GERBER
seldorf, Danzig, Mayence, Schwerin, Prague; puis, en 1868, l'ut nommé chef d'orchestre du théâtre an der Wien », à Vienne, et se retira ensuite dans sa villa, à Pressbaum. G. s'est fait un nom comme compositeur d'opéras-comfques et d'opérettes; il écrivit lui-même les libretti (quelques-uns en collaboration avec F. Zell),non seulemenl de ses propres ouvrages, mais de plusieurs pièces de J. Strauss, Suppé et Millœcker. Ses œuvres les plus connues ou les plus récentes sont : Der Geic/er ans Tyrol (1857) Der Musihfeind . Die Gêner alprobe, Rosita, Der Schwarze Prinz, Am Runenstein, (en collaboration avec Flotow, 1868), Der Seekadett (1875), Nanon, Ira Wunderlande der Pyramiden. Die letzten Mohikaner, Nisida, Rosina, Zwillinge, Die Piraten, Die Dreizehn (1887). Le talent prononcé de G. pour le genre humoristique apparaît aussi dans ses nombreux chœurs pour voix d'hommes, lieder, duos, etc.
Generali, Pietro, compositeur d'opéras, né à Masserano (Piémont) le 4 oct. 1783, m. à Novare •le 3 no v. 1832, vient de bonne heure à Rome, avec son père qui changea à ce moment son nom de Mercandetti contre celui de G., et y débuta, en 1800 déjà, avec Gli amanti ridicoli. Il écrivit ensuite une série de cinquante-deux opéras pour les théâtres de Piome, Venise, Milan. Xa pies, Bologne. Turin, Florence, Lisbonne, etc. ; citons seulement 1 baccanali di Roma (Venise, lsiôi dont le succès fut considérable. Mais la gloire deRossini eut bien vite mis dans l'ombre le nom de G. Celui-ci accepta, en 1817, le poste de chef d'orchestre du théâtre de Barcelone, y lit représenter ceux de ses ouvrages qui avaient été le mieux accueillis et en prépara d'autres dans lesquels il cherchait à s'approprier 1<- style de Rossini. Quatre ans plus tard, G. reparut en Italie, mais ne parvint plus à conquérir de nouveaux succès. Il mourut maître de chapelle de la cathédrale de Novare. Fétis prétend que liossini emprunta à G. plus d'une tournure harmonique ou modulatoire. Au début ei à la tin de sa carrière, <ï. écrivit aussi de la musique d'église (un oratorio : Il voto di Jefte, 'lis Messes, des psaumes, etc.); mais la vie déréglée qu'il mena lui rendit tout effort sérieux absolument impossible.
Generalpauseiall.), v. silence.
Genêt. Eléazar, v. Carpentras.
Gegenbach. Nicolaus, cantor à Zeitz, natif de Kolditz (Saxe), a écrit un traité, intitulé : « Musica nova*, nevoe Sinc/ekunst, sowohl nach der aUen Solmisation "(s auch neuen Bobisation od* ,- Bebisation (1<>26).
Gennss. 1 Iki;\i ann. né â Tilsitt le 6 janv. 1856, élève «le L. Kœhler, d'Alb. Malin ei de la femme de ce dernier, une pianiste distinguée ; puis après avoir Buivi les cours du gymnase, .le Kiel, Grell et Taubertà L'Académie royal.' de musique, à Berlin. Il s'établil comme maître de musique é Lubeck (1877), puis à Hambourg (1880) • t devîntes l$90 professeur de piano ei de théorie au Q©p8eiîvato^re de Sondershausen. L'année suivant.' déjà, il prenait la dire. 'lion du Conservatoire Schumacher, à Mayence, entra
en 1893 dans le comité de direction du Conservatoire Klindworth-Scharwenka, à Berlin, et fut nommé, la même année, directeur de la «Société philharmonique » de Potsdam. En 1892, G. avait reçu le titre de membre honoraire de l'Académie de Bologne. G. est un compositeur des plus zélés (musique de chambre, œuvres chorales et orchestrales).
Genus diatonicum, chromaticum , enharmonicurn, les trois genres de la musique antique ; v. grecque (musique) V, et les art. chroma, diatonique, ENHARMONIE.
Gerade Bewegung (ail.), mouvement parallèle; V. MOUVEMENT, 1.
Gérard, Henri-Philippe, né à Liège en 1763, m. à Versailles en 1848; élève de Gregorio Ballabene, au Collège liégeois, à Rome. Il s'établit à Paris en 1788, comme professeur de chant, fut nommé, en 1795, titulaire d'une classe de chant au Conservatoire qui venait d'être réorganisé et conserva ce poste pendant trente années consécutives. G. a publié divers ouvrages : Méthode de chant (deux pa.riies),Considérations sur la musique en général et particulièrement sur tout ce qui a rapport à la musique vocale, etc. (1819) et un Traité méthodique d'harmonie (1833, basé sur les principes de Rameau).
Gerber, 1. Heinrich-Nikolaus, né a Weningen-Ehrich,près Sondershausen, le 6 sept. 1702, m. à Sondershausen le 6 août 1775; fut, de 1724 à 1727, étudiant en droit de l'Université de Leipzig, en même temps qu'élève, pour la musique, de J.-S. Bach. Il fut d'abord organiste à Heringen (1728), puis, à partir de 1731, organiste de la cour princière, à Sondershausen. G. a composé un très grand nombre d'oeuvres pour clavecin (concertos, suites, menuets) et pour orgue (trios, chorals figurés, préludes et fugues, concertos, inven lions), qui toutes restèrent manuscrites. Il a aussi cherché à apporter divers perfectionnements dans la facture de l'orgue et a ) construit une sorte de xylophone à clavier. Son fils est le célèbre lexicographe allemand : — 2. Ernst-Ludwig, fils du précédent, né à Sondershausen, le 29 sept. 1746, m. dans la même ville] le 30 juin 1819; reçut d'excellentes leçons del musique de son père qui, cependant, l'envoya] plus tard à Leipzig en vue d'études juridiques,, mais l'atmosphère musicale de cette ville nej fit qu'affermir en G. l'amour de l'art. Il se fit entendre fréquemment, soit dans les cercles pri-i vés, soit en public, comme violoncelliste ; maif| la santé chancelante de son père l'obligea d( rentrer à Sondershausen, où il suppléa d'abordj puis, en 1775, remplaça son père. Il mourut luij même après quarante-trois années de servicef continus et dévoués. Le défaut de ressource pécuniaires empêcha G-, d'entreprendre lej grands voyages qu'eussent nécessité réellemei ses travaux lexicographiques commencés dj bonne heure ; il dut par conséquent se bornf presque toujours à utiliser les seules ressource <le sa bibliothèque littéraire et musicale parti eulière ou les quelques ouvrages que son édj Leur Breitkopf pouvait mettre à sa disposition C'est ainsi (pie fut écrit, au milieu de circonf