‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 168 sur 542 · GLUCK · texte numérisé non relu

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ket-Theatre». Il écrivit alors La caduta dei Giganti (1746), el fit reprendre Artamene ; a défaire 11m pasticcio»,JVramoe« Tisbe, meilleurs airs de ses précédents opéras. mais échoua complètement dans cet essai. Son voyagea Londres marque le point de départ d'une transformation complètedans la direction du Lalenl créateur de G. Les réflexions sérieuses que lui suggéra le fiasco de son « pasticcio », la vive impression que lui causa la musique de Haendel et celle de Rameau, qu'il apprit à connaître à cette époque à Paris, l'engagèrent à approfondir son style dans le sens de L'expression dramatique et à donner au poème une plus grande importance, à côté de la musique. *'.Vst peu à peu que s'accomplit le reviremenl complet dans sa manière d'écrire; cependant il s'annonce déjà dans l'opéra suivantjZd Scmiramidericonosciuta, qu'il écrivit en 1748 pour Vienne où il était allé, en quittant Londres, et où il remplit, de 1754 à 1764, les fonctions de maître de chapelle de l'Opéra de lu cour. En 174'.), G. fut appelé à Copenhague, pour écrire un petit opéra de circonstance, Tetide. Puis vinrent successivement : Telemacco (Rome, 1750), La clemenza di Tito (Naples, 1751), L'eroe cinese (Vienne,1755), 11 trionfo di Camillo et Antigono (Rome, 1755), La Dan: a (1755, pour une fête de la cour, au château de Laxenburg), L'innocenta giustificata et II re pastore (Vienne, 1756), Don Juan (ballet : Vienne, 1761), 11 trionfo di Clelia (Bologna. 1762) et un grand nombre d'airs nouveaux pour des reprises d'anciens opéras de différents compositeurs, à Vienne et à Schônbrunn. Entre temps, G. composait à nouveau, pour la cour d'Autriche, une quantité de petits opéras-comiques français, sur des textes de Favart, Anseaume, Sedaine et Dancourt qui étaient à cette époque fort en vogue à Paris : Les amours champêtres, 1755; Le ( 'lumns poli en France, 1756 ; Le déguisement pastoral. 1756 : La fausse esclave, 1758; L'île de Merlin, 1758; L'ivrogne corrigé, 1760; Le oadi dupé, r<t'.l : On ne s'avise jamais de tout, 1762 : el La rencontre imprévue, 1764 (trad. en alL sous le titre : Die Pilgrimme von Mekka). L'année L762 marque le début d'une deuxième période dans la vie de G. qui, après avoir en quelque sorte achevé ses années d'apprentis- Bage, de tâtonnement, parvient à l'apogée de sa maîtrise el de sa gloire. Orphée, (Orfeo ed Euridice, Vienne) devail révéler au monde le véritable 6. Ce qui avait manqué jusqu'alors au musicien de génie, il Le trouva cette année-là, un po.M.- qui, comme lui, compril les défauts de l'opéra italien et introduisit dans ses scènes de l'action el de la passion, au lieu d'images et de sentences poétiques. Ce poète, ce fui Galsabigi ly. ce Dom), l'auteur des poèmes d'Orphée. d'A Vienne, 1767) el de Paride ed Elena (Vienne, 1770). G. a clairemenl défini le but qu'il poursuivait, dans 1rs préfaces de deux partitions: celle $ Orphée, el celle de Paris et ■■ (gravées en 1769 el 1770). Les opéras de moindre valeur de la mêi époque Boni tous

écrits sur des textes de Métastase (jusqu'alors principal fournisseur de libretti de G.) et d'autres librettistes , plus médiocres encore : Ezio (Vienne, 1763), Il Parnasso confuso (Schônbrunn, 1765; représenté et joué par la famille impériale elle-même, à l'occasion du mariage de Joseph II), La corona (1765, joué également par les princesses) et, en 1769, plusieurs intermèdes composés pour la cour de Parme: Le feste d'Apollo, Bauci e Filemone et Aristeo. En 1772, G. fit la connaissance du bailli Le Blanc DuRoullet, attaché de l'ambassade française, qui s'enthousiasma pour ses idées réformatrices de plus en plus nettement accusées, et lui lit un poème d'opéra d'après 1' « Iphigénie » de Racine. Du Roullet usa de son influence pour faire accepter à l'Opéra de Paris le nouvel ouvrage (Iphigénie en Aulide) que G. termina cette même année ; mais il fallut encore, il est vrai, l'intervention de la dauphine Marie-Antoinette, une ancienne élève de G., pour vaincre l'opposition qui s'était aussitôt violemment soulevée. G. lui-même, (alors âgé de soixante ans) se rendit aussitôt à Paris, pour diriger les répétitions ; et la première représentation put avoir lieu le 19 avril 1774. L'impression fut considérable et « Orphée » , puis « Alceste » , furent également mis à la scène, après avoir subi des changements assez importants. L'affluence'de demandes de places fut telle que, pour la première fois, on délivra des billets pour la répétition générale. G. la dirigea en personne, mais sans habit et sans perruque, son bonnet de nuit sur la tête, pour bien faire comprendre qu'il se considérait comme chez lui. Paris se divisa immédiatement en deux camps. Les admirateurs de la musique de Lully et de Rameau se mirent du côté de G. qui était aussi protégé par la cour ; mais les nombreux partisans de l'opéra italien obtinrent qu'un libretto : « Roland » confié à G. pour qu'il le mette en musique, fut en même temps remis à Piccini, lequel s'était rendu célèbre en Italie, par plus de soixante opéras. G. qui, après avoir encore fait représenter deux petits opéras sans importance : Cythère assiégée et L'arbre enchanté (1775), était rentré à Vienne, et avait d'abord écrit son Armide, fut si courroucé de cette perfidie qu'il refusa la composition de Roland et brûla les esquisses qu'il en avait déjà faites. La dispute des Gluckistes (abbé Arnaud, Suard, etc.) et des Piccinistes (Marmontel, La Harpe, Ginguené, d'Alembert) est du reste célèbre; une quantité de brochures et d'articles de journaux parurent des deux côtés. (Cf. Leblond, Mémoire pour servir à l'histoire de la révolution opérée dans la musique par M. le chevalier G. [1781] ; le supplément de la « Biographie universelle » , de Fétis, donne à l'article Gluck un catalogue de ces écrits). Armide n'eut guère de succès au début (25 sept. 1777), mais, par contre, Iphigénie en Tauride (18 mai 1779, texte de Guillard) fit battre en retraite le parti des Piccinistes. La froideur avec laquelle fut accueilli Echo et Narcisse (1779), son dernier ouvrage, ne pouvait plus

GNEGCO — GŒPFERT

amoindrir la renommée de G. L'auguste vieillard, averti par une légère attaque qui lui fit perdre ses forces, revint en 1780, couvert de gloire, à Vienne, et passa ses dernières années dans la retraite ; une nouvelle attaque mit fin à ses jours. G. n'a écrit que peu d'œuvres en dehors de ses ouvrages scéniques; ce sont: six symphonies (à l'ancienne manière, c'est-àdire, en réalité, des ouvertures); sept odes de Klopstock,pour une voix avec ace. de piano ; un De profundis pour chœur et orchestre, et le psaume vin a cappella. Une cantate : Das jûngsle Gericht (« Le jugement dernier ») est restée inachevée (Salieri l'a terminée). Cf. A. Schmid, Chr.-W. Ritter von G (1854); Desnoiresterres, G. et Piccini (1872) ; Siegmeyer, Ueber den Ritter G. und seine Werke (1825) ; Miel, Notice sur Christophe G. (1840) ; Marx, Gluck und die Oper (1863), etc. Cf. Opéra et Piccini.

Gnecco, Francesco, né à Gènes en 1769, m. à Milan en 1810, compositeur d'opéras, fécond mais peu original, a écrit pour les scènes de Milan, Gènes, Padoue, etc. et remporté le plus de succès avecl'opéra-comiqueLapro'ua duna opéra séria (Milan, 1805: donné aussi sous le titre La prova degli Orazzi e Curiazi).

Goathorn, (angl.), v. Gemshorn.

Gobbaerts, Jean- Louis, né à Anvers le 28 sept. 1835. m. à Saint-Gilles, près Bruxelles, le 5 mai 1886. Pianiste de renom, élève du Conservatoire de Bruxelles. Ses compositions de piano, la plupart du genre léger, ont paru au nombre de 1200, plus une méthode de piano. Une grande partie de ses œuvres ont paru sous le pseudonyme Streabbog (anagramme de G.), d'autres sous ceux de Ludovic et de Lévy.

Gobbi, 1. Henri, né à Budapesth le 7 juin 1842, élève de R. Volkmann et de Liszt, a publié diverses œuvres pour piano dans le style national hongrois, ainsi que des chœurs pour voix d'hommes. A l'occasion du cinquantenaire artistique de Liszt, il a fait exécuter à Budapesth, où il vit comme maître de musique et critique, une cantate de fête. Son frère — 2. Aloys, né à Budapesth le 20 déc. 1844, vit en cette ville où il est estimé, comme violoniste.

Godard, Benjamin -Louis-Paul, compositeur français de renom , né à Paris le 18 août 1849, m. à Cannes le 10 janv. 1895 ; élève, au Conservatoire de Paris, de Reber (composition) et de Vieuxtemps (violon), accompagna deux fois ce dernier en Allemagne, où son talent de compositeur reçut de vifs encouragements . G. fit d'abord paraître, en 1865, une sonate pour violon, puis une série d'autres œuvres de musique de chambre (sonates de violon, un trio, des quatuors pour instr. à archet) pour lesquelles il reçut de l'Institut de France le prix Chartier (services rendus à la propagation de la musique de chambre). Il a fait paraître en outre un nombre considérable de morceaux pour piano ; des études ; plus de cent mélodies ; un Concerto romantique pour violon ; un concerto pour piano; une suite d'orchestre intitulée Scènes poétiques, une Symphonie-ballet (1882), une Ouverture dramatique (1883), la

Symphonie gothique (1883), la Symphonie orientale (1884), la Symphonie légendaire (avec soli et chœurs, 1886), pour orchestre; une scène lyrique : Diane et Actéon, Le Tasse (symphonie dramatique avec soli et chœurs, 1878; couronné par la ville, de Paris), ainsi que les opéras : Pedro de Zalamea (Anvers, 1884), Jocelyn (Bruxelles, 1888), La Vivandière (Paris', 1895; peu après la mort de l'auteur) et la musique pour Beaucoup de bruit pour rien (Paris, 1887). Deux autres opéras, Les Guelfes et Ruy-Blas sont restés manuscrits et n'ont été exécutés que fragmentairement, au concert. — La sœur de G., Madeleine G., violoniste de talent, vit à Paris.

Goddard, Arabella, éminente pianiste anglaise, née à St-Servans,près St-Malo, le 12 juin 1838, élève de Kalkbrenner, à Paris, puis de Mme Anderson et de Thalberg, à Londres, joua pour la première fois dans un concert, au Théâtre royal, en 1850, sous la direction de Balfe. Elle travailla encore après, spécialement le style des grands maîtres, sous la direction de J.-W. Davison (v. ce nom), qu'elle épousa en 1860. Mm° G. est reconnue pour l'une des meilleures pianistes de l'Angleterre. De 1873 à 1876, elle fit une tournée de concerts autour du monde (Amérique, Australie, Indes).

Godebrye, v. Jacotin.

Godefroid, nom de deux excellents harpistes: 1. Jules- Joseph, né à Namur le 23 févr. 1811, m. à Paris le 27 févr. 1840 (opéras-comiques : Le diadesté et La chasse royale), et — 2. Félix, né à Namur le 24 juil. 1818, frère du précédent, vécut d'abord à Paris, maintenant à Bruxelles, a composé un grand nombre d'œuvres pour harpe et des morceaux de salon pour piano, ainsi que trois opéras {La harpe d'or, La dernière bataille et La fille de Saûl).

Gœbel, Karl, né à Berlin le 11 mars 1815, m. à Bromberg, le 26 oct. 1879, comme directeur de la Société de chant, etc. G. avait été auparavant chef d'orchestre du théâtre de Danzig ; il a écrit plusieurs opéras {Chrysalide, Frithiof,) ainsi que de petites pièces et un Kompendium der Klavierlitteratur.

Gœpfart, 1. CHRiSTiAN-HEiNRiCH,né à Weimar le 27 nov. 1835. m. à Baltimore le 6 juin 1890, élève de J.-G. Tœpfer, organiste et compositeur ; fut à partir de 1873, directeur de musique dans l'Amérique du Nord. Ses fils et élèves sont : — 2. Karl-Eduard, né à Weimar le 8 mars 1859, compositeur actif (opéras, chœurs, œuvres d'orchestre, etc.), depuis 1891 directeur d'une société chorale à Baden-Baden, et — 3. Otto-Ernst, né à Weimar le 31 juil. 1864, également compositeur (musique vocale); est, depuis 1888, cantor de la ville de Weimar.

Gœpfert, Karl-Andreas, né à Rimpar, près Wùrzbourg, le 16 janv. 1768, m. comme musicien de la cour de Meiningen, le 11 avr. 1818 ; clarinettiste virtuose et compositeur, spécialement pour instr. à vent. G. a écrit quatre concertos pour clarinette, une Symphonie concertante pour clarinette et basson, un concerto pour cor, des duos pour deux

GŒRING — GŒTZE

clarinettes, deux cors, guitare et flûte, guitare e1 basson : cinq quatuors pour clarinette, violon, alto et liasse: des quintettes et des octettes pour instr. à vent. etc.

Gœring, Theodor, né à Francfort s/M. le 2 oct. 1844, reçut de bonne heure des leçons de musique, étudia les sciences naturelles à Munich, mais se tourna toujours plus vers la critique musicale (dans Y Augsburger Abendzeitung) : de issu à 1883 il vécut à Paris, et depuis lors à Munich. 11 a écrit entr'autres: Der Messias von Bayreuth (1881), a envoyé «(••s correspondances de Paris à ht Musikwelt de Goldstein, et est actuellement correspondant musical de Munich, pour la Kôtnische Zeitung.

Gœroldt, Johànn-Hetnbich, né à Stempeda, près Stolberg (dans le Harz), le 13 déc. 1773, devint en 1803 directeur de musique à Quedlinbourg, où il vivait encore en 1835,- il a publié des morceaux de piano, des chorals pour voix d'hommes et orgue, et laissé en manuscrits des cantates, des hymnes, des motets, etc. Il est plus connu par ses écrits : Leitfaden zum Unterricht im Generalbass und der Komposition (1815-16, 2 vol.; 2* éd. 1828); Die Kunst, nach Noten zu singen (2e éd. 1832); Die Orgel und deren zweekmassiger Gebrauch (1835); Gedanken und Bemerkungen ûber Kirchenmusih (dans « Eutonia », 1830). Il est aussi l'auteur (l'une méthode de cor : Ausfuhrliche theoretiscli-pfiihtische Hornschule (1830).

Goes, 1 >amiào, de, né à Alemquer (Portugal) en 1501, m. à Lisbonne en 1553; ambassadeur portugais auprès de plusieurs cours européennes, passa quelque temps à Louvain, vivant de ses rentes et s'oceupant de travaux historiques. 6. fut un excellent musicien, dont on conserve drs motets de trois à six voix (manuscrits), à la bibliothèque royale de Lisbonne. On trouve un motet à six voix dans les Cantiones 7-5 voc. de M. Kriesstein (1545). G. a aussi écrit un Tratado theorico da musica.

Goethe, 1. Wolfgang von, le grand poète allemand, n'était point aussi ignorant en musique qu'os le prétend souvent; c'est du reste ce qu'ont prouvé dernièrement Friedlànder, Frimai. 1 et d'autres, parmi lesquels nous mentionnerons surtout Ferdinand Ililler (v. ces noms). Bien plus, (;. était en harmonie un « dualiste», et se déclarait peu satisfait de l'explication courante du mode mineur. Quant à son horizon musical, il faut avouer qu'il semble s'être limité à Mo/art. Sun petifc-fils — 2. Walter von, né à Weimaren I817,m. dans la même ville le 15 avr. 1855, comme chambellan grand-ducal, écrivit trois petits opéras comiques: Anselmo Lancia (ou i),,s Fischermâdchen, is:;<.t, texte de Korner), Der Gefangene von Bologna (1846) et Elfriede 1858), ainsi que dix recueils de lieder et quatre morceaux de piano.

Gœtz. 1. Franz, né à Strachitz (Bohême) en 1756, étudia la théologie catholique et prit ses

grades jusqu'au baccalauréat, mais se tourna

ensuite tout à tait vers la musique; il fut violoniste dans t'orchestre du théâtre «le Briinn

concertmeister à Johannisberg, maître de chapelle du théâtre de Brùnn, enfin maître de chapelle de l'archevêque d'Olmûtz, où il vivait encore en 1799. Il a écrit des symphonies, des concertos, des œuvres de musique de chambre, etc., qui tous sont restés manuscrits. — 2. Hermann, né à Kœnigsberg le 7 déc, 1840, m. à Hottingen, près Zurich, le 3 déc. 1876; eut ses premières leçons de musique de Louis Kœhler, puis entra en 1860 au Conservatoire Stem, à Berlin, où il eut pour maîtres Stern, Bùlow et H. Ulrich. En 1863, G. accepta un poste d'organiste à Winterthour où il succédait à Th.Kirchner, mais se fixa en 1867 à Zurich, et dut démissionner en 1870 de sa place d'organiste de Winterthour, pour cause de santé; il s'adonna dès lors uniquement à la composition. Malheureusement la mort vint arracher trop tôt au monde musical ce talent plein de vigueur et d'élévation. Son opéra Der Wiederspenstigen Zàhmung (« La Mégère apprivoisée-») est une des meilleures œuvres que ces dernières années aient produites pour le théâtre; il fit, depuis sa première représentation en 1874, à Mannheim, le tour de toutes les grandes scènes allemandes, et fut aussi représenté en Angleterre et en Belgique (a paru en angl. et en français). Il ne put terminer son second opéra : Francesca da Bimini; le troisième acte, qu'il avait simplement esquissé, fut instrumenté par Ernst Frank qui monta la première représentation de l'ouvrage, à Mannheim, en 1877. On connaît, en outre, de G. une symphonie (fa majeur); Naenie de Schiller (« Auch das Schône muss sterben ! ») pour chœur et orchestre; une Frilhlingsouvert'ùre; un concerto pour violon et un pour piano; le psaume cxxxvn pour chœur, soprano et orchestre; un quintette avec piano (ut min.; avec contrebasse); une sonate de piano à quatre mains; un trio avec piano; un quatuor; des morceaux de piano, deux recueils de lieder (op. 4 et 12); Es liegt so Abendstill der See (ténor, chœur d'hommes et orchestre).

Gœtze, 1. Joh.-Nikolaus-Konrad, né à Weimar le 11 févr. 1791, fut de 1826 à 1848 directeur de musique grand ducal et répétiteur à l'Opéra de Weimar, où il mourut le 5 févr. 1861. G. fit son éducation de violoniste, aux frais de la grande duchesse héritière, chez Spohr (Gotha), A.-E. Muller (Weimar) et Kreutzer (Paris, 1813). Comme compositeur, il a donné des opéras, des vaudevilles, des mélodrames, des quatuors et un trio pour instr. à archet, etc.; cependant, toutes ces œuvres manquent de souffle, de réelle inspiration. — 2. Franz, né à Neustadt s/l'O. le 10 mai 1814, m. à Leipzig le 2 avr. 1888; élève de Spohr, à Cassel, pour le violon, devint en 1831 membre de la chapelle de la cour, à Weimar, fit en cette ville ses études de chanteurl scénique, et y fut engagé, de 1836 à 1852, commej ténor de grand opéra. Il fut ensuite nommé maître de chant au Conservatoire de Leipzig, place] qu'il quitta cependant, en 1867, pour des raisons qu'il a du reste assez clairement expliquées, dans sa brochure ; Funfzehn Jahre\ meiner Lehrthàtigkeil (1868). Depuis lors, G.

GOGAVINUS — GOLDMARK

vécut à Leipzig où il se fit grandement estimer comme maître privé de chant. Le grand-duc de Weimar lui avait conféré en 1855 déjà le titre de «professeur». Sa fille et élève — 3. Auguste, née à Weimar le 24 févr. 1840, chanta à Weimar, à Hambourg et à Wurzbourg; elle fut appelée, en 1870, à enseigner au Conservatoire de Dresde, fonda en 1875 une école de chant particulière ( Mmo Moran-Olden est son élève) et accepta, en 1891, l'appel du Conservatoire de Leipzig. Elle a écrit Ueber den Yerfall der Gesangskunst (1884) et, sous le pseudonyme d'Auguste Weimar, quelques pièces dramatiques (Vittoria Accorimboni ; Magdalena; Aljyenstùrme, etc.). — 4. Karl, né à Weimar en 1836, m. à Magdebourg le 14 janv. 1887; élève de Tœpfer, de Gebhardi, et plus tard de Liszt répétiteur à l'Opéra de Weimar, en 1855, il devint ensuite chef d'orchestre de théâtre à Magdebourg, Berlin (1869 au « Residenztheater », autrefois « Nowacktheater » ; en 1870, au théâtre municipal « Friedrich-Wilhelm»), Breslau (1872) et Chemnitz (depuis 1875). G. était excellent chef d'orchestre et compositeur estimable (on a de lui des opéras : Eine Abschiedsrolle, Die Korsen, Gustav Wasa; un poème symphonique, Die Sommernacht ; des morceaux pour piano, etc.). — 5. Heinrigh, maître de musique et compositeur, né à Wartha (Silésie) le 7 avr. 1836, fils d'un maître d'école, suivit les classes ; du séminaire d'instituteurs de Breslau et reçut des leçons de musique de Mosewius et de Baumgart. Après avoir rempli les fonctions d'instituteur pendant trois ans, il entra au Conservatoire de Leipzig où il étudia le chant sous la direction de Franz Gœtze, mais il perdit la voix et se voua alors à l'enseignement de la musique et à la composition. Il partit d'abord comme maître de musique dans une famille en Russie, puis donna quelques années des leçons particulières à Breslau. En 1871, G. fut appelé à Liebenthal, en Silésie, comme maître de musique au Séminaire, puis transféré, en 1885, dans un poste semblable à Ziegenhals, où il a reçu, en 1889, le titre de « directeur royal de musique » . Parmi ses compositions, il faut noter deux sérénades (pour orchestre à cordes); six esquisses (orchestre à cordes); un trio pour piano et instr. à archet; une Messe à quatre voix avec orchestre; beaucoup de morceaux pour orgue et pour piano; des lieder; des chœurs, etc. Il s'est révélé excellent pédagogue dans ses Populâre Abhandlungen ûber Klavierspiel (1879) et surtout dans les Musihali- , sche Schreibûbungen; ce dernier ouvrage est le '. premier travail en allemand sur un sujet de haute importance et toujours plus apprécié, la | dictée musicale (v. ce mot). — 6. Emil, ténor lestimé, né à Leipzig le 19 juil. 1856; destiné d'abord à la carrière commerciale, puis formé pour celle de chanteur par Gustav Scharfe, à Dresde, fut engagé au Théâtre de la cour, à JDresde (1878-1881), puis au Théâtre municipal de Cologne, d'où il alla chanter sur toutes les [brandes scènes allemandes, avec un succès ex- [ raordinaire. Malheureusement, en 1885, une

inflammation aiguë de la gorge força cet artiste, aussi remarquable acteur que chanteur de talent, à une longue interruption dans l'exercice de sa vocation.

Gogavinus, Anton-Hermann, Hollandais de naissance, vécut comme médecin à Venise où il était lié avec Zarlino. G. est le premier qui ait publié (traduits en latin) les « Eléments harmoniques d'Aristoxène » et l'ouvrage de Ptolémée, ainsi que quelques fragments d'Aristote et de Porphyre (1552). Un siècle plus tard seulement, Wallis et Meibom suivirent enfin son exemple.

Golde, Adolphe, né à Erfurt le 22 août 1830, m. en cette ville le 20 mars 1880; maître de piano estimé et compositeur d'œuvres pour piano de genre léger.

Goldberg, 1. Johann-Theophilus (Gottlier), pianiste, né à Kœnigsberg vers 1730 (cf. le «Musikal. Almanach», de Reichardt),vint fort jeune à Dresde, avec le baron de Kayserling, reçut des leçons de musique de Friedemann Bach, et plus tard (1741) de J. S. Bach (qui écrivit pour lui les variations qui portent son nom). G. devint musicien de la chambre du comte Bruhl et mourut fort jeune. Il était, paraît-il, un pianiste (et improvisateur) de très grand talent ; comme compositeur, il compte certainement parmi les meilleurs de son temps (préludes et fugues; vingt-quatre polonaises ; deux concertos pour piano; une sonate; six trios pour flûte, violon et basse; un menuet avec variations; en outre un motet et une cantate ont été conservés, mais non gravés). — 2. Joseph-Pasquale, maître de chant considéré, né à Vienne le 1er janv. 1825, m. dans la même ville le 20 déc. 1890; fut d'abord élève de Mayseder et de Seyfried à Vienne, puis voyagea plusieurs années comme précoce violoniste. Mais il se perfectionna ensuite, sous la direction de Rubini, de Bordogni et de Lamperti, comme chanteur (basse) et débuta en 1843, à Gênes, dans la « Reine de Golconde » de Donizetti. Il chanta pendant un certain nombre d'années en Italie, puis s'établit à Paris comme chanteur de concerts et maître de chant. Après de lointaines tournées de concert, il s'installa définitivement à Londres en 1861. G. a composé diverses œuvres vocales, ainsi que La Marcia trionfale, marche triomphale pour l'entrée des troupes de Victor-Emmanuel à Rome. Les cantatrices Fanny G.-Marini et Catharina G.-Strossi sont ses sœurs ; la dernière fut aussi son élève.

Goldmark, Karl, né à Keszthély (Hongrie) le 18 mai 1830, élève de violon de Jansa, à Vienne, entra en 1847 au Conservatoire qui, comme on le sait, fut fermé dès l'année suivante et pendant trois ans, en sorte que G. dut continuer ses études auprès de professeurs particuliers. Il attira tout d'abord l'attention du monde musical sur lui, par une ouverture, Sahuntala, et un Scherzo pour orchestre (op. 19). L'opéra, Die Konigin von Saba (Vienne, 1875 ; puis ailleurs, entre autres à Bologne), établit sa renommée et fit que les nouvelles œuvres de G. furent accueillies avec intérêt. La musique de G. est colorée et pleine de vie, au point

GOLDNER — GOLTERMANN

d'en devenir parfois obsédante. Les choses les plus remarquables que G. ait publiées sont, en plus de celles qui ont été mentionnées plus haut : deux symphonies, Ldndliche Hochzeit et wMWmoJmaj.(1887); les ouvertures P&nthesilea, [m Fruhling, Der entfesselte Prometheus, Sapho : deux concertos pour violon ; un quintette avec piano ; un quatuor pour instr. à archet; une suite pour piano et violon: quelques œuvres assez importantes pour piano à deux mains (op. 5 Sturm und Drang ; op. 29 Noveletten ; Prœludium und Fuge) ; Fruhlingsnetz (pour chœur d'hommes, piano et quatre cors). Son opéra, Der Fremdling, annoncé depuis longtemps n'a pas encore été donné; par contre, deux autres ouvrages ont encore été représentés : Merlin (Vienne, 1886); Heimchen am Heerd (Vienne, 1896).

Goldner, Wiliielm, pianiste et compositeur de musique de salon, né à Hambourg le 30 juin 1839 ; ancien élève du Conservatoire de Leipzig, vit à Paris.

Goldschmidt, 1. Sigmuxd, pianiste remarquable, né à Prague le 28 sept. 1815, m. à Vienne le 26 sept. 1877, élève de ïomaschek, à Vienne, lit sensation à Paris, de 1845 à 1849, par son jeu d'une exactitude parfaite. Il a publié aussi un nombre respectable de compositions de valeur (pour piano et pour orchestre), mais préféra plus tard reprendre les affaires de son père (banquier), et échanger son rôle d'artiste contre celui de mécène des arts. — 2. Otto, excellent pianiste aussi, né à Hambourg le 21 août 1829, élève de Jak. Schmitt et Fr.-W. Grund ; travailla en même temps que H. de Biilow, au Conservatoire de Leipzig (élève de Mendelssohn), et, en 1848, encore à Paris, auprès de Chopin. Il se rendit ensuite à Londres où il joua pour la première t'ois, en 1849, dans un concert de Jenny Lind; deux ans plus tard, il accompagna celte cantatrice en Amérique, et r»''jx)iis;i eu 1S5-2. De 1852 à 1855, tous deux vécurent à Dresde, et, depuis 1858, à Londres. C. a dirigé les festivals de musique de Dusseldorf, eo 1863, et de Hambourg, en 1866; il fut nommé, eu 186$ vice-directeur de la « Royal Academy of Music» H fonda en 1875 le «Bach- ( '-hoir i qu'il a rendu très prospère. G. a publié, -m collaboration ave- Benedict, le Choral-book (or England. Parmi ses compositions, il faut citer l'oratorio Ruth, un concerto de piano, un trio, ainsi que des morceaux pour piano et des mélodies. — 3. Adalbekt von, compositeur de talent, né a Vienne eu 1853; élève du Conservatoire de (•••tir \illc. a com|„,sè les Sieben Todsiinden, «tout le texte avait ètè écrit pour lui par Rob. Hamerling, un opéra Hcliantkus (Leipzig, lxx',). une trilogie musico- dramatique, Gaea (I889),el beaucoup de lieder. — 4. EIuoo, né fi Breslau le 1(.> sept 1859, suivit les •1<> de cette ville, étudia la jurisprudence, prit .h 1844 son doctoral en droit, niais quitta au bout d'une année déjà la carrière de fonctionnaire, Be maria el pril La direction des domaines <\>' son père. Ses études de musique, qui d'abord avaient été une chose secondaire

(il avait travaillé avec Hirschberg et Schâffer, à Breslau), devinrent bientôt la chose principale, et, de 1887 à 1890, nous le trouvons à Francfort comme élève de chant de Stockhausen, puis à Breslau où il s'occupe d'histoire de la musique, sous la direction d'E. Bohn, et enfin à Berlin, comme co-directeur du Conservatoire Scharwenka-Klindworth, G. a écrit : Die italienische Gesangsmethode des XVII Jahr h (1890, avec des notes précieuses sur l'exécution ornementée des œuvres de la fin du"xvie s.) ; Der Vohalismus des neu-hoch deutschen Kunstgesangs und der Buhnensprache (1892) ; Handbuch der deutschen Gesangspœdagogih (lrc partie : Das erste Studienjahr; 1896), ainsi que quelques articles pleins d'intérêt dans des périodiques musicaux.

Golinelli, Stefano, né à Bologne le 26 oct. 1818, m. dans la même ville le 3 juil. 1891; élève de Benedetto Donelli (piano), et de Vaccaj (composition), fut, de 1840 à 1870, maître au «. Liceo musicale » de sa ville natale ; il se fit entendre aussi pendant ce temps, avec succès, en Allemagne, en Angleterre et en France, mais vécut depuis lors tout à fait retiré. G. a écrit plus de deux cents œuvres, spécialement pour piano (cinq sonates, trois toccates, quarantehuit préludes, etc.), estimées dans sa patrie, bien qu'elles ne soient pas de grande valeur.

Gollmick. 1. Karl, né à Dessau le 19 mars 1796, m. à Francfort s/M le 3 oct 1866; fils du ténor Friedrich-Karl G. très fêté de son temps (né à Berlin le 27 sept. 1774, m. à Francfort s/M. le 2 juil. 1852) ; il éludia à Strasbourg la théologie, et à côté de cela la musique, avec le maître de chapelle Spindler. G. gagnait déjà de bonne heure sa vie, au moyen de leçons de musique et de langues, et s'établit à Francfort s/M. en 1817, comme maître de langue française. Spohr, alors maître de chapelle à Francfort, l'engagea comme timbalier au théâtre municipal, place dans laquelle, en remplissant aussi les fonctions de répétiteur, il resta jusqu'au jour où il put faire valoir ses droits à la retraite (1858). En plus d'un grand nombre d'œuvres pour piano à deux et à quatre mains (variations, rondos, pots-pourris, etc.), de lieder, etc., G. a écrit : Praktische Gesangschule (méthode de chant) ; Leitfaden fur junge Musiklehrer ; Kritische Terminologie fur Musiher und Musikf'reunde (1833; 2e éd. 1839); Musikalische Novellen und Silhouetten (1842) ; Karl

Guhr (nécrologe, 1848); Herr Fe'tis als

Mensch, Kritïker, Theoretiker und Komponist (1852); Handlexikon der Tonkunst (1858) ; Autobiographie (1866), ainsi que divers articles dans les revues musicales. — 2. Adolf, tils du précédent, né à Francfort s/M le 5 févr. 1825, m à Londres le 7 mars 1883 ; élève de son père, e1 pour le violon, de Riefsthal et H. Wolf, s'établi en 1844 à Londres, où il acquit une position ei vue comme pianiste, violoniste et compositeu) (opéras, cantates, œuvres d'orchestre et d< musique de chambre).

Goltermann, 1. Georg-Eduard, né à Hano vre le 19 août 1824, (son père était organist

GOMBERT — GORDIGIANI

dans cette ville), élève, pour le violoncelle, de Prell (fils) et, de 1847 à 1849, à Munich, de Menter et de Lachner (pour la composition). De 1850 à 1852, G. fit des tournées de concerts comme violoncelliste, et fit exécuter en 1851, à Leipzig, une symphonie; il devint, l'année suivante, directeur de musique à Wurzbourg, en 1853 deuxième et en 1874 premier chef d'orchestre du Théâtre municipal de Francforts/M., où il vit encore. G. est surtout célèbre comme violoncelliste et compositeur d'oeuvres pour son instrument (concertos, sonates, etc.); mais il a en outre publié un certain nombre d'autres compositions de mérite. — 2. Joh.-Aug.- Julius, né à Hambourg le 15 juil. 1825, m. à Stuttgart le 4 avr. 1876; ce fut aussi un excellent violoncelliste. De 1850 à 1862, professeur de violoncelle au Conservatoire de Prague, il devint, en 1862, premier violoncelliste de la chapelle de la cour à Stuttgart, mais fit valoir, en 1870, ses droits à la retraite. — 3. August, né en 1826, m. à Schwerin le 2 nov. 1890, était pianiste de la cour dans cette ville.

Gombert, Nikolaus, contrapontiste néerlandais, originaire de Bruges, l'un des plus remarquables, si ce n'est le plus remarquable des élèves personnels de Josquin ; fut, vers 1530, maître des enfants de chœur de la Chapelle impériale de Madrid, et devint probablement plus tard (1543), directeur de la même chapelle. Les compositions de G. se distinguent de celles de ses prédécesseurs par leur sonorité plus pleine et plus intense ; il évitait, d'après le témoignage d'Hermann Finck (v. ce nom), les silences dont l'abondance, chez les maîtres précédents, réduisait trop souvent la polyphonie à un nombre très restreint de parties. Finck le désigne comme un author musices plane diversœ. G. fut un compositeur très fécond et un grand nombre de ses œuvres, écrites avec un art consommé, nous sont conservées soit dans des éditions spéciales : deux volumes de motets à quatre voix (1er vol. sans date ; 2e éd. 1540 ; 2e vol. 1541 ; tous deux plusieurs fois réédités) ; deux vol. de motets à cinq voix (1er vol., 1541 [1551] ; 2e vol., 1541 [1552] ; tous deux aussi réunis, 1552) ; un vol. de Messes à cinq voix (1549) ; un vol. de chansons de cinq à six voix (1544; forme le vol. V de l'anthologie de chansons publiée par Tilman Susato, à Anvers) ; soit dans les anthologies de l'époque : de nombreux motets dans les Motetti del frutto et les Motetti del flore, de Gardano, et dans un grand nombre d'autres recueils du xvie s. (cf. le catalogue qu'en donne Fétis, et son complément, dans l'histoire de la musique d'Ambros, vol. III, p. 293). Enfin, il convient d'ajouter à cette liste quelques chansons et motets, conservés en manuscrits à la Bibliothèque de Munich (cf. le catalogue de J.-J. Maier).

Gomez, Antonio-Carlos, né à Campinos (Brésil) le 11 juil. 1839, de parents portugais, fut envoyé pour son éducation musicale au Conservatoire de Milan (sous la direction Lauro Rossi), et resta en Italie jusqu'en 1895. Il

accepta alors le poste de directeur du Conservatoire de Para et mourut dans cette ville, en octobre 1896. G. fut surtout un compositeur d'opéras, dont les ouvrages, relativement peu nombreux, se rapprochent souvent de ceux de Verdi. Après une œuvre dé début,, en portugais: A noite de castello (Rio de Janeiro, 1861), il fit représenter, en 1867, une pièce de circonstance (farce de Nouvel-An) : Se sa minga, sur un petit théâtre de Milan, et devint vite populaire par sa « Chanson du fusil à aiguille », en sorte que les portes de la Scala s'ouvrirent devant lui. Ses principaux ouvrages successifs furent: un opéra-ballet, Guarany (Scala, 1870); un grand opéra, en quatre actes, Fosca (Scala, 1873), qui fit fiasco, ce qui du reste pourrait bien être un signe en sa faveur; Salvator Rosa (théâtre Fenice, à Gênes, 1874, avec grand succès, et depuis sur les principales scènes de l'Italie) ; Maria Tudor (Milan, 1879) ; Lo Schiavo (Rio de Janeiro, 1889), et Condor (Milan, 1891). Sur la demande de l'empereur du Brésil, G. écrivit, pour le jubilé de la déclaration de l'indépendance de l'Amérique, un hymne intitulé : II sainte del Bresile, qui fut exécuté à l'Exposition de Philadelphie, en 1876.

Gondoliera (ital.), syn. de barcarole.

Goovaerts, Alphonse- Jean-Marie- André, né à Anvers le 27 mai 1847; quoique issu d'une famille d'artistes, il fut d'abord destiné à la carrière commerciale, mais fit ensuite de la musique avec beaucoup de zèle, et, lorsqu'il devint, en 1866, bibliothécaire de la Bibliothèque municipale d'Anvers, les motets de sa composition commençaient déjà à se répandre. Des lieder flamands à trois voix (pour les écoles), une Messe à quatre voix avec orgue, une messe solennelle pour chœur, orchestre et orgue (1869) et beaucoup d'œuvres religieuses de moindres dimensions {Adoramus, O salutaris, etc.) se succédèrent alors rapidement. Il fit, en outre, de sérieuses études historiques et commença, en 1874, à réformer la musique d'église de sa ville natale, par des exécutions d'œuvres des anciens Néerlandais, de Palestrina, etc. Il créa même dans ce but un chœur spécial pour la cathédrale G. devint, en 1887, archiviste royal à Bruxelles ; il est membre de la « Société grégorienne » de la Hollande, etc. Les travaux historiques de G. consistent en une Histoire et bibliographie de la typographie musicale, etc., ouvrage couronné (1880); des monographies sur Pierre Phalèse, sur quelques peintres néerlandais, sur l'origine des journaux (Abraham Verhœven) et une étude sur La musique d'église (parue aussi en flamand : De Kerkmuziek, 1876).

Gong, (Gong-gong, Tsghung), instrument à percussion chinois, identique au tam-tam.

Goria, Adolphe, né à Paris le 21 janv. 1823, m. dans la même ville le 6 juil. 1860, compositeur de salon dont la vogue fut passagère.

Gordigiani, 1. Giovanni-Battista, né à Mantoue en juillet 1795, m. à Prague le 2 mars 1871 chanteur d'opéra, se voua plus tard au concert et remplit, à partir de 1822, les fonctions de professeur de chant au Conservatoire de Prague.

GOSS — GOTTSCHALG

<;. a beaucoup écrit de musique d'église, ainsi que des « canzonette », des mélodies et deux opéras : Pygmalion et Consuelo (Prague, 1845 el L846). 2. Luigi, frère duprécédent, néà Florence Le 12 juin 1806, m. dans la même ville le 80 avr. L860; a écrit, de L880 à 1851, sept opéras (entre autres : Un ercdità in Corsica, 1847), în.ii- remporta ses meilleurs succès avec de petites pièces vocales (dirns avec piano). G. a publié, en outre, trois recueils de chants populaires toscans.

Goss. John, ne ;i Farcham (Hampshire) le27 déc lsiii). m. à Brixton (Londres) le 10 mai 1880; il fut enfant de chœur de «Chapel Royal» (Londres), sous la direction de Smith, puis élève privé d'Attwood. G. devint, en 1824, organiste de la nouvelle église Saint-Luc (Chelsea);en 1838, successeur d'Attwood comme organiste de l'église St-Paul (jusqu'en 1872), puis, en 1856, après la mort de Knyvett , compositeur de i Chape] Royal ». lai 1872.il reçut ses titres de noblesse, et, quatre ans plus tard, fut nommé docteur en musique (Cambridge). Il a composé des anthems, des psaumes, des ledeum, des glees, des mélodies, des morceaux symphoniques, el a écrit: Introduction to harmony and thorough-bass (183:3, méthode fort répandue en Angleterre et plusieurs fois rééditée). En outre, <i. ;i publié.- Chants, ancientand modem (1841, avec VY. Mercer)et The. organisf s companion (morceaux d'orgue).

Gossec (de son vrai nom Gossé), François- Joseph, né ;'t Vergnies (Hainaut) le 17 janv. 1 734, m. ;i Passy, près Paris, (à l'âge de 95 ans,) le 16 févr. 1821) ; il reçut sa première éducation musicale connue enfant de chœur de la cathédrale d'Anvers, puis arriva en 1751 à Paris muni de bonnes recommandations pour Rameau, qui lui procura la place de directeur de la chapelle privée du fermier général La Popelinière. Ce fut pour cette chapelle qu'il écrivit, en 1754, 8a première symphonie (cinq ans avant la première de Eaydn ; cf. toutefois l'article Sammaktini) et, en 1759, son premier quatuor pourinstr.â archet La Popelinière mourut en 1762; après la dissolution de sa chapelle, G. prit la direction de celle du prince Conti, à Chantilly, el acquit une grande notoriété. En LT70, il tondait le célèbre Concert des amateurs, réorganisai en 1773 les Concerts spirih'rls. et li-s dirigea, en compagnie de Gaviniés et de Leduc aine, ainsi que s. ad pendant quelques années, mais fut renvoyé de cette place à ta suit.' d'intrigues dirigées contre lui (1777). !>.• 1780 â 1782, <J. fonctionna comme second directeur de l'Opéra (i Académie de musique») «•i resta membre du comité de direction jusqu'au moment où. en 1 7 s i . l'organisation et la direction générale de « l'Ecole royale de chant » lui furent confiées. Lorsque celle-ci. en L795, fut agrandie ej convertie en "Conservatoire de musique», par le gouvernement républicain,

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