‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 163 sur 542 · GERLE · texte numérisé non relu

GERLE

Gerle, 1. Konrad, fabricant de luths de Nuremberg, déjà célèbre en 1469, m. le 4 déc. 1521. — 2. IIans. probablement un fils du précédent, était célèbre à Nuremberg, en 1523 déjà, autant comme fabricant de luths et de violons que comme luthiste, m. en 1570 : il parvint, comme le précédent, à un âge avancé (on a conservé de lui un portrait datant de 1532), et a laissé quelques œuvres en tablature, très précieuses au point de vue historique: Lautenpartien in <h<r Tabulatur (1530); Musica Teusch auf die Instrument der grossen und hleynen Geygen auch Lanttea, etc. (1532, renferme des indications sur le jeu du violon; 2e éd. 1546, sous le titre : Musica und Tabulatur auff die Instru-

ment yemert mit 9 teutschen und 38 wel-

schen, auch / r< i nt zôsischen Liedern und 2 Mudeten): Musica Teusch, ander Teil (1533; retrouvé en 1886 seulement); enfin, Ein newes sehr hvnstliches Lautenbuch, darinnen etliche Preamel unnd ^Yelsche Tentz, etc. (1552).

German sixth (sixte allemande), nom que les Anglais donnent à l'accord de quinte et sixte augmentée, ace. maj. avec sixte augmenter, ex. fa la ut | rê)ÈL. Cf. french sixth et SIXTE NAPOLITAINE.

Germer. Heinrich. pianiste pédagogue de mérite, né à Sommersdorf (Saxe) le 30 déc. 1837, fréquenta le séminaire de régents d'Halberstadt et fut lui-même régent pendant quelque temps, mais entra, en 1857, dans les classes de composition de f Académie de Berlin. Après avoir été pendant deux ans instituteur dans une famille, en Pologne, il s'établit à Dresde et y déploie depuis lors une grande activité, comme maître de musique. G. s'est fait avantageusement connaître par quelques petits ouvrages didactiques : Die Technik des Klavierspiels (1877; éd. angl. sous le titre : Ttie Technics of Pianoforte-playing; éd. revue par l'auteur et trad. en français par \V. Rehberg, sous le titre : La technique du piano, 1890), Musikalische Omamentîh (également traduit en français, comme supplément au précédent, mais publié aussi séparément: De l'ornement musical); Rhythmische Problème; Wie spielt man Klavier ? II a publié en outre une méthode de piano, ainsi que des éditions instructives de sonates classiques et d'études (entre autres, un heureux cboii d'études de Czerny). Le moyen terme adopté par <i. dans l'indication du phrasé ne peut être considéré que comme une malheureuse tentative, dont le résultat, aussi immédiat que regrettable, tut de favoriser l'opposition au système lui-même.

Gernsheim. Friedrich, né à Worms le 17 juil. 1889, entra en 1852 au Conservatoire de Leipzig, el partit trois ans plus tard pour Paris, dans le but d'y achever ses études musicales. Il fut nommé, en 1861, directeur de musique à Saarbrflcken, en 1865, maître de piano et de composition au Conservatoire de Cologne, et reçut, «ai 1878, du dm- de Gobourg-Gotha, le titre de professeur >. En 1874, il prit la direction du Conservatoire de Rotterdam, puis entra enfin, SO Ik'.hi, dans 1.- ,-orps enseignant du

GERSTER

Conservatoire Stern, à Berlin, et devint directeur du « Stern'scher Gesangverein ». G. est un compositeur notable de musique de chambre: trois quatuors et un quintette (op. 35) pour piano et instr. à archet; des trios, op. 28 et 37; Introduction et allegro, op. 38, pour piano et violon ; deuxième sonate pour violon, op. 50 ; deux quatuors, un quintette pour instr. à archet, . etc.; mais il a écrit aussi deux symphonies, des ouvertures (Waldmeisters Brautfahrt),nn concerto pour piano et un pour violon, puis toute une série d'eeuvres chorales : Salamis (pour voix d'hommes, baryton et orchestre), Hafis (voix mixtes, soli et orchestre), Wœchterlied a. d. Xeujahrsnacht 1200 (voix d'hommes et orchestre), Ayrippina (scène pour alto-solo avec chœur et orchestre), etc.

Gero, Ihan, (Johann), longtemps identifié par erreur à Johannes Gallus (v. ce nom, 2), fut, d'après Fétis, maître de chapelle de la cathédrale d'Orvieto, dans la première moitié du xvie s. Les Motetti délia Corona (1519), de Petrucci, contiennent quelques motets de sa composition. En outre, on connaît de lui : deux livres de madrigaux à trois voix (1541 [1546] et 1555 [1559]); deux livres de madrigaux et de chansons françaises à deux voix (1543 [1552, 1572] et 1552 [1572, les deux volumes réunis en 1582]); ainsi qu'un grand nombre de morceaux détachés, dans les anthologies de l'époque (trente-deux morceaux, uniquement dans les Trium vocum cantiones centun, de Petrejus, 1541).

Gersbach, Joseph, né à Sœckingen le 22 déc. 1787, m. à Garlsruhe, où il était maître de musique au séminaire, le 3 déc. 1830; a publié des recueils de chants d'école : Singvoglein (30 chants à deux voix), Wandervoylein (60 chants à quatre voix). On a encore de lui deux ouvrages posthumes, publiés par son frère : Reihenlehre oder Begrilndung des musikalischen Rhythmus aus der allyemeinen Zahlenlehre (1832) et Liedernachlass. — 2. Anton, né à Saeckingen le 21 févr. 1801, m. le 17 août 1848 ; frère du précédent, auquel il succéda dans ses fonctions de maître de musique, à Garlsruhe, a publié des morceaux instructifs et une méthode de piano, des chants d'école, des quatuors pour voix d'hommes et pour voix mixtes, un supplément au « Singvoglein > de son frère et un traité intitulé : Tonlehre oder System der elementarischen Harmonielehre.

Gerson, Jean-Gharlier de, né à Gerson, près Réthel, le 14 déc. 1363, chancelier de l'Université de Paris, m. à Lyon le 12 juil. 1429; savant théologien (Doctor christianissimus), parmi les œuvres (1706) duquel se trouvent quelques traités se rapportant à la musique : De laude musices, De canticorum oriyinali ratione et De disciplina puerorum.

Gerster, Etelka (Mme Giardini-G.), cantatrice , scénique (soprano aigu) distinguée, née à Gassovie (Kaschau), en Hongrie, en 1855; élève de I Mme Marchesi au Gonservatoire de Vienne (1874-1875), débuta en 1876 à Venise, dans les rôles de Gilda (Riyoletto), puis d'Ophélie (Ham-

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