‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 167 sur 542 · GLUCK · texte numérisé non relu

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(même journal, 1867-1868, et séparément sous le titre : G. et son rôle dans V histoire de la musique) et Solowiew dans le « Musikalny Listok » (1872), Cf. aussi : G. Gui, La musique en Russie (« Revue et Gazette musicale de Paris », 1878-1879, puis séparément, 1880) ; O. Fouque, Michel Ivanovitch G. ; Soubies, Précis de l'histoire de la musique russe (1893); A. Pougin, Essai historique sur la musique en Russie (1897). Le catalogue de ses œuvres porte, en outre de celles déjà indiquées : deux symphonies inachevées; quelques thèmes variés; des valses et des rondos pour piano; deux quatuors pour instr. à archet; un septuor,- un trio pour piano, clarinette et hautbois; beaucoup de romances ; une valse et deux polonaises (dont une en mi maj. et l'autre avec chœurs) pour orchestre; une Tarentelle pour orchestre avec chant et danse ; La Kamarinskaïa, pour orchestre; l'Hymne national russe (texte de Schoukowski) ; plusieurs scènes dramatiques ; des quatuors vocaux avec accompagnement, etc. G. est en quelque sorte le Berlioz des Russes, un homme qui s'est efforcé de créer du nouveau, en poursuivant un but à la fois élevé et très précis; mais il est plus encore aux yeux de ses compatriotes, car il est le fondateur d'une école de musique réellement nationale, dont l'indépendance s'affirme de jour en jour davantage.

Glissando (ital.), ou aussi glissato, glissicato, glissicando, désigne : 1. Dans les instruments à archet, une exécution uniforme, sans accentuation (dans les passages) ; 2. Un effet de virtuosité de peu de valeur, facile sur les anciens pianos, spécialement sur ceux qui étaient pourvus de la mécanique viennoise, mais devenu presque impraticable sur les instruments actuels, et qui consistait à jouer un passage en gammes, très rapide, et sur les touches blanches, avec un seul doigt (glissant rapidement, l'ongle sur le clavier); les passages de g. en tierces, sixtes ou octaves sont plus difficiles que le simple g. On peut facilement obtenir des effets de g. nouveaux et intéressants (g. chromatique à une ou plusieurs voix, en tierces, sixtes, octaves, même en accords de septième, etc.), sur des pianos pourvus du nouveau système (à claviers superposés), de Jankô.

Glockenspiel (ail.), jeu de timbres (y. ce mot).

Gloeggl, 1. Franz-Xaver, né à Linz le 21 févr. 1764, chet d'orchestre du théâtre de cette ville, puis aussi, plus tard, propriétaire d'un magasin de musique et éditeur de plusieurs périodiques spéciaux mais de courte existence, ainsi qu'entrepreneur des théâtres de Linz et de Salzbourg, devint en 1790 maître de chapelle du dôme et directeur de musique de la ville de Linz ; il put encore fêter le cinquantenaire de sa carrière artistique (1832). G. a écrit : Erhlàrung des musikalischen Hauptzirkels (1810); Allgemeines musikalisches Lexikon (1822: inachevé, n'a que 248 pages) : Ber musikalische Gottesdienst (1822). Il a laissé, en manuscrits, une collection de reproductions et de descriptions d'instruments de musique. Sa propre col-

lection d'instruments a été achetée par la « Société des amis de la musique », en 1824. — 2. Franz, fils du précédent, né à Linz en 1797, m. le 23 janv. 1872; fonda, en 1843, un magasin de musique qu'il vendit plus tard à Bôsendorfer. De 1850 à 1862, G. édita la Neue Wiener Musihzeitung ; il fut plusieurs années archiviste de la « Société des amis de la musique », fonda en 1849 « l'Académie de musique » qui dut se fermer en 1853 déjà, et plus tard encore une école de chant : « Polyhymnia ».

Gloria, v. doxologie.

Glotte, (du grec), ouverture du larynx qui sert à l'émission de la voix. Dans la théorie du chant, l'attaque du son par le coup de g. consiste à retenir l'air aspiré en arrière de la g., pincée à cet effet, puis à le laisser s'échapper brusquement lors de l'émission du son. Il se produit ainsi une très légère explosion qui donne aux voyelles un appui que l'on pourrait comparer soit à une consonne factice, soit à l'aleph, N, des Hébreux.

Glover, Stephen, compositeur populaire anglais, a publié des lieder, des duos, ainsi que des morceaux de salon pour piano, d'un genre léger ; né à Londres en 1812, m. à Bayswater (Londres) le 7 déc. 1870.

Gluck, Ghristoph-Wilirald (plus tard Chevalier de), né à Weidenwang, près de Berching (Franconie moyenne) non loin de la frontière de Bohême, le 2 juil. 1714 (non pas à Neustadt, le 25 mars 1700), m. à Vienne le 15 nov. 1787; fils d'un chasseur du prince Lobkowitz, à Eisenberg, il suivit l'école primaire d'Eisenberg, fut de 1726 à 1732, enfant de chœur de l'église des jésuites, à Komotau, où il reçut comme tel des leçons de chant, de piano, d'orgue et de violon. Il alla ensuite à Prague pour gagner sa vie comme chanteur dans les églises et violoniste sur les planchers de danse, puis devint, sous la direction d'un musicien bohème, Gzernohorsky, un excellent violoncelliste. Encouragé peut-être par le prince Lobkowitz lui-même, il se rendit à Vienne qui était déjà alors un des centres les plus importants de culture musicale (1736). C'est là qu'un prince lombard, Melzi, l'entendit dans une soirée chez le prince Lobkowitz, et fut rendu attentif à son remarquable talent ; il l'emmena à Milan et en confia l'éducation à Sammartini, maître de chapelle de l'église « Santa Magdalena », l'un des créateurs réputés du quatuor pour instr. à archet. Après quatre années d'études, G. se produisit comme compositeur d'opéras, et fit représenter, en 1741, son premier ouvrage : Artaserse (Milan), suivi bientôt d'une quantité d'autres : Ipermnestra et Demelrio [Cleonice] (Venise, 1742), Demofoonte (Milan, 1742), Artamene (Crémone, 1743), Siface (Milan, 1743), Alessandro neW Indie [Poro] (Turin, 1744) et Fedra (Milan, 1744). Ces œuvres, véritables opéras italiens tels que les écrivaient les Sacchini, Guglielmi, Jomelli, Piccini, le rendirent vite célèbre, en sorte qu'en 1745, il fut appelé à Londres comme compositeur d'opéras pour l'entreprise du « Haymar-

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