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GA VEAUX

GEBAUER

tre lyrique, soit à l'Opéra -Comique, puis un oratorio : La mort de Jésus, un Ave Maria, une cantate : Le 15 Août: il révisa en outre « Don Juan », « Figaro » et le « Freischùtz », pour le Théâtre lyrique. — 2. Théophile, né à Tarbes le 31 août 1811, m. à Paris le 23 oct. 1872, poète et écrivain célèbre, rédigea pendant nombre d'années le feuilleton théâtral de la « Presse » et du « Moniteur universel ». Il a publié en outre, dans le même ordre d'idées, une Histoire de Vart dramatique en France, depuis vingtcinq ans (1859 ; 6 petits volumes). Cet ouvrage, ainsi que son Histoire du romantisme et ses Portraits contemporains, renferment d'intéressants détails sur les chanteurs, compositeurs, etc. de l'époque.

Gaveaux, Pierre, né à Béziers (Hérault) en août 1761, m. à Paris le 5 févr. 1825; ténor de la chapelle de l'église St-Séverin, à Bordeaux, et élève, pour la composition, de Franz Beck, dans la même ville, passa plus tard au théâtre et chanta à Bordeaux, à Montpellier et, à partir de 1789, à l'Opéra-Comique (Théâtre de Monsieur, Théâtre Feydeau), à Paris. G. a écrit trente-trois opéras, la plupart pour le Théâtre Feydeau, parmi lesquels nous noterons seulement Léonore ou L'amour conjugal (1798), dont la donnée est identique à celle de « Fidelio » de Beethoven. G. eut en 1812 un dérangement cérébral et, en 1819, perdit entièrement la raison.

Gaviniés, Pierre, né à Bordeaux le 26 mai 1726, m. à Paris (où son père, qui était luthier, l'avait établi ), le 9 sept. 1800; l'un des violonistes les plus importants du siècle dernier, avait acquis presque tout son savoir par luimême, ce qui n'empêcha point Viotti de le nommer le « Tartini français ». G. se fit entendre en 1741, pour la première fois, dans un concert spirituel, et il en imposa surtout aux connaisseurs, par l'expression profonde et intense de son jeu. Il fut, de 1796 jusqu'à sa mort, professeur de violon au Conservatoire de Paris. G. a composé : Les vingt-quatre matinées (études dans toutes les tonalités), six concertos et trois sonates pour violon ; les difficultés qu'il a amoncelées dans ses œuvres, parfois même sans tenir compte de la nature de l'instrument, donnent une haute idée de ses capacités techniques. Un opéra du même auteur : Le prétendu, a été représenté en 1760. Cf. Fayolle, Notices sur Corelli, Tartini, G. et Viotti (1810).

Gavotte, ancienne forme de danse française j à 2/2 (aile brève), d'un mouvement modéré, et caractérisée surtout par un levé d'une blanche, ou de deux noires, et par sa structure périodique de deux en deux mesures ; de plus, la g. se termine toujours sur le temps fort et la croche est la plus petite valeur que l'on y rencontre. La g. est une des parties les plus communes de la « suite » (v. ce mot) et se place généralement à la suite de la sarabande. On se sert à l'ordijnaire comme trio, entre les deux reprises de la g:, d'une seconde gavotte à la Musette (v. ce mot).

Gaztambide, Joaquin, né à Tudela (Navarre),

le 7 févr. 1822, m. à Madrid le 18 mars 1870; élève du Conservatoire de Madrid, devint ensuite directeur des Concerts du Conservatoire, co-fondateur de la Société de Concerts, et professeur honoraire du Conservatoire. G. est l'auteur d'une quarantaine de zarzuelas ^opérettes espagnoles) qui le rendirent très populaire et lui procurèrent des honneurs de tous genres. Un autre musicien, plus jeune et apparenté au précédent, Xavier G., a également écrit des zarzuelas.

Gazzaniga, Giuseppe, né à Vérone en oct. 1743, m. à Crema au commencement de 1819; élève de Porpora et de Piccini, ami de Sacchini qui parvint à lui faire ouvrir les portes du théâtre de Vienne, où l'on donna, en 1770, son premier opéra : Il ftnto cieco. G. a écrit trentetrois opéras, pour les scènes de Vienne, Naples, Venise, Bergame, Ferrare, Dresde, etc.; nous noterons seulement : Il convitato di pietra (Bergame, 1788) et Bon Giovanni lenorio (Lucca, 1792). Il fut nommé, en 1791, maître de chapelle de la cathédrale de Crémone et écrivit dès lors, principalement, de la musique d'église (Stabat mater, Te Deum), quelques cantates, etc.

Gebauer. 1. Michel- Joseph, né à La Fère (Aisne) en 1763, excellent hautboïste, violoniste et altiste, dut cependant renoncer au violon après avoir perdu une phalange de l'auriculaire de la main gauche. Il fut successivement hautboïste de la Garde nationale (1791), professeur au Conservatoire (de 1794 jusqu'à la réforme de 1802), maître de musique de la Garde du Consul, hautboïste de la Chapelle impériale, et mourut en décembre 1812, des fatigues de la campagne de Bussie. G. a écrit une quantité de duos pour deux violons, pour violon et alto, pour deux flûtes, flûte et cor, flûte et basson, etc.; des quatuors pour flûte, clarinette, cor et basson; plus de deux cents marches pour musique militaire; d'innombrables pots-pourris, etc. Les trois musiciens qui suivent sont tous ses frères. — 2. François-Bené, né à Versailles en 1773, m. en juil. 1845 ; fut de 1796 à 1802, et de nouveau à partir de 1825, professeur de basson au Conservatoire de Paris, et, en outre, de 1801 à 1826, bassoniste dans l'orchestre de l'Opéra. Il a écrit un très grand nombre de sonates, études, duos (108), trios, quatuors, quintettes, Symphonies concertantes, etc., pour instr. à vent et principalement pour instr. en bois, des marches militaires, des pots-pourris, des ouvertures, enfin une méthode de basson. — 3. Etienne-François, né à Versailles en 1777, flûtiste dans l'orchestre de l'Opéra- Comique (1801-1822), m. en 1823; auteur de duos pour flûtes, pour violons, de sonates pour flûte avec basse, de morceaux divers pour la flûte et la clarinette, et d'exercices pour la flûte. — 4. Pierre-Paul, né à Versailles en 1775, m. à la fleur de l'âge, n'a publié qu'une vingtaine de duos pour cors. — 5. Franz-Xavek, non apparenté aux précédents, né à Eckersdorf, près Glatz, en 1784, m. à Vienne le 13 déc. 1822; devint en 1804 organiste à Frankenstein, en

GEBEL — GEISLER

1810 maître de musique à Vienne, en 1816 directeur du chœur de l'église des Augustins. G. fut un membre très actif de la Société des amis de la musique, il fut le fondateur (1819) et le premier directeur des « Concerts spirituels». Il n'a publié que quelques lieder et quelques œuvres chorales. G. était lié d'amitié avec Beethoven.

Gebel. 1. Georg (père), né à Breslau en 1685, fut d'abord apprenti tailleur, mais s'enfuit de la maison de son patron et se voua à la carrière musicale ; il fut successivement organiste à Brieg (1709), puis à Breslau (1713) et mourut en cette dernière ville en 1750. G. chercha à apporter divers perfectionnements au piano (piano-pédalier, piano donnant les quarts de ton) et composa un nombre considérable d'œuvres qui toutes restèrent manuscrites : morceaux pour piano, canons (jusqu'à trente voix), psaumes, Messes, cantates, un oratorio de la Passion, vingt-quatre concertos de piano, des chorals figurés et des préludes pour orgue. - 2. Georg (fils), né à Brieg le 25 oct. 1709, m. à Rudolstadt le 24 sept. 1753 ; élève de son père, fut nommé, en 1729, second organiste de l'église Sainte-Marie-Madeleine, reçut plus tard le titre honorifique de maître de chapelle du duc d'Oels, puis entra, en 1735, dans la chapelle du comte Briïhl, à Dresde, où Hebenstreit lui enseigna le jeu du pantalon (v. ce mot). Enfin, en 1745, il fut nommé violon-solo et maître de chapelle du prince de Rudolstadt. G. fut un compositeur extrêmement fécond; il a écrit, à Breslau, pour le duc d'Oels, deux séries annuelles complètes de cantates d'église, une Messe, beaucoup de musique de chambre, une symphonie, des trios, duos, concertos pour flûte, luth, gambe, piano, violon, etc., puis à Rudolstadt (dans l'espace de six ans), plus de cent symphonies pour orchestre, des parties, des concertos, deux cantates de Noël, plusieurs séries annuelles de cantates, deux Passions, douze opéras, etc., etc. — 3. Georg-Sigismund, frère cadet du précédent, organiste de l'église Sainte-Elisabeth, à Breslau, m. en 1775; a composé des préludes el fugues pour orgue. — 4. Fkan/.-Xaver, né à Fûrstenau,près Breslau, en 17X7. m. à Moscou en 1843; élève de l'abbé Vogler et d'Alnrechtsberger, devint, en 1810, chef d'orchestre du théâtre de « Leopoldstadt », à Vienne, puis d'autres théâtres à Budapesth et à Lemberg, el vécut, à partir de 1817, à Moscou, eomme maître «le musique. G. est l'auteur de plusieurs opéras, d'un grand nombre de morceau de piano, .l'un.' Messe, de quatre symphonies, de plusieurs ouvertures, quatuors ♦•t quintettes pour instr. à archet, etc.

Gebhard, Martin-Anton, né eu Bavière en 177o. moine du couvent de Benediktbeurn, puis, après la suppression de l'ordre, prêtre à Steinsdorf, près Augsbourg, où il vivait encore eu 1881. <;. :i écril deux ouvrages philosophiques, pleins d'esprit mais ne donnanl naissance qu'à un symbolisme stérile, ce sont: Versuch zur Begrûndung einer Wissenschaft, chronomètre genanni (1808), et ■ Harmonie*, Erkld-

rung dieser Idée in drei Bûchern und Anwendung derselben auf den Menschen in allen Beziehungen (1817).

Gebharbi, Ludwig - Ernst, né à Nottleben (Thuringe) le 1er janv. 1787, m. à Erfurt, où il était organiste et maître de musique au séminaire, le 4 sept. 1862 ; a publié des chants d'école, des morceaux pour orgue, un recueil de chorals, une méthode d'orgue et un traité de la basse chiffrée (1828-1835, 4 vol. ; plusieurs fois réédité).

Gedackt (ail.), v. bouché, 1.

Gefàhrte (ail.), v. réponse.

Gegenbewegung (ail.), mouvement contraire; v. mouvement, 1.

Gehring, Franz, né en 1838, m. à Penzing, près Vienne, le 4 janv. 1884; collaborateur du Dictionàry of music de Grove, auteur de la biographie de Mozart dans les Great Musicians de Hueffer, était privat-docent de mathématiques, à l'Université de Vienne.

Geige (ail.), gigue, violon; v. ces mots.

Geigenharz (ail), colophane.

Geigenprinzipal (ail.), jeu d'orgue; v. violonprincipal et GAMBE.

Geijer, Erik-Gustaf, né à Ransaetter (Warmeland) le 12 janv. 1783, m. à Upsal, où il professait,l'histoire à l'Université, le 23 avr. 1847; a composé et publié de charmantes mélodies, au coloris franchement national (suédois). En outre, il a publié, avec Lindblad, un recueil de mélodies suédoises modernes (1824) et s'est occupé presque seul de la rédaction musicale des anciennes mélodies populaires suédoises qu'il a publiées en collaboration avec Afzelius (Svenska folkvisor, 1814-1816, 3 vol.; 2* éd. 1846).

Geisler, 1. Johann- Gottfried, vécut à Zittau et mourut dans cette ville le 13 février 1827. Auteur d'un ouvrage étendu sur les instruments de musique : Beschreibung und Geschichte der neuesten und vorzûglichsten Instrumente und Kunstwerke fur Liebhaber und Kûnstler (1792 à 1800, en douze parties, contenant entre autres| quelques notes sur le « Bogenklavier », instru-t ment dans lequel sont en quelque sorte combi-j nés les deux systèmes de l'instr. à clavier et dd l'instrument à archet). — 2. Paul, compositeujj de talent, né à Stolp (Poméranie) le 10 aoûf 1856, élève de son grand-père, directeur de mul sique à Marienbourg, puis quelque temps d( Constantin Decker. Il fut d'abord répétiteur ai Théâtre municipal de Leipzig (1881-1882), puif dans l'entreprise wagnérienne de Neuman:f (1882-1883), fut nommé chef d'orchestre à Brcl me (1883-1884; en même temps qu'Antoinj Seidl), et vécut ensuite à Leipzig. G. a composj quatre opéras : Ingeborg (Brème, 1884), Herthl (Hambourg, 1891), Die Ritter von Marienburi (Hambourg, 1891), Palm (Lubeck, 1893); la mif sique pour les drames : Schiffbruchig et Unst\ taeglich Brot gieb uns heute ! (tous deux Hambourg, 1890) ; des poèmes symphoniqueî| Der Rattenfaenger von Hameln (exécuté Magdebourg, en 1880, au Festival des mmi ciens allemands), Till Eulenspiegel, Mir\

GELINEK

GENEE

Maria-Magdalena, Heinrich von Ofterdingen, Ekhehardt, Beowulf, Der Hidalgo, Walpurgisnacht, Am Meer, Der wilde Jaeger, Der neue Tannhâuser ; des « cycles » pour soli. «hœurs et orchestre : Sansara et Golgatha ; des œuvres vocales et des morceaux pour piauo (Monologe, Episoden). Malgré sa fécondité extraordinaire, G. n'est pas encore parvenu à conquérir définitivement sa place dans l'opinion du monde musical.

Gelinek, 1. Hermann-Anton, dit Gervetti, né à Harzeniowecs (Bohême) le 8 août 1709, m. à Milan le 5 déc. 1779 ; moine du couvent de Prémontrés, à Seelau, s'échappa du couvent et se -créa un certain renom comme virtuose violoniste. Il prit, en Italie, afin de n'être pas reconnu, le nom de Gervetti, put rentrer plus tard au •couvent, mais s'enfuit bientôt pour la seconde fois. Quelques-unes de ses œuvres, des concertos et des sonates pour violon, ont été publiées ; ■d'autres, des morceaux d'orgue et de la musique religieuse, sont restées manuscrites. — 2. Joseph, abbé, né à Selcz (Bohême) le 3 déc. 1758, m. à Vienne le 13 avr. 1825, fut extraordinairement en vogue, de 1800 à 1810, comme compositeur de fantaisies et de variations, dénuées de tout intérêt, sur des thèmes connus. Ces œuvres étaient demandées à tel point que les éditeurs lui en commandaient un nombre considérable ■et que, lorsqu'il ne suffisait pas à la tâche, d'autres musiciens les fabriquaient en son nom. G. •était un ami de Mozart et obtint, grâce à sa recommandation une place de précepteur chez le prince Kinsky. G. a aussi écrit bon nombre d'œuvres de musique de chambre (trios, sonates pour violon, sonates pour piano) qui, du reste, ne valent guère mieux que ses variations. Geminiani, Frangesco, né à Lucca en 1680, m. à Dublin le 17 (d'après Grove le 24) déc. 1762; célèbre violoniste virtuose, compositeur et musicographe, élève de Lunati (« il Gobbo ») •et de Gorelli, arriva à Londres en 1714 et s'y •créa une très grande renommée, tout en ne se faisant entendre que dans les salons. Il ne quitta plus dès lors l'Angleterre que pour se rendre momentanément à Paris, où il lit paraître une partie de ses œuvres et où il séjourna peut-être de 1748 à 1755. En 1761 , il alla rendre visite à «on élève et ami Dubourg, maître de chapelle •de la cour à Dublin, mais ne rentra pas de ce voyage. C'est à G. que revient, en même temps qu'à Veracini, d'avoir mis en honneur en Angleterre le jeu du violon qui n'y était encore que peu développé Son ouvrage le plus important est une méthode de violon, la plus ancienne de outes les méthodes pour cet instrument (cf. Mozart, Leop.), intitulée : Ihe art of playing he violin (1740 ; 2e éd. sous le titre : The enlire nd complète tutor for the violin, parut aussi n français et en allemand). Ses compositions Dour' violon sont aussi très estimées, quoique 'intensité de l'expression et la perfection de la orme n'y soient que relatives, ce sont : douze olos, op. 1 (1716) ; douze autres, op. 4 ; six concertos, op. 6 ; douze sonates, op. 11 ; puis douze •oncertos à sept parties (op. 2 et 3; en parties

1732 ; en partition, 1755); six concertos à huit parties ; douze trios. Six autres trios et six solos, pour violoncelle, sont des transcriptions de l'op. 1. Les autres ouvrages de G. sont de moindre valeur, ce sont des exercices pour le clavier (Lessons for the harpsichord), une méthode de guitare, et des traités théoriques : Guida harmonica (1742, en anglais: parut plus tard en traductions française, puis hollandaise) ; Supplément to the guida harmonica ; The art of accompainment (1755, traité de basse chiffrée); Rules for playing in taste (1739); Treatise on good taste (1747); Treatise on memory ; The harmonical miscellany (1755 ; recueil d'exercices).

Gemischte Stimmen (ail.), 1, en parlant d'un ensemble vocal, voix mixtes (v. ce mot). — Dans l'orgue, jeux composés (v. ce mot).

Gemshorn (ail.; en angl. Goat-horn), jeu d'orgue à tuyaux ouverts, mais si fortement rétrécis à leur extrémité supérieure qu'on peut les considérer comme en partie bouchés, et qu'ils sont sensiblement plus courts que des tuyaux cylindriques ou prismatiques donnant les mêmes sons. Le G. est identique à une quantité d'autres jeux désignés par les facteurs allemands sous les noms de « Spitzflœte, Spillflœte, Spindelflœte, Tibia cuspida, Spitzgambe, Bockflœte, Blochflœte, Schwiegel, Pyramidflœte », et d'une manière générale aux jeux formés de tuyaux coniques ou pyramidaux. Le G. est le plus souvent un jeu de 8' ou encore de 2 2/3' (Gemshornquint), on le trouve plus rarement de 16' (Grossgemshorn, et au pédalier Gemshornbass, ou Stamentienbass) ; les sortes plus aiguës de G. portent généralement le nom de l'un quelconque des jeux de flûte sus-mentionnés.

Genast, Eduard - Franz, chanteur et acteur, né à Weimar le 15 juil. 1797, m. à Wiesbaden le 4 août 1866: fils d'un acteur, Antoine G., débuta à Weimar, en 1814, dans le rôle d'Osmin, de « l'Enlèvement au sérail », prit en 1848 la direction du théâtre de Magdebourg et fut engagé à vie, l'année suivante, par le théâtre de la Cour, à Weimar. Il était dans sa jeunesse, aussi remarquable chanteur (baryton) qu'acteur; plus tard, il ne parut plus que comme acteur. G. a composé une quantité de lieder et deux opéras : Die Sonnenmanner et Die Yerrœter auf den Alpen ; ses mémoires ont paru sous le titre : Aus dem Tagebuch eines alten Schauspielers (1862-1866; 4 Vol.).

Gênée, Franz-Fr.-Richard, né à Danzig le 7 févr. 1823, lils de Frédéric G. (né en 1795, m. en 1856), qui fut première basse, puis, pendant nombre d'années, directeur du théâtre de Danzig, m. à Pressbaum, près Vienne, le 15 juin 1895. Après avoir suivi les cours des gymnases de Berlin (« Graues Kloster »), puis de Danzig, G. entra à la faculté de médecine, mais prit bientôt après la décision de se vouer à la musique ; il travailla alors la composition sous la direction d'Ad. Stahlknecht, à Berlin. De 1848 à 1867, il fut successivement chef d'orchestre de théâtre à Reval, Riga, Cologne, Aix-la-Chapelle, Dus-

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