‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 164 sur 542 · GEVAERT · texte numérisé non relu

GEVAERT

let), et chanta ensuite à Marseille, Gênes, Berlin (1877, au théâtre Kroll), Londres, etc. Elle épousa, en 1877, son imprésario Giardini qui l'accompagna dès lors dans toutes ses tournées (1878, 1883 et 1887 en Amérique, etc.).

Gervasoni, Carlo, né à Milan le 4 nov. 1762, m. dans la même ville le 4 juin 1819; pendant de longues années maître de chapelle d'une église de Borgo Taro, membre de l'Académie des sciences et des arts d'Italie, a fait paraître quelques ouvrages théoriques ; Scuola délia musica (théorie élémentaire, 1800); Corteggio musicale (lettres sur l'ouvrage précédent, 1804); Nuova teoria di musica ricercata daW odierna pratica (1812).

Gervinus, Georg-Gottfried, célèbre historien littéraire allemand, né à Darmstadt le 20 mai 1805, m. à Heidelberg, où il était professeur à l'Université, le 18 mars 1871; grand admirateur de Hsendel, a puissamment contribué à l'érection de son monument, à Halle, et à la fondation de 1' « Association Hamdel », à Leipzig. Il exprima du reste sans réserves son admiration, dans un ouvrage intitulé : Hœndel und Shakespeare. Zur JEsthetik der Tonkunst (1868). Sa veuve, Viktorine, née en 1820, m. à Heidelberg le 2 juin 1898, a publié un choix de morceaux, pour chant et piano, extraits des opéras et des oratorios de Haendel et formant une suite logique pour l'enseignement du chant et du piano (1892).

Ges (ail.), sol bémol; geses, sol double-bémol.

Gesellschaft fur Musikforschung (Association POUR LES RECHERCHES MUSICALES). AsSOCia-

tion allemande fondée en 1868, à Berlin, par Franz Gommer (président) et Rob. Eitner (secrétaire), rend de précieux services principalement par des recherches sérieuses sur la musique des xve, xvie et xvne s. L'organe mensuel de l'association, rédigé par Rob. Eitner, paraît sous le titre Monatshefte fur Musikgeschichte ; il a fourni non seulement une quantité considérable de matériaux biographiques et bibliographiques pour l'histoire de la musique, mais aussi des traductions allemandes du Micrologus de Guy d'Arezzo, de la Musica enchiriadis d'Hucbald, etc. et des reproductions ou transcriptions de nombreux ouvrages des xvie et xviie s. : Spiegel der Orgelmacher und Organisten (1511) et Orgel- und Lautentabulatur (1512) d'Arnold Schliék, Seelewig (1644) de Staden, Syntagma musicum (2me vol. 1618) de Prœtorius, etc. Enfin les Publikationen œlterer praktischer und theoretischer Musikwerke ( publications d'ouvrages anciens de pratique et de théorie musicales), également rédigées par Eitner, ont fourni de nouvelles éditions d'une quantité d'œuvres : 115 weltliche und einige geistliche Lieder (1544), de Joh. OU; Musica getutscht (1511), de Virdung; Lustgarlen (1601), de H.-L. Hasler; Lieder buch (1512), d'Œglin; .des pièces vocales détachées de Heinrich Finck let de Hermann Finck; Wittenbergisch Geisl- \lich Gesangbuch (1524), de Joh. Walter; Neue \geistliche und weltliche Lieder (1589), de Joh.

Eccard ; Deutsche dreistimmige Lieder, de Jak. Regnart; un choix d'œuvres de Josquin de Près; enfin toute une série d'anciens opéras (Euridice, de Gaccini; Dafne, de Gagliano; Orfeo, de Monteverde; Giasone, de Cavalli; Don', de Gesti; Armide, de Lully; Rosaura, de Scarlatti).

Gesius (de son vrai nom Gœss), Bartholom.eus, né à Mûncheberg, près Francfort s/O., en 1555 environ (son père mourut en 1557); étudia la théologie, mais fut, de 1595 jusqu'à sa mort survenue en 1613, cantor à Francfort s/O. (f. « Monatshefte fur M.-G. » XVI, 105). G. était estimé tant comme compositeur que comme théoricien. Il a publié : une Passion selon St- Jean, de deux à cinq voix (1588); Teutsche geistliche Lieder (1594, à quatre voix); Hymni 5 vocum (1595); Hymni scholastici (1597; 2me éd. augmentée, sous le titre Melodiae scholasticae, 1609); Psalmus C (1603); « Enchiridium » etlicher deutscher und lateinischer Gesengen, etc. (1603, à quatre voix); le psaume cvin (1606, à dix voix); le psaume xc (1607, à cinq voix); Melodiae 5 vocum (1598); Psalmodia choralis (1600); Geistliche deutsche Lieder Dr Lutheri und andrer frommer Christen (à quatre voix, 1601 [1607, 1608, 1616] ; 2de partie, en deux volumes, 1605); Hymni patrum cum cantu (1603); Christliche Musica (invocations, 1605); Christliche Choral- und Figuralgesœnge (1611); Cantiones ecclesiasticae (deux parties, 1613); Cantiones nuptiales 5, 6. 7 et plurium vocum (1614); Motettae latino-germanicae (1615); Fasciculus etlicher deutscher und lateinischer Motetten auf Hochzeiten und Ehrtage (1616, de quatre à huit voix); Missae 5, 6 et plurium vocum (1621); Yierstimmiges Handbûchlein (1621); Teutsche und lateinische Hochzeitsgesdnge (1624, de cinq à huit ou à un plus grand nombre de voix). Le traité de théorie musicale du même auteur, autrefois fort répandu, est intitulé : Synopsis musicae practic«e(1609 [1615,1618]).

Gesualdo, Don Carlo, prince de Venosa, l'un des musiciens les mieux doués et les plus intelligents de l'époque des « Nuove musiche », de la période d'enfantement de la musique moderne. G. sut se placer au-dessus des règles pédantes des théoriciens de son temps ; il fit usage d'harmonies dont la richesse inouïe ne peut s'expliquer ni par les modes ecclésiastiques alors en cours, ni par le majeur et le mineur qui s'implantèrent peu après, mais seulement par le système de la tonalité libre moderne. G. fait partie du groupe dit des « chromatiques » (cf. Rore, Banchieri, Vicentino); il découvrit sa voie en se laissant aller à la manie du jour qui consistait à vouloir re- - mettre en usage les modes chromatique et enharmonique des Grecs. On n'a conservé de lui que six livres de madrigaux à cinq voix, dont cinq avaient paru en parties séparées en 1585 déjà, tandis que la collection complète, mise en partition, fut publiée en 1613, par Simon Molinara.

Gevaert, François- Auguste, savant musico-

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