GEWANDHAUS — GEYER
graphe delà plus haute valeur et compositeur, né àHuysse, près Audenarde. le 31 juil. 1828; entra en 1841 au Conservatoire de Gand et devint à l'âge de quinze ans déjà organiste de L'église des Jésuites de cette ville. En 1847, une cantate flamande, Belgie, de sa composition fut couronnée, et la même année encore, il obtint le « premier grand prix de Rome ». Le gouvernement l'autorisa cependant, vu son jeune âge, à renvoyer jusqu'en 1849 le voyage d'études obligatoire; il en proiita pour composer avec zèle fi donna entre autres deux opéras, l'un à ( tond (Hugues de Somerghen) sans grand succès, l'autre à Bruxelles {La comédie à la ville) où la réussite fut de beaucoup meilleure. G. se rendit, en 1849, d'abord à Paris qu'il ne quitta que l'année Buivante, emportant la commande d'un opéra pour le Théâtre lyrique; il vécut alors pendant une année en Espagne, d'où il adressa â l'Académie de Belgique un Rapport sur la situation de la musique en Espagne (cf. l.s annales de l'Académie de Bruxelles, 1851). Après un court séjour en Italie, puis en Allemagne, il rentra â Gand au printemps de 1852, pour aller s'établir peu après à Paris. Le Théâtre lyrique monta alors plusieurs ouvrages du jeune musicien : Georgette (opéra-comique en un acte, 1853), Le billet de Marguerite (trois actes, 1854) dont le succès fut assez grand pour que l'ouvrage fit ensuite son tour de France, et Les lavandières de Santarem (1855); l'Opéra- ( Somique donna plus tard : Quentin Durward (1858), Le diable au moulin (1859), Le châteautrompette (1860), La poularde de Caux (1861, en collaboration avec Bazille, Glapisson, Gautier, Mangeant et Poise) et Le capitaine Henriot (1864); enfin le théâtre de Baden-Baden : Les deux amours (1861). G. offrit un ouvrage à l'Opéra, celui-ci le refusa mais nomma l'auteur, en 1SC7. directeur de musique de l'Opéra. Cependant G. s'était voué de plus en plus à l'étude de l'histoire et de la théorie musicales, il avait déjà publié : Leerboek van den Gregoriaenschen zang (1856) et Traité d'instrumentation (1863), et lit paraître peu après un choix de morceaux extraits des opéras, cantates, etc. d'auteurs du xvir3 et du xvme s., pourvus d'un ace. de piano et de notes, sous le titre : Les gloires de V Italie (1868), un Vade mecum de V organiste, <\>'<, Transcriptions classiques pour petit orchestre et divers essais dans les journaux spéciaux (entre autres une polémique contre 1,. système harmonique de Fétis, dans la Revue et Gazette musicale», de Paris). Le siège de Paris, en 1870, obligea G. à rentrer dans sa patrie, où il fui nommé l'année suivante déjà, à la morl de Fétis, directeur du Conservatoire royal de Bruxelles. G'esl â partir de ce . jour que parurenl les publications les plus remarquables du savanl musicien et, entr'autres, la plus importante de toutes : Histoire et théo-
</>■ la musique de l'antiquité (deux forts volumes. 1875 el L881); il tant citer en outre: Re-
eild* chansons du xv« s. (en collaboration avec G. Paris qui rédigea le texte, tandis que G.
•ccupail de la transcription en notation mo-
derne, 1875); une nouvelle édition entièrement refondue et considérablement augmentée du traité d'instrumentation qui parut cette fois en deux parties : Nouveau traité d'instrumentation (1885; éd. ail. par Hugo Riemann, 1887) et Cours méthodique d'orchestration (1890), un ouvrage qui tend à remplacer avantageusement celui de Berlioz sur le même sujet ; Les origines du chant liturgique (1890; éd. ail, par Hugo Riemann) dont les diverses thèses renversent entièrement la tradition des mérites de Grégoire le Grand, dans le domaine du chant ecclésiastique; enfin la suite en même temps que le complément, non moins important, de 1' « Histoire et théorie de la musique de l'antiquité » : La mélopée antique dans le chant de l'Eglise latine (1895). En fait de compositions, il convient de noter en plus des œuvres déjà mentionnées Super flumina Babylonis, pour voix d'hommes et orchestre ; Fantasia sobre motivos espanoles, pour orchestre ; Missa pro defunctis, pour voix d'hommes et orchestre ; De nationale verjaerdag (1857), cantate de fête; d'autres cantates: Lé retour de l'armée (exécuté à l'Opéra de Paris, en 1859) et Jacques van Artevelde; des ballades ÇPhilipp van Artevelde), des mélodies, des œuvres chorales, etc.
Gewandhaus (ail. halle aux tissus). Les concerts du G. (ou aussi Grosses Konzert), à Leipzig, sont ainsi nommés par le fait que l'ancienne salle de concerts se trouvait dans le bâtiment qui servait autrefois de halle aux tissus ; ces concerts existent depuis 1781, sous leur forme actuelle, et furent fondés par le bourgmestre K.-W. Muller qui constitua un comité de direction de douze membres. La première série se composa de vingt-quatre concerts en abonnement et fut placée sous la direction musicale de Joli. -Ad. Hiller. Aujourd'hui, ces concerts ont lieu tous les jeudis soirs, du commencement d'octobre à la fin de mars, et sont au nombre de vingt-deux (y compris deux concerts à bénéfice). Les concerts du G. ont été successivement dirigés par J.-A. Hiller, J.-G. Schicht, J.-P.-G. Schulz,C.-A.' Pohlenz, Mendelssohn, Ferd. Hiller, Gade, Rietz, Reinecke,Nikisch (cf. ces différents noms). Des concerts par abonnement avaient été déjà organisés, de 1743 à 1756, par Doles dans la salle des « Drei Schwanen » sur le Brûhl, et de 1763 à 1778 par J.-A. Hiller au « Kœnigshaus » (Liebhaberkonzerte); ces entreprises peuvent être considérées toutes deux comme des précurseurs des concerts du G. Alfred Dœrffel a publié un historique de ces concerts, pour le centenaire de leur fondation (1881). Le « nouveau G. », un édifice aussi luxueux que pratique, a été inauguré du 11 au 13 déc. 1884 par un grand festival musical.
Geyer, flodoard, né à Berlin le 1er mars 1811, m. dans la même ville le 30 avr. 1872; étu- j dia d'abord la théologie puis, sous la direction j de Marx, la composition. Il fonda, en 1842, et dirigea pendant nombre d'années 1' « Akademischer Maumergesangverein » ; membre fonda-! teur de l'Association des musiciens berlinois, il! jouissait de la plus haute estime, autant comme
GHELUWE — GIANETTINI
pédagogue que comme critique musical «Spenersche Zeitung »; « Neue Berliner Musikzeitung»; Deutscher Reichsanzeiger »). En 1851, G. fut nommé maître de théorie musicale, au Conservatoire Kullak-Stern ; il conserva son poste, après le départ de Kullak, jusqu'en 1866. Il avait reçu, en 1856, le titre de « professeur ». G. a publié un ouvrage théorique : Kompositionslehre (lre part. 1862) ; il est en outre l'auteur de plusieurs opéras, d'un mélodrame lyrique : Maria Stuart (alto solo, chœurs et orchestre), de symphonies, symphoniettes, d'oeuvres de musique religieuse et de musique de chambre, de lieder, etc, mais presque toutes ces partitions sont restées manuscrites. On en trouvera la liste complète dans l'« Echo », journal de musique berlinois, de 1872, 23-24.
Gheluwe, lodewyk van, né à Wanneghem- Lede, près Audenarde, le 15 sept. 1837, élève du Conservatoire de Gand ; obtint, à la suite d'un rapport qu'il fit sur l'état des écoles de musique de Belgique, le poste d'inspecteur de toutes ces écoles. En 1870, il fut nommé directeur du Conservatoire de Bruges. G. a composé des cantates : De wind, Van Eijck, etc.
Gheyn, Matthias van den, né à Tirlemont (Brabant; le 7 avr. 1721, m. à Louvain le 22 juin 1785 ; fut pendant nombre d'années organiste de l'église Saint-Pierre (à partir de 1741) et carillonneur municipal (à partir de 1745), à Louvain. Il a publié Fondements de la basse continue (deux leçons et douze petites sonates pour orgue, ou clavecin, et violon, ces dernières aussi séparément),- six divertissements pour clavecin (env. 1760), des morceaux pour orgue et pour carillon ; mais beaucoup d'autres ouvrages sont restés manuscrits. G. était l'organiste et le carillonneur le plus réputé de toute la Belgigue ; cf. Elewyck, M. van den Gheyn.
Ghiselin (Ghiseling ; Ghiselinus), jean, contrapontiste néerlandais duxvme au xvime s. Van der Straeten suppose que G. est identique à Verbonnet, mais en tous cas pas à Ghiselin Dankers (v. ce nom). Petrucci a imprimé cinq Messes de cet auteur, dans le Missae diversorum (1503) et cinq motets dans le vol. iv des Motetti délia Corona (1505). Glarean (Dodehachordon, 218) donne de lui un fragment, comme exemple de la superposition de différentes espèces de mesures.
Ghislanzoni, Antonio, né à Lecco le 25 nov. 1824, m. à Caprino Bergamasco le 16 juil. 1893; fut d'abord chanteur scéniqne (baryton), mais se voua ensuite à la carrière littéraire. Il a rédigé pendant longtemps la Gazetta musicale di Milano et écrit toute une série d'excellents libretti (Aïda, de Verdi; Lituani, de Ponchielli; etc.), ainsi que des nouvelles, etc.
Ghizeghem, v. Heyne.
Ghizzolo, Giovanni, moine franciscain, natif de Brescia, fut maître de chapelle à Ravenne, Milan et Venise et publia de nombreuses œuvres : deux livres de madrigaux à cinq voix (1608 et 1619), quatre livres de motets à quatre voix; trois livres de « canzonette » à trois voix; des psaumes de vêpres à huit voix (1609) ; des
vêpres et une Messe à quatre voix; des Concerti à quatre voix (1611); des psaumes à cinq voix avec basse (1618); une Messe, des psaumes, une litanie, des faux-bourdons, etc. de cinq à neuf voix (1619) , une Messe, des « completoria » et des antiennes à cinq voix (1619); des psaumes, des Messes et des faux-bourdons à quatre voix (1624), des « completoria » et des litanies à cinq voix.
Ghymers, Jules-Eugène, né à Liège le 16 mai 1835, élève de Ledent (piano) et Daussoigne-Méhul (composition), au Conservatoire de Liège; excellent musicien et pédagogue, professeur de piano au Conservatoire de Liège, chroniqueur musical de la Gazette de Liège et collaborateur assidu du Guide musical. Des morceaux pour piano, de sa composition, et une « histoire du piano » sont encore manuscrits.
Ghys, Joseph, violoniste, né à Gand en 1801, m. à St-Pétersbourg le 22 août 1848; élève de Lafont, fut professeur de violon à Amiens et à Nantes, et fit de grandes tournées de concerts en France (1832 et plus tard), en Belgique (1835), en Allemagne et en Autriche (1837). Il mourut au cours d'une longue tournée de concerts dans le Nord de l'Europe, à St-Pétersbourg. Ses œuvres sont les suivantes : variations pour violon avec accompagnement de piano ou d'orchestre; une étude, L'orage, pour violon seul; un caprice, Le mouvement perpétuel, pour violon et quatuor d'instr. à archet ; divers morceaux de concert; un concerto (ré majeur); des romances, etc.
Giacche, Giachetto, v. Berchem et Buus.
Giacomelli, GEMiNiANO,né à Parme en 1686, m. dans la même ville, où il avait été nommé directeur de la musique du duc, le 19 janv. 1743. Son premier opéra Ipermnestra reçut à Parme, en 1704, un accueil assez favorable pour que le duc régnant eut l'idée d'envoyer G., à ses frais, travailler à Naples, sous la direction de Scarlatti. G. devint plus tard l'un des compositeurs d'opéras les plus goûtés de l'Italie. Il fut pendant plusieurs années attaché au service de la cour impériale de Vienne, mais écrivit ensuite, de nouveau, un quantité d'ouvrages pour les théâtres de Naples, Venise et Turin. Son Cesare in Egitto (1735, Turin) passe pour être sa meilleure œuvre. G. a écrit de plus quelques airs de concert avec « continuo » et le psaume vin pour deux ténors et basse.
Gianelli, abbé Pietro, né en Frioul vers 1770, vécut à Venise et mourut probablement en 1822. Il a écrit plusieurs ouvrages : Dizionario délia musica sacra e profana etc. (1801, 3 vol. ; 2me éd. 1820, le plus ancien dictionnaire musical italien, contient aussi des biographies); Grammatica ragionata délia musica (1801 ; 2me éd, 1820) ; enfin Biografia degli nomini illustri délia musica (avec portraits; la lre livraison seulement, 1822).
Gianettini (Zanettini), Antonio, né à Venise en 1649, m. à Modène, comme maître de chapelle de la cour, à la fin d'août 1721: a écrit plusieurs opéras pour les théâtres de Venise
GIAXOTTT — GIBERT
de Bologne et de Modène. Deux de ces ouvrages : Medea et Hermione, traduits en allemand, furent aussi représentés à Hambourg (1695). Quant à un autre ouvrage : La schiava forlunata, qui Lui a été attribué à tort, il est en réalité ,1e Cesti et P.-A. Ziani. Quelques oratorios (entre autres : La morte di Chrïsto, Vienne, 1704) el des cantates de G. sont restés manuscrits; des psaumes à quatre voix, avec accompagnement instrumental, ont paru en 1717.
Gianotti, Pietro, né à Lucca, contrebassiste de l'orchestre de l'Opéra, à Paris, m- le 19 juin 1765; a écrit des sonates de violon, des duos, des trios, des Bonates de violoncelle, des duos pour musettes ou vielles, etc., puis un Guide du compositeur (1759, traité de basse fondamentale, d'après le système de Rameau).
Giardini, Felige de, célèbre violoniste virtuose et compositeur d'œuvres pour son instrument, né à Turin, m. à Moscou le 17 déc. 1796; élève de Paladini, à Milan (piano, chant, composition) et de Somis, à Turin (violon), fit partie, comme violoniste, de divers orchestres de théâtre, â Rome, puis de l'orchestre de San Carlo, à Xaples. l'n soufflet que lui administra, dit-on, Jomelli, le guérit pour toujours de la manie qu'il avait de surcharger les œuvres d'ornements de mauvais goût. Il s'établit à Londres vers 1750, y reçut un brillant accueil et occupa la première place jusqu'au moment de l'arrivée de Salomon et de Kramer. De 1748 à 17V.». il s'était fait entendre avec grand succès déjà, à Paris; son jeu se distinguait surtout par le brillant et l'absolue justesse de l'intonation. Il fut appelé à succéder à Festing, en 17.7.2. comme violon-solo de l'Opéra italien de Londres qu'il prit du reste, en 1756, pour son propre compte. Malgré les pertes considérables qu'il eut à subir dans cette entreprise, G. essaya encore, de 1763 à 1765, du métier de « manager », mais il se voua ensuite de nouveau à la carrière de virtuose et remplit les fonctions de violon-solo dans les concerts du Panthéon et à l'Opéra italien. Il partit en 1784 pour l'Italie, mais revint à Londres six ans plus tard, connue imprésario d'une troupe d'opéra-comique (Haymarket) et. le succès ne répondantpasâ son attente, conduisit cette troupe :i Moscou, où il mourut. Outre cinq opéras donné- à Londres (1766-1764) sans grand retentiss. imnt. G, a écrit un oratorio : Ruth, des soli pour violon, des duos, des trios et douze quatuors pour instr. à archet, six quintettes avec piano, Bii Bonates pour violon et piano et onze concertos de \ iolon.
Gibbons, 1. Edward, né à Cambridge vers . bachelier en musique de l'Université de sa ville natale et de celle d'Oxford, orgaoiste de la cathédrale de Bristol, puis d'Exeter, était un vieillard de quatre-vingts ans passés, lorsque Gromwi -Il eut 1.' courage de le bannir pour avoir oflferl à Charles Ier une somme de mille livres BterL Les bibliothèques d'Oxford et «lu Musée britannique conservent les ma- Quscrits de plusieurs œuvres de G. — 2. Orlando, l'un (les plus remarquables composi-
teurs de l'Angleterre, frère du précédent, né à Cambridge en 1583, m. le 5 juin 1625; devint en 1604 organiste de « Chapel Royal », en 1622 bachelier, puis docteur en musique de l'Université d'Oxford, en 1623 organiste de l'abbaye de Westminster, puis mourut de la vérole à Cantorbéry où il était accouru pour l'exécution de l'œuvre qu'il avait écrite pour les cérémonies du mariage de Charles Ier. Ses œuvres gravées sont les suivantes : Fantasies, à trois parties, pour violes (1610, la première œuvre, en Angleterre, gravée sur cuivre; cf. Verovio); des morceaux pour virginal, dans un recueil intitulé Parthenia (1611; avec Byrd et Blow) et réédités, ainsi que l'œuvre précédente, en 1843- 1844, par la « Musical Antiquarian Society » ; des madrigaux et des motets à cinq voix (1612); diverses œuvres de musique religieuse (anthems, hymnes, preces, services, etc.) dans leares or lamentations of a sorrowfull soide (1614) de Leigthon , Hymns and songs of the church de Wither, Church music de Barnard, et Cathedral music de Boyce. Ouseley a publié quelques autres œuvres, en 1873; d'après les manuscrits conservés. Son fils — 3. Christopher, né à Londres en 1615, m. le 20 oct. 1676, devint en 1640 organiste à Westminster, entra quatre ans plus tard dans l'armée des royalistes et fut nommé, en 1660, organiste de « Chapel Royal », de la cour de Charles II et de l'abbaye de Westminster. En 1664, l'Université d'Oxford lui offrit, par décret royal, le titre de Dr mus. On n'a de lui que quelques motets manuscrits et dans les Cantica sacra (1674) de Playford.
Gibel (Girelius), Otto, né dans l'île Fermera (Schleswig-Holstein) en 1612, fut conduit tout jeune à Brunswick, par des parents qui le sauvèrent ainsi de la peste, et reçut dans cette ville des leçons de musique de H. Grimm. Il devint en 1634 cantor de Stadthagen (Lippe), en 1642 cantor de Minden où il mourut, comme recteur d'école, en 1682. G. a écrit divers traités et de la musique : « Seminanum modulatoriae vocalis », das ist ein Pflanz-Garten der Singkunst (1645, 1657); Kurtzer jedoch grilndlicher Bericht von den vocibus musicalibus (1G59: solmisation et bobisation); Introductio musicae theoriae didacticae (1660); Propositions mathematico-musicae (1666); Geistliche Harmonien von 1-5 Stimmen teils ohne teils mit Instrumenten (1671).
Gibellini, Eliseo, né à Osimo (Ancône) vers 1520, maître de chapelle d'église, à Ancône, jusqu'en 3581; a fait paraître à Venise, chez Scotto et chez Gardano : Motetta super piano cantu, à cinq voix (1546), d'autres motets à cinq voix (1548), des madrigaux à trois voix (1552), un Introitus missarum de festis, à cinq voix (1565). des madrigaux à cinq voix (1581).
Gibert, 1. Paul -César, né à Versailles en 1717, ht son éducation musicale à Naples, puis vécut comme maître de musique à Paris où il mourut en 1787. On a de lui : Solfèges ou leçons de musique (1783) et Mélange musical (morceaux divers pour une, deux, trois voix,
GIDE — GILLMORE
etc.); en outre, G. écrivit plusieurs opéras. — 2. Francisco-Xavier (Gisbert, Gispert), prêtre espagnol, né à Granadella, fut successivement maître de chapelle à ïarazona (1800) et à Madrid (1804) et mourut en cette dernière ville le 27 févr. 1848. G. était un compositeur estimé de musique d'église,
Gide, Casimir, né à Paris le 4 juil. 1804, m. dans la même ville le 18 févr. 1868; fils d'un libraire et, à partir de 1847, associé à son père, a fait représenter avec quelque succès toute une série d'opéras (Le roi de Sicile, 1830; Les trois Catherine; Les jumeaux de La Réole; L Angélus ; Belphegor, 1858) et sept ballets. Un autre opéra, Françoise de Rimini, ne fut pas monté.
Giga (ital.), v. gigue.
Gigout, Eugène, né à Nancy le 23 mars 1844, fit les premières études musicales à la maîtrise de la cathédrale de sa ville natale, puis à 1' « Ecole Niedermeyer », à Paris. Il obtint, en 1863, le poste d'organiste de l'église St-Augustin, à Paris, donna depuis lors une quantité de concerts et participa à de nombreuses inaugurations d'orgues, en France et à l'étranger. Il a fondé, en outre, en 1885, 1' « Ecole de cours d'orgue et d'improvisation » pour laquelle il a même obtenu l'appui de l'Etat. Mais tout en formant un grand nombre d'élèves, G. a su trouver le temps d'écrire soit plus particulièrement de la musique d'orgue et d'harmonium (des pièces diverses, des préludes et fugues, des transcriptions, un recueil de Cent pièces brèves dans la Tonalité du Plain-Chant, un Album grégorien contenant 230 morceaux [deux volumes], etc.), soit aussi de la musique pour piano à deux et à quatre mains, des mélodies, de la musique vocale religieuse (Chants du graduel et du vespéral romains [trois vol.], à quatre voix, etc.) etc. De plus, il a collaboré à plusieurs publications et revues musicales.
Gigue (Giga), 1. Nom que l'on donnait autrefois en France, par dérision, aux violes (vielles, Fiedeln), dont l'ancienne forme rappelait assez exactement celle d'une gigue, et par opposition aux violes plus récentes, plates, et pourvues d'entailles latérales. Ce nom apparaît pour la première fois dans le lexique de Jean de Garlande (1210-1232). L'ancienne forme de la viole fut, en Allemagne, longtemps préférée à la nouvelle, aussi le troubadour Adenès parle -t-il déjà, dans le « Romans di Gléomadès », de « gigéours d'Allemagne ». Dans ce pays même, le mot giga apparaît dans le langage moyen-allemand du début du xme s., mais comme terme étranger,* il fut plus tard germanisé (Geige) et généralement adopté pour désigner le violon. — 2. -Ancienne danse d'allure très rapide, en mesure ternaire ou à temps ternaires (3/8, 3/4 ou /s> 6U, 9/s> %• 12/8> 12/i6- etc.) et très rarement, de façon anormale, à 4/4 (quelques fois chez Bach). En tant que musique à danser, la g. se composait simplement de deux groupes de huit mesures, avec reprises ; dans les suites (parties), son étendue est plus considérable. Cf. ganarie .
Gil, 1. (y Llagostera) Caytan, né à Barcelone le 6 janv. 1807, premier flûtiste de l'orchestre du théâtre et de la cathédrale de cette ville, a composé beaucoup d'œuvres pour flûte, ainsi que des symphonies, des Messes, un Requiem, des danses pour orchestre, etc. — 2. Francisco-Assis, né à Cadix en 1829, professeur d'harmonie au Conservatoire de Madrid, élève de Fétis, à Paris, traduisit son Traite d'harmonie en espagnol (1850), et écrivit luimême un Tratado elemental teorico-pratico de armonia (1856) ; il a aussi fait représenter, à Madrid, quelques opéras et collabora, de 1855 à 1856, à la Gaceta musical de Madrid, d'Eslava.
Gilchrist, W.-W., compositeur, né à Jersey- City (New-Jersey), le 18 janv. 1846, élève de H. -A. Clark, à Philadelphie, où il vit comme organiste de l'église du Christ, et directeur de plusieurs sociétés chorales. Quelques-unes de ses compositions seulement ont été gravées; cependant un certain nombre de chœurs furent couronnés par des sociétés de New- York et de Philadelphie, de même que son « Psaume xlvi » (1882), par la commission du Festival musical de Cincinnati.
Giles, Nathaniel, né à Worcester, m. le 24 janv. 1633 ; devint, en 1559, enfant de chœur au «Magdalenen collège» d'Oxford; en 1585, bachelier en musique ; en 1595, organiste et directeur du chœur de la chapelle St-George, à Windsor; en 1597, successeur de Hunnis, comme maître des enfants de chœur de « Chapel Royal » ; enfin, en 1622, docteur en musique. On trouvera des morceaux de lui dans les Teares, etc., de Leighton, dans la Church music de Barnard, et dans l'Histoire de la musique, de Hawkins. On a conservé en outre les manuscrits de quelques anthems du même auteur.
Gilles (Maître G., « Masigeles », en réalité Gilles Brebos), célèbre facteur d'orgues néerlandais du xvie s., à Louvain et à Anvers, m. le 6 juin 1584; a construit, entre autres, quatre orgues pour les deux chœurs de l'Escurial,
Gillet, Ernest, né à Paris le 13 sept. 1856, élève de Niedermeyer puis du Conservatoire de Paris, fut en premier lieu violoncelle-solo de l'orchestre de l'Opéra. Il vécut ensuite pendant quelque temps dans son domaine d'Addiscombe, près Londres, puis rentra dans la vie musicale pratique et active. G. a écrit un certain nombre d'œuvrettes légères (Loin du bal, etc.) qui se sont très vite répandues et font actuellement partie du répertoire de tous les casinos. — Son frère, Edouard, hautboïste des plus remarquables, est professeur de son instrument, au Conservatoire de Paris.
Gillmore, Patrigk-Sarsfield, directeur de musique américain, spécialement de corps de musique militaires, né à Dublin le 25 déc. 1829, m. à St-Louis à la fin de déc. 1892; arriva d'abord au Canada, puis alla de là aux Etats- Unis; il se fit connaître au loin par l'organisation des fêtes de musique monstres de Boston en 1869 (orchestre de 1000 musiciens, chœur de 10,000), et en 1872 (orchestre de 2000 musiciens,
-js ',
GILSOX — GIS
chœur de 90,000). G. voyagea beaucoup avec s. »n propre orchestre, il vint même en Europe. Gilson, Paul, né à Bruxelles le 15 juin 1865, lit Bon éducation musicale presque exclusivement par Lui-même et remporta, en 1889, le premier grand prix de Rome, avec sa cantate Sinaï! (poème de J. Sauvenière). G. a écrit depuis un nombre assez grand d'oeuvres diverses qui ont attiré sur lui L'attention du monde musical, et le placent parmi Les meilleurs compositeurs de la jeune école belge, ce sont: Fantaisie sur des chansons du Canada, pour orchestre; Le Démon, drame lyrique; Fantaisie-Scherzo et d'autres pièces moins importantes pour orchestre; La Mer, esquisses symphoniques pour orchestre, d'après un poème d'E. Levis; divers morceaux pour instr. à archet: Alla Marcia, Mélodies populaires (écossaises), Elégie; Francesca da Rimini, pour soli, chœurs et orchestre; Alvar, musique de scène; plusieurs cantates de circonstance, entre autres pour l'inauguration de l'Exposition de Bruxelles, 1897; de nombreuses pièces vocales ou pour piano, dont quelques-unes, entre autres, ont paru dans la Libre critique et le Patriote, de Bruxelles.
Ginguené, Pierre-Louis, historien littéraire réputé, né à Bennes le 25 avr. 1748, m. à Paris le 16 nov. 1816 ; était membre de l'Académie, chef de section au Ministère de l'Intérieur, etc. Il a écrit divers ouvrages se rapportant à la musique : Lettres et articles sur la musique (1783, collection de ses articles dans divers journaux de 1780 à 1783, à propos de la querelle des Piccinistes et des Gluckistes); Dictionnaire de musique de V Encyclopédie méthodique (1er \<>1. en 1791, avec Framery,- le 2e vol. à été •'crit par Framery seul, 1818); Notice sur la vie
et les ouvrages de Piccini (1800) ; Rapport
sur une nouvelle exposition de la notation musicale des Grecs (1815). Son Histoire littéraire, de l'Italie (1811-1835, 14 vol.; terminée par Saltii contient aussi beaucoup de choses intéressant l'histoire de la musique (sur Guy d'Arezzo, sur les troubadours, etc.).
Giocoso, giojoso (ital.), en plaisantant, en badinant, joyeusement; enjoué, gai.
Giordani. 1. Tommaso, né à Naples, vers 1740 (sa famile s'appelait en réalité Carminé), se produisit en 1762 au « Ilaymarket Théâtre » de Londres, comme chanteur bouffe, et s'établit ensuite en celte ville comme maître de musique; en 1779, il entreprit avec Leoni la fondation d'un Opéra italien, à Dublin, et resta, lorsque L'entreprise eut fait faillite, comme maître de musique à Dublin, où il vivait encore en 1816. Il a composé un opéra : Persévérance, un oratorio : Isaac, cinq cahiers de duos pour ilùtes, des trios pour tintes et basse, des duos pourvioloncelles, des morceaux de piano et des mélo-
'-• ,;" SKPPE, dit GlORDANIELLO, né a Xa-
H's en 1744, m. a Fermo Le \ janv. 1798, a e.-rit vingt-neuf opéras el deux oratorios pour Londres, Rome, Venise, Milan. Mantoue, 3,Bergame,Turin (jusqu'en L793)ei mourut maître de chapelle de la cathédrale de Fermo, où il avail été appelé en 1791. <;. a publié: Bix
quintettes avec piano, trois quatuors avec piano, trente trios, six quatuors pour instr. à archet, six concertos de violon, des sonates de piano à deux et à quatre mains, des préludes, des exercices, des duos pour deux soprani, cinq volumes de « canzonette » pour une voix. Diverses œuvres encore, ainsi que de la musique d'église, sont restées manuscrites.
Giosa, Nicola de, né à Bari le 5 mai 1820, m. dans la même ville le 7 juil. 1885, élève de Ruggi, Zingarelli et Donizetti, à Naples, fécond compositeur d'opéras italien. Un seul de ses ouvrages sur vingt-quatre : Don Checco (Naples, 1850) a eu vraiment du succès; il a été plus heureux avec ses chants en style populaire (romances, « canzone », etc.). Ses compositions d'église sont restées manuscrites. G. a été quelque temps chef d'orchestre du théâtre « San Carlo » à Naples, du théâtre « Fenice » à Venise, et des théâtres italiens de Buenos-Ayres, du Caire, etc.
Giovanelli, Ruggiero, né à Velletri vers 1560, devint en 1587 maître de chapelle à l'église française de St-Louis, à Rome, plus tard à la Collégiale allemande. Il remplaça Palestrina, en 1594, comme maître de chapelle de l'église St-Pierre, et devint, en 1599, chantre de la Chapelle pontificale. Il vivait encore en 1615. G. est l'un des meilleurs maîtres de l'école romaine. On a conservé, parmi ses œuvres : trois livres de madrigaux à 5 voix (1586, 1587 [1607], 1589 [1599]); deux livres Madrigali sdruccioli à 4 voix (1587); deux livres de motets de 5 à 8 voix ([1594] 1592); des « canzonette » à 3 voix avec un arrangement pour luth (1592); des villanelles à 3 voix (1593 [1624]). Beaucoup d'œuvres religieuses du même auteur sont conservées en manuscrits dans les archives du Vatican (Messes, psaumes, motets), et l'on trouve en outre des madrigaux dans les anthologies de Gier. Scotto et de Pierre Phalèse (1585 à 1614). G. prépara, sur l'ordre du pape Paul V, une nouvelle édition revue du Graduel (1614-1615, 2 vol.).
Gique, v. Gigue.
Giraffes, nom que l'on donne à certains spécimens d'anciens pianos à queue, dont on trouve encore de rares exemplaires en usage ici ou là (les cordes y sont tendues verticalement, comme dans l'ancien « Clavicytherium » ou le piano droit actuel).
Girard, Narcisse, né à Mantes le 27 jamj 1797, m. à Paris le 16 janv. 1860; élève de Bail- I lot, au Conservatoire de Paris, fut, de 1830 à 1832, chef d'orchestre à l'Opéra italien, passa en 1837 au pupitre de l'Opéra-Comique et en 1846 à celui de l'Opéra, comme successeur J d'Habeneck. En 1847, G. fut nommé professeur j de violon au Conservatoire et directeur des « Concerts du Conservatoire », puis, en 1856, di- | recteur général de la musique de l'Opéra. Il mourut d'une attaque d'apoplexie, pendant qu'il dirigeait une représentation des « Huguenots». |
Giro (ital.), l'équivalent du « doublé » ou I « gruppetto ».
Gis (ail.), sol dièse; gisis, sol double-dièse.
GIUSTO