G. fut appelé à Vienne, en 1762, comme compositeur de ballets. Enfin, en 1771, il succéda à Reutter, comme chef d'orchestre de la cour. La même année, G. fondait la « Tonkunstlersocietset » (actuellement « Haydn-Societœt » , caisse de retraite et de secours aux veuves de musiciens). Ses oeuvres jouirent autrefois d'une grande renommée (dix-neuf opéras italiens ; une quantité de musique d'église, etc.). Deux filles de G., Maria-Anna et Maria-Theresia (Rosenbaum), qui reçurent toutes deux des leçons de Salieri, l'élève le plus remarquable de leur père, surent acquérir un grand renom de cantatrices d'opéra, à Vienne.

Gassner, Ferdinand-Simon, né à Vienne, le 6 janv. 1798, m. à Darmstadt, le 25 févr. 1851 ; arriva très tôt avec sa famille à Darmstadt, où son père devint peintre de décors au théâtre de la cour, et entra lui-même comme aspirant d'abord, puis, en 1816, comme violoniste dans l'orchestre de la cour. G. devint ensuite, successivement, chef suppléant au théâtre national de Mayence, directeur de musique de

l'Université de Giessen (1818), DT mus. avec la «facultas legendi » à la même université (1819), puis il rentra dans l'orchestre de Darmstadt (1826) et fut nommé plus tard maître de chant et chef des chœurs du théâtre de la cour. G. a écrit : Partilurenkenntnis, ein Leitfaden zum Selbstunterrichl, etc. (1838), dont une édition française parut en 1851, sous le titre de Traité de la partition ; Dirigent und Ripienist (1846) ; il a publié à Mayence, de 1822 à J835, le Musikalischer Hausfreund (un calendrier à l'usage des musiciens) et rédigé de 1841 à 1845 une revue musicale intitulée : Zeitschrift fur Deutschlands Musikvereine und Dilettanten. Enfin, G. a fait paraître, en 1842, un supplément à Y Universallexikon der Tonkunst de Schilling et, en 1849, sous le même titre, un résumé de l'ouvrage de Schilling. En tant que compositeur, G. s'est fait connaître par quelques opéras, ballets, cantates, etc.

Gast, Peter, v. Kœselitz.

Gastinel, Léon-Gustave-Cyprien, né à Villers-les-Pots (Côte-d'Or) le 15 août 1823; élève,, pour la composition, d'Halévy, au Conservatoire de Paris , obtint en 1846, avec sa cantate intitulée Yélasquez, le premier grand prix de Rome. Il écrit dès lors, sans relâche, des œuvres de tous genres et non sans valeur : trois grandes Messes (I Messe romaineAH pour voix de femmes seules), deux symphonies, quatre oratorios (Le jugement dernier ; Les Sept paroles du Christ ; Saul ; La Fée des eaux), une cantate (Mexico, 1863), un Hymne à la charité (1875), un morceau concertant pour deux violons et orchestre, deux ouvertures, de la musique dechambre, des mélodies, etc. En outre, il a composé toute une série d'opéras-comiques, dont quelques-uns furent représentés : Le Miroir (1853), L'Opéra aux fenêtres (1857), Titus et Bérénice (1860), Le Buisson vert (1861), tandis que d'autres restèrent manuscrits : Bianca Capello, La Kermesse, La Dame des prés, La Tulipe bleue ; puis un ballet, Le Rêve (Opéra, 1890), et un opéra qui, écrit vers 1875, ne fut donné quevingt ans plus tard : Le Barde (5 actes ; Nice, 1895).

Gastoldi, Giovanni -Giagomo, contraporïtiste notable de la seconde moitié du xvie s., né à Caravaggio vers 1556, maître de chapelle d'une église de Mantoue, puis de Milan (1592), m. en 1622. Un grand nombre de ses œuvres nous sont parvenues : Canzoni à cinq voix (1581), trois livres de canzonelte à quatre voix (1581, 1582, 1588), trois livres de madrigaux à cinq voix (1588, 1589, 1599), madrigaux de cinq à neuf voix (1602), quatre livres de canzonette à trois voix (1592-1596, et plusieurs autres éditions), Messes de cinq à huit voix (1600), Messes à huit voix (1607), Messes à quatre voix (1611), Completorium% ad usum Romanae ecclesiae (1589), psaumes de vêpres à quatre voix (1588), psaumes à quatre voix (1590, 1601), vêpres à cinq voix (1600, 1602), vêpres à six voix (1607), deux livres de Balletti da cantare, sonare e ballare à cinq voix (1591 et suiv., et 1593 et suiv.),des Concerti à huit voix (double chœur:

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