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GATAYES — GAUTIER

1598, 1610), des Tricinia (1600). On peut aussi trouver quelques morceaux détachés de G. dans les anthologies de Pierre Phalèse et d'autres.

Gatayes. 1. Guillaume-Pierre-Antoine, né à Paris le 20 déc. 1774, m. dans la même ville en oct. 1846: virtuose sur la guitare et sur la harpe, a écrit des trios pour guitare, flûte et violon, des duos pour deux guitares, pour guitare et piano, pour guitare et violon ou flûte, pour harpe et cor, pour harpe et guitare, des morceaux pour guitare seule et des sonates pour harpe. En outre, il est l'auteur de diverses méthodes : Méthode de guitare, Nouvelle méthode de guitare, Petite méthode de guitare et Méthode de harpe. Ses fils, tous deux musiciens, sont : — 2. Joseph- Léon, né à Paris le 25 déc. 1805, m. dans la même ville le 1er févr. 1877; fut, comme son père, un harpiste de grand talent et écrivit quantité de morceaux, de duos et d'études pour la harpe. Il fut pendant nombre d'années rédacteur musical de plusieurs journaux parisiens, en même temps que chroniqueur du sport, pour le « Siècle ». — 3. Félix, né à Paris en 1809, pianiste excellent, auteur de quelques œuvres symphoniques; mena une vie très agitée, lit plusieurs tournées de concerts en Amérique et en Australie, puis se mit, dans le seul but de gagner sa vie, à écrire surtout pour musique militaire.

Gathy, Auguste, né à Liège le 14 mai 1800, m. à Paris le 8 avr. 1858; entra d'abord dans le commerce de librairie, à Hambourg, mais travailla ensuite, de 1828 à 1830, sous la direction de Fr. Schneider, à Dessau. De 1830 à 1841, il vécut à Hambourg et y rédigea un journal : Musikalisches Konversationsblatt : il publia en outre, en 1835, un petit dictionnaire de musique habilement composé, sous le titre : Musikalisches Konversationslexikon (2me éd., 1840; 3me éd. très superficiellement revue par Reissmann, 1873). G. élut domicile à Paris, en 1841, comme maître de musique, et adressa de là des chroniques musicales à la c Neue Zeitschrift fur Musik » ; mais sa santé très débile l'empêcha de donner plus d'extension à ses travaux. Il a composé quelques œuvrettes vocales.

Gaucquier, Alard (Dunoyer, dit du G., ou aussi Nugeus), né à Lille (d'où son surnom Insulanus), maître de chapelle des empereurs Ferdinand I« et Maximilien II, puis de l'archiduc, Le futur empereur Mathias. G. était un exilent contrapontiste (Magnificat 4-6 voc. [1547] et Quatuor missae 5, 6 et 8 vocum [1581]).

Gaudence, « le philosophe », musicographe ^r.c, probablement antérieur à Ptolémée (ne s. après J.-C). Son Introductio harmonica (*Ap- FttMXJi sîtrxyayii) basée sur les travaux d'Aristoxène, a été publiée, dans le texte original acoompagné de la traduction en latin, par Meiboin ( Anlitjuae musicae auctores septem [1662, ,i. '

Gaultier. 1. Jacques (Gautier), sieur de Neùe, dit le vieux ou l'ancien, né à Lyon en 1600 en-

viron, fut de 1617 à 1647 luthiste de la cour royale, à Londres, et mourut vers 1670 à Paris où il était venu se fixer en 1647. — 2. Denis, dit G. le jeune ou l 'illustre, né à Marseille entre 1600 et 1610, cousin du précédent, m. à Paris avant ou en 1664, luthiste virtuose des plus célèbres, dont on a conservé deux recueils imprimés (Pièces de luth, 1660; Livre de tablature, publié par sa veuve et par Jacques [1] G.) et un recueil manuscrit (Codex Hamilton) de morceaux pour le luth. Il faut citer parmi les élèves de Jacques et de Denis G. : Mouton, Du Faux, Gallot, Du But, etc. Cf. aussi, à propos des différents G. du xvne s., la monographie d'Oskar Fleischer («Vierteljahresschrift fur M.- W. », 1886, fasc. 1 et 2). — 3. Pierre, natif d'Orléans, également compositeur pour le luth, mais non apparenté, à ce qu'il paraît, avec le précédent; a publié en 1638 des suites pour le luth, de médiocre valeur. — 4. Ennémond, fils de Jacques G., né d'après Fétis à Vienne (Dauphiné) en 1635, fut nommé en 1669 luthiste de la chambre royale à Paris. Il a publié deux recueils de morceaux pour luth, en tablature. G. était mort en 1680. — 5. Pierre, né à Cioutat, en Provence, en 1642, m. victime d'un naufrage dans le port de Cette en 1697, avait acheté de Lully, en 1685, la patente d'entrepreneur d'opéra pour Marseille et débuta en 1687 par l'exécution d'un de ses propres ouvrages : Le triomphe de la paix. — 6. Aloys-Edouard-Camille, abbé G., né en Italie vers 1755, m. à Paris le 19 sept. 1818; exposa une méthode nouvelle pour l'enseignement élémentaire de la musique, dans son ouvrage intitulé : Eléments de musique propres à faciliter aux enfants la connaissance des notes, des mesures et des tons, au moyen de la méthode des jeux instructifs (1789).

Gauthier, Garriel, né dans le département de Saône-et-Loire en 1808, devenu aveugle à l'âge d'une année, entra en 1818 comme élève et plus tard comme professeur à l'Institution des aveugles, à Paris. Il devint en outre organiste de l'église St-Etienne-du-Mont et publia divers ouvrages : Répertoire des maîtres de chapelle (1842-1845; 5 vol.); Considérations sur la question de la réforme du plain-chant et sur V emploi de la musique ordinaire dans les églises (1843); Le mécanisme de la composition instruynentale (1845).

Gautier. 1. Jean-François-Eugène, né à Vaugirard, près Paris, le 27 févr. 1822, m. à Paris le 3 avr. 1878; élève d'Habeneck (violon) et Halévy (composition), au Conservatoire de Paris. Il fut nommé, en 1848, second chef d'orchestre au Théâtre national (plus tard Théâtre lyrique), et en 1864 professeur d'une classe d'harmonie, au Conservatoire. Cependant, en 1872, il échangea ce poste contre celui de professeur d'histoire de la musique, devint chroniqueur musical de divers journaux parisiens et, depuis 1874, du « Journal officiel » et rem-j plit pendant plusieurs années les fonctions d maître de chapelle de l'église St-Eugène. G. s composé quatorze opéras comiques, la plupar en un acte, qui furent représentés soit au Théâ

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